Le THOPHEE ANDROS 2016 à Lans-en-Vercors

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

En janvier 2015, j’y avais remarqué un jeune concurrent très prometteur pour l’avenir du sport automobile : Toomas Heikkinen surnommé Topi. J’ai donc décidé, ce 23 janvier  2016, de l’interviewer quelques minutes. Ce fut la plus agréable rencontre de la soirée !

Sur le circuit du TROPHEE ANDROS 2016, à Lans-en-Vercors, en France, la Finlande était fort bien représentée…

Finlandais, comme l’est le célèbre Ari Vatanen1, héros des circuits automobiles de1970 à 2007, devenu  député européen pour la Finlande, puis pour la France, Toomas Heikkinen parle couramment l’anglais mais pas le français, quant à moi, c’est l’inverse. Il nous a donc fallu un interprète ; et, oh ! surprise, ce fut le fils aîné d’Ari Vatanen, Kim, qui comme son frère Marck, ont suivi les traces de leur père et sont également d’excellents pilotes de courses. L’accueil fut plus que chaleureux !  Kim Vatanen m’a emmenée vers une table où Toomas Heikkinen nous a rejoints :

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H : L’an dernier, j’avais repéré Toomas Heikkinen sur ce circuit de glace, au milieu de tous les français qui sont majoritaires ; il me semble très prometteur en tout cas, et est devenu mon préféré sur le Trophée Andros, voudriez-vous bien me le présenter ?
KV : Toomas a commencé vraiment à conduire à l’âge de six ans avec du karting, comme beaucoup de coureurs ; il en a fait de 2003 à 2007, pour bien se familiariser avec la conduite. A cet âge-là, il n’avait pas besoin de permis de conduire et il prouvait déjà son habileté de conduite et sa détermination à gagner. Il est très volontaire aussi. Mais sa carrière de pilote de circuit a démarré en 2008, il a participé à sept courses en un an sur voitures Renault. A partir de 2010, Topi a commencé à faire du Rallycross en championnat d’Europe et puis aux Etats-Unis où il a gagné cinq courses d’affilées ; pour moi, si je peux me permettre de le dire, il était une classe au-dessus des autres. Dès que le championnat du monde a été créé en Europe, en 2014, Topi y est revenu participer ; il a remporté la place de vice-champion de Rallycross. En 2015, malgré pas mal de soucis avec sa voiture et un accident, il a gagné une course en Belgique, à Mettet5 ; il a été deuxième au Canada. Il a participé aussi sur les circuits d’Allemagne, du Brésil, du Portugal, et de Turquie. Cela fait deux ans qu’il participe aux sept étapes du Trophée Andros : Val Thorens, Andorra (où il a remporté la 1ère place en 2016), Alpe d’Huez, Isola 2000 Alpes Maritimes (il y a été 3ème en 2014-2015), ici à Lans-en-Vercors, Clermont Superbesse et Saint Dié des Vosges.

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H : je vous ai pris déjà beaucoup de temps, je vais vous laisser tous les deux…
KV : Non, non, si vous avez encore des questions, il n’y a pas de soucis, Topi et moi sommes heureux de vous rencontrer…
H : d’où est originaire Toomas Heikkinen ? Quel âge a-t-il ?
KV : Toomas est né en Finlande, à Joenssu, le 27 mars 1991. C’est dans l’est du pays, en Carélie2, à la frontière Russe. D’ailleurs, mon père Ari Vatanen vient d’un petit village, Tuupovaara, qui n’est pas loin du tout de là, en Carélie du Nord, il y a de très bons pilotes ! A 24 ans il a déjà un palmarès imposant.
H : Combien de courses fera-t-il encore cette année ?
KV : il reste encore deux courses pour le Trophée Andros. Après il y aura les championnats de Rallycross qui commence au mois de mai au nord du Portugal, à Montalegre, il y a douze épreuves dans ce championnat du monde. Après il y aura Hockenheim en Allemagne, Mettet en Belgique où il a déjà remporté deux fois le « Mettet RX WORDL RX », puis en Angleterre…..je ne sais plus les autres.
H : Participera-t-il au Trophée Andros l’an prochain ?
KV : oui, ce n’est que la deuxième saison, le but c’est d’être là pendant un long terme ; c’est aussi la deuxième saison qu’il est pilote officiel chez Mazda, je pense et j’espère que l’on sera encore toujours là avec Mazda.
H : que pense-t-il du circuit du Trophée Andros à Lans-en-Vercors ?
A cette question, Topi a longuement répondu en finlandais à Kim.
KV : je vais essayer de me souvenir de tout ce qu’il a dit : il trouve que c’est un super circuit, même si les concurrents sont tous des français, c’est en France, mais le niveau est très élevé, très haut, et il y a vraiment des équipes très professionnelles et des pilotes très pointus qui sont là et il trouve que c’est l’endroit parfait pour lui passer l’hiver à participer aux sept courses du Trophée Andros.

En fait, Topi regrette d’être le seul concurrent non français.

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Au lieu de « quelques minutes » je suis restée trois quarts d’heure inoubliables, au stand Mazda nous avons bavardé à bâton rompu et ce fut un régal pour moi, un enchantement de gentillesse, de prévenance, de disponibilité de la part de ces deux pilotes finlandais, de passage en Vercors. Cela m’a évidemment charmée et changée de l’accueil indifférent de certains stands français.

Pour cette cinquième étape « 2016 » un pilote, déjà remarqué l’an dernier, Franck Lagorce, s’est imposé lors des manches du vendredi et du samedi, ce qui a bousculé le classement général ; il n’était plus qu’à quinze points de Jean-Baptiste Dubourg. Jean-Pierre Pernaut était absent, pour cause  « d’accident de jardinage », m’a-t-on dit, tandis que son fils, Olivier, a fait un tête à queue magistral faisant crier de stupeur quelques spectateurs. Je n’ai pas eu l’autorisation de l’interviewer dans son stand, tant pis ! En cliquant sur les liens, ci-dessous, vous pourrez vous remémorer ces instants, ou les visionner une première fois3 et 4.

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Les spectateurs étaient plus nombreux qu’en 2015 ; ce fut un énorme succès dont le promoteur de cet évènement, au sein du CML (circuit des Montagnes de Lans), Norbert Ingold, a certainement des raisons d’en être fier cette année, plus que les précédentes : le Trophée Andros a déplacé, outre le millier de personnes du personnel, en majorité bénévoles, cinq mille visiteurs sur le Vercors dont quatre mille ont « nuitées » entre ce village et Corrençon, en trois jours ! Beaucoup était en famille, avec leurs enfants de tous âges et les grands n’étaient pas les premiers à vouloir visiter l’espace, voir les voitures, les motos et les concurrents : « c’est la première fois que je viens et c’est magique » m’a dit Luc, un « grand » de six ans, installé sur le dos de son Papa, « je veux revenir l’année prochaine »… Malgré le froid et la gadoue un peu partout y compris sur le circuit, qui rendait le parcours plus problématique, l’ambiance des deux soirées a été très chaleureuse et une bonne humeur générale régnait sur tout l’espace. A la buvette extérieur où les visiteurs pouvaient commander des boissons chaudes et des petites collations, « ce fut du délire, nos réserves ont été épuisés, le samedi soir, avant la fermeture… » m’a dit un des bénévoles ; tandis que Christian, aux manettes de la cuisine du restaurant, m’a énuméré tous les services sur les deux jours : « près du millier de repas ont été servis midi et soir, plus qu’en 2015 » ! Il quittait le site, entre 2 et 3 heures du matin, épuisé pour une bonne cause, celle d’avoir restauré autant de monde. Des anecdotes, il en a plein en mémoire depuis vingt-sept ans, dont celle-ci : « une année qu’Yvan Muller concourait pour l’écurie Mercedes, celle-ci n’avait pas été en mesure de sustenter son équipe, « Les Fines agapes du Vercors » que Christian dirigeait à l’époque, s’en étaient chargées… et Muller avait gagné la course ; d’où la plaisanterie sur le site qu’il avait gagné grâce aux bons repas servis. Ce qui fut encore le cas l’année suivante ». En fait, Yvan Muller a dominé ces courses pendant dix ans.

A la buvette des bénévoles,  j’ai aussi rencontré, Isabelle venue se réchauffer devant une tasse de café ; elle est passée des courses en rallye avec son mari au poste de Commissaire de piste au Trophée Andros, à cause d’une maladie orpheline rare, celle des « os de verre » : « c’est la quatrième année que je suis bénévole au Trophée Andros, les courses automobiles sont ma passion et j’oublie cette fichue maladie devant laquelle le Corps Médical est désarmé. Je suis très entourée par ma famille et mes amis, je sais que cette maladie est inexorable, mais avant qu’elle ne m’abatte je me défoule dans un milieu que j’aime »… C’est aussi une leçon de courage devant l’adversité…

Henrianne van Zurpele © le 11 février 2016 – pour objectifmag.be

1 Ari Vatanen
2 Fondée en 1848 par le Tsar Nicolas 1er de Russie ; c’est une cité d’étudiants qui est aussi la « capitale forestière de l’Europe » où se trouve l’Institut Européen de la Forest.
3 Trophee Andross 2016
4 Double victoire pour Franck Lagorce
5 Vidéo

 

Amarrage Exposition

amarrage« Amarrage » rassemblera une centaine d’oeuvres et de souvenirs de ces deux amoureux de la Mer, un catalogue très illustré retracera la vie de ces 2 amis, et un double CD vous fera revivre les moments palpitants de la Marine à voiles de fin 1800, de la guerre 14-18 dans la Manche, avec les histoires racontées par Louis Royon: « Du mousse Royon …au commandant Louis Royon » « Amarrage »,le récit de cette amitié, l’évocation des souvenirs d’aventures du temps de la Marine à voiles , les frayeurs de la guerre 14-18 dans la Manche, les mémoires écrites et enregistrées de ces hommes , les retrouvailles de ces deux amis le temps d’ une exposition de peintures qui dépayse, gonfle les voiles, et qui laissera ce goût d’embruns salés, d’iode et de fierté pour nos artistes , notre marine et nos marins belges.

Exposition « Amarrage »…invitation au voyage….

Carlo Adam (1928-1994) , Louis Royon (1882-1968), Deux peintres marinistes belges Deux amis. Si loin pourtant de la mer, l’artiste chatelettain Carlo Adam se découvre très jeune une admiration, une passion, pour l’infinie grandeur de la mer et l’élégance de tant de navires sillonnant notre globe sous toutes les latitudes. La rencontre d’éminents artistes, de personnalités de la marine, de fiers marins, et autres passionnés de la mer, amèneront notre artiste à réaliser son rêve de servir la Marine en la dessinant, la peignant, et en recréant la beauté , la force, … les colères de ses océans.

Voici notre passionné propulsé durant plus de dix ans comme peintre attitré de la Force Navale où il illustrera bon nombre de livres, de revues maritimes. Il publiera son livre illustré d’une centaine de ses dessins sur la « Marine Belge » et garnira régulièrement les cimaises de prestigieuses expositions de peintres de marine.

Sa rencontre avec le « Peintre de la Mer » Louis Royoninfluence Carlo Adam sur un plan artistique mais apporte aussi un enrichissement sur le plan humain. Cap-Hornier en 1898 à bord du prestigieux voilier l’Apollo , ce mousse de 14 ans gravira tous les échelons que comporte la marine.

Officier au long cours, il naviguera toute la guerre 14-18 au commandement du Grand Remorqueur, de garde-pêches, puis, des malles Ostende-Douvres et poursuivra dans la marine marchande, tout en peignant de célèbres affiches publicitaires pour les Malles Ostende- Douvres, la Red Star Line, la C B M C et autres compagnies de croisières et transports transatlantiques; ainsi que d’innombrables huiles marines d’exception .

Il sera un des fondateurs de l’association « Peintres de la Mer »en 1930.

Au château communal de Ham-sur-Heure-Nalinnes (B)
Les 23,24,25 et 26 août 2014
L’exposition gratuite se déroule de 10h00 a 18h00.
Chemin de l’Ourthe 20
B- 6120 Ham-sur-Heure-Nalinnes.

Beobank et Brico lancent une carte de crédit

belgaflashBeobank et Brico présentent la Beobank Brico World MasterCard, une nouvelle carte de crédit qui s’adresse à tous les férus de bricolage et leur offre une réduction de 2% sous forme de « cash back » sur tous les achats réalisés dans les magasins Brico et Brico City et sur l’e-shop www.brico.be. La carte offre également une réduction de 1% sur les achats dans d’autres magasins, restaurants et hôtels, en Belgique ou à l’étranger. Ainsi que 2 assurances spécifiques pour les clients Brico : une extension de garantie spécifique pour les outillages électriques ou motorisés achetés chez Brico et une indemnité quotidienne de 100€ en cas d’hospitalisation d’au moins 48 heures en cas d’accident suite à l’utilisation d’un produit de bricolage acheté chez Brico avec la carte

Beobank et Brico lancent une carte de crédit à destination des amateurs de jardinage, de décoration et de bricolage 

La Beobank Brico World MasterCard offre aux passionnés de bricolage et de décoration une réduction de 2% sur les achats réalisés dans les magasins Brico et Brico City ainsi que sur l’e-shop www.brico.be, et 1% de réduction sur d’autres achats. Un avantage concret pour tous ceux qui ont une brique dans le ventre grâce à une formule de « cash back » avec un maximum de 350€ par an. • La carte comprend 4 assurances dont 2 assurances spécifiques pour les bricoleurs : assurance garantie prolongée et assurance indemnité quotidienne en cas d’hospitalisation. • Action de lancement jusqu’au 31 décembre 2014 : un remboursement de maximum 50€ sur les premiers achats effectués avec la carte chez Brico les deux premiers mois suivant l’octroi de la carte. • La carte de crédit Beobank Brico World MasterCard est cumulable avec la carte « Brico Discount Club » qui offre une remise de 10% à ses membres. « Avec cette nouvelle carte de crédit « co-brandée », nous souhaitons offrir une plus-value concrète aux amis bricoleurs, décorateurs et jardiniers se rendant régulièrement chez Brico, enseigne de bricolage reconnue qui dispose d’une offre étendue et qualitative. La carte leur propose des avantages vraiment attrayants, tant au niveau des réductions que des assurances qui y sont associées. La formule de « cash back », avec un maximum de 350€ par an, répond à leurs préoccupations liées aux frais dans la maison et de l’entretien du jardin. La carte comprend également deux assurances spécifiques pour les clients Brico et les bricoleurs », explique Guy Roosen, Directeur Produits chez Beobank. En tant que leader du bricolage sur le marché belge, Brico attache beaucoup d’importance au service offert à ses clients. Alexandre Richelle, Marketing & Advertising Director chez Brico Belgium, souligne : « Tous nos magasins sont organisés de façon à ce que le produit recherché soit rapidement repéré et nos employés sont toujours prêts à donner des conseils aux clients. De plus, les clients qui se rendent souvent dans nos magasins ont accès à la carte Brico Discount Club qui leur offre 10% sur leurs achats. Grâce au nouveau partenariat avec Beobank, nos clients peuvent désormais bénéficier, avec la carte de crédit Beobank Brico World MasterCard, d’une réduction supplémentaire sous forme de cash back dans nos magasins et sur notre site web. » La cotisation annuelle est de 5€ et rend la Beobank Brico World MasterCard facilement accessible. Une fois que la demande de crédit lié à cette carte est approuvée, chaque client particulier peut bénéficier des avantages et des assurances, même sans avoir de compte à vue chez Beobank. La Beobank Brico World MasterCard est acceptée partout, même à l’étranger. La carte Beobank Brico World MasterCard en bref : Réductions : – 2% de cash back valable sur les achats réalisés dans les magasins Brico et Brico City, ainsi que sur l’e-shop www.brico.be ; – 1% de cash back sur tous les autres achats réalisés en Belgique ou à l’étranger. Ces réductions sont créditées automatiquement sur le relevé de compte qui suit le relevé mentionnant l’achat. Avantages supplémentaires : – les utilisateurs de la carte reçoivent la première année un cadeau de bienvenue de 5€ ; – action de lancement jusqu’à fin 2014 : Beobank offre un remboursement de maximum 50€ sur les premiers achats effectués avec la carte chez Brico les deux premiers mois suivant l’octroi de la carte. Assurances : – une assurance achats qui permet d’assurer ses achats contre le vol caractérisé et le dommage accidentel : tous les achats d’au moins 50 euros réalisés avec la carte (excepté les téléphones portables) sont assurés automatiquement pendant 200 jours suivant la date d’achat ; – un an de garantie supplémentaire sur les appareils électriques et électroniques, en ce compris l’outillage électrique ou motorisé acheté chez Brico avec la carte ; – une indemnité quotidienne de 100€ en cas d’hospitalisation ininterrompue d’au moins 48h suite à l’utilisation d’un produit acheté dans un délai de 12 mois chez Brico (la couverture s’applique pour une durée de maximum 10 jours d’hospitalisation consécutifs). – des achats en ligne sécurisés en Belgique comme à l’étranger, avec indemnisation en cas de non-livraison ou de dégât subi par un bien neuf d’une valeur de plus de 50€ acheté via un magasin en ligne. Sécurité et facilité : – achats en ligne sécurisés grâce à MasterCard SecureCode – remplacement gratuit de la carte en cas de perte ou de vol – également accessible sans compte à vue chez Beobank – acceptation partout dans le monde La carte pourra être demandée auprès de l’un des 192 points de vente Beobank ou sur Internet, et ce à partir du 24 juillet 2014. Brico lancera une grande campagne de communication dans ses magasins à partir du 28 juillet. Toutes les informations concernant cette carte, les avantages complémentaires et le coût du crédit sont mis préalablement à la disposition du client et peuvent être consultés à tout moment sur www.beobank.be/Brico. La Beobank Brico World MasterCard est liée à une ouverture de crédit, sous réserve de l’acceptation du dossier par Beobank NV/SA (prêteur).

24 Juillet 2014

Belga

Sarrazac – l’Os d’auroch

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Une réunion a été organisée à la Mairie de Sarrazac, le 9 janvier 2014 en présence de Monsieur le Maire, Monsieur Laurent Sévègnes archéologue au Service Régional d’Archéologie (Toulouse), Madame Marguerite Guély, Présidente de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, de Monsieur Alain Malarange, découvreur de l’os d’auroch, de Gérard de Wallens, de Madame Castanet (bureau d’étude Dorval auteur du projet d’assainissement), de quatre conseillers municipaux, dont Monsieur André Robert, Président du Syndicat Mixte d’adduction d’eau de Sarrazac/Cressensac et d’autres personnes intéressées par les découvertes.

Sarrazac – Os d’auroch – Les travaux vont commencer sans aucune fouille préalables

Elle a permis de comprendre :
– que le matériel découvert au-dessus de la tranchée : os d’auroch, ocre et ce qui s’apparente à un os non identifié, sont confiés au Service Régional de l’Archéologie pour une identification scientifique ;
– que cette période d’identification scientifique n’est pas suspensive ;
– que l’Etat a peu de moyens pour répondre à un besoin réel de fouilles ou au minimum d’un diagnostic ;
–  que L’Hôpital Saint-Jean n’était pas prioritaire dans ce contexte budgétaire très contraint ;
– que seule une simple veille archéologique, confiée aux ouvriers et aux habitants, est proposée, avec tout le caractère aléatoire de ce mode opératoire ;
– que la suspension temporaire des travaux pour permettre de trouver une solution si infime soit-elle dépend entièrement de la décision de Monsieur le Maire de Sarrazac.
–  que cette possibilité clairement et publiquement demandée à Monsieur le Maire par Gérard de Wallens n’est aucunement envisagée.
– que les travaux vont commencer au plus vite.

Les traces archéologiques principales du passé de L’Hôpital-Saint-Jean, village édifié le long d’une ancienne voie romaine, seront traitées de la même façon.
Une simple veille archéologique confiée aux ouvriers et aux habitants est sensé protéger le matériel archéologique suivant (liste non exhaustive) :

  1. Sépultures autour et entre les deux restaurants situés sur la route de Cressensac (canalisations prévues à cet endroit). Cette  route n’existe que depuis le XIXe siècle. L’entrée du village était située plus au Nord.
  2. Fondations de l’ancienne église, et peut-être d’une construction plus ancienne, en avant de l’église actuelle.
  3. Sépultures autour de l’église actuelle (lieu prévu pour l’installation d’une pompe de relevage).
  4. Fondations d’une chapelle sous le carrefour de l’axe actuel Cressenssac/Sarrazac-Turenne/Martel. Ce carrefour sera traversé dans les deux sens par les canalisations.
  5. Le mur de soutènement de la route Cressenssac/Sarrazac situé après les dernières maisons de L’Hôpital-Saint-Jean est constitué des restes d’un mur gallo-romain (époque à déterminer).
  6. Probable sous-terrain autour de l’actuelle boulangerie (lieu de passage des canalisations).
  7. Sépultures des vicomtes de Turenne Raymond VI et Raymond VII, sous la voie publique ou sous l’une des maisons, du côté de l’église, peu avant celle-ci. Elles pourraient également se trouver à cheval sur les domaines public et privé.

Les maisons ont en effet été réalignées ce qui permet de supposer que les caves pourraient être situées sous la route actuelle (lieu de passage des canalisations).

  1. Un ou deux sarcophages dans le haut du tracé sur le côté droit de la route de Turenne (entre la dernière maison et la ferme de Monsieur Dumon). Ils ont été vus en 1958, lors de la création du réseau d’adduction d’eau potable, par les anciens du village (lieu de passage des canalisations).
  2. Des substructures d’un « temple » situé sur ce même côté de la route ont été vues dans les mêmes conditions en 1958 (lieu de passage des canalisations).

Cette liste n’est pas exhaustive, mais dénote de l’intérêt que présente le village de L’Hôpital Saint-Jean.

Ainsi un Maire peut parfaitement prendre la décision de ne pas respecter le patrimoine de son village sans que personne ne puisse l’en empêcher. Il suffirait pourtant que Monsieur le Maire accepte une suspension de six mois pour permettre de rechercher un mode de financement et d’organisation des fouilles.
L’Hôpital Saint-Jean passe ainsi à coté d’une chance unique, qui ne se représentera pas, de développer l’économie et le tourisme de la Commune de Sarrazac. Il y a également la possibilité d’améliorer la connaissance de la préhistoire et de l’histoire de notre village, du Lot ainsi que de Lascaux, c’est une erreur qui ne peut se comprendre que par la volonté d’imposer sans délais un réseau d’assainissement que le Maire doit voir comme une contribution à sa gloire personnelle.
Comment peut-on tourner délibérément le dos à une chance, même infime, de développement, historique, économique et touristique ?

L’Hôpital Saint-Jean, son histoire et ses habitants sont les grands perdants de cet aveuglement.
Seule une importante médiatisation peut nous aider.

Gérard de Wallens
Sarrazacois d’adoption, porte parole du collectif.
Crédit illustration: GdW(c)

Françoise Nesse, une Grande Dame de l’Art Animalier

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Françoise dépose un loup sur sa feuille

Françoise Nesse est aussi gentille que modeste et son talent n’a d’égal que celui de Carl Brenders, également peintre animalier Belge qu’elle admire. Carl est l’un des meilleurs peintre animalier au monde, nul doute qu’elle le suive de très près sur cette voie. Elle est née dans la Gaume Belge, à Saint-Mard, le 7 Septembre 1957 ; ses parents l’ont emmenée au Congo-Belge (RDC depuis le 30 juin 1960), à Coquillatville (actuelle Mbandaka),  pour les trois premières années de sa vie. Au terme de ses études en Europe, elle a installé son « atelier » à Bruxelles, non loin du Heysel. La porte d’entrée est à peine ouverte, que Kiwi, une jeune et adorable perruche, aux yeux vifs et brillants, jase si fort qu’il faut la saluer en premier. Elle va alors se blottir dans un coin de sa cage et lance un « coucou » aigu ! « De cette période tropicale, je n’ai que deux souvenirs animaliers : un chien bien vivant et un autre, en peluche », dit Françoise tout en calmant ce bel oiseau aux plumes soyeuses.

Rien ne laissait présager…

Timide, elle n’apprécie pas trop les interview et compte sur son intarissable compagnon pour répondre à sa place… « c’est qu’il m’est beaucoup plus facile de peindre durant des heures et des jours que de devoir affronter les questions pour parler quelque peu de moi et surtout de mon passe-temps préféré qu’est la peinture animalière ».

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Françoise au bord de la rivière Koortenay, en Colombie Britannique

Très jeune, Françoise a pratiqué le dessin avec passion. Plus tard, elle a suivi des cours aux Arts Décoratifs, puis a fait un graduat en Graphisme, au « 75 » à Woluwé-Saint-Lambert, commune de Bruxelles. Ces études lui ont permis d’avoir un métier dans le secteur de l’impression où elle a également appris la photogravure et le maniement des PC et des Mac. Elle ne peut, hélas, pas encore vivre de son art et la crise, en Europe, ne modifie pas cette situation ; il lui faut donc s’en tenir au bon  vouloir d’un employeur… Si elle n’est pas encore auprès des plus grands peintres animaliers de Grande Bretagne, des Etats Unis d’Amérique et même d’Afrique du Sud, Françoise Nesse a, néanmoins, été remarquée au Canada anglophone où elle est heureuse de retourner annuellement pour y passer de longues vacances, depuis quatorze ans. Ses tableaux et éditions d’art sont vendus dans l’Etat de l’Alaska, en galerie, à Ankorage comme à Haines. Françoise apprécie énormément l’accueil chaleureux qui leur est fait, si loin !

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Kiwi – Photo de Stéphan Salberter (c) 2013

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Grizzly à la chasse au saumon – Photo Stéphan Salberter (c) 2013

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Le Randonneur – Grizzly – Peinture Françoise Nesse (c) – Photo S. Salberter (c)

Avec Stephan, son compagnon et son mentor, elle a parcouru la Colombie Britannique, l’Alberta dont Calgary est la plus grande ville, le Yukon, et l’Alaska ; ils s’y déplacent, de la fin du mois d’août à la fin du mois de septembre, par tous les temps, en voiture de location suffisamment grande pour pouvoir y dormir, y manger et mieux observer les animaux.
Stephan précise que « Françoise ne peindra jamais un animal, ne fusse qu’un petit oiseau, sans l’avoir longuement observé ». Excellent photographe animalier, il est aussi son documentaliste par les plus de 20.000 diapositives et photographies animalières qu’il a faites pour servir la mémoire de Françoise… « J’ai un choix fantastique pour réaliser mes compositions de tableaux, au moyen de plusieurs d’entre elles » et elle ajoute : « j’apprécie beaucoup d’être là-bas à cette période de l’année, les couleurs de la nature sont plus vivent dans les tons d’automne, sans être les mêmes d’une année à l’autre selon que la nature est en avance ou en retard ». Elle poursuit en racontant ses nombreuses visions d’animaux : l’ours noir plus petit et trapu que le Grizzly énorme et muni d’une bosse sur le dos ; les loups aux poils noirs, fauves et blancs, plus haut sur pattes que leurs congénères européens ; la splendeur et la majesté des rapaces… Stéphan raconte qu’ils ont vécu tant d’événement émaillés de nombreuses anecdotes extraordinaires que les soirées au coin du feu ne manque pas de piments : la vision d’un ours Kodiac dans le Yukon, en Colombie Britannique, d’un Balbuzard en Alberta, des loups méfiants, d’un jeune Wapiti fougueux, à 4 mètres d’eux… Il me narre trois d’entre elles « lors d’une de nos randonnées, Françoise marchait à quelques mètres devant moi et tout d’un coup est arrivé, entre nous de je ne sais d’où, un grizzly qui marchait d’un air déterminé sans même s’intéresser à notre présence ; Françoise n’a rien vu, je n’en menais pas large… » et une autre « un soir que nous dormions dans la voiture, elle a été fortement bousculée ce qui nous a un peu effrayé, le lendemain matin nous avons vu les empreintes d’un ours responsable de ces heurts ; peu après, nous avons entendu un fort bruit sur le toit du véhicule, arrêté près d’un conifère, c’était un écureuil qui commençait ses réserves pour l’hiver en arrachant des pommes de pin qui tombaient…sur nos têtes ».

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Tatanka – Bison canadien – Peinture Françoise Nesse (c) – Photo S.Salberter

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Rencontre Sauvage – Loup canadien – Peinture de Françoise Nesse (c) – Photo de S. Salberter (c)

Tandis que nous bavardons, je remarque un pygargue à tête blanche, aussi réel que nature, dominant le salon de son puissant regard inquisiteur, Françoise précise aussitôt : « les yeux ont pour moi une importance primordial dans toutes mes peintures et dessins ; ils sont l’essence même de chacune de mes oeuvres. Leur beauté, la profondeur des regards, traduit tous les sentiments et trahit les comportements ». En fait, ils sont les leitmotive de ses peintures hyperréalistes et attirent immédiatement notre regard.
Je me souviens de la première fois où Françoise est venue me voir lors d’une exposition internationale, ANIM’ART, que j’organisais à Bruxelles, à la Galerie Bortier, en Juillet 1997. Accompagnée par son compagnon, ce fut avec une grande timidité angoissée qu’elle me montra des photos de ses œuvres déjà de bonnes compositions ; elles étaient à des années lumières de ce que Françoise Nesse crée actuellement. Dès 1998, elle exposait au sein de ANIM’ART. Deux ans plus tard, elle rencontra l’illustre Carl Brenders qui lui prodigua quelques judicieux conseils tel, entres autres, celui d’aller découvrir la Nature du Canada afin d’observer les animaux sauvages de plus près. C’est ainsi qu’au cours des ans, Françoise nous offre à voir, entre autres, un Puma, des Loups, un jeune Wapiti, des ours Grizzly, un bison dans toute la force de sa réputation ou des rapaces splendides, vus en pleine liberté. Ce qui ne l’empêche pas d’être séduite par le regard quémandeur d’un chat où par la boulimie d’une biquette. Françoise affine sa technique à une telle rapidité, qu’en Belgique, certains de ses pairs s’en alarment. En 2002, lors de l’exposition organisée par l’Académie Européenne des Arts de Gembloux, quatre « Prix » lui ont été attribués, mais elle en a obtenu beaucoup d’autres tant en Belgique qu’en France.

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Affiche de l’exposition « Duo des Sommets » – 2006 – (C) Françoise Nesse et Serge Lombard – Editrice responsable : Henrianne van Zurpele – 2006

«C’est au début des années 80’ que j’ai commencé à créer des compositions d’animaux et de personnages réunis, peu à peu j’ai ajouté des détails de plantes, d’arbres ou de paysages. Le côté mystérieux de la Nature m’a toujours fascinée ». Si, à ses débuts, Françoise travaillait uniquement aux crayons de couleur, elle a, rapidement, prudemment amélioré sa technique mixte au fil des ans ; elle tend à de plus en plus employer la gouache : « Je commence à construire le motif à l’aquarelle tout en maniant encore les crayons » explique l’artiste peintre, « et chaque nouveau tableau m’est un défit ; je m’offre de temps à autre une récréation… à la mine de plomb ». Françoise manque de confiance en elle, doute en permanence, tout en étant capable de tout ; c’est ce qui la fait prodigieusement progresser dans son art.

Au mois d’août 2006, Serge Lombard, sculpteur français en taille directe, lui a proposé de l’accompagner pour une exposition qui s’est tenue dans le sud de la France, à Camaret-sur-Aygues, aux portes d’Orange ; la presse locale avait accueilli avec enthousiasme ce duo « Pour la première fois en région PACA » qui fit grande sensation : deux autodidactes purs, en recherches autant qu’en doutes permanents !

Henrianne van Zurpele – texte © et photographies de Stephan Salberter ©

www.nesse.bewww.stephanature.comwww.anim-art.net /Serge Lombard

Trois mille six cent m² à Louvain-la-Neuve

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(c)Moulinsart

Telles sont les dimensions du Musée Hergé……je vous en parlais largement dans un article paru le 7 août 2010, dans objectifmag.be, sous le titre « Une découverte à Louvain-La-Neuve »…. C’est un musée à voir et à revoir, d’autant que le 1er dimanche de chaque mois, l’entrée est gratuite.

Je vous signale qu’un nouveau livre vient de paraître : « Musée Hergé », aux Editions La Martinière.  Il est le quatrième publié dans cette collection prestigieuse : « Le Louvre » en 2008,  « Le Musée du quai Branly » en 2009 et « Versailles » en 2011. C’est un honneur pour se musée que l’on sait en difficulté financière ; la gestion a été, dès l’ouverture, trop rigoriste et pas suffisamment tournée vers les médias et les enfants…. Bien que les adultes soient, pour la plupart, d’éternels enfants !

Le fait que ce Musée est à quelques kilomètres de Bruxelles peut être un handicap, mais pas insurmontable. Actuellement, une navette a été instituée entre le « Brussels City tours », ou depuis les hôtels (belges) et le musée Hergé.

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(c)Moulinsart

De même pour les communications, Monsieur Nick Rodwell et son épouse Fanny  (veuve de Hergé), peuvent remédier à leurs interdictions des débuts ; ils étaient (et le sont toujours) obnubilés  par les droits d’auteur.  Quatre ans après l’ouverture de ce musée, la situation reste ce qu’elle était, les copies interdites se sont décuplées, et pas seulement pour les œuvres d’Hergé. Peu de monde se soucie de demander des autorisations de reproduction, dans quelque domaine, que ce soit et beaucoup se moque des poursuites judiciaires : « cela leur coûtera tellement, que pour avoir fait trois photocopies de pages de livres…. » m’a-t-on dit dans un petit village français

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(c) Moulinsart

Une « Revue des Amis du Musée Hergé » existe, six numéros ont déjà été publiés.
A l’occasion de l’arrivée de ce nouveau livre, « Musée Hergé », un jeux-concours vous propose de retrouver sept éléments de la hotte du Père Noël au Centre Commercial de l’Esplanade de Louvain-la-Neuve et à l’entrée du Musée Hergé. Le Prix à gagner sera le contenu de la hotte.

Depuis le départ de Hergé pour un monde dit meilleur, plusieurs livres ont été publiés, dont « LE TIMBRE VOYAGE AVEC …TINTIN » préface de Michel Serres et texte de Jean-Michel Coblence, aux éditions Moulinsart, en 2007 qui ont également lancé la Collection Officielle des figurines TINTIN, avec un livret et un passeport numéroté pour chacune.

A lire aussi: Une découverte à Louvain la Neuve

Henrianne van Zurpele ©
Illustrations éditions Moulinsart ©
Communiqué de presse des « Editions de la Martinière »©