La journée Nationale des Patriotes

Drapeau des Patriotes utilisé entre 1832 et 1838

Une journée Nationale des Patriotes. Tiens cela existe-il encore ? Et avec ce mot « Patriote » qui semble venir d’un autre temps, d’une autre époque où l’on croyait encore au patriotisme. A son pays, à son drapeau. Sa terre. Et cela représente quoi, un souvenir ? Oui sans doute. Mais se rappeler les anciens, qui peut avoir ce désir au niveau national ? C’est le Québec. En réalité, ce n’est pas un pays. Même si certains le désire, cela reste une des provinces du Canada. Mais elle a une identité très forte et vu sa superficie, elle est plus grande que bien des pays, comme la Belgique.

Illustration d’un Patriote

D’abord cela n’a rien à voir avec la fête nationale qui est le 24 juin. Non, cette journée se tient depuis 2002 le lundi précédent le 25 mai de chaque année. Mais qu’elle est son histoire ?
Comme je le disais, la journée Nationale des Patriotes est célébrée dans tout le Québec et commémore les luttes Patriotes de 1837 – 1838 pour la liberté et la reconnaissance nationale du peuple et de la démocratie. Chaque année elle est célébrée par des événements à caractère historique
Il faut savoir que l’une des premières fête, appelée « du Centenaire » est organisée à Saint-Denis de Richelieu en 1937 pour le centenaire descombats qui se sont déroulés le 23 novembre 1837.

Carte du Bas-Canada

Il faudra attendre 1962 et le 125ème anniversaire pour qu’une journée du souvenir soit organisée chaque année. Cela évolue, mais à l’aise. En effet, en 1982 le gouvernement vote un décret pour que cette journée soit honorée le dimanche avant le 23 novembre. 1994 arrive avec une reconnaissance historique des Patriotes du Bas-Canada et 2002 cette journée sera déplacée au mois de mai comme j’en parlais au début de cet article.

Plan de la Bataille de St Denis.

Des combats, des guerres, les hommes en font depuis qu’ils sont sur terre pour des tas d’idées différentes. Bonnes ou mauvaises, ils aiment le combat et à cette époque, ils n’étaient pas différents. la raison, cette fois, était un manque de pouvoir accordée au Parlement du Bas-Canada par l’Angleterre. Le Québec n’est pas encore le Québec, mais une province, plutôt une colonie Britannique. Même si beaucoup de français ou de personnes d’expression française peuple ces contrées.
Les élus désirent plus d’autonomie, certains veulent même rompre avec la monarchie et que la langue et la culture française soit reconnue.
Arrive 1837 – 1838, une rébellion éclate. 800 Patriotes vont affronter 300 Britanniques qui perdrons les combats. Cette bataille est depuis connue comme celle de Sain-Denis.

Eric de Wallens ©
Crédit Illustration : Wikipédia

Le Memorial Day

Le Memorial Day. Tiens, mais qu’est-ce que c’est ? Voilà une bonne question. Les américains ont le culte des vétérans, des anciens combattants, des volontaires de guerre, ce n’est pas comme en Belgique. Dans notre pays certains préfèrent les oublier. Cette tradition américaine remonte à la Guerre de Sécession, où, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Decoration Day, ancêtre du Memorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Le Mardasson // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Chaque année à la même période fin mai, début juin, se déroule le Mémorial Day. De par le monde, des milliers d’américains se rassemblent dans les cimetières militaires US afin de participer à une cérémonie en l’honneur des soldats morts au combat et enterrés loin de chez eux. Dans notre beau Royaume de Belgique, nous avons trois « jardins de pierres », à Waregem, Henri-Chapelle et Neuville-en-Condroz. Sans oublier le Mardasson à Bastogne. Là, ce Mémorial témoigne de la reconnaissance Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945.

Trois Volontaires de guerre du 4ème Bataillon de Fusiliers // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

L’histoire a tendance à ne retenir que les GI’s, c’est vrai que dans le périmètre de Bastogne il était nombreux. Mais Il y avait aussi des militaires des 5ème et 6èmebataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. C’est unité étaient rattachées à la 3ème Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège et proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché, lui, à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

Portes drapeaux et écoles assistent au Memorial Day au cimetière US de Neuville en Condroz // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Quoiqu’il en soit, Il n’y a pas que des américains qui assistent à cette cérémonie, chez nous, comme partout, le publique est invité à se recueillir en compagnie d’anciens combattants et Belges, ainsi que diverses Associations Patriotiques comme la Royal Union des Fraternelles des Anciens Combattants (RUFAC), la Fédérations National des Anciens Combattants (FNC) ou Servio pour ne citer qu’eux.

 

Reportage et archives photos : Eric de Wallens ©

Le Québec est sous eau

La rivière Shawinigan à Shawinigan. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Depuis plusieurs semaines, le Québec vit dans l’eau. En effet ce n’est pas moins de 124 villes et municipalités sinistrées. 1326 résidences, 700 personnes évacuées de leur maison. 309 routes sont touchées par la crue des eaux. Pour les anciens c’est du jamais vu depuis 43 ans. L’eau monte depuis le mois de mars suite à la fonte de la neige et à une pluie presque incessante.
En ce qui concerne le manteau blanc qui a recouvert le territoire Québécois, tout n’a pas encore disparu, au Nord de la Tuque, la blancheur recouvre encore le sol par endroit.

L’église de NIcolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Fleuve Saint-Laurent est sorti de son lit en profondeur dans les terres. Il a été demandé aux bateaux de naviguer doucement pour éviter des vagues trop fortes. La rivière St Maurice, la rivière Shawinigan, mais aussi tous les autres cours d’eau sont gonflés. La terre n’en peut plus, elle n’absorbe plus rien.
Et le pire est encore à venir selon le service météo, un long week-end de pluie arrive. Plus de 50mm d’eau en plus d’ici dimanche !

La rivière Nicolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le fleuve St Laurent à Trois Rivières. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Les citoyens disposent des centaines de sacs de sable autour des maisons. Mais l’eau s’infiltre partout. Il y a pénurie, plus aucun sac disponible dans les grandes surfaces. Il y a eu une ruée sur les pompes à eau également et les réserves sont à zéro.
L’armée est prête à intervenir, si le gouvernement le demande. Il est temps !
Les ouvriers communaux, les pompiers ainsi que les bénévoles ne savent plus où donner de la tête. La police est également sur le terrain. Il y a quelques jours, deux d’entre eux ont été blessés lors de l’effondrement de la route sous la voiture de patrouille à Sainte-Geneviève de Batiscan. L’eau avait miné le sous-sol. A Saint-Justin, ce sont les occupants d’une maison qui ont été évacués. Une bonne partie du jardin s’était affaissé.

La météo ne semble pas vouloir changer dans les prochains jours. Il faut être patient, mais comment l’être les pieds dans l’eau !

Reportage et photo. Eric de Wallens ©

L’EUROPE, remise en balance par certains…

Ils ne réfléchissent pas ou ne veulent pas comprendre ; mais il est aussi réel, malheureusement, que l’Europe n’a jamais été bien expliqué aux peuples d’Europe.C’est là le grand soucis… Il est grand temps d’y remédier.
Dans un article précédent,1 je vous parlais de la naissance de l’idée « Europa », de la volonté d’un homme, Richard Coudenhoven-Kalergi, d’unir les pays d’Europe ; lui et Otto de Habsbourg qui l’a toujours soutenu, doivent se retourner dans leur tombe du fait du Brexit qui est un risque de tache d’huile.

Le « Huffington Post a transmis en direct le vibrant plaidoyer fait, à Strasbourg (F), par le député européen espagnol : Esteban Gonzalez Pons ; il était animé par une froide colère sur le Brexit. C’est un membre du PPE, l’équivalent du parti français « Les Républicains ».
Je ne puis résister à la retranscription de son discours, en espagnol, d’une minute et 34 secondes, qui donne à réfléchir et à réagir :
« L’Europe est liée au nord par le populisme et au sud par les réfugiés qui se noient « dans les mers ; à l’est il y a les tanks de Poutine. A l’ouest il y a le mur de Trump.
« Son passé est la guerre, son futur est le Brexit.
« Aujourd’hui l’Europe est plus seule que jamais mais les citoyens ne le savent pas et « c’est d’ailleurs pour cette raison que l’Europe reste la meilleure solution, mais nous « ne savons pas comment l’expliquer aux gens.
« La globalisation nous a enseigné que l’Europe est inévitable. Il n’y a pas « d’alternative.
« Mais le Brexit nous a aussi appris que l’Europe n’est pas irréversible ; on peut faire « marche arrière, et c’est vrais qu’il fait très froid en dehors de l’Europe.
« Le Brexit est la décision la plus égoïste qui a été prise depuis que Churchill a sauvé « l’Europe au prix du sang, de la sueur et des larmes des anglais.
« Le Brexit est la façon la plus insidieuse de dire au-revoir à l’Europe.
« L’Europe n’est pas un marché, c’est la volonté de vivre ensemble.
« Quitter l’Europe, ce n’est pas quitter un marché, c’est quitter les rêves que nous « partageons. Nous pouvons partager un marché, mais si nous n’avons pas de rêves « en commun, nous n’avons rien. »

Autrement dit, ceux, parmi les anglais qui ont, enfin, compris leur erreur sont assez nombreux pour faire pression sur leur Gouvernement afin d’arrêter le processus et l’expliquer largement à leur compatriotes. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, malgré les dires et les écrits de certains « élus » et autres journalistes à travers l’Europe et même à l’extérieur de ce grand continent. D’où, également, certains dirigeants à l’est tentent d’enclencher une même démarche erronée.
Il est aussi un fait certain, c’est que l’Europe Unie est une puissance que d’autres ne veulent pas voir s’affirmer. D’où leur volonté de tout faire pour entraver sa volonté d’avancer.

(1) Au sujet de l’Europe

Henrianne van Zurpele – 31 mars 2017
Crédit illustration: GdW et Paneuropa (c)

QUICHE DE COURGETTE A LA MOUTARDE

Pour 2 ou 4 personnes,
C’est un repas vite préparé au retour du marché, suivi d’un petit dessert tout simple :
Ingrédients :
2 petites courgettes ou une grande, coupée(s) en fines rondelle(s),
50 gr de jambon cuit  en petits cubes (en France, on dit « jambon blanc »),
1 c à s bombée de moutarde douce ou crémeuse,
1 c à s bombées d’orties séchées ou de persil en poudre,
3 œufs entiers, battu et mélangés à du lait, sel, poivre et curcuma (1 c à c),
1 verre de lait,
Fromage rappé : Gruyère ou Emmenthal ou les deux mélangé en quantité égale,
Beurre ou margarine,
1 rond de pâte brisée.

Préparation :
Faire chauffer le four à 200 ou 220 °,
Etaler la pâte dans un moule à tarte (25cm).
Tapisser le fond avec la moutarde,
Répartir la première couche de rondelles de courgette,
Ajouter dessus les cubes de jambon cuit,
Parsemer la poudre d’ortie ou de persil (sec ou frais et haché menu),
Battre les œufs entier avec le lait « et les épices,
Verser l’ensemble dans le plat, bien répartir sur les ingrédients,
Parsemer généreusement de fromage rappé par-dessus,
Déposez des petites parcelles de beurre ou de margarine sur le tout.
Enfourner et laisser cuire à 220° pendant 25 minutes.

Dessert :
A préparer dans des bols individuels ;
1 banane (par personne),
2 fraises coupées en 4 ou 6 morceaux,
Une fois la répartition faite, arroser avec du sirop d’érable.
Une pointe de crème fraiche  dessus n’est pas interdite.

Bon appétit.

HvZ Texte et illustration (c)

La Belgique, décrite par le célèbre Jacques Trémolin, en 1962

>> Par Henrianne van Zurpele. <<
Ce « petit » pays de 30.528 km2, entourée par la Mer du Nord , la Hollande, l’Allemagne, le Grand-Duché de Luxembourg et la France, abrite 11.415.049 millions d’habitants en 2017, plus les émigrés non déclarés qui sont nombreux et souvent en transit. En se levant tôt, on peut en faire le tour en une journée. Le français, le néerlandais et l’allemand sont les langues nationales auxquelles s’ajoutent une multitude de dialectes aussi savoureux les uns que les autres ; ils ne sont bien compris que par ceux qui les parlent.

La Belgique, beau pays harmonieux, serait également très agréable si le temps y était plus clément journellement ; la « drache » y tombe plus souvent qu’à son tour ! L’humidité y règne donc en maîtresse implacable, et quand le soleil décide de s’y montrer, c’est soit avec timidité, soit de manière torride ; il n’y a pas de juste milieu. Les rhumatismes et l’arthrose y ont mauvaise réputation. Les belges sont donc solides et « savent la contre », depuis des lustres. Ils sont aussi railleurs, surtout envers eux-mêmes, accueillants à leur manière selon qu’ils habitent au nord ou au sud de Bruxelles.

Quant à cette grande ville, capitale de la Belgique, Bruocsella, en 966, ce fut d’abord un village construit dans des marécages (« hameau dans les marais »), et traversé par la Senne. Certains historiens parlent de l’existence de ce hameau au 7ème siècle, ce qui est étayé, dans des archives, par le décès de l’évêque de Cambrai, Vindicien d’Aras, mort d’une fièvre à Brosella, un des autres noms anciens du Bruxelles actuel qui ne s’est pas toujours écrit avec un « s ». L’étymologie du nom évolua diversement avant d’être Bruxelles en 1219…C’était hier ….

Jacques Meaudre de Sugny, dit Trémolin*, est français, né à Lyon le 1er novembre 1910 et décédé à Bobigny le 24 janvier 1986. Issu d’une famille aristocratique, originaire de la Loire, il a eu un parcours de vie hors du commun allant du résistant communiste pendant la guerre 1939-1945, (mis à la porte du parti), au Préfet de l’Ardèche à la libération, mais aussi écrivain et chroniqueur animalier, à la radio française, pour enfants (1970).

Parmi tous ses écrits se trouve un livre intitulé « Belgique » paru aux Editions Rencontre en 1963, dans leur collection « Atlas des voyages ». L’auteur l’a écrit comme un reportage à travers tout notre Pays, allant du nord au sud et d’est en ouest. Il l’a fait avec une grande intelligence, beaucoup de clairvoyance et de respect de la réalité belge en 1962. Il a fouillé la Belgique à travers son origine, ses légendes (dont celle des quatre fils Aymon et du Cheval Bayard), ses grands artistes flamands, ses savants, ses poètes, ses paysans, ses courageux mineurs (sans qui il n’existerait pas d’industrie, il n’y aurait pas de Belgique…) son architecture, son folklore, son climat, ses industriels, ses politiques (inchangées en 2017, voire même aggravées), sa Famille Royale (voulue par le peuple et d’une grande et sage humilité – ndlr),

Jacques Trémolin écrivait à ses lecteurs : « La Belgique est un grand pays : les distances s’y comptent en kilomètres et en siècles. On franchit mille ans d’histoires en allant d’Anvers à Bouillon et, à vingt minutes de Bruges nait Selzaete, cité industrielle de l’an 2000. Luxueux à Ostende, travailleur à Anvers, bourgeois à Bruxelles, révolté en Borinage, résigné et mélancolique dans les Fagnes, sauvage en forêt d’Ardenne, ce pays se contredit sans cesse. On ne décrit pas la Belgique.

Pas plus qu’on ne peut « expliquer » le Belge : l’Anversois est différent du Bruxellois, et le Wallon plus proche de notre Provençal que son voisin flamand. Pourtant, tout le monde, en Europe, a son idée sur la Belgique et sur les Belges. J’ai voulu oublier tout ce qu’on m’avait appris, aller en Belgique comme d’autres partent pour l’Amazonie.

J’y ai trouvé d’abord un peuple libre, conscient de ses problèmes et qui en parle.

Le fait m’a surpris : il n’y a plus beaucoup de nations en Europe où les citoyens s’occupent des intérêts de la cité.

Ce peuple libre travaille et réussit. En devient-il moins sympathique ? Faut-il reprocher au docker anversois, au paysan flamand, au commerçant de Bruxelles d’être, d’abord, un homme qui fait bien son métier ?

Je n’ai pas décrit la Belgique, ni expliqué le Belge. J’ai dit ce que j’ai vu, au hasard des rencontres. Heureux si j’ai fait naître, chez qui lira ces notes, ce que j’éprouve en les achevant : beaucoup d’estime pour mon sujet. »

Voilà, il s’agit de la Belgique de 1962, mais 55 ans plus tard elle n’a pas trop changé, ni ses habitants… juste quelques nouveaux venus qui s’y sont installés sans faire l’effort de la comprendre et donc de s’y adapter ; le problème est le même pour tous les pays qui constituent l’Europe en 2017, dont Bruxelles est devenue la capitale, en 1957, contre vents et marées.

Ce livre vaut la peine de le rechercher sur internet, de l’acquérir, de le lire et de le conserver. Si vous le trouver en vente dites-le nous : www.objectifmag.be                                Henrianne van Zurpele – 22/02/2017

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Tr%C3%A9molin

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Rencontre

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Atlas

https://fr.wikipedia.org/wiki/De_Agostini

 

 

Desmond Thomas Doss, un homme commun hors du commun

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Desmond T Doss

Dieu, aide-moi à en sauver un de plus. Desmond est né le 7 février 1919 à Lynchburg en Virginie. Son papa était un vétéran américain de la 1ère guerre mondiale. Ils étaient partis à quatre combattre en France. Il en est revenu transformé, traumatisé et seul. Ses meilleurs copains sont morts. Il en est devenu alcoolique et violent à la maison. Un jour son père va trop loin avec sa maman, Desmond braque une arme sur lui, mais ne tire pas. Depuis ce jour il s’est juré de ne jamais plus porter une arme. De plus, ses convictions religieuses lui interdisent de tuer. C’est dans cet univers que le petit Doss a grandit avec son frère.

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Le badge de la 77ème Division d’Infanterie

Cela ne va pas l’empêcher de s’engager à l’Armée. Il est volontaire pour aller au combat. En 1942 il va signer son contrat dans un bureau de recrutement. Il suit comme cela son frère déjà parti pour l’Armée. Mais Desmond est objecteur de conscience ; il sera infirmier au 1er bataillon du 307ème régiment d’infanterie de la 77ème DI. Pour lui son passage au centre d’instruction à Fort Totten dans le Queen, ne va pas être une chose facile. Tout le monde le prend pour un lâche, ses chefs en premier. Pourtant il réussit tout ses test sauf… Le tir au fusil. Il ne touchera jamais une arme. Ses ennuis vont le conduire jusqu’au Tribunal Militaire, mais grâce l’intervention de son père et d’une loi, il ne sera pas viré de l’armée et pourra, enfin, pouvoir suivre ses cours d’infirmier.

Le caporal Doss sera envoyé dans le Pacifique avec son unité. Il passera par l’île de Guam où il fera déjà preuve de courage en soignant sur le terrain les G.I.s blessés. En 1945 il débarque à Okinawa, où les combats seront d’une violence extrême. Les Japonais n’ont peur de rien et tuent les infirmiers en premier afin de démoraliser les troupes. Il était le seul infirmier à parcourir le champ de bataille sans armes. Uniquement avec son matériel de premier soin. Arrivé dans cette nouvelle zone de combat, les choses commencent difficilement. Avant d’atteindre le nouveau théâtre d’opération, lui et ses copains du bataillon sont devant une falaise de 120 mètres de haut à gravir sur un filet de cordage.

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En haut sur la photo, Desmond à Okinawa

En haut c’est l’enfer. Explosions de tous calibres, tirs d’armes lourdes et légères. Combats au corps à corps baïonnette au canon. Desmond est partout à la fois. Au péril de sa vie, il va de blessé en blessé afin de soigner et soigner encore. Il n’hésite pas à monter jusqu’à 8 mètres des lignes ennemies et de mettre à l’abri ses copains blessés afin de les panser pour ensuite revenir avec eux et les faire évacuer.

La contrattaque est tellement violente que les américains se replient tout en laissant des gars sur le terrain. Ils doivent même redescendre la falaise. Desmond restera dans la zone toute la nuit à la recherche de blessés. Il va en redescendre jusqu’au matin, américains comme japonais. En se disant à chaque fois : « Dieu, aide-moi à en sauver un de plus ». L’Armée ne retiendra que le nombre de 75. Oui, lui tout seul va les transporter jusqu’à l’échelle et les descendre au bout d’une corde afin qu’ils soient récupérés par les infirmiers en bas.

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La Purple Heart

Il sera blessé aux jambes et au bras, ce sera à son tour d’être évacué au poste de secours avant d’aller à l’hôpital pour y être soigné. Peu de temps avant d’être démobilisé en 1946, il attrapera une tuberculose. Desmond devra suivre des soins pendant cinq ans. Il sera l’un des rares objecteurs de consciences à recevoir onze décorations dont trois Purple Heart. Il nous a quitté le 23 mars 2006 pour rejoindre son épouse morte quelques années avant lui.

Je terminerai cet article en signalant qu’un film, réalisé par Mel Gibson, raconte cette partie de sa vie.

Eric de Wallens Crédit illustration : Wikipédia et archive personnelle.

Pour en savoir plus >CLIC<

 

Le monument Kusy, 73 ans après.

_DSC2011Eric de Wallens (c)

Le monument Kusy à Baelen // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Monsieur l’Echevin Robert Janclaes, Monsieur Christian Delgoffe, Secrétaire Générale Servio et Maître principal en retraite. Monsieur de Wallens, membre de l’Association des journalistes périodiques Belges et étrangers et Administrateur à la Royal Union des Fraternelles des Anciens combattants. Madame Murieen Jenna, technical sergeant Latisha Speaks, senior airman Marisol Zamora, ssgt Daquan P. McLean de l’US Air Force (Basé à Spangdahlem en Allemagne). Messieurs les représentants des Associations Patriotique. Chers amis porte-drapeaux. Mesdames, Messieurs, merci d’être présent à cet cérémonie du souvenir.

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Discours de Monsieur Marcel Enstipp // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

C’est en ces termes que Monsieur Marcel Enstipp, l’organisateur de la cérémonie débutait son discours. En effet ce samedi 31 juillet 2016 à 16h00 le rendez-vous était donné devant le monument Kusy à Baelen, afin de commémorer la mémoire de l’équipage du B-17 « Flying Jenny » dont le Lieutenant Kusy était le co-pilote. Son corps a été retrouvé à quelques dizaines de mètres de ce monument. Dans le champ juste derrière. La mission de cet avion était d’aller bombarder les usines de Feiseler Storch à Kassel, en Allemagne.

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A droite, Monsieur l’Echevin Robert Jeanclaes et à gauche la technical sergeant Latisha Speaks // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Au retour le Squadron dont faisait partie ce B-17 a été la cible de la chasse ennemie et fut touché. Les dégâts étaient si importants que le pilote a décidé de quitter la formation. Le lieutenant Kusy, blessé par des éclats de 20mm a été poussé par ses copains hors de l’avion. Son parachute ne s’est pas ouvert convenablement, semble-t-il et il s’est écrasé au sol. Il était probablement déjà mort de ses blessures comme trois autres membres de l’équipage. Les six autres seront capturés par les Allemands. Aujourd’hui le lieutenant Kusy repose au cimetière d’Arlington aux USA.

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Salut au drapeau lors des hymnes nationaux de nos deux pays. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Comme dans toutes cérémonies, des fleurs ont étés déposées au pied du monument par la délégation Américaine, mais aussi par monsieur l’Echevin Janclaes. Pour la petite histoire, la grosse pierre qui le compose provient du chantier du TGV qui a été construit à quelques kilomètres de là et qui rejoint Bruxelles à Köln. C’est un endroit à visiter si vous êtes dans la région, ou passionné par l’histoire, c’est aussi un lieu de mémoire. Vous allez me dire : « Oui c’est un monument comme les autres ». Peut-être… Quoique chaque monument a une histoire derrière. Ici c’est en souvenir de cet équipage qui a combattu pour notre liberté. Il ne faut pas l’oublier. Parler d’un mort continue à le faire vivre !

_DSC2144Eric de Wallens (c)

De gauche à droite, Eddy l’ami indispensable de monsieur Enstipp, à ses côtés. Ce sont les deux passionnés par cette histoire qui sont continuent à faire vivre ce monument. La technical sergeant Latisha Speaks, la senior Airman Marisol Zamora et le ssgt Daquan P. McLean. // Eric de Wallens(c)www.Objectifmag.be

Mon nom a été cité deux fois lors de cet événement, une fois vous l’avez lu et une fois dans les remerciements : « Je voudrais spécialement remercier Monsieur de Wallens pour son aide, qui nous a permis de prendre contact avec le fils de William David, membre de l’équipage du Flying Jenny. » C’est bien la première fois que cela m’arrive, je ne m’y attendais pas, surtout que j’étais là juste pour « couvrir » la cérémonie. Et je n’ai pas l’habitude de parler de moi. Cela n’a aucune importance. Mais d’un autre côté, je suis content que l’article que j’ai écrit en 2013 sur cette histoire a permis à la famille de ce militaire de l’US Air Force de savoir que dans ce petit coin de notre beau Royaume des Belges pensent encore aux anciens qui ont combattus pour la liberté.

Pour lire l’article dont je parle >> CLIC <<
Plus de photo >> ICI <<

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Belgian Air Force Days 2016

_DSC1565Eric de Wallens

Deux générations d’avions de la Force Aérienne. Le Spitfire, qui date de 1944 et est le dernier à pouvoir voler. Et les F-16. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ces 25 et 26 juin 2016, la base aérienne de Florennes est en fête ; en effet ce sont les journées de la Force Aérienne. Ou appelée aujourd’hui « Composantes ». Ce sont les fameux Belgian Air Force Days et son show aérien de grande classe. Mais ce n’est pas que cela. Ce sont aussi les 70 ans de la Forces Aérienne, les 20 ans d’opération de F156 à l’étranger sans oublier les 75 ans de la 350ème escadrille.

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// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le public a répondu présent afin de participer à cette grande fête du monde l’aviation pour découvrir les démonstrations aériennes mais aussi les expositions sur les trois thèmes que j’ai cité ci-dessus. Elles sont très explicatives de l’évolution de cette force depuis sa création à la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, en passant par les missions extérieures. Nos pilotes et tous le personnel au sol sont d’ailleurs connus et reconnus dans le monde entier pour leurs professionnalismes et leurs possibilités d’adaptations sur tous les terrains et dans tous les cieux de notre belle planète.

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Hélicoptère Apache Néerlandais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Que ce soit avec les avions de combats F-16, ou les avions de transports C-130, les hélicoptères Agusta ou depuis peu, le Nh-90, nos cocardes occupent l’espace aérien pour des missions de défense, de police, de transports ou de combats et elles sont plus secrètes avec nos Forces Spécial. Les jeunes ne sont pas oubliés lors de ces journées, ils peuvent s’assoir dans le cockpit d’un avion de combat, mais aussi se renseigner afin d’éventuellement s’orienter vers une carrière militaire. La Composante Air à besoin de jeunes qualifiés et motivés dans différentes professions tel que pilotes, techniciens, contrôleurs aérien ou personnels d’appuis.

Pour la petite histoire aérienne de notre Royaume, la base de Florennes a été créée par les Allemands, en 1942 afin d’y établir une base de chasse de nuit. En 1944, après leur départ, c’est l’US Air Force qui s’y installa avant que la toute jeune Force Aérienne Belge n’en prenne possession. En 1947, le 161ème Wing de chasse de jour, composé des 351ème et 352ème Escadrille sont équipées d’un avion de légende, le Spitfire MK XIV.Il n’y avait qu’un officier pour la commander, le légendaire Major Aviateur Raymond Lallemand D.F.C and bar. Rien que cela. Pour l’anecdote, je l’ai rencontré il y a quelques années en reportage et j’en garde un très bon souvenir.

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Le légendaire Spitfire exposé à la base // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Mais ne parler uniquement que de l’histoire de l’aviation militaire Belge est impossible dans cet article tellement il y a de chose à dire. Comme les 20 ans d’opérations expéditionnaires dans les Balkans, en Bosnie-Herzégovine, en Lituanie, en Afghanistan, en Lybie mais aussi en Irak. La Force Aérienne Belge, ou Composante, est réellement une armée de métier pour les femmes et les hommes, et je ne suis pas payé par le service de recrutement pour le dire. Je le pense réellement pour avoir vécu avec eux ou auprès d’eux lors de différents reportages militaires.

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Typhoon Anglais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour les passionnés d’aviation, d’armée ou des deux, c’est un très bel événement à voir. Il a été préparé depuis plusieurs mois par le récemment nommé Général-Major Dupont. Il vient juste de laissé sa place de commandant de la base de Florennes au Lt Colonel Polome, nous vous en avons parlés il y a quelques jours > clic <

 

Pour voir plus de photos >> Clic << Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Remise de commandement à la Base de Florennes

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Le Colonel Aviateur Dupont salue le drapeau.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ce 16 juin 2016 la base de Florennes était sur son 31. En effet les militaires de la composante aériennes du 2ème Wing Tactique sous les ordres du Lt Colonel Aviateur BEM Ir Dupont changeaient de « Patron ». Ils accueillaient leur nouveau boss, le Lt Colonel Aviateur BEM Ir Polome. Tout cela sous une bonne météo bien Belge, oui oui du sol…Heu ben non de la pluie, je dirais même une bonne drache nationale.

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Le Colonel Aviateur Dupont salue ses proches collaborateurs. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’un Colonel à l’autre, nous vous l’avions présenté à son arrivé dans cette base, le Colonel Aviateur BEM Thierry Dupont, Ir est un pilote passionné, âgé de 50 ans il réalise son premier vol à l’âge de 15 ans sur planeur. En tant que Cadet de l’air. Depuis, son métier de pilote militaire l’a fait voyager un peu partout dans le monde, aussi bien au sol pour suivre des cours que dans les airs. Nous le retrouvons dans l’ancienne Yougoslavie, aux USA, au Canada mais aussi en Afghanistan. Je pense que pour ce passionné avant d’être Colonel, même si c’est important pour lui, il est un p i l o t e. Il va jusqu’à suivre entre 1998 et 1999 une formation de pilote d’essais en France. A ce jour il a piloté 30 modèles d’avions différents. Pour lui le F-16, c’est terminé, il ne pourra plus voler sur cet avion.
Il laisse sa place au Colonel Aviateur BEM Didier Polome, Ir. Thierry part avec le grade de Général-Major pour l’Allemagne et le centre de conduite opération en Europe (OTAN) .

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Le Colonel Aviateur Ir Didier Polome. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Son successeur, Didier Polome, est aussi Colonel Aviateur BEM Ir. Il commence sa carrière en 1988 quand il rentre à l’Ecole Royale Militaire à Bruxelles. Ensuite il part aux Etats-Unis poursuivre sa formation, pour revenir à Florennes, à la 350ème Escadrille. En 2004 il est au Quartier Général Air de l’OTAN à Ramstein. Trois ans plus tard il est de nouveau à la 350ème Escadrille avec laquelle il part en Afghanistan. En 2009, retour aux USA pour suivre des cours. Ce nouveau commandant du 2ème Wing bouge beaucoup afin de suivre diverses formations ou assurer des commandements avant de succéder au Colonel Dupont. Mes notes prises lors de ce reportage me permettraient encore de décrire les personnalités politiques, civiles et militaires présentent à la base ou encore les remises de décorations mais… Non j’arrête là.

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Fabienne, toujours présente à côté de son mari. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Je préfère terminer ce « papier » en vous parlant d’une personne dont on ne parle pas beaucoup. Elle est jolie, elle a du charme, elle est toujours élégante. Elle a aussi de l’humour et elle est très sympa. Son prénom… Fabienne. C’est la femme du Colonel Dupont. Toujours présentes à ses côtés, elle dit elle-même qu’elle n’est pas militaire et n’a aucune formation dans ce métier. Mais elle s’est investie à fond dans son rôle de Première Dame de la base. Elle était de toutes les organisations des divers événements à la Base de Florennes.
Toutes les femmes de militaire le savent. C’est un métier hors du commun qui comporte de plus en plus de risque. Fabienne comme les autres, elle est toujours très présente dans le soutien moral et affectif de son pilote préféré.

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Photographe et reportage : Eric de Wallens