Belgian Air Force Days 2016

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Deux générations d’avions de la Force Aérienne. Le Spitfire, qui date de 1944 et est le dernier à pouvoir voler. Et les F-16. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ces 25 et 26 juin 2016, la base aérienne de Florennes est en fête ; en effet ce sont les journées de la Force Aérienne. Ou appelée aujourd’hui « Composantes ». Ce sont les fameux Belgian Air Force Days et son show aérien de grande classe. Mais ce n’est pas que cela. Ce sont aussi les 70 ans de la Forces Aérienne, les 20 ans d’opération de F156 à l’étranger sans oublier les 75 ans de la 350ème escadrille.

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// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le public a répondu présent afin de participer à cette grande fête du monde l’aviation pour découvrir les démonstrations aériennes mais aussi les expositions sur les trois thèmes que j’ai cité ci-dessus. Elles sont très explicatives de l’évolution de cette force depuis sa création à la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, en passant par les missions extérieures. Nos pilotes et tous le personnel au sol sont d’ailleurs connus et reconnus dans le monde entier pour leurs professionnalismes et leurs possibilités d’adaptations sur tous les terrains et dans tous les cieux de notre belle planète.

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Hélicoptère Apache Néerlandais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Que ce soit avec les avions de combats F-16, ou les avions de transports C-130, les hélicoptères Agusta ou depuis peu, le Nh-90, nos cocardes occupent l’espace aérien pour des missions de défense, de police, de transports ou de combats et elles sont plus secrètes avec nos Forces Spécial. Les jeunes ne sont pas oubliés lors de ces journées, ils peuvent s’assoir dans le cockpit d’un avion de combat, mais aussi se renseigner afin d’éventuellement s’orienter vers une carrière militaire. La Composante Air à besoin de jeunes qualifiés et motivés dans différentes professions tel que pilotes, techniciens, contrôleurs aérien ou personnels d’appuis.

Pour la petite histoire aérienne de notre Royaume, la base de Florennes a été créée par les Allemands, en 1942 afin d’y établir une base de chasse de nuit. En 1944, après leur départ, c’est l’US Air Force qui s’y installa avant que la toute jeune Force Aérienne Belge n’en prenne possession. En 1947, le 161ème Wing de chasse de jour, composé des 351ème et 352ème Escadrille sont équipées d’un avion de légende, le Spitfire MK XIV.Il n’y avait qu’un officier pour la commander, le légendaire Major Aviateur Raymond Lallemand D.F.C and bar. Rien que cela. Pour l’anecdote, je l’ai rencontré il y a quelques années en reportage et j’en garde un très bon souvenir.

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Le légendaire Spitfire exposé à la base // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Mais ne parler uniquement que de l’histoire de l’aviation militaire Belge est impossible dans cet article tellement il y a de chose à dire. Comme les 20 ans d’opérations expéditionnaires dans les Balkans, en Bosnie-Herzégovine, en Lituanie, en Afghanistan, en Lybie mais aussi en Irak. La Force Aérienne Belge, ou Composante, est réellement une armée de métier pour les femmes et les hommes, et je ne suis pas payé par le service de recrutement pour le dire. Je le pense réellement pour avoir vécu avec eux ou auprès d’eux lors de différents reportages militaires.

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Typhoon Anglais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour les passionnés d’aviation, d’armée ou des deux, c’est un très bel événement à voir. Il a été préparé depuis plusieurs mois par le récemment nommé Général-Major Dupont. Il vient juste de laissé sa place de commandant de la base de Florennes au Lt Colonel Polome, nous vous en avons parlés il y a quelques jours > clic <

 

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Remise de commandement à la Base de Florennes

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Le Colonel Aviateur Dupont salue le drapeau.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ce 16 juin 2016 la base de Florennes était sur son 31. En effet les militaires de la composante aériennes du 2ème Wing Tactique sous les ordres du Lt Colonel Aviateur BEM Ir Dupont changeaient de « Patron ». Ils accueillaient leur nouveau boss, le Lt Colonel Aviateur BEM Ir Polome. Tout cela sous une bonne météo bien Belge, oui oui du sol…Heu ben non de la pluie, je dirais même une bonne drache nationale.

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Le Colonel Aviateur Dupont salue ses proches collaborateurs. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’un Colonel à l’autre, nous vous l’avions présenté à son arrivé dans cette base, le Colonel Aviateur BEM Thierry Dupont, Ir est un pilote passionné, âgé de 50 ans il réalise son premier vol à l’âge de 15 ans sur planeur. En tant que Cadet de l’air. Depuis, son métier de pilote militaire l’a fait voyager un peu partout dans le monde, aussi bien au sol pour suivre des cours que dans les airs. Nous le retrouvons dans l’ancienne Yougoslavie, aux USA, au Canada mais aussi en Afghanistan. Je pense que pour ce passionné avant d’être Colonel, même si c’est important pour lui, il est un p i l o t e. Il va jusqu’à suivre entre 1998 et 1999 une formation de pilote d’essais en France. A ce jour il a piloté 30 modèles d’avions différents. Pour lui le F-16, c’est terminé, il ne pourra plus voler sur cet avion.
Il laisse sa place au Colonel Aviateur BEM Didier Polome, Ir. Thierry part avec le grade de Général-Major pour l’Allemagne et le centre de conduite opération en Europe (OTAN) .

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Le Colonel Aviateur Ir Didier Polome. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Son successeur, Didier Polome, est aussi Colonel Aviateur BEM Ir. Il commence sa carrière en 1988 quand il rentre à l’Ecole Royale Militaire à Bruxelles. Ensuite il part aux Etats-Unis poursuivre sa formation, pour revenir à Florennes, à la 350ème Escadrille. En 2004 il est au Quartier Général Air de l’OTAN à Ramstein. Trois ans plus tard il est de nouveau à la 350ème Escadrille avec laquelle il part en Afghanistan. En 2009, retour aux USA pour suivre des cours. Ce nouveau commandant du 2ème Wing bouge beaucoup afin de suivre diverses formations ou assurer des commandements avant de succéder au Colonel Dupont. Mes notes prises lors de ce reportage me permettraient encore de décrire les personnalités politiques, civiles et militaires présentent à la base ou encore les remises de décorations mais… Non j’arrête là.

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Fabienne, toujours présente à côté de son mari. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Je préfère terminer ce « papier » en vous parlant d’une personne dont on ne parle pas beaucoup. Elle est jolie, elle a du charme, elle est toujours élégante. Elle a aussi de l’humour et elle est très sympa. Son prénom… Fabienne. C’est la femme du Colonel Dupont. Toujours présentes à ses côtés, elle dit elle-même qu’elle n’est pas militaire et n’a aucune formation dans ce métier. Mais elle s’est investie à fond dans son rôle de Première Dame de la base. Elle était de toutes les organisations des divers événements à la Base de Florennes.
Toutes les femmes de militaire le savent. C’est un métier hors du commun qui comporte de plus en plus de risque. Fabienne comme les autres, elle est toujours très présente dans le soutien moral et affectif de son pilote préféré.

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Photographe et reportage : Eric de Wallens

Bastogne Memorial Day 2016

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Après les trois cimetières Américains de notre Royaume, Waregem, Neuville-en-Condroz et Henri-Chapelle. C’est le tour de Bastogne de célébrer le Memorial Day. Dans cette ville il n’y pas de cimetière US, mais un endroit bien connu, le Mardasson, élevé sur la colline du même nom. Ce Mémorial témoigne la reconnaissance de la population Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945. C’est entre le 16 décembre 1944 et le 25 janvier 1945 que le Généralfeldmarschal von Rundstedt a lancé son offensive appelé depuis la Bataille des Ardennes.

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Cette année le rendez-vous était donné le vendredi 3 juin au pied du Mardasson, en présence d’autorités civiles et militaires, Belges et Françaises et Américaine, en la personne de Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer. Pour qui se sera sa dernière participation. Mais aussi de porte-drapeau, des Volontaires de guerre des 5ème et 12ème Bataillon de fusiliers , ou encore d’enfants d’école de la région…Impossible de citer tout le monde.

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Messieurs Marique et Dhaese, Volontaire de guerre au 5ème Bataillon de fusiliers.//Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il ne faut pas oublier les Belges dans cette bataille, il y a bien évidement la population locale qui était sur place, les infirmières Augustat Chiwy et Renée Lemaire, cette dernière est morte pendant les combats et est enterrée à Bastogne. Elles ont soignés les blessés US. Il y avait aussi des militaires, et oui, il n’y a pas que la 82ème ou 101ème Airborne, il y avait le 5ème et 6ème bataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. Elles faisaient partie de la 1ère Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège ou proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

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Monsieur Flahaut, Ministre du Budget de la fonction publique et de la simplification administrative de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Madame Bauer Campbell, Ambassadeur des Usa. Monsieur Lutgen Bourgmestre CDH de Bastogne.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Retenons du discours de Monsieur Mr Lutgen, Bourgmestre CDH de Bastogneque le devoir de mémoire est important. Aussi important que l’intensité de chaque commémoration ainsi que les liens qui unissent la Belgique et les Etats-Unis. Mais aussi son désir de faire de Bastogne le centre de la seconde guerre mondiale tout comme l’est Ypres pour la première guerre. La cérémonie se termine par le dépôt de fleurs furent déposées au centre du Mémorial.

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Monsieur Wauthier, Volontaire de guerre au 12ème Bataillon de fusiliers.//Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le plus important, pour moi, lors du Memorial Day, ce n’est pas les discours même si ils ont une place lors de cet événement. Mais c’est le souvenir des centaines de jeunes hommes morts pour notre liberté. Bastogne est bien connue pour la Bataille des Ardennes, mais aussi pour son char Sherman (Barracuda) toujours bien visible sur la Place Mc Auliffe. L’équipage était composé du Chef de Char : Staff Sergeant (Sergent Chef) Wallace Alexander Conducteur : Tech/4 (Technicien de 4ème grade) Andrew Urda Pointeur : Cpl (Caporal) Cecil Peterman Chargeur : Pfc. (Soldat de 1er classe) Dage Hebert Mitrailleur : Pfc. (Soldat de 1er classe) Yvan Goldstein. Ils appartenaient au 41ème bataillon de char, de la 11ème division Blindée de la 3ème Armée Américaine.

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Photographe et reportage Eric de Wallens ©

Memorial Day 2016

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Memorial Day 2016 // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Ce 28 mai 2016, la Belgique comme les Etats-Unis se souviennent des militaires tombés sur notre territoire lors de la seconde guerre mondial. Le Memorial Day. En Wallonie la Belgique a offert aux USA deux terrains sur lesquels furent ouvert des cimetières militaires. Henri-Chapelle dans les Cantons de l’Est et Neuville-en-Condroz au-dessus de Liège. En ce qui concerne le côté Néerlandophone de notre pays, c’est à Waregem, en Flandres Occidentale que reposent les jeunes gars tombés pour notre liberté.

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A gauche, Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis Denise Campbell Bauer, ensuite le représentant de sa Majesté le Roi et de la Présidente du Sénat, madame Christine Defraigne. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Je le dis souvent, dans toutes cérémonies militaires, il y a des discours et autres dépôts de fleurs. Cette année nous avons écoutés Mr Le surintendant du cimetière américain, Mr Michael Yasenchak, l’Aumônier militaire US, Mr Le Bourgmestre de Neupré, Monsieur Cortis, sans oublier Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer et le vice-amiral John N. Christenson, USN. Il est le représentant militaire des Etats-Unis auprès de l’OTAN. Les enfants ne sont pas oubliés, cette année ce sont les élèves de l’école de Rotheux qui on eut l’honneur de chanter les hymnes nationaux Belge et Américain. S’en suivit le dépôt de gerbes.

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La délégation des Volontaires de guerre des 4ème et 21ème bataillon de fusiliers. // Eric de Wallens (c) Objectifmag.be

Comme chaque année, la foule était bien présente dans ce cimetière. Les anonymes comme les personnalités politiques régionales ou nationales. Mais le plus important ce sont les anciens combattants, les résistants, les volontaires de guerre encore bien alertes et toujours « sur le pont ».

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Les élèvent de l’école de Rotheux chantent les hymnes nationaux Belge et Américain. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Le Mémorial Day est une tradition américaine remontant à la Guerre de Sécession, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Décoration Day, ancêtre du Mémorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Kokotovich Archive Eric de Wallens (c)

Martha Serbe et Saul Kokotivich. Marié le 8 juillet 1944, avant de partir pour l’Europe. // Archive Eric de Wallens (c)

Je repense souvent à un reportage que j’avais réalisé le 21 juin 2002 au cimetière d’Henri-Chapelle. Ce jour-là, trois vétérans Américains étaient enterrés dans ce jardin de pierres. Les PFC Saul Kokotovich et Jack C. Beckwith ainsi que le Sergent Frederick F.Zimmerman. Ils appartenaient au 395ème régiment d’infanterie de la 99ème division d’infanterie US. Ils ont étés portés disparu lors des combats dans la forêt de Huertgen, en Allemagne, le 15 décembre 1944. Les corps ont étés retrouvés par hasard en 2001. Les familles ont décidés qu’ils reposeraient avec leurs copains, en Belgique et dans ce cimetière.

 

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Photographe et reportage : Eric de Wallens

Les bataillons de fusiliers 1944 – 1945

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L’insigne du 4ème Bataillon de Fusiliers. Ce badge est aussi l’insigne de la 9ème Armée Américaine auquel était rattachée le 4ème Bon de Fus // Photographe(c)Eric de Wallens

A ce jour, le 15 mai 2016, date à laquelle j’écris ces quelques lignes, mon livre va bien et avance à son aise ; j’espère l’avoir terminé pour la fin de l’année ou début 2017. J’ai déjà écrit près de 334 pages qui décrivent la vie des Volontaires de guerre des bataillons suivants : 1er, 4ème, 5ème, 10ème 14ème, 15ème, 16ème et 25ème Bon de Fus. Pour cela, je me suis plongé dans des témoignages laissés par ceux qui ne sont plus là. Mais j’ai aussi rencontré dix-huit VG lors d’interview très passionnantes. Pendant ces rencontres, je retourne dans le passé de chacun. Et cela avec des précisions étonnantes qui remontent à plus de 70 ans. Moi qui ne sais plus ce que j’ai fait hier… La mémoire d’une partie de leur vie, hors du commun, est extraordinaire. Prochainement, j’aurai le grand plaisir d’écouter parler deux autres VG, l’un du 17ème et l’autre du 34ème Bataillon de Fusiliers.

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Madame Denise Bauer, Ambassadeur des USA en compagnie d’un ancien du 12ème Bataillon de fusiliers // Photographe(c)Eric de Wallens

Ce livre, qui n’a pas encore de titre bien arrêté, est comme tous les bouquins : il est composé d’une préface et de plusieurs chapitres. Au fil des pages, je parle de l’origine des bataillons, de la composition de ceux-ci, mais aussi de l’uniforme de l’armement, du recrutement. Avant d’ouvrir les chapitres dédiés aux Volontaires de guerre. Là, ils parlent de leur vie avant leur engagement dans ces unités. Ils ont étés CRAB (Centre de Recrutement de l’Armée Belge), résistants ou réfractaires. D’autres encore étaient étudiants ou avaient commencé à travailler dans le civil. Chaque témoignage de l’avant Bon de Fus est très intéressant et aide à comprendre le comment et le pourquoi de ce désir de continuer la lutte pour repousser l’occupant jusque chez lui.

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Monsieur Henri Taymans, sercrétaire du 4ème Bon de Fus en compagnie de Monsieur Benoit Lutgen, Député Fédéral CDH et Bourgmestre de Bastogne//Photographe(c)Eric de Wallens

Ce livre sera aussi illustré par des photos d’époques mais aussi par des clichés extraits de reportages que je réalise lors d’interview ou de cérémonies ou de réunions de Fraternelles, comme à l’OTAN avec le 4ème Bon de Fus.

Je ne suis pas seul dans ce gros boulot d’écriture, il y a trois personnes qui relisent mon livre régulièrement et huit autres qui font des traductions du néerlandais, de l’anglais et de l’allemand. Tout cela bénévolement.

J’espère encore avoir d’autres rencontres avec des Volontaires de guerre mais aussi trouver des infos sur mon beau-père, Henri Tacq, de la 2ème Cie/ 4ème Fus par ceux qui l’on connut dans le monde de la résistance au sein de l’Armée Secrète et au 4ème Bon de Fus. Je suis toujours à la recherche de documents, photos et autres témoignages.

A suivre…

Reportage et photographe: Eric de Wallens(c)

 

Le THOPHEE ANDROS 2016 à Lans-en-Vercors

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

En janvier 2015, j’y avais remarqué un jeune concurrent très prometteur pour l’avenir du sport automobile : Toomas Heikkinen surnommé Topi. J’ai donc décidé, ce 23 janvier  2016, de l’interviewer quelques minutes. Ce fut la plus agréable rencontre de la soirée !

Sur le circuit du TROPHEE ANDROS 2016, à Lans-en-Vercors, en France, la Finlande était fort bien représentée…

Finlandais, comme l’est le célèbre Ari Vatanen1, héros des circuits automobiles de1970 à 2007, devenu  député européen pour la Finlande, puis pour la France, Toomas Heikkinen parle couramment l’anglais mais pas le français, quant à moi, c’est l’inverse. Il nous a donc fallu un interprète ; et, oh ! surprise, ce fut le fils aîné d’Ari Vatanen, Kim, qui comme son frère Marck, ont suivi les traces de leur père et sont également d’excellents pilotes de courses. L’accueil fut plus que chaleureux !  Kim Vatanen m’a emmenée vers une table où Toomas Heikkinen nous a rejoints :

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H : L’an dernier, j’avais repéré Toomas Heikkinen sur ce circuit de glace, au milieu de tous les français qui sont majoritaires ; il me semble très prometteur en tout cas, et est devenu mon préféré sur le Trophée Andros, voudriez-vous bien me le présenter ?
KV : Toomas a commencé vraiment à conduire à l’âge de six ans avec du karting, comme beaucoup de coureurs ; il en a fait de 2003 à 2007, pour bien se familiariser avec la conduite. A cet âge-là, il n’avait pas besoin de permis de conduire et il prouvait déjà son habileté de conduite et sa détermination à gagner. Il est très volontaire aussi. Mais sa carrière de pilote de circuit a démarré en 2008, il a participé à sept courses en un an sur voitures Renault. A partir de 2010, Topi a commencé à faire du Rallycross en championnat d’Europe et puis aux Etats-Unis où il a gagné cinq courses d’affilées ; pour moi, si je peux me permettre de le dire, il était une classe au-dessus des autres. Dès que le championnat du monde a été créé en Europe, en 2014, Topi y est revenu participer ; il a remporté la place de vice-champion de Rallycross. En 2015, malgré pas mal de soucis avec sa voiture et un accident, il a gagné une course en Belgique, à Mettet5 ; il a été deuxième au Canada. Il a participé aussi sur les circuits d’Allemagne, du Brésil, du Portugal, et de Turquie. Cela fait deux ans qu’il participe aux sept étapes du Trophée Andros : Val Thorens, Andorra (où il a remporté la 1ère place en 2016), Alpe d’Huez, Isola 2000 Alpes Maritimes (il y a été 3ème en 2014-2015), ici à Lans-en-Vercors, Clermont Superbesse et Saint Dié des Vosges.

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H : je vous ai pris déjà beaucoup de temps, je vais vous laisser tous les deux…
KV : Non, non, si vous avez encore des questions, il n’y a pas de soucis, Topi et moi sommes heureux de vous rencontrer…
H : d’où est originaire Toomas Heikkinen ? Quel âge a-t-il ?
KV : Toomas est né en Finlande, à Joenssu, le 27 mars 1991. C’est dans l’est du pays, en Carélie2, à la frontière Russe. D’ailleurs, mon père Ari Vatanen vient d’un petit village, Tuupovaara, qui n’est pas loin du tout de là, en Carélie du Nord, il y a de très bons pilotes ! A 24 ans il a déjà un palmarès imposant.
H : Combien de courses fera-t-il encore cette année ?
KV : il reste encore deux courses pour le Trophée Andros. Après il y aura les championnats de Rallycross qui commence au mois de mai au nord du Portugal, à Montalegre, il y a douze épreuves dans ce championnat du monde. Après il y aura Hockenheim en Allemagne, Mettet en Belgique où il a déjà remporté deux fois le « Mettet RX WORDL RX », puis en Angleterre…..je ne sais plus les autres.
H : Participera-t-il au Trophée Andros l’an prochain ?
KV : oui, ce n’est que la deuxième saison, le but c’est d’être là pendant un long terme ; c’est aussi la deuxième saison qu’il est pilote officiel chez Mazda, je pense et j’espère que l’on sera encore toujours là avec Mazda.
H : que pense-t-il du circuit du Trophée Andros à Lans-en-Vercors ?
A cette question, Topi a longuement répondu en finlandais à Kim.
KV : je vais essayer de me souvenir de tout ce qu’il a dit : il trouve que c’est un super circuit, même si les concurrents sont tous des français, c’est en France, mais le niveau est très élevé, très haut, et il y a vraiment des équipes très professionnelles et des pilotes très pointus qui sont là et il trouve que c’est l’endroit parfait pour lui passer l’hiver à participer aux sept courses du Trophée Andros.

En fait, Topi regrette d’être le seul concurrent non français.

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Au lieu de « quelques minutes » je suis restée trois quarts d’heure inoubliables, au stand Mazda nous avons bavardé à bâton rompu et ce fut un régal pour moi, un enchantement de gentillesse, de prévenance, de disponibilité de la part de ces deux pilotes finlandais, de passage en Vercors. Cela m’a évidemment charmée et changée de l’accueil indifférent de certains stands français.

Pour cette cinquième étape « 2016 » un pilote, déjà remarqué l’an dernier, Franck Lagorce, s’est imposé lors des manches du vendredi et du samedi, ce qui a bousculé le classement général ; il n’était plus qu’à quinze points de Jean-Baptiste Dubourg. Jean-Pierre Pernaut était absent, pour cause  « d’accident de jardinage », m’a-t-on dit, tandis que son fils, Olivier, a fait un tête à queue magistral faisant crier de stupeur quelques spectateurs. Je n’ai pas eu l’autorisation de l’interviewer dans son stand, tant pis ! En cliquant sur les liens, ci-dessous, vous pourrez vous remémorer ces instants, ou les visionner une première fois3 et 4.

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Les spectateurs étaient plus nombreux qu’en 2015 ; ce fut un énorme succès dont le promoteur de cet évènement, au sein du CML (circuit des Montagnes de Lans), Norbert Ingold, a certainement des raisons d’en être fier cette année, plus que les précédentes : le Trophée Andros a déplacé, outre le millier de personnes du personnel, en majorité bénévoles, cinq mille visiteurs sur le Vercors dont quatre mille ont « nuitées » entre ce village et Corrençon, en trois jours ! Beaucoup était en famille, avec leurs enfants de tous âges et les grands n’étaient pas les premiers à vouloir visiter l’espace, voir les voitures, les motos et les concurrents : « c’est la première fois que je viens et c’est magique » m’a dit Luc, un « grand » de six ans, installé sur le dos de son Papa, « je veux revenir l’année prochaine »… Malgré le froid et la gadoue un peu partout y compris sur le circuit, qui rendait le parcours plus problématique, l’ambiance des deux soirées a été très chaleureuse et une bonne humeur générale régnait sur tout l’espace. A la buvette extérieur où les visiteurs pouvaient commander des boissons chaudes et des petites collations, « ce fut du délire, nos réserves ont été épuisés, le samedi soir, avant la fermeture… » m’a dit un des bénévoles ; tandis que Christian, aux manettes de la cuisine du restaurant, m’a énuméré tous les services sur les deux jours : « près du millier de repas ont été servis midi et soir, plus qu’en 2015 » ! Il quittait le site, entre 2 et 3 heures du matin, épuisé pour une bonne cause, celle d’avoir restauré autant de monde. Des anecdotes, il en a plein en mémoire depuis vingt-sept ans, dont celle-ci : « une année qu’Yvan Muller concourait pour l’écurie Mercedes, celle-ci n’avait pas été en mesure de sustenter son équipe, « Les Fines agapes du Vercors » que Christian dirigeait à l’époque, s’en étaient chargées… et Muller avait gagné la course ; d’où la plaisanterie sur le site qu’il avait gagné grâce aux bons repas servis. Ce qui fut encore le cas l’année suivante ». En fait, Yvan Muller a dominé ces courses pendant dix ans.

A la buvette des bénévoles,  j’ai aussi rencontré, Isabelle venue se réchauffer devant une tasse de café ; elle est passée des courses en rallye avec son mari au poste de Commissaire de piste au Trophée Andros, à cause d’une maladie orpheline rare, celle des « os de verre » : « c’est la quatrième année que je suis bénévole au Trophée Andros, les courses automobiles sont ma passion et j’oublie cette fichue maladie devant laquelle le Corps Médical est désarmé. Je suis très entourée par ma famille et mes amis, je sais que cette maladie est inexorable, mais avant qu’elle ne m’abatte je me défoule dans un milieu que j’aime »… C’est aussi une leçon de courage devant l’adversité…

Henrianne van Zurpele © le 11 février 2016 – pour objectifmag.be

1 Ari Vatanen
2 Fondée en 1848 par le Tsar Nicolas 1er de Russie ; c’est une cité d’étudiants qui est aussi la « capitale forestière de l’Europe » où se trouve l’Institut Européen de la Forest.
3 Trophee Andross 2016
4 Double victoire pour Franck Lagorce
5 Vidéo

 

La FATAC

LA FATACLa FATAC ou le récit d’une période de l’histoire du 15 Wing de Transport Aérien de Melsbroek et du Flight Hélicoptères de Coxyde; En juin 1964, la République du Congo était au bord du gouffre. Plus de la moitié de ce gigantesque pays était aux mains des rebelles. C’est à cette époque qu’une petite force armée, commandée et encadrée par des officiers et des sous-officiers belges, reçut pour mission de ramener l’entièreté du territoire sous l’autorité du gouvernement central. Cette force était composée de mercenaires, d’anciens gendarmes katangais rentrés d’exil en Angola, et de quelques autres soldats de l’Armée Nationale Congolaise.

UNE PAGE D’HISTOIRE BELGO-CONGOLAISE INEDITE A LIRE ABSOLUMENT

Ce livre est, période au sujet de laquelle durant des dizaines d’années, pratiquement rien ne put être officiellement déclaré. C’est l’histoire des nombreux volontaires de notre Force Aérienne, qui sous contrainte plus ou moins forte, furent envoyés par les autorités de l’époque dans notre ex-colonie du Congo, à partir de juin 1964 jusqu’en juillet 1967.

Une histoire palpitante, reprenant les témoignages de nombreux anciens qui vous fera revivre les missions d’évacuation d’otages et de blessés, les largages et les transports de ravitaillement par les hélicoptères H-21 et les Dakota C-47 de la FATAC.

Un récit de la vie difficile et souvent dangereuse menée au mépris du danger par des équipages et des non navigants débrouillards et courageux.

Un livre de 230 pages sur papier glacé au format A4, abondamment illustré ; 182 photos dont 26 en couleurs, 12 cartes et 3 planches hors-texte.

Egalement édité en néerlandais sous le titre « WIJ WAREN ERBIJ ».

 

A commander au prix de 28 € (frais d’envoi en Belgique compris – Europe 32 € – hors Europe 40 €) par virement au compte BE17 3101 7279 9021 des Compagnons de l’Ommegang à 1160 Bruxelles, en mentionnant : «  FATAC Français » (ou Néerlandais, suivant le cas).

Décès de Paul Philippot

Paul Philippot 1960 ICCROM

Paul Philippot dans les années 60 (© ICCROM)

L’une des dernières grandes figures belges de l’Histoire de l’Art et de la conservation-restauration est décédée le 15 janvier dernier dans l’indifférence médiatique générale. A peine l’information a-t-elle percé sur les réseaux. Consternant ! La Belgique n’a jamais su reconnaître ses véritables talents, mais nous touchons ici le fond.Outre sa stature locale, Paul Philippot était une figure internationale majeure de la conservation-restauration au XXe siècle. C’est à lui, entre autres, que tous les restaurateurs du monde doivent la règle de base de toute intervention : stabilité, lisibilité et réversibilité.

Né le 8 février 1925, il est Docteur en Droit et en Histoire de l’art et Archéologie de l’Université Libre de Bruxelles où il a principalement enseigné de 1955 à 1995. Il étudie également à Rome à l’Istituto Centrale per il Restauro avec Cesare Brandi, dont il était un ami. Sa carrière l’a conduit à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique, au Musée du Louvre, puis à l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels, Rome) dont il fut le Directeur adjoint de 1959 à 1971, avant d’en devenir Directeur général de 1971 à 1977, au départ à la retraite d’Harold Plenderleith (1898-1997), autre géant de la discipline.

Il a continué jusque dans ces dernières années à être consulté ou à collaborer à différents travaux. Sa longue bibliographie, consultable sur le site de l’Association du Patrimoine Artistique, permet de comprendre la richesse de sa pensée et l’étendue de ses compétences. Une biographie très complète se trouve sur le même site, ainsi qu’un très bel hommage que lui rend également l’ICCROM, dont il a été l’un des fondateurs.

Ses articles les plus marquants ont été réunis par Catheline Périer-d’Ieteren, en collaboration avec Brigitte D’Hainaut-Zveny en 1990 dans : Pénétrer l’art. Restaurer l’œuvre. Une vision humaniste.

Enfin, CEROART a publié en 2010 une intéressante interview qui peut être lue comme un dernier message aux générations qui le suivent.

Un registre de condoléances et d’hommages est ouvert sur internet.

Gérard de Wallens

 

 

Les pistes de ski sont ouvrent en Province de Liège

NEIGEDepuis quelques jours, la neige tombe suffisamment en province de Liège pour ouvrir les premières pistes de ski. Forte du statut de province belge jouissant de la plus grande offre touristique du pays en matière de plaisirs d’hiver, la Fédération du Tourisme de la Province de Liège (FTPL) recense les lieux et les moyens mis à la disposition du public pour en profiter pleinement, dans une Carte des neiges.

Les pistes de ski de la province de Liège ouvrent leurs portes.Quelles sont-elles et quels sont les moyens mis à la disposition du public pour y profiter au maximum des plaisirs d’hiver ?

 Avec 26 stations de ski de fond pour un total de 900 km de glisse; 5 pistes de ski alpin ; 7 pistes officielles de luge et de nombreux centres de locations de raquettes et de skis, la province de Liège est la plus riche en Belgique en matière d’infrastructures touristiques dédiées à la poudreuse.

Afin d’avoir une vue d’ensemble de cette offre, la FTPL propose cette année encore une Carte des neiges consultable sur son site Internet www.liegetourisme.be (onglets Bouger/Sports d’hiver). Cette carte, claire et assortie d’informations pratiques, permet d’identifier en un coup d’œil les routes qui mènent aux pistes. « Afin de ne pas se déplacer inutilement, les numéros d’appel et site Internet permettant de consulter l’état d’enneigement des sites, 24H/24 et en temps réel, y sont également mentionnés » précise Paul-Emile Mottard, Président de la FTPL. Une référence pour les milliers d’heureux qui envisagent de s’élancer cette année sur les hauts plateaux de la province de Liège, au cœur de cette nature intense.

Enfin, si vous souhaitez profiter des nombreux événements organisés en province de Liège durant cette période froide, le Magazine de l’Hiver dans lequel est insérée la Carte des neiges en version détachable, vous attend gratuitement dans toutes les Maisons du Tourisme de la province de Liège, à la Maison de la Province du Canton de Hannut, dans les différentes antennes d’information de la Province de Liège (Waremme, Verviers, Huy et Eupen), dans les hôtels et une large majorité des meublés, gîtes, chambres d’hôtes, Syndicats d’Initiative et Offices du Tourisme de la province. Il est également téléchargeable sur le site Internet de la FTPL : www.liegetourisme.be.

Source: Province de Liège

 

Un détachement de militaires Spatois part pour le Mali

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Service de Presse de la Défense (c)

Un détachement du Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa s’envole pour le Mali vendredi 15 janvier en tout début de journée de la base aérienne de Melsbroek. Il sera engagé dans le cadre de la mission EUTM, une mission européenne de formation de militaires maliens.

Les quelque 70 militaires spadois assumeront une mission de force protection dans le camp d’instruction de Koulikoro. Ils seront déployés pendant une période de quatre mois.

Le Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa continuera à assurer en parallèle sa mission d’appui à la police fédérale en Belgique avec près de 200 militaires.

Source et crédit illustration (c): Service de Presse de la Défense.