Le 43ème chapitre de l’Ordre de Château Thierry

L'Ordre de Château Thierry

// Photographe: Eric de Wallens (c)www.objectifmag.be

Le 31 mai 2015 dernier, l’Ordre de Château Thierry tenait son 43ème Chapitre à Anseremme, à côté de Dinant. Cet ordre, fondé en 1972, n’est pas une confrérie, il se veut d’honorer les personnalités civiles, militaires, religieuses se souciant de la défense, de l’environnement et du tourisme nautique de la Meuse.

 

L'Ordre de Château Thierry

Dans le fond de la cour, le Prieuré d’Anseremme. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Les origines de l’Ordre de Château Thierry remontent à plus de 50 ans. En 1964, à Waulsort à quelque 4 kms de Dinant. Lors de la création du club nautique : le Yacht Club de la Haute Meuse, le Y.C.H.M. Et donc, en 1972, Jean Dupiéreux, avait déjà pressenti que la vallée de la Haute Meuse était menacée. On ne parlait guère d’environnement à l’époque, on était encore loin du Contrat de Rivière il était dont important d’essayer de protéger cette partie du territoire d’un grand intérêt paysager, écologique et culturel. Jean Dupiéreux créa l’Ordre de Château Thierry qui n’est donc pas une confrérie. Jusqu’en 1991, il en fut le Grand Maître. A sa disparition son fils Bernard repris le flambeau.

L'Ordre de Château Thierry

Nouvellement intronisée, Madame Isabelle Moinet, Député CDH en conversation avec Monsieur le Bourgmestre MR de Dinant, Richard Fournaux. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Cet ordre doit son nom à un vieux château du Xème siècle dont les ruines dominent la Meuse à Waulsort. Il fut démoli plusieurs fois dont la dernière en 1675 par les troupes de Louis XIV. En effet, les abbés de Saint-Hubert possédaient un logis seigneurial adossé à une église de style roman, le Prieuré. Elle fut d’abord une résidence d’été pour ensuite devenir, au  XVIIème siècle, une ferme qui sera louée. Les abbés y avaient un appartement abbatial et une prison pour la cour de justice qui se réunissait sur une place toute proche.

L'Ordre de Château Thierry

D’autres intronisés, les Bourgmestres des villes situés autour de la Base de Florennes. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Aussi, c’est au son des cors de chasse que les nombreux invités furent accueillis pour l’ouverture de ce Chapitre, dans la superbe cour du Prieuré d’Anseremme. Cadre grandiose pour cet événement annuel, situé au bord de Meuse. Après le discours de bienvenue. C’est avec beaucoup d’intérêt que l’assemblée constitué de civils de tous rangs et militaires, tant aviateurs que marins, sans oublier la marine marchandes ont assisté à l’intronisation des nouveaux venus.

Château Thierry 2015

Diplôme de l’Ordre de Château Thierry (c)

Sont nommés:
Grand Croix > Adjudant Rudi Fontaine.
Grand Officier > Monsieur Delforge. Bourgmestre de Mettet.
Grand Officier > Monsieur Delpire. Bourgmestre de Philippeville.
Grand Officier > Monsieur Delizee. Bourgmestre de Viroinval.
Grand Officier > Monsieur Bastin. Bourgmestre de Onhaye.
Grand Officier > Monsieur Helson. Bourgmestre de Florennes.
Grand Officier > Madame Poulin. Bourgmestre de Walcourt.
Grand Officier > Madame Fassiaux. Bourgmestre de Chimay.
Grand Officier > Lieutenant-Colonel d’Aviation B.E.M Cédric Kamensky.
Officier > Madame Dominique Lallemant.
Officier > Madame Isabelle Moinet. Députée au Gouvernement Wallon.
Officier > Madame Marie-Jeanne Boulard-Hody.

Château Thierry 2015

// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’autres ont reçus un prix pour le grand intérêt qu’ils ont pour leur métier:
Le Premier-Sergent Kevin Gleton reçoit le prix « Colonel Aviateur Lallemant ».
Le Premier-Sergent Arnaud Mazy reçoit le prix « Colonel Aviateur Robert Fabry ».
Le 1er Maître-Chef Pascal Tordeur reçoit le prix » Commodore Robins ».
Le Colonel-Aviateur e.r. Pierre Léonard reçoit le prix « Bernard Dupiereux ».
Le Lieutenant d’Aviation Rudy Marchal reçoit le prix « Jean Offenberg ».

Après le vin d’honneur, un délicieux buffet froid fut dégusté dans une ambiance très conviviale.
Photographe et reportage Eric de Wallens ©

Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales

federationwalloniebruxellesA l’initiative de la Ministre des Droits des femmes et de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté la semaine dernière le plan intra-francophone 2015-2019 de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales.

Ce nouveau plan, également adopté par les Gouvernements de la Région wallonne et de la Commission Communautaire Française (COCOF), s’inscrit en cohérence avec le Plan national de lutte contre les violences basées sur le genre. Il intègre aussi les exigences de la Convention d’Istanbul signée par la Belgique en 2012 sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Alors que le Plan intra-francophone 2010-2014 visait les violences telles que les mariages forcés, les mutilations génitales et les violences liées à l’honneur, le plan 2015-2019 renforce et étend son champ d’action à la lutte contre les violences sexuelles. Conformément à la volonté des Ministres en charge de l’Egalité des chances au sein des entités fédérées, la lutte contre le viol, le harcèlement sexuel et la prostitution sera au cœur des priorités de ces trois Gouvernements.

Concrètement, ce plan intra-francophone contient 6 principales lignes directrices (violences entre partenaires et à l’égard des enfants, mariages forcés, mutilations génitales féminines, violences liées à l’honneur et violences sexuelles) déclinées en 176 mesures attribuées aux différentes entités pilotes pour leur mise en œuvre (Région, Fédération Wallonie-Bruxelles, COCOF, OIP, etc.). Parmi ces mesures, figurent notamment la désignation de personnes référentes « mutilations génitales » au sein des hôpitaux, de l’ONE, des PMS, SAJ, services de police, etc., l’établissement d’un protocole d’intervention pour renforcer l’accueil et la prise en charge des victimes de mariages forcés et de violences liées à l’honneur ou encore la création d’une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de viol.

La Ministre des Droits des femmes se réjouit de ce nouveau plan qui met en lumière et incorpore les violences sexuelles : « Intégrer les violences sexuelles au plan intra-francophone va permettre de mettre en exergue cette forme aberrante de violence faite aux femmes. Forts de cette concertation sur les volets sensibilisation, prévention, prise en charge des victimes et accompagnement pour sortir du cycle des violences, nous adresserons nos priorités au gouvernement fédéral pour que le nouveau plan d’action national puisse proposer une action concertée de tous les niveaux de pouvoirs ».

Violence : Quelques chiffres édifiants

–      1 femme sur 7 a été confrontée à au moins un acte de violence commis par son (ex)-partenaire au cours des 12 derniers mois

–      Environ 3000 viols sont enregistrés par an. Mais seulement 1 victime sur 10 porte plainte

–      Chaque jour, 7 viols sont commis

–      Plus de 13.000 femmes excisées et 4.000 fillettes à risque vivent sur le territoire belge

–      En 2013, les statistiques policières ont recensé en Belgique 39.746 procès-verbaux relatifs à des faits de violences conjugales

–      En 2013, les violences conjugales ont entraîné la mort de 162 personnes

 

Communiqué : Fédération Wallonie-Bruxelles. Direction de l’égalité des chances

 

4 siècles de notre histoire monétaire

monnaienamur(c)VilledeNamur

(c) Ville de Namur

Frappez votre propre pièce de monnaie et repartez avec un liard de Maximilien-Emmanuel de Bavière ! Philippe le Bon, Charles Quint, Guillaume d’Orange et d’autres ont régné entre 1434 et 1830 sur les Pays-Bas bourguignons et les états héritiers. Quatre siècles durant lesquels une monnaie commune avait cours dans l’équivalent actuel de la Belgique, du G-D de Luxembourg, des provinces du  sud des Pays-Bas et du nord de la France réunis. L’étude des émissions et des réformes monétaires de l’époque est un excellent moyen d’aborder l’histoire. Une histoire qui est aussi la nôtre puisque ces quatre siècles d’évolution des territoires et des familles régnantes dans les Pays-Bas bourguignons mènent à  la naissance de la Belgique.

4 siècles de notre histoire monétaire au Musée archéologique de Namur

Ce dimanche 12 juillet (14h), Alain Fossion, commissaire de l’exposition, proposera une visite guidée sur l’histoire des monnaies.  Venez visiter l’exposition en famille,  frappez votre propre pièce de monnaie et repartez avec un liard de Maximilien-Emmanuel de Bavière !

Visite guidée et animation gratuites sur réservation au 081/23 16 31.

Accessible aux enfants à partir de 6 ans.
Prochaines visites guidées les dimanches 16 août et 6 septembre à 14h
Expertise gratuite de vos monnaies le mardi 14 juillet de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h sur réservation au 081/23.16.31.
Frappe de monnaies : tous les jours à 15h.

Pour en savoir plus:
Une organisation du Musée archéologique en partenariat avec la Société archéologique de Namur.
www.ville.namur.be et www.lasan.be

Le Pavillon des passions humaines

Relief-Lambeaux-mrah

Relief Lambeaux (c)mrah

À nouveau blanc comme neige Fin 2013, le Fonds Inbev-Baillet décidait d’honorer le dossier de restauration du relief monumental en marbre Les Passions Humaines de Jef Lambeaux (1852-1908). Les travaux, d’une valeur de € 36.689, commencèrent le 11 mai et prirent fin le 26 juin. Ils ont été exécutés par l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA). Cette restauration est la phase finale d’une importante campagne. L’année dernière déjà, le pavillon conçu par Victor Horta (1861-1947) avait été remis à l’honneur. Le monument rayonne désormais, littéralement, comme jamais auparavant. Personne n’avait  jamais pu le voir tel qu’il se présente aujourd’hui. Une longue histoire L’histoire des Passions Humaines est assez célèbre. Le renommé sculpteur anversois Jef Lambeaux présenta en 1889 un dessin grandeur nature destiné à un relief monumental. L’année suivante, l’État belge lui confia la charge de le réaliser en marbre de Carrare. L’emplacement choisi fut le Parc du Cinquantenaire, qui venait de voir le jour et auquel la présence de monuments ferait grand bien. L’architecte Victor Horta, encore inconnu à cette époque, se vit confier la conception d’un bâtiment destiné à servir d’écrin au chef-d’œuvre de Lambeaux. La légende veut que le relief des Passions Humaines soit resté sous les verrous durant des décennies à cause de son soi-disant caractère immoral. La raison véritable est en fait la confrontation entre Lambeaux et Horta, deux très fortes personnalités. L’architecte créa un petit bâtiment à portique. Le sculpteur approuva le projet dans un premier temps, mais se ravisa par la suite et émit le désir de remplacer la colonnade par un mur. Horta tint bon et le pavillon fut construit conformément à son projet. Extrêmement mécontent, Lambeaux ralentit dès lors la réalisation du relief en marbre dans l’espoir d’obtenir gain de cause. En conséquence, le monument tel qu’Horta l’avait conçu ne put être inauguré que le 1er octobre 1899, soit neuf ans après la commande par l’État belge ! Jef Lambeaux, de son côté, ne se considérait cependant pas vaincu. Une intervention de sa part provoqua, après son ouverture, la fermeture immédiate du pavillon par une clôture en bois. Le bâtiment et le relief se détériorèrent… Après le décès de Jef Lambeaux en 1908, les choses se précipitèrent. En hommage au regretté sculpteur, il fut finalement décidé de réaliser son rêve. Un mur fut élevé à l’endroit où se dressaient les colonnes qui, quant à elles, furent avancées, en même temps que le fronton. Une porte au milieu du mur donnait accès au relief. Mais elle resta fermée : il n’y eut pas de nouvelle cérémonie d’inauguration en 1910 et on ne profita même pas des travaux pour procéder au nettoyage du relief encrassé. Les Passions humaines entrèrent dans l’oubli avec toutes les conséquences qui en découlent… Qui se termine bien! Depuis 2000 déjà, les Musées royaux d’Art (MRAH) et la Régie des Bâtimentsmilitent pour la restauration des Passions Humaines. Depuis cette époque, le bâtiment a été accessible ponctuellement. Entretemps, la restauration fut préparée dans les moindres détails et des crédits activement recherchés. Cerise sur le gâteau, le Fonds Inbev-Baillet Latour accepta de financer la restauration du relief. L’histoire d’un pavillon à l’abandon dans lequel une œuvre soi-disant immorale est en train de se dégrader appartient désormais définitivement au passé. En retrouvant sa couleur blanche comme la neige, débarrassé de saletés en surface et de ses jointures noircies, le relief des Passions Humaines gagne encore en monumentalité, comme s’il venait d’être sculpté dans un seul bloc de marbre de Carrare de 6,30m sur 11,15m. Durant toute la période de l’heure d’été, les mercredis, samedis et dimanches après-midi, les visiteurs peuvent se laisser aller au trouble des passions humaines transposées dans la pierre, telles qu’une bacchanale, la maternité, des hommes nus combattant, la mort…

 

Pour en savoir plus : www.mrah.be

Le salon de la photo 2015

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L’affiche du salon de la photo 2015 (c) Théo Gosselin

En rupture avec les codes, Théo Gosselin nous ouvre les portes de son univers et signe le visuel de l’édition 2015 du Salon de la Photo à Paris. Les grands espaces, la jeunesse, la liberté, l’amitié… sont autant de thèmes qui se reflètent dans le travail de ce jeune photographe.

Théo Gosselin signe l’affiche 2015

Né en 1990 au Havre, Théo Gosselin a d’abord entrepris des études de graphisme avant de s’orienter tout naturellement vers la photographie. Dès l’adolescence Théo immortalisait ses proches, baignés dans un contexte punk et branché culture skate… A l’Ecole Supérieure d’Art et de Design d’Amiens sa passion se confirme. Son road trip américain d’est en ouest en 2012 lui inspire alors ses thèmes de prédilection : saisir la jeunesse et la liberté en plein air pour en capturer toute l’intimité. Il en tire notamment le projet multimédia Goodbye Horses.

De retour en France, Théo Gosselin cite volontiers Nan Goldin, Larry Clark, Ryan McGinley ou Yougo Jeberg comme influences majeures. Travaillant en argentique, le photographe utilise toujours des focales fixes de 24, 35 ou 50 mm avec une préférence pour le 35. Très présent sur le web, Théo y publie son travail