Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945

Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 -1945

// Eric de Wallens (c)

Il y a quelques mois, notre Rédac Chef, Eric de Wallens, a commencé l’écriture d’un livre sur les volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945. En effet, à cette époque, le conflit n’est pas terminé, et les Alliés ont besoins de renfort pour couvrir leurs arrières, mais aussi faire un boulot de police militaire en surveillant des ponts, des axes importants, des dépôts de munitions, des prisonniers etc… A l’origine ils ne devaient pas aller au feu, mais c’est la guerre et beaucoup d’entre eux y ont été en Belgique, en Hollande et en Allemagne. Plusieurs ne sont jamais revenus…

5300 jeunes gens ont répondus à l’appel de notre gouvernement. Six bataillons ont étés formés dès le début du mois d’octobre 1944, un peu partout en Belgique. Le 1er, 2ème et 3ème bon de fus étaient néerlandophones et rattachés au 12ème Groupe d’Armée Britannique Les 4, 5 et 6ème Bon de Fus étaient Francophones et rattachés au 21ème groupe d’Armée US. Au sein des 1er, 3ème, 9ème et 15ème Armée des Etats-Unis.

memorialday03Eric de Wallens

Volontaires de guerre des 4ème et 21ème Bataillon de fusiliers au cimetière militaire Américain de Neuville en Condros. // Eric de Wallens (c)

Chaque bataillon comptait 801 hommes, officiers, sous-officiers et hommes de troupes. La grande majorité venait de la résistance. Le premier bataillon à accueillir les volontaires de guerre (VG) était le 4ème bataillon de fusiliers rattaché à la 9ème armée Américaine. Cette unité a été formée avec de jeunes Bruxellois. Pourquoi le premier bataillon ? C’est simple, ils sont rentrés un jour avant les autres. En 1945 la Belgique comptait 47 bataillons de fusiliers. Ceci sans compter les pionniers, les bataillons de Génie, les compagnies de transport et les Brigades d’Irlande.

Ce livre racontera la vie de ces jeunes gens, par des témoignages de survivants de différents bataillons. Ils ont tous minimum 90 ans aujourd’hui. Comment ils ont vécus pendant l’occupation et ensuite la vie au sein du bataillon. Mais aussi pourquoi avoir créé ces bataillons, qui a eu cette idée et quand. Ce livre sera aussi illustré de photos d’époques et d’aujourd’hui. J’ai déjà lu quelques pages de ce livre, j’en ai discuté avec Eric, cela va être passionnant. Il faut encore un peu attendre, il devrait avoir terminé l’écriture vers la fin de 2016.

Cathy de Senonchamps (c)
 

 

 

Guerre en Vercors et Haute-Savoie, en France !

bleu01Cette histoire tragique nous a été racontée bien tardivement mais dans un cas de ce genre, il n’est jamais trop tard pour bien faire, il me semble. Lors d’un crime envers un ou des humains, une enquête est lancée, rapidus ! Mais tuer un animal innocent, avec ou sans raison, n’est-il pas un crime aussi ? Personnellement, je le crois, surtout quand on sait que le bouquetin ne peut plus être chassé depuis 1962 et qu’il est protégé depuis 1981.

Bleu-Bleu est un bouquetin bien connu dans les Gorges de la Bourne, et le 10 mai 2015…
In Memoriam. >Henrianne van Zurpele (c)<

Sur la route des Gorges de la Bourne qui mène à Pont-en-Royans circulent beaucoup d’automobiles, dont quelques dangereux « fous du volant » se croyant sur un parcours de courses, des motards dont certains oublient l’élémentaire de la sécurité, des cyclistes courageux mais peureux de l’attitude des autres, ainsi que des habitants du Vercors, à deux ou à quatre pattes… C’est de l’un d’eux qu’il faut connaître la triste histoire qui a terminé son heureuse vie durant dix-huit années, dans le Vercors :
Avec un copain, Bleu-Bleu, le bouquetin bien connu dans sa tribu mais aussi de quelques humains locaux, a décidé, un matin de ce mois de mai dernier, d’emprunter, une fois de plus, la route des Gorges de la Bourne ; « il ne faisait de mal à personne et faisait involontairement l’animation locale », m’a-t-on dit « de plus on le connait par ici, on le voit souvent ».

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(c)Serge Lombard

La bêtise humaine est intervenue, évidemment, à mauvais escient et ce n’est pas la première fois, en Vercors ; il s’agit d’une cascade d’incompétences a dit le biologiste Jean-Pierre Choisy.
Bleu-Bleu, un des 35 Seigneurs des Alpes (Capra ibex) réintroduit dans le Vercors, depuis 1981, avait dix-huit ans ; il y vivait depuis 2002. Son prénom lui avait été donné après la pose de « boucles d’oreilles bleues » d’identification.
Ce n’était pas la première fois qu’il était vu et même admiré au Pont de la Goule noire. Seulement, cette fois, il lui a pris la fantaisie de déranger les humains de passage, au point de vouloir leur faire comprendre qu’il était sur « son territoire ». (Comme les ours l’ont été, jadis). Sans nul doute, par sa présence sur la route sinueuse, il a dû surprendre, des usagers, sur deux ou quatre roues, ne le connaissant pas. Il a été décrit comme « étant menaçant » ! Je pense plutôt apeuré, il s’est cru attaqué et a voulu se défendre » m’a dit un ami qui a vu la scène.

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(c)Serge Lombard

La gendarmerie n’a pas pensé à interdire la route des deux côtés, même pour quelques heures (pauvres automobilistes, cyclistes et autres déjà si malmenés par les travaux depuis sept ans !), quitte à instaurer, à nouveau, le détournement par Herbouilly. Aucun vétérinaire n’était disponible pour lui envoyer une fléchette anesthésiante afin de pouvoir le déplacer (comme on le fait au Canada avec les ours et en Afrique centrale et du sud avec les félins, par exemple). Le plus simple a donc été d’abattre le vieux bouquetin, dont l’autopsie l’a révélé en très bonne santé. Quel gâchis !
Prévenu, le Directeur du cabinet du préfet de la Drôme a estimé que le bouquetin présentait un danger de collision avec les véhicules circulant dans ces mêmes gorges « il représentait une atteinte à la sécurité publique, sur voie publique ». Outre cet argument, la préfecture a jugé qu’il s’agissait « d’un spécimen âgé, blessé à la patte arrière gauche, agressif et signalé en divagation dans le secteur depuis plusieurs semaines » et qu’il était impossible « de le capturer et de le relâcher dans un lieu plus adapté à son habitat naturel ».Si ce pauvre vieux était si dangereux, comment expliquer que des hommes, (pauvre animal sans défense), aient réussi à lui passer une corde autour d’une corne pour le trainer derrière un 4×4 ?? « Il suffisait de le relâcher un peu plus loin ».

« Qui est l’animal…? » m’a écrit une amie vertacomicorienne, aussi révoltée que moi. Elle ajoute : « cette histoire nous a Tous choqué !! Amoureux des Bêtes ou Chasseurs, à l’unanimité, une HONTE !!!! »
Effectivement, pour une fois, les deux adversaires étaient d’accord.
Bleu-Bleu a été lâchement abattu ; qui était le plus dangereux à ce moment-là ??? Or, il était protégé, en France, depuis 1981. Le PNRV, garant de la protection des espèces animales, n’était apparemment pas au courant de cette histoire ; l’information ne lui est revenue qu’après l’exécution de ce pauvre Bouquetin. A-t-il porté plainte, comme il l’a dit ? Où en est le dossier ?
Originaires de Vanoise, les bouquetins ont été réintroduis par le PNRV dans le courant des années 2000. Cinq ans plus tard, on en comptait une centaine, parfaitement adaptés à leur nouveau territoire. Ils sont d’un naturel placide et peuvent être approchés de très près…

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(c)Serge Lombard

Qui a gardé « en souvenir » le trophée de ses majestueuses cornes ? Bleu-Bleu mérite qu’une plaque commémorative soit installée sur le lieu même de sa mort ou que la commune de Rencurel demande à Serge Lombard de lui ériger un monument. Elle pourrait faire un appel de dons…
En cherchant sur le web, j’ai trouvé des reportages et avis sur cet assassinat dont je vous communique les deux meilleurs liens en bas de page ainsi qu’un autre très instructif.
Cette triste histoire m’en rappelle une autre, en tout point semblable, qui s’est passée en haut du piétonnier de Villard-de-Lans ; cette fois-là, avec un jeune cerf égaré de sa forêt proche. Il a subi un sort identique, sous les yeux d’un enfant, il y a quatre ou cinq ans. Cela c’est sans doute aussi fait « dans l’intérêt de la sécurité publique » ? Lui non plus n’était pas blessé, seulement apeuré.
Le fait que les animaux sont les premiers habitants du monde, dont le Vercors fait partie, est généralement oublié. Une réflexion assez pertinente m’a été faite : « les humains s’entre-tuent pour oui comme pour un non, ils ne cessent de se faire la guerre, alors un animal tué, fusse-t-il protégé, où est le drame ? »

Dernière minute :
Alors que les bouquetins sont protégés, (relire ci-dessus), entendu sur France Culture, hier à 22h et confirmé sur le site ci-dessous :

http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/biodiversite/20151008.OBS7300/l-abattage-massif-des-bouquetins-du-bargy-est-en-cours.html
mais aussi par « l’Anses » et la Frapna que j’ai contactés : Bargy, au nord des Aravis est bloqué par des agents de la chasse et autres, sur ordre du Préfet de la Haute Savoie, dans le but d’abattre (200 ?) bouquetins « soupçonnés » de véhiculer la Brucellose !! La région est bloquée par des agents de la chasse et autres, afin d’empêcher les journalistes de passer, de photographier et de filmer.
Et cela, sans preuve d’analyse ! Ils (les agriculteurs aussi et surtout) ont déjà voulu, l’an dernier, abattre tous les bouquetins… Et après, que feront-ils des animaux abattus ? un grand feu de joie qui se communiquera à la forêt ? Ameuteront-ils les vautours ? Mais, à la réflexion, qui sont les vautours ???
Des liens vous mèneront aux différents avis et articles en question dans les écrits.

Henrianne van Zurpele, pour le texte © et Serge Lombard pour les dessins © – Juillet, août et septembre 2015.

Pour en savoir plus: Initiatives-Vercors.fr