Une formation d’accueil aux écoles de Sombreffe

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Outre les participants à la formation, on retrouve Mesdames Bénédicte NOEL, Directrice de l’IPFS Namur, Annick REGNIER, Directrice de Ecole Saint-Lambert de Ligny et Sabine LABARRE, Directrice des Ecoles communales, ainsi que Messieurs Marc LALOUX, Président de l’ALE de Sombreffe, Claude TOURNEUR, Directeur de l’Ecole Saint-Laurent de Sombreffe, Jean-Jacques LADURON, formateur à l’IPFS, Thibaut NANIOT, Directeur Général de la Commune de Sombreffe et Olivier ROMAIN, 1er Echevin en charge de l’Enseignement et de l’Accueil extrascolaire.

La Commune de Sombreffe, en partenariat avec la Province de Namur et l’Agence Locale pour l’Emploi de Sombreffe, a officiellement lancé ce mercredi 22 avril 2015 une formation « Accueil des enfants dans une structure collective » pour les accueillant(e)s extrascolaires et les surveillant(e)s du temps de midi au sein des écoles de l’entité.

 Lancement d’une formation de qualité pour l’accueil extrascolaire et la surveillance du temps de midi au sein de nos écoles

Cette formation de 100 heures, réparties sur près d’une année, est dispensée par l’Institut provincial de Formation Sociale de la Province de Namur.
Sa portée est double. Elle doit en effet permettre aux participants de rencontrer tant l’objectif de notre Programme Stratégique Transversal qui est de renforcer les qualifications du personnel de surveillance des temps de midi, mais aussi celui du Programme CLE (Coordination Locale pour l’Enfance) à Sombreffe dont la vocation se veut de soutenir la qualité de l’accueil extrascolaire dans les écoles de l’entité.
D’un montant total de 10.500 €, la formation bénéficie d’un cofinancement de la Province de Namur dans le cadre du Partenariat Communes-Province et de l’Agence Locale pour l’Emploi de Sombreffe.

La formation s’adresse à l’ensemble des accueillants et surveillants du temps de midi des écoles de l’entité, tous réseaux confondus. En effet, une école ne se résume pas à ses enseignants, c’est un tout et le bien-être des élèves passe aussi par un encadrement de qualité lorsqu’ils ne sont pas en classe.
Pour la Commune de Sombreffe, il était important de proposer ce type de formation à l’ensemble des réseaux, lesquels valorisent ainsi leur participation à la Commission Communale d’Accueil depuis sa création.

Communiqué de l’Administration communale de Sombreffe

 

 

Cérémonie à l’enclos des fusillés de Schaerbeek

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L’Enclos des Fusillés. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

 

Comme chaque année ce quatrième dimanche du mois d’avril a été organisé la Cérémonie à l’enclos des fusillés à Bruxelles, sur la commune de Schaerbeek. A l’origine, ce cimetière de 365 tombes était le tir national,  un lieu de détente ou tout un chacun venait faire du tir de loisir. L’armée venait également entrainer ses soldats.

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L’un des nombreux fusillés. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

C’est à cet endroit  que furent fusillés des résistants, femmes et hommes lors des deux guerres mondiales. Tels Edith Cavell, Gabrielle Petit ou Philippe Baucq entre 1915 et 1916. Les allemands avaient gardé la mauvaise habitude de fusiller, ils recommencèrent quelques années plus tard en tuant, entre-autre, André Bertulot, Arnaud Fraiteur et Maurice Raskin en 1943.

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Madame Jacqueline Galand, Ministre Fédérale de la communication. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Un nombre important de personnalités étaient présentes, une piste aux étoiles comme nous disons à l’armée  lors d’événements militaires. En référence aux étoiles qui indiquent le grade des officiers. Ici il n’y avait aussi des civils, mais citer tout le monde serait aussi long que cet hommage Alors pour faire court, il y avait une Secrétaire d’Etat, un représentant du Roi, un commandant de Province. Divers représentants de cultes, un Ministre du gouvernement fédéral, un Baron qui est aussi député fédéral. Des délégations de résistants, de déportés et de Fraternelles et un ténor pour l’ambiance musicale….. J’arrête là.

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Les familles des fusillés déposent une rose au pied du monument. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

«Les discours étaient trop longs et il y avait beaucoup de fleurs à déposer. Si cela avait été plus court nous n’aurions pas été trempés par la pluie… » Me dit une charmante dame, et elle continue : « J’ai 82 ans, je venais d’habitude avec trois amis, ils étaient là encore l’année dernière, ils sont morts depuis ! Il y a de moins en moins de monde à cette cérémonie. » Et elle termine en me disant « Cette représentante politique à les jambes nues, cela ne se fait pas de venir à une cérémonie sans bas nylon»

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Beaucoup de femmes sont aussi entrées dans la résistance lors des deux guerres mondiales. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour la petite histoire, le Tir national, démoli le 29 avril 1963 était construit sur un terrain appartenant à la Défense National, il avait remplacé le premier Tir national alors installé Place Dailly. Qui deviendra une caserne et l’Etat-Major Général à l’époque. Aujourd’hui, c’est un enclos rectangulaire perdu entre les bâtiments de la RTBF et des immeubles d’habitations, Rue du Colonel Bourg. C’est très gris, quoique entouré de verdure et nous pouvons encore voir une butte du Tir national. En plus des tombes, un petit mémorial à la mémoire des prisonniers politiques belges inconnus de la dernière guerre a été inauguré en 1970. Sur celui-ci il y a une urnes contenant des cendres des victimes des camps de concentrations.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Cérémonie aux cheminots morts pour la Belgique

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Les Portes drapeaux devant le monument à Bruxelles-Central. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le samedi 18 avril 2015 a eu lieu l’hommage aux 3012 cheminots morts pour la patrie lors des deux Guerre mondiales. Rendez-vous était donné dans le hall d’honneur de la gare de Bruxelles-Central à 11h00. Et ils sont venus nombreux assister à cette dernière cérémonie. Nous pouvions voir des représentants de la Fédération nationale des Combattants de Belgique, de l’armée, des Chemins de fer belges et diverses organisations syndicales. C’est l’habitude dans ce genre d’événement. Mais le plus important, c’était la présence de nombreux résistants et volontaires de guerre, comme Henri Taymans, ancien du MNB, Mouvement National Belge et VG au 4 Bataillon de Fusiliers. Et Roger Cassenaer, ancien résistant du Chemin de Fer et VG au 1 Bon de Fus

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Mr Taymans Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

>Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme. Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.<

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Dépôt de fleurs par les délégations. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Quand je demande à Mr Cassenaer si c’est bien la dernière cérémonie, il me dit : « Ce n’est pas sûr, il y en aura peut-être une autre l’année prochaine » Il faut savoir que l’ensemble des survivants de cette époque ont minimum 90 ans ! Roger Cassenaer m’a raconté qu’il est entré en résistance à Gand, avant de s’engager à la libération au 1er Bataillon de Fusiliers, rattaché au 21ème Groupe d’Armée Anglaise et de participer à la campagne de Hollande. Comme tous ces résistants de la première heure, ils sont très discrets sur cette période de leur vie, ils ont fait cela parce qu’il fallait libérer la patrie, notre pays, de l’envahisseur. C’est tout. Ensuite ils sont retournés à leur vie.

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Mr Roger Cassenaer. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Mr Cassenaer m’a expliqué aussi : « Sur les 3012 cheminots morts, 2114 sont tombés pendant la première guerre et 898 lors de la suivante. Ces derniers ne sont pas tous morts lors d’actes de résistances, mais aussi pendant la campagne des 18 jours, ou en camps de concentration sans oublier les exécutions ! »

>Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe. Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute… <
Photographe et reportage : Eric de Wallens ©
Extrait du Chant des Partisans. Paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon

26 mars 1945 – Alfonse Verlooy – 26 mars 2015

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La tombe d’Alphonse Verlooy au cimetière de Leuven (Louvain) Photographe: Eric de Wallens (c)

Le 26 mars dernier, nous étions présents devant la tombe d’un fusilier bien connu au  sein de la 3ème compagnie, mais aussi au 4 Bon de Fus. Alfonse Verlooy. Ce jeune homme d’une vingtaine d’année a été tué par un éclat d’obus, le 26 mars 1945 vers 17h20 dans la région de Driessen. Il n’y avait que quelques heures qu’Alfonse avait passé le Rhin avec son 2ème peloton et le premier échelon de combat de la 9.A.

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La famille d’Alphonse et la délégation du 4ème Bon de Fus. Photographe: Eric de Wallens (c)

Cette guerre il ne voulait pas la subir, Alfonse était un vrai patriote. Pour lui, Patrie, Belgique et drapeau Belge ne sont pas que de simples mots. Le vert de gris sur notre territoire était intolérable. Il a cherché comment défendre son pays contre l’envahisseur. Il s’engage dans l’Armée Secrète. Il sera de tous les coups durs, ses chefs et ses copains n’ont que des éloges pour lui. Vient l’heure de la libération et l’appel aux Volontaires de Guerre d’octobre 1944. Il s’engage au 4ème Bon de Fus et va servir avec la même ardeur son bataillon et la 9ème Armée Américaine jusqu’à cette fameuse date du 26 mars 1944. Malgré lui, il sera le 1er soldat Belge de la nouvelle armée de notre pays mort au champ d’honneur.

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La Belle-Soeur d’Alphonse et Mr Van Overbergh, un copain de la même compagnie, dépose les fleurs sur la tombe. Photographe: Eric de Wallens (c)

Le 26 mars dernier, une dernière cérémonie avait été organisée à 11h00 devant la tombe d’Alfonse, au cimetière de Leuven. En présence de sa belle-sœur, Madame Verlooy et d’Etienne, le fils de celle-ci. Aux côté de la famille, Henri Taymans, Raymond De Moor, Jacques Somers et Albert Van Overberch formait la délégation du 4 Bon de Fus. Tandis que madame De Moor et Christine Waregne représentait les sympathisants de la Fraternelle. C’est au son du Last Post et de la Brabançonne joué par un trompette que Madame Verlooy et Albert, très ému, ont clôturés la cérémonie par un dépôt de fleurs. La journée s’est terminée par un agréable dîner dans un restaurant d’Heverlée, C’est à ce moment que Jacques Sommers, remis à Madame Verlooy la médaille ETO, l’European Theater  of Operations. « Si l’un d’entre nous avait droit à cette médaille, dit-il à Madame, c’est bien Alfonse »

Photographe et reportage : Eric de Wallens

 

Waterloo 1815

Logo Fondation M.E.R.CiLa Fondation M.E.R.Ci, son Président, Monsieur Michel Jaupart, sa Directrice, Madame Vinciane Georges ont le plaisir de vous inviter à la conférence donnée par Monsieur Philippe RAXHON. Professeur d’histoire contemporaine et de critique historique à l’Université de Liège, membre du Comité d’accompagnement scientifique pour la rénovation du site de Waterloo, Président du Conseil de la transmission de la mémoire en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Waterloo 1815 : le choc de l’événement, la puissance de sa mémoire

Egalité des citoyens devant la loi, séparation des pouvoirs, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté de réunion, liberté des cultes, légalisation du divorce, création de l’état-civil, industrialisation, renforcement de la puissance publique, communication politique, autant de principes et de concepts à la base du monde occidental contemporain…, une belle occasion de découvrir les héritages contrastés laissés respectivement par le 18e siècle, la Révolution française, le Consulat et l’Empire.

Mercredi 13 mai 2015 à 20h00

Adresse du jour : Salle “Les Combles”
Rue des Carmes, 22
6900 Marche-en-Famenne
Inscription souhaitée – Entrée : 5€

084/320 881 –  info@lamerci.bewww.lamerci.be
Fondation M.E.R.Ci – Rue de la Plaine, 11
6900 Marche-en-Famenne

Un grand Monsieur de l’Edition nous a quittés : Charles BLANCHART

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Photographe: Jean-Luc Ernst (c)

Charles Blanchart est parti, le 30 septembre 2014, comme il a vécu, avec une grande discrétion, à tel point que c’est, récemment,  au hasard d’une visite sur le site des Editions Masoin1, anciennement Editions Blanchart,  dirigées par ses soins depuis de longues années, que j’ai découvert l’annonce de son décès, avec une grande tristesse.  J’avais fait sa connaissance dès le début des années 1980 au Salon du Livre de Bruxelles. Nous avions, en commun, une immense affection pour le Congo, ex-Belge, où nous avons vécu de très longues années, ce qui avait rapidement créé des liens d’amitiés entre nous. Notre dernier bavardage date du mois de juin 2014, il se savait au bout de sa vie et y faisait front courageusement .

blanchart08Le monde de l’édition était un de ses domaines de prédilection, il avait repris la société de son père déjà établie avenue Ernest Masoin, 15 à Jette (B-1090). Le rez-de-chaussée de sa maison était une « caverne aux trésors » : outre des livres, on y trouvait de grands et hauts rayonnages de cartes postales, d’images pieuses, de chromos scolaires concernant la faune ou la flore, des calendriers illustrés, et j’en passe. Des artistes peintres animaliers lui avaient confié leurs dessins ou leurs peintures afin de les éditer dans les formats que lui, Charles Blanchart, choisissait afin de les mettre en valeur et les faire connaître.  Passionné par les chemins de fer, belges en particulier, il avait édité plusieurs livres sur le sujet y compris sur ceux de l’ex Congo-Belge. C’était une façon de rendre un grand hommage à tous ces hommes, congolais et belges, entre autres, qui ont été tellement héroïques au vu des énormes difficultés rencontrées tout au long de la création de ces lignes ferroviaires, au début du siècle passé.

blanchart07Charles Blanchart a publié  une trilogie ferroviaire remarquable dont le premier tome a été publié en 1993 : « LE RAIL AU CONGO BELGE – 1890-1920 », il comporte 400 pages (210 x 295) et plus d’un millier de photographies, cartes et autres schémas ; paru six ans plus tard, en 1999, le second tome couvre la période 1920-1945, il est illustré de 1.565 photographies, cartes et autres documents iconographiques au sein de 432 pages (210 x 295), ce tome II arriva à point pour célébrer le centenaire de l’inauguration de la liaison ferroviaire Matadi-Léopoldville (Kinshasa) ; enfin le troisième tome, paru dans le courant du mois de février 2008, s’étend de 1945 à 1960 et compte 432 pages (210 x 295) et 1.730 illustrations, cartes et schémas. Plus de trois mille photos ont été réunies dans cette trilogie qui est une véritable mine d’or de documentations et de souvenirs merveilleux. Elle est une des preuves des considérables réalisations faites par les belges dans ce merveilleux Congo que la Belgique doit au génie du Roi Léopold II (1885) et a eu en gestion jusqu’au 30 juin 1960.

blanchart05« ALBERTVILLE – KALEMIE » la ville et son territoire des origines à 1965 : « … depuis mon court séjour à Kalemie en 1990, le désir d’écrire l’histoire de ma cité natale et d’étudier le peuplement de son territoire depuis l’époque précoloniale restait en projet dans mon esprit » écrit Guy Weyn dans le communiqué de presse que m’a envoyé Charles Blanchart au mois de mai 2010. L’auteur a eu la grande chance de pouvoir retourner dans sa ville natale, avec son épouse et son fils, dans cette si jolie ville qu’était Albertville au bord  du majestueux et fougueux lac Tanganika.

 

blanchart02Le « Patron » des Editions Masoin a également aidé, par ses conseils, plusieurs auteurs, soit à la relecture, soit à la publication, soit à la diffusion, de livres remarquables par leurs narrations et témoignages d’une époque, certes révolue, mais encore tellement présente dans nos mémoires ; en tout cas, ce sont des faits réellement vécus et relatés par les auteurs, et non pas écrits par certains « écrivains ou journaleux » hommes ou femme et professeur d’Université, belges ou autres, qui, du fond de leur bureau ou du haut de leur suffisance, ont épilogués sur un ou des sujets ayant trait au Congo Belge dont ils ignoraient et ignorent encore tout.

 

Ainsi, c’est là que j’ai découvert ce petit livret-album-DVD de souvenirs qui, comme d’autres, me sont chers. « BELGISCH CONGO BELGE » regroupe des vues filmées par trois cinéastes coloniaux belges de renom : Ernest Genval (1884-1945 à Dachau), Gérard De Boe (1904-1960) et André Cauvin (1907-2004) dont le film le plus connu est « BWANA KITOKO » tourné en 1955 à l’occasion du premier voyage du Roi Baudouin au Congo-Belge.

blanchart10De même, Charles Blanchart est un de ceux qui apportèrent leur aide à Georges Antippas pour la réalisation de son  livre « Pionniers méconnus du Congo Belge » qui est un très bel hommage, empreint d’une profonde nostalgie, à toute la communauté des Hellènes qui vécut au Congo ; sa famille y était présente dès 1895, lui est né à Kolwezi en 1956. Ce beau et grand livre, couleur sépia en couvertures, de 346 pages comprenant de nombreuses photos, est une très heureuse initiative.

 

blanchart03Dans la série de livres publiés aux Editions Masoin, « LE CONGO AU TEMPS DES BELGES– l’Histoire manipulée – Les contrevérités réfutées – 1885-1960 », paru en 2011, co-écrit par André de Maere d’Aertrycke, André Schorochoff, Pierre Vercauteren et André Vleurinck. « Ce livre constitue la réponse collective de quatre anciens coloniaux, à tous ceux qui s’évertuent à donner par leurs paroles, leurs écrits et leurs images, une vision erronée de l’action des Belges au Congo, que ce soit au temps de l’Etat Indépendant du Congo de 1885 à 1908 ou durant l’époque du Congo-Belge de 1908 à 1960 », est-il écrit en couverture arrière de ce livre. Enfin ! il est plus que temps de valoriser le travail des belges au Congo.

 

blanchart04En 2011, le terrible livre de Patrick Nothomb, témoignage émouvant, « DANS STANLEYVILLE » a été réédité aux Editions Masoin : il s’agit de «la plus grande prise d’otages du 20ème siècle ». Relatant les effroyables événements qui se sont déroulés en 1964, à Stanleyville (qui a repris son nom ancien, Kisangani, après le mois de juin 1960), ce livre a été terminé le 30 juin 1966, mais publié en 1993. L’auteur précise : « Le Ministère belge des Affaires étrangères, appliquant des règles dont j’approuve pleinement la motivation – servitude et grandeur des fonctionnaires -, ne m’a donné son « imprimatur » qu’en 1992 ». Quand Charles Blanchart me l’a expédié, un peu avant le week-end de Pâques 2011, il m’écrivait « Je poursuis mon chemin !»

 

Corroborant ce récit, et publié aux Editions Masoin, «HER JAAR VAN DE DRAAK – CONGO 1964 » de Eddy Hoedt, ancien para-commando belge, publié en 2011, s’est ajouté à cette série de documents vécus ; il a été traduit en français en 2014 par Baudouin Peeters, sous le titre « L’ANNEE DU DRAGON – CONGO 1964 ». Ce livre relate la périlleuse opération « OMMEGANG » du 24 novembre 1964 : une centaine de para-commando ont sauté d’avions de transport C-130 de l’Armée américaine, sur Stanleyville, afin de sauver des centaines de ressortissants étrangers, dont 525 belges, des mains des rebelles Simba (Lion, en Swahili) de la très éphémère et sanglante armée de la République Populaire du Congo (janvier à novembre 1964), dirigée par Christophe Gbenye avec Gaston Soumialot en tant que ministre de la Défense. Ils étaient en grave rébellion contre le gouvernement de la RDC et ont perpétrés des exactions abominables, contre des congolais et des européens, dont des belges. Ce 1er Régiment de para-commando s’est ensuite dirigé vers Paulis, au nord de Stan’ pour la même raison.

 

blanchart09Dans ce même esprit de « rectification » vis-à-vis des historiens et des détracteurs de l’œuvre des Belges au Congo,  Charles Léonard  est l’auteur de « CONGO – L’Autre Histoire – De Léopold II, fer de lance de l’antiesclavagisme, à l’esclavagisme des multinationales » paru en fin d’année 2014. Charles Blanchart qui m’en avait longuement parlé, a éprouvé une grande émotion quand, in extremis, il a pu le tenir en mains, tout fraîchement imprimé, avant de nous quitter. « Ce livre est une entreprise familiale » m’a écrit Ariane Léonard « j’y ai travaillé durant cinq ans  aux côtés de mon père. Sans lui le livre n’aurait pas vu le jour, sans moi non plus. S’il est le fonds, je suis la forme et le tableau qui figure sur la couverture a été peint par ma mère ».

 

Charles Blanchart a été remarquablement bien au bout de son chemin, en prenant son dernier train.

 

Henrianne van Zurpele pour www.objectifmag.be  – Rencurel (F), le 31 mars 2015

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Genval

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_De_Boe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Cauvin

http://advalorum.weebly.com/lanneacutee-du-dragon-congo-1964.html