La journée Nationale des Patriotes

Drapeau des Patriotes utilisé entre 1832 et 1838

Une journée Nationale des Patriotes. Tiens cela existe-il encore ? Et avec ce mot « Patriote » qui semble venir d’un autre temps, d’une autre époque où l’on croyait encore au patriotisme. A son pays, à son drapeau. Sa terre. Et cela représente quoi, un souvenir ? Oui sans doute. Mais se rappeler les anciens, qui peut avoir ce désir au niveau national ? C’est le Québec. En réalité, ce n’est pas un pays. Même si certains le désire, cela reste une des provinces du Canada. Mais elle a une identité très forte et vu sa superficie, elle est plus grande que bien des pays, comme la Belgique.

Illustration d’un Patriote

D’abord cela n’a rien à voir avec la fête nationale qui est le 24 juin. Non, cette journée se tient depuis 2002 le lundi précédent le 25 mai de chaque année. Mais qu’elle est son histoire ?
Comme je le disais, la journée Nationale des Patriotes est célébrée dans tout le Québec et commémore les luttes Patriotes de 1837 – 1838 pour la liberté et la reconnaissance nationale du peuple et de la démocratie. Chaque année elle est célébrée par des événements à caractère historique
Il faut savoir que l’une des premières fête, appelée « du Centenaire » est organisée à Saint-Denis de Richelieu en 1937 pour le centenaire descombats qui se sont déroulés le 23 novembre 1837.

Carte du Bas-Canada

Il faudra attendre 1962 et le 125ème anniversaire pour qu’une journée du souvenir soit organisée chaque année. Cela évolue, mais à l’aise. En effet, en 1982 le gouvernement vote un décret pour que cette journée soit honorée le dimanche avant le 23 novembre. 1994 arrive avec une reconnaissance historique des Patriotes du Bas-Canada et 2002 cette journée sera déplacée au mois de mai comme j’en parlais au début de cet article.

Plan de la Bataille de St Denis.

Des combats, des guerres, les hommes en font depuis qu’ils sont sur terre pour des tas d’idées différentes. Bonnes ou mauvaises, ils aiment le combat et à cette époque, ils n’étaient pas différents. la raison, cette fois, était un manque de pouvoir accordée au Parlement du Bas-Canada par l’Angleterre. Le Québec n’est pas encore le Québec, mais une province, plutôt une colonie Britannique. Même si beaucoup de français ou de personnes d’expression française peuple ces contrées.
Les élus désirent plus d’autonomie, certains veulent même rompre avec la monarchie et que la langue et la culture française soit reconnue.
Arrive 1837 – 1838, une rébellion éclate. 800 Patriotes vont affronter 300 Britanniques qui perdrons les combats. Cette bataille est depuis connue comme celle de Sain-Denis.

Eric de Wallens ©
Crédit Illustration : Wikipédia

Le Memorial Day

Le Memorial Day. Tiens, mais qu’est-ce que c’est ? Voilà une bonne question. Les américains ont le culte des vétérans, des anciens combattants, des volontaires de guerre, ce n’est pas comme en Belgique. Dans notre pays certains préfèrent les oublier. Cette tradition américaine remonte à la Guerre de Sécession, où, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Decoration Day, ancêtre du Memorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Le Mardasson // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Chaque année à la même période fin mai, début juin, se déroule le Mémorial Day. De par le monde, des milliers d’américains se rassemblent dans les cimetières militaires US afin de participer à une cérémonie en l’honneur des soldats morts au combat et enterrés loin de chez eux. Dans notre beau Royaume de Belgique, nous avons trois « jardins de pierres », à Waregem, Henri-Chapelle et Neuville-en-Condroz. Sans oublier le Mardasson à Bastogne. Là, ce Mémorial témoigne de la reconnaissance Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945.

Trois Volontaires de guerre du 4ème Bataillon de Fusiliers // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

L’histoire a tendance à ne retenir que les GI’s, c’est vrai que dans le périmètre de Bastogne il était nombreux. Mais Il y avait aussi des militaires des 5ème et 6èmebataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. C’est unité étaient rattachées à la 3ème Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège et proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché, lui, à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

Portes drapeaux et écoles assistent au Memorial Day au cimetière US de Neuville en Condroz // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Quoiqu’il en soit, Il n’y a pas que des américains qui assistent à cette cérémonie, chez nous, comme partout, le publique est invité à se recueillir en compagnie d’anciens combattants et Belges, ainsi que diverses Associations Patriotiques comme la Royal Union des Fraternelles des Anciens Combattants (RUFAC), la Fédérations National des Anciens Combattants (FNC) ou Servio pour ne citer qu’eux.

 

Reportage et archives photos : Eric de Wallens ©

Le Québec est sous eau

La rivière Shawinigan à Shawinigan. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Depuis plusieurs semaines, le Québec vit dans l’eau. En effet ce n’est pas moins de 124 villes et municipalités sinistrées. 1326 résidences, 700 personnes évacuées de leur maison. 309 routes sont touchées par la crue des eaux. Pour les anciens c’est du jamais vu depuis 43 ans. L’eau monte depuis le mois de mars suite à la fonte de la neige et à une pluie presque incessante.
En ce qui concerne le manteau blanc qui a recouvert le territoire Québécois, tout n’a pas encore disparu, au Nord de la Tuque, la blancheur recouvre encore le sol par endroit.

L’église de NIcolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Fleuve Saint-Laurent est sorti de son lit en profondeur dans les terres. Il a été demandé aux bateaux de naviguer doucement pour éviter des vagues trop fortes. La rivière St Maurice, la rivière Shawinigan, mais aussi tous les autres cours d’eau sont gonflés. La terre n’en peut plus, elle n’absorbe plus rien.
Et le pire est encore à venir selon le service météo, un long week-end de pluie arrive. Plus de 50mm d’eau en plus d’ici dimanche !

La rivière Nicolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le fleuve St Laurent à Trois Rivières. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Les citoyens disposent des centaines de sacs de sable autour des maisons. Mais l’eau s’infiltre partout. Il y a pénurie, plus aucun sac disponible dans les grandes surfaces. Il y a eu une ruée sur les pompes à eau également et les réserves sont à zéro.
L’armée est prête à intervenir, si le gouvernement le demande. Il est temps !
Les ouvriers communaux, les pompiers ainsi que les bénévoles ne savent plus où donner de la tête. La police est également sur le terrain. Il y a quelques jours, deux d’entre eux ont été blessés lors de l’effondrement de la route sous la voiture de patrouille à Sainte-Geneviève de Batiscan. L’eau avait miné le sous-sol. A Saint-Justin, ce sont les occupants d’une maison qui ont été évacués. Une bonne partie du jardin s’était affaissé.

La météo ne semble pas vouloir changer dans les prochains jours. Il faut être patient, mais comment l’être les pieds dans l’eau !

Reportage et photo. Eric de Wallens ©