L’Enclos des Fusilliés de Bruxelles. Cimetière ou terrain à l’abandon ?

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La Belgique et ses Volontaires de guerre, ses Anciens Combattants, ses Résistants et ses… Morts pour la Patrie. Toute une histoire. Dès la fin de la dernière guerre toutes ces femmes, tous ces hommes qui avaient combattus pour la Liberté de notre Royaume étaient oubliés. Oui dès le 8 mai 1945 ! Je parle des dirigeants de notre pays, des politiques. Ce n’est pas moi qui le dit. J’ai souvent entendu cela en reportage auprès des personnes qui ont sacrifiés leur jeunesse pour que nous puissions vivre libre. Mais nous les Belges des deux sexes qui sommes « Le Bon Peuple » nous n’avons pas oublié !

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Pour la petite histoire, le Tir national, démoli le 29 avril 1963 était construit sur un terrain appartenant à la Défense National, il avait remplacé le premier Tir national alors installé Place Dailly. Qui deviendra une caserne et l’Etat-Major Général à l’époque. Aujourd’hui, c’est un enclos rectangulaire perdu entre les bâtiments de la RTBF et des immeubles d’habitations, Rue du Colonel Bourg. C’est très gris, quoique entouré de verdure et nous pouvons encore voir une butte du Tir national. En plus des tombes, un petit mémorial à la mémoire des prisonniers politiques belges inconnus de la dernière guerre a été inauguré en 1970. Sur celui-ci il y a une urne contenant des cendres des victimes des camps de concentrations.

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C’est là que furent fusillés des résistants, femmes et hommes lors des deux guerres mondiales des  Belges tels Edith Cavell, Gabrielle Petit ou Philippe Baucq entre 1915 et 1916, mais aussi quelques Français. Les allemands avaient gardé la mauvaise habitude de fusiller, ils recommencèrent quelques années plus tard en tuant, entre-autre, André Bertulot, Arnaud Fraiteur et Maurice Raskin en 1943
Chaque année au mois d’avril, une cérémonie y est organisée. C’est bien le seul moment ou un personnage politique, femme ou homme, vient montrer le bout de son nez. Ou bien vient se montrer. J’hésite… Sans même remarquer ou s’inquiéter du manque d’entretien du site.

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En dehors de cela, ils ne font rien pour entretenir, donner un bon coup de jeune, de restauration etc…Les mots ne sont pas importants. C’est de l’action qu’il faudrait dans ce lieu de mémoire recouvert de 365 croix, sauf si l’une d’entre elles est tombée faute d’entretien. Il n’y a pas un centimètre de pelouse sur les tombes, rien que de la terre.  Ces croix et les étoiles de David sont d’un autre âge. Des stèles, des plaques commémoratives, des photos sont cassées ou illisibles. Ce coin est gris, sale et inhospitalier. Voilà pour l’inventaire.
J’ai déjà plusieurs fois soulevé la question pour la remise en ordre de l’Enclos des fusiliers. La réponse est toujours la même « Il n’y a pas d’argent » Ah bon ! Pas d’argent en Belgique… Il y a aussi le « ce n’est pas moi, c’est l’autre », histoire de ne pas prendre de responsabilité ! Ont-ils ou elles demandé d’être payé pour se faire tuer en défendant notre Pays, notre Liberté ??

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Gabrielle, Edith, Prosper, Jules, Charles, Louis, Arnaud, André, Youra, Jacques, Victor, Georges et tous les autres ! Qu’ont-ils fait pour mériter cela. C’est honteux et lamentable. Vivants comme morts, ces femmes et ces hommes résistent à la connerie humaine.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Mistral sur la Crête

L’insigne NAMFI // Archives Objectifmag.be

J’aime de temps en temps aller faire un tour dans la cave « archives »  afin de me replonger dans d’anciens reportages. En voici un d’il y a 11 ans…Il y a quelques jours, la semaine du 13 juin 2006,  le 14ème d’Artillerie anti-aérienne de l’Armée Belge (caserné à Lombardsijde au Littoral belge) était en exercice en Crète pour une période de tir de missiles « Mistral ».

Voilà une destination de vacances, la Grèce et ses îles, Chania en Crète que demander de plus !!! Mais avant de pouvoir découvrir la ville de Chania, nous prenons la direction de la zone de tir OTAN sur les hauteurs de cette charmante cité !
C’est là que le 14AA et un détachement Français du 57ème d’Artillerie caserné à Bitche en Moselle, sont venus pour tester la compatibilité de leurs radars montés sur camions et du missile Mistral. C’est cela l’armée moderne et Européenne,il faut pouvoir travailler, s’entraîner et au besoin intervenir ensemble.
Cette fois-ci c’est l’entraînement qui est l’une des bases de cette semaine Crètoise, il faut pouvoir travailler avec le radar et tester le matériel en conditions réelles  ou presque, le réel consiste au  tir de véritable missile et le presque réel est la cible, il s’agit d’un UAV ou avion sans pilote.

Mais où et comment se passe ce genre d’exercice ? Pour le savoir nous nous sommes rendus en Crète, à l’invitation de la Défense Belge, qui a eu la bonne idée d’inviter la presse ! Si si. . . 

La zone de tir. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Plantons d’abord le décor, la zone de tir ou NATO MISSILE FIRING INSTALLATION ou NAMFI est établie depuis 1964 à Souda Bay depuis la signature d’un accord entre plusieurs pays, à savoir: la Belgique, la France, l’Allemagne, le Danemark, la Grèce, les Pays-Bas, la Norvège et les USA.
La zone de tir est en partie sur terre pour le camp, les barraquements, et autres installations radars et techniques, et en mer pour le tir en lui même, ce qui permet de pouvoir tirer toute une série des descendants de V1 et V2, souvenez-vous ces fusées envoyées sur Londres, mais aussi sur Bruxelles par les Allemands pendant la dernière Guerre Mondiale.
Aujourd’hui les missiles sont tirés depuis divers engins tels que des avions, des bateaux, des chars, des camions ou depuis un simple trépied. C’est ainsi que dans une presque totale sécurité, (mais le « 10 sur 10 » n’existe pas), nos armées peuvent s’entraîner avec les Patriot, des Hawk, des Stinger, des Exocet, des Sea Sparrow ou des Sparrow, des Maveric etc….. ainsi qu’avec le Mistral, cette petite fusée qui nous occupe aujourd’hui.
Ah oui, j’ai oublié de vous parler le mer, elle est d’un beau bleu azur comme sur les cartes postales de vacances (soupir…)

Tir d’un Mistral depuis un poste de tir au sol. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Je ne vais pas vous noyer avec la fiche technique complète, ce n’est pas le but de notre magazine, mais il est quand même intéressant de connaître quelques détails sur le Mistral.
Pour faire simple, c’est un tube mis dans un autre tube déposé sur un trépied et propulsé avec force ! Oui mais bon, présenté comme cela on dirait une construction réalisée par l’apprenti Schtroumpf.
Ce missile d’une dimension de 1,86m X 0,9m pèse 24,4 kg, et le trépied 25,9 kg ! Il peut atteindre une vitesse de Mach 2,4 à sa vitesse maximale, il faut savoir qu’au moment du tir il parcours déjà 37 m par seconde oups !!! Ce qui ne laisse pratiquement aucune chance à sa cible, pour info, un avion F-16 a une vitesse de croisière de 1054 km, et ne parlons pas de notre bon vieux C-130 !
Un Sous-Officier Français nous explique,:« En général les avions son équipés de leurres, mais il ne peuvent pas en tirer longtemps, donc une fois épuisé et sans défense nous pouvons tiré le Mistral, et dans ce cas le pilote n’a pas vraiment le temps de le voir arriver. . .)

Tireur à son poste de tir. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour les nons inititiés, un leurre ou flares est un moyen de défense dont les avions sont équipés pour dévier la trajectoire d’un missile en gros c’est un tir d’éléments chauffant à haute température et destiné à tromper le moyen de détection du missile réglé sur la tuyère d’échappement de l’avion; c’est en fait une contre-mesure infrarouge contre les effets thermiques dégagés par les avions.
Le Mistral peut exploser de trois façons différentes, soit par Impact sur la cible, soit à Proximité ou par autodestruction, la portée efficace va de 3500 mètres à 5000 mètres.
Il faut savoir aussi que la visée se fait par caméra infrarouge thermique (Matis) afin de pouvoir tirer de jour comme de nuit ou en conditon défavorables, chaque poste de tir Mistral en est équipé. Elle est réglée sur la même longueur d’onde que la tête chercheuse du missile, cela permet de suivre le missile et de corriger toutes anomalies pendant le vol ou de choisir précisément la bonne cible et de contrer les leurres.
Le tir est également suivi par deux autres caméras afin d’analyser le comportement du missile depuis le tir jusque l’impact.

L’UAV en vol au-dessus de la mer.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

La cible lors de cet exercice est une UAV (Ultima I), avion sans pilote, construit par les hommes du 14AA, il y en a un pour chaque missile tiré ! C’est engin pèse 8kg pour une longeur de 2m et une envergure de 1,9m. Il est équipé d’une hélice et d’un moteur de 35cc bicylindre d’une puissance de 4,1 cv. Il dispose d’un réservoir d’un litre rempli d’un mélange de carburant. Ce petit moteur le fait voler à une vitesse allant de 120 à 160 km/h.
Il est équipé de 2 pots fumigènes rouges pour la visualisation et 2 fusées éclairantes pour l’acquisition du missile. Le fumigène est allumé pendant le vol, cela permet au Artilleurs de suivre le vol de ce petit avion, et la fusée éclairante intensifie la signature infrarouge du drone de façon à copier aussi fidèlement que possible le rayonnement de chaleur réel d’un moteur d’avion ou hélicoptère.
Comme je l’ai dit plus haut, c’est un avion sans pilote ou Unmanned Aerial vehicle, téléguidé depuis la terre ferme, dans le cas de cet exercice. Et ici en Crète, les appareils volent à une distance de 4,5km. Afin de pouvoir suivre le Drone ou UAV, le pilot dispose de jumelles fixées sur un dispositif servi par deux personnes. Le premier suit l’objectif en azimut alors que le second  le suit en élévation. Cet ensembe se nomme « Optical Tracking Unit (OTU) ou plus communément le « Cheval ». Ce systeme sera remplacé, dans quelques mois, par un systeme vidéo optique et infrarouge, le pilote pourra suivre la cible sur un moniteur.

On aperçoit bien le bousteur, derrière le missile, il sert à propulser le Mistral en dehors de son tube avant la mise à feu de son propre système de propulsion. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

L’exercice en lui-même permet à toute une multitude de militaires occupant divers fonctions au sein d’une même unité de travailler ensemble en condition réelle, que ce soit au radar, qui accroche la cible et décide quel poste de tir va tirer,ou  les transmissions, les chauffeurs, la médicale, la logistique etc…
Ne coyez pas amis lecteurs ou chères familles de militaires que le premier venu est envoyé en Crête pour faire joujou ! Il y a une préparation avant l’exercice avec tir sur similateur et ce sont les meilleurs équipes > Chef d’équipe, pointeur-tireur et chauffeur-tireur, qui seront choisis pour partir en exercices et ceci est très important, en effet le 14 AA sera amené à faire partie de l’Européan Battle Group (EUBG), c’est une force multinationale capable de réagir dans un rayon d’action de 6000 km autour de Bruxelles. Cette force est destinée à renforcer la Force de Réaction de l’OTAN.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

 

Le Memorial Day

Le Memorial Day. Tiens, mais qu’est-ce que c’est ? Voilà une bonne question. Les américains ont le culte des vétérans, des anciens combattants, des volontaires de guerre, ce n’est pas comme en Belgique. Dans notre pays certains préfèrent les oublier. Cette tradition américaine remonte à la Guerre de Sécession, où, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Decoration Day, ancêtre du Memorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Le Mardasson // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Chaque année à la même période fin mai, début juin, se déroule le Mémorial Day. De par le monde, des milliers d’américains se rassemblent dans les cimetières militaires US afin de participer à une cérémonie en l’honneur des soldats morts au combat et enterrés loin de chez eux. Dans notre beau Royaume de Belgique, nous avons trois « jardins de pierres », à Waregem, Henri-Chapelle et Neuville-en-Condroz. Sans oublier le Mardasson à Bastogne. Là, ce Mémorial témoigne de la reconnaissance Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945.

Trois Volontaires de guerre du 4ème Bataillon de Fusiliers // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

L’histoire a tendance à ne retenir que les GI’s, c’est vrai que dans le périmètre de Bastogne il était nombreux. Mais Il y avait aussi des militaires des 5ème et 6èmebataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. C’est unité étaient rattachées à la 3ème Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège et proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché, lui, à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

Portes drapeaux et écoles assistent au Memorial Day au cimetière US de Neuville en Condroz // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Quoiqu’il en soit, Il n’y a pas que des américains qui assistent à cette cérémonie, chez nous, comme partout, le publique est invité à se recueillir en compagnie d’anciens combattants et Belges, ainsi que diverses Associations Patriotiques comme la Royal Union des Fraternelles des Anciens Combattants (RUFAC), la Fédérations National des Anciens Combattants (FNC) ou Servio pour ne citer qu’eux.

 

Reportage et archives photos : Eric de Wallens ©

Desmond Thomas Doss, un homme commun hors du commun

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Desmond T Doss

Dieu, aide-moi à en sauver un de plus. Desmond est né le 7 février 1919 à Lynchburg en Virginie. Son papa était un vétéran américain de la 1ère guerre mondiale. Ils étaient partis à quatre combattre en France. Il en est revenu transformé, traumatisé et seul. Ses meilleurs copains sont morts. Il en est devenu alcoolique et violent à la maison. Un jour son père va trop loin avec sa maman, Desmond braque une arme sur lui, mais ne tire pas. Depuis ce jour il s’est juré de ne jamais plus porter une arme. De plus, ses convictions religieuses lui interdisent de tuer. C’est dans cet univers que le petit Doss a grandit avec son frère.

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Le badge de la 77ème Division d’Infanterie

Cela ne va pas l’empêcher de s’engager à l’Armée. Il est volontaire pour aller au combat. En 1942 il va signer son contrat dans un bureau de recrutement. Il suit comme cela son frère déjà parti pour l’Armée. Mais Desmond est objecteur de conscience ; il sera infirmier au 1er bataillon du 307ème régiment d’infanterie de la 77ème DI. Pour lui son passage au centre d’instruction à Fort Totten dans le Queen, ne va pas être une chose facile. Tout le monde le prend pour un lâche, ses chefs en premier. Pourtant il réussit tout ses test sauf… Le tir au fusil. Il ne touchera jamais une arme. Ses ennuis vont le conduire jusqu’au Tribunal Militaire, mais grâce l’intervention de son père et d’une loi, il ne sera pas viré de l’armée et pourra, enfin, pouvoir suivre ses cours d’infirmier.

Le caporal Doss sera envoyé dans le Pacifique avec son unité. Il passera par l’île de Guam où il fera déjà preuve de courage en soignant sur le terrain les G.I.s blessés. En 1945 il débarque à Okinawa, où les combats seront d’une violence extrême. Les Japonais n’ont peur de rien et tuent les infirmiers en premier afin de démoraliser les troupes. Il était le seul infirmier à parcourir le champ de bataille sans armes. Uniquement avec son matériel de premier soin. Arrivé dans cette nouvelle zone de combat, les choses commencent difficilement. Avant d’atteindre le nouveau théâtre d’opération, lui et ses copains du bataillon sont devant une falaise de 120 mètres de haut à gravir sur un filet de cordage.

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En haut sur la photo, Desmond à Okinawa

En haut c’est l’enfer. Explosions de tous calibres, tirs d’armes lourdes et légères. Combats au corps à corps baïonnette au canon. Desmond est partout à la fois. Au péril de sa vie, il va de blessé en blessé afin de soigner et soigner encore. Il n’hésite pas à monter jusqu’à 8 mètres des lignes ennemies et de mettre à l’abri ses copains blessés afin de les panser pour ensuite revenir avec eux et les faire évacuer.

La contrattaque est tellement violente que les américains se replient tout en laissant des gars sur le terrain. Ils doivent même redescendre la falaise. Desmond restera dans la zone toute la nuit à la recherche de blessés. Il va en redescendre jusqu’au matin, américains comme japonais. En se disant à chaque fois : « Dieu, aide-moi à en sauver un de plus ». L’Armée ne retiendra que le nombre de 75. Oui, lui tout seul va les transporter jusqu’à l’échelle et les descendre au bout d’une corde afin qu’ils soient récupérés par les infirmiers en bas.

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La Purple Heart

Il sera blessé aux jambes et au bras, ce sera à son tour d’être évacué au poste de secours avant d’aller à l’hôpital pour y être soigné. Peu de temps avant d’être démobilisé en 1946, il attrapera une tuberculose. Desmond devra suivre des soins pendant cinq ans. Il sera l’un des rares objecteurs de consciences à recevoir onze décorations dont trois Purple Heart. Il nous a quitté le 23 mars 2006 pour rejoindre son épouse morte quelques années avant lui.

Je terminerai cet article en signalant qu’un film, réalisé par Mel Gibson, raconte cette partie de sa vie.

Eric de Wallens Crédit illustration : Wikipédia et archive personnelle.

Pour en savoir plus >CLIC<

 

Le monument Kusy, 73 ans après.

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Le monument Kusy à Baelen // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Monsieur l’Echevin Robert Janclaes, Monsieur Christian Delgoffe, Secrétaire Générale Servio et Maître principal en retraite. Monsieur de Wallens, membre de l’Association des journalistes périodiques Belges et étrangers et Administrateur à la Royal Union des Fraternelles des Anciens combattants. Madame Murieen Jenna, technical sergeant Latisha Speaks, senior airman Marisol Zamora, ssgt Daquan P. McLean de l’US Air Force (Basé à Spangdahlem en Allemagne). Messieurs les représentants des Associations Patriotique. Chers amis porte-drapeaux. Mesdames, Messieurs, merci d’être présent à cet cérémonie du souvenir.

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Discours de Monsieur Marcel Enstipp // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

C’est en ces termes que Monsieur Marcel Enstipp, l’organisateur de la cérémonie débutait son discours. En effet ce samedi 31 juillet 2016 à 16h00 le rendez-vous était donné devant le monument Kusy à Baelen, afin de commémorer la mémoire de l’équipage du B-17 « Flying Jenny » dont le Lieutenant Kusy était le co-pilote. Son corps a été retrouvé à quelques dizaines de mètres de ce monument. Dans le champ juste derrière. La mission de cet avion était d’aller bombarder les usines de Feiseler Storch à Kassel, en Allemagne.

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A droite, Monsieur l’Echevin Robert Jeanclaes et à gauche la technical sergeant Latisha Speaks // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Au retour le Squadron dont faisait partie ce B-17 a été la cible de la chasse ennemie et fut touché. Les dégâts étaient si importants que le pilote a décidé de quitter la formation. Le lieutenant Kusy, blessé par des éclats de 20mm a été poussé par ses copains hors de l’avion. Son parachute ne s’est pas ouvert convenablement, semble-t-il et il s’est écrasé au sol. Il était probablement déjà mort de ses blessures comme trois autres membres de l’équipage. Les six autres seront capturés par les Allemands. Aujourd’hui le lieutenant Kusy repose au cimetière d’Arlington aux USA.

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Salut au drapeau lors des hymnes nationaux de nos deux pays. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Comme dans toutes cérémonies, des fleurs ont étés déposées au pied du monument par la délégation Américaine, mais aussi par monsieur l’Echevin Janclaes. Pour la petite histoire, la grosse pierre qui le compose provient du chantier du TGV qui a été construit à quelques kilomètres de là et qui rejoint Bruxelles à Köln. C’est un endroit à visiter si vous êtes dans la région, ou passionné par l’histoire, c’est aussi un lieu de mémoire. Vous allez me dire : « Oui c’est un monument comme les autres ». Peut-être… Quoique chaque monument a une histoire derrière. Ici c’est en souvenir de cet équipage qui a combattu pour notre liberté. Il ne faut pas l’oublier. Parler d’un mort continue à le faire vivre !

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De gauche à droite, Eddy l’ami indispensable de monsieur Enstipp, à ses côtés. Ce sont les deux passionnés par cette histoire qui sont continuent à faire vivre ce monument. La technical sergeant Latisha Speaks, la senior Airman Marisol Zamora et le ssgt Daquan P. McLean. // Eric de Wallens(c)www.Objectifmag.be

Mon nom a été cité deux fois lors de cet événement, une fois vous l’avez lu et une fois dans les remerciements : « Je voudrais spécialement remercier Monsieur de Wallens pour son aide, qui nous a permis de prendre contact avec le fils de William David, membre de l’équipage du Flying Jenny. » C’est bien la première fois que cela m’arrive, je ne m’y attendais pas, surtout que j’étais là juste pour « couvrir » la cérémonie. Et je n’ai pas l’habitude de parler de moi. Cela n’a aucune importance. Mais d’un autre côté, je suis content que l’article que j’ai écrit en 2013 sur cette histoire a permis à la famille de ce militaire de l’US Air Force de savoir que dans ce petit coin de notre beau Royaume des Belges pensent encore aux anciens qui ont combattus pour la liberté.

Pour lire l’article dont je parle >> CLIC <<
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Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Belgian Air Force Days 2016

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Deux générations d’avions de la Force Aérienne. Le Spitfire, qui date de 1944 et est le dernier à pouvoir voler. Et les F-16. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ces 25 et 26 juin 2016, la base aérienne de Florennes est en fête ; en effet ce sont les journées de la Force Aérienne. Ou appelée aujourd’hui « Composantes ». Ce sont les fameux Belgian Air Force Days et son show aérien de grande classe. Mais ce n’est pas que cela. Ce sont aussi les 70 ans de la Forces Aérienne, les 20 ans d’opération de F156 à l’étranger sans oublier les 75 ans de la 350ème escadrille.

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Le public a répondu présent afin de participer à cette grande fête du monde l’aviation pour découvrir les démonstrations aériennes mais aussi les expositions sur les trois thèmes que j’ai cité ci-dessus. Elles sont très explicatives de l’évolution de cette force depuis sa création à la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, en passant par les missions extérieures. Nos pilotes et tous le personnel au sol sont d’ailleurs connus et reconnus dans le monde entier pour leurs professionnalismes et leurs possibilités d’adaptations sur tous les terrains et dans tous les cieux de notre belle planète.

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Hélicoptère Apache Néerlandais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Que ce soit avec les avions de combats F-16, ou les avions de transports C-130, les hélicoptères Agusta ou depuis peu, le Nh-90, nos cocardes occupent l’espace aérien pour des missions de défense, de police, de transports ou de combats et elles sont plus secrètes avec nos Forces Spécial. Les jeunes ne sont pas oubliés lors de ces journées, ils peuvent s’assoir dans le cockpit d’un avion de combat, mais aussi se renseigner afin d’éventuellement s’orienter vers une carrière militaire. La Composante Air à besoin de jeunes qualifiés et motivés dans différentes professions tel que pilotes, techniciens, contrôleurs aérien ou personnels d’appuis.

Pour la petite histoire aérienne de notre Royaume, la base de Florennes a été créée par les Allemands, en 1942 afin d’y établir une base de chasse de nuit. En 1944, après leur départ, c’est l’US Air Force qui s’y installa avant que la toute jeune Force Aérienne Belge n’en prenne possession. En 1947, le 161ème Wing de chasse de jour, composé des 351ème et 352ème Escadrille sont équipées d’un avion de légende, le Spitfire MK XIV.Il n’y avait qu’un officier pour la commander, le légendaire Major Aviateur Raymond Lallemand D.F.C and bar. Rien que cela. Pour l’anecdote, je l’ai rencontré il y a quelques années en reportage et j’en garde un très bon souvenir.

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Le légendaire Spitfire exposé à la base // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Mais ne parler uniquement que de l’histoire de l’aviation militaire Belge est impossible dans cet article tellement il y a de chose à dire. Comme les 20 ans d’opérations expéditionnaires dans les Balkans, en Bosnie-Herzégovine, en Lituanie, en Afghanistan, en Lybie mais aussi en Irak. La Force Aérienne Belge, ou Composante, est réellement une armée de métier pour les femmes et les hommes, et je ne suis pas payé par le service de recrutement pour le dire. Je le pense réellement pour avoir vécu avec eux ou auprès d’eux lors de différents reportages militaires.

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Typhoon Anglais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour les passionnés d’aviation, d’armée ou des deux, c’est un très bel événement à voir. Il a été préparé depuis plusieurs mois par le récemment nommé Général-Major Dupont. Il vient juste de laissé sa place de commandant de la base de Florennes au Lt Colonel Polome, nous vous en avons parlés il y a quelques jours > clic <

 

Pour voir plus de photos >> Clic << Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Remise de commandement à la Base de Florennes

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Le Colonel Aviateur Dupont salue le drapeau.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ce 16 juin 2016 la base de Florennes était sur son 31. En effet les militaires de la composante aériennes du 2ème Wing Tactique sous les ordres du Lt Colonel Aviateur BEM Ir Dupont changeaient de « Patron ». Ils accueillaient leur nouveau boss, le Lt Colonel Aviateur BEM Ir Polome. Tout cela sous une bonne météo bien Belge, oui oui du sol…Heu ben non de la pluie, je dirais même une bonne drache nationale.

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Le Colonel Aviateur Dupont salue ses proches collaborateurs. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’un Colonel à l’autre, nous vous l’avions présenté à son arrivé dans cette base, le Colonel Aviateur BEM Thierry Dupont, Ir est un pilote passionné, âgé de 50 ans il réalise son premier vol à l’âge de 15 ans sur planeur. En tant que Cadet de l’air. Depuis, son métier de pilote militaire l’a fait voyager un peu partout dans le monde, aussi bien au sol pour suivre des cours que dans les airs. Nous le retrouvons dans l’ancienne Yougoslavie, aux USA, au Canada mais aussi en Afghanistan. Je pense que pour ce passionné avant d’être Colonel, même si c’est important pour lui, il est un p i l o t e. Il va jusqu’à suivre entre 1998 et 1999 une formation de pilote d’essais en France. A ce jour il a piloté 30 modèles d’avions différents. Pour lui le F-16, c’est terminé, il ne pourra plus voler sur cet avion.
Il laisse sa place au Colonel Aviateur BEM Didier Polome, Ir. Thierry part avec le grade de Général-Major pour l’Allemagne et le centre de conduite opération en Europe (OTAN) .

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Le Colonel Aviateur Ir Didier Polome. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Son successeur, Didier Polome, est aussi Colonel Aviateur BEM Ir. Il commence sa carrière en 1988 quand il rentre à l’Ecole Royale Militaire à Bruxelles. Ensuite il part aux Etats-Unis poursuivre sa formation, pour revenir à Florennes, à la 350ème Escadrille. En 2004 il est au Quartier Général Air de l’OTAN à Ramstein. Trois ans plus tard il est de nouveau à la 350ème Escadrille avec laquelle il part en Afghanistan. En 2009, retour aux USA pour suivre des cours. Ce nouveau commandant du 2ème Wing bouge beaucoup afin de suivre diverses formations ou assurer des commandements avant de succéder au Colonel Dupont. Mes notes prises lors de ce reportage me permettraient encore de décrire les personnalités politiques, civiles et militaires présentent à la base ou encore les remises de décorations mais… Non j’arrête là.

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Fabienne, toujours présente à côté de son mari. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Je préfère terminer ce « papier » en vous parlant d’une personne dont on ne parle pas beaucoup. Elle est jolie, elle a du charme, elle est toujours élégante. Elle a aussi de l’humour et elle est très sympa. Son prénom… Fabienne. C’est la femme du Colonel Dupont. Toujours présentes à ses côtés, elle dit elle-même qu’elle n’est pas militaire et n’a aucune formation dans ce métier. Mais elle s’est investie à fond dans son rôle de Première Dame de la base. Elle était de toutes les organisations des divers événements à la Base de Florennes.
Toutes les femmes de militaire le savent. C’est un métier hors du commun qui comporte de plus en plus de risque. Fabienne comme les autres, elle est toujours très présente dans le soutien moral et affectif de son pilote préféré.

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Photographe et reportage : Eric de Wallens

Bastogne Memorial Day 2016

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Après les trois cimetières Américains de notre Royaume, Waregem, Neuville-en-Condroz et Henri-Chapelle. C’est le tour de Bastogne de célébrer le Memorial Day. Dans cette ville il n’y pas de cimetière US, mais un endroit bien connu, le Mardasson, élevé sur la colline du même nom. Ce Mémorial témoigne la reconnaissance de la population Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945. C’est entre le 16 décembre 1944 et le 25 janvier 1945 que le Généralfeldmarschal von Rundstedt a lancé son offensive appelé depuis la Bataille des Ardennes.

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Cette année le rendez-vous était donné le vendredi 3 juin au pied du Mardasson, en présence d’autorités civiles et militaires, Belges et Françaises et Américaine, en la personne de Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer. Pour qui se sera sa dernière participation. Mais aussi de porte-drapeau, des Volontaires de guerre des 5ème et 12ème Bataillon de fusiliers , ou encore d’enfants d’école de la région…Impossible de citer tout le monde.

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Messieurs Marique et Dhaese, Volontaire de guerre au 5ème Bataillon de fusiliers.//Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il ne faut pas oublier les Belges dans cette bataille, il y a bien évidement la population locale qui était sur place, les infirmières Augustat Chiwy et Renée Lemaire, cette dernière est morte pendant les combats et est enterrée à Bastogne. Elles ont soignés les blessés US. Il y avait aussi des militaires, et oui, il n’y a pas que la 82ème ou 101ème Airborne, il y avait le 5ème et 6ème bataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. Elles faisaient partie de la 1ère Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège ou proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

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Monsieur Flahaut, Ministre du Budget de la fonction publique et de la simplification administrative de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Madame Bauer Campbell, Ambassadeur des Usa. Monsieur Lutgen Bourgmestre CDH de Bastogne.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Retenons du discours de Monsieur Mr Lutgen, Bourgmestre CDH de Bastogneque le devoir de mémoire est important. Aussi important que l’intensité de chaque commémoration ainsi que les liens qui unissent la Belgique et les Etats-Unis. Mais aussi son désir de faire de Bastogne le centre de la seconde guerre mondiale tout comme l’est Ypres pour la première guerre. La cérémonie se termine par le dépôt de fleurs furent déposées au centre du Mémorial.

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Monsieur Wauthier, Volontaire de guerre au 12ème Bataillon de fusiliers.//Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le plus important, pour moi, lors du Memorial Day, ce n’est pas les discours même si ils ont une place lors de cet événement. Mais c’est le souvenir des centaines de jeunes hommes morts pour notre liberté. Bastogne est bien connue pour la Bataille des Ardennes, mais aussi pour son char Sherman (Barracuda) toujours bien visible sur la Place Mc Auliffe. L’équipage était composé du Chef de Char : Staff Sergeant (Sergent Chef) Wallace Alexander Conducteur : Tech/4 (Technicien de 4ème grade) Andrew Urda Pointeur : Cpl (Caporal) Cecil Peterman Chargeur : Pfc. (Soldat de 1er classe) Dage Hebert Mitrailleur : Pfc. (Soldat de 1er classe) Yvan Goldstein. Ils appartenaient au 41ème bataillon de char, de la 11ème division Blindée de la 3ème Armée Américaine.

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Photographe et reportage Eric de Wallens ©

Memorial Day 2016

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Memorial Day 2016 // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Ce 28 mai 2016, la Belgique comme les Etats-Unis se souviennent des militaires tombés sur notre territoire lors de la seconde guerre mondial. Le Memorial Day. En Wallonie la Belgique a offert aux USA deux terrains sur lesquels furent ouvert des cimetières militaires. Henri-Chapelle dans les Cantons de l’Est et Neuville-en-Condroz au-dessus de Liège. En ce qui concerne le côté Néerlandophone de notre pays, c’est à Waregem, en Flandres Occidentale que reposent les jeunes gars tombés pour notre liberté.

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A gauche, Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis Denise Campbell Bauer, ensuite le représentant de sa Majesté le Roi et de la Présidente du Sénat, madame Christine Defraigne. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Je le dis souvent, dans toutes cérémonies militaires, il y a des discours et autres dépôts de fleurs. Cette année nous avons écoutés Mr Le surintendant du cimetière américain, Mr Michael Yasenchak, l’Aumônier militaire US, Mr Le Bourgmestre de Neupré, Monsieur Cortis, sans oublier Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer et le vice-amiral John N. Christenson, USN. Il est le représentant militaire des Etats-Unis auprès de l’OTAN. Les enfants ne sont pas oubliés, cette année ce sont les élèves de l’école de Rotheux qui on eut l’honneur de chanter les hymnes nationaux Belge et Américain. S’en suivit le dépôt de gerbes.

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La délégation des Volontaires de guerre des 4ème et 21ème bataillon de fusiliers. // Eric de Wallens (c) Objectifmag.be

Comme chaque année, la foule était bien présente dans ce cimetière. Les anonymes comme les personnalités politiques régionales ou nationales. Mais le plus important ce sont les anciens combattants, les résistants, les volontaires de guerre encore bien alertes et toujours « sur le pont ».

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Les élèvent de l’école de Rotheux chantent les hymnes nationaux Belge et Américain. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Le Mémorial Day est une tradition américaine remontant à la Guerre de Sécession, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Décoration Day, ancêtre du Mémorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Kokotovich Archive Eric de Wallens (c)

Martha Serbe et Saul Kokotivich. Marié le 8 juillet 1944, avant de partir pour l’Europe. // Archive Eric de Wallens (c)

Je repense souvent à un reportage que j’avais réalisé le 21 juin 2002 au cimetière d’Henri-Chapelle. Ce jour-là, trois vétérans Américains étaient enterrés dans ce jardin de pierres. Les PFC Saul Kokotovich et Jack C. Beckwith ainsi que le Sergent Frederick F.Zimmerman. Ils appartenaient au 395ème régiment d’infanterie de la 99ème division d’infanterie US. Ils ont étés portés disparu lors des combats dans la forêt de Huertgen, en Allemagne, le 15 décembre 1944. Les corps ont étés retrouvés par hasard en 2001. Les familles ont décidés qu’ils reposeraient avec leurs copains, en Belgique et dans ce cimetière.

 

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Photographe et reportage : Eric de Wallens

Les bataillons de fusiliers 1944 – 1945

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L’insigne du 4ème Bataillon de Fusiliers. Ce badge est aussi l’insigne de la 9ème Armée Américaine auquel était rattachée le 4ème Bon de Fus // Photographe(c)Eric de Wallens

A ce jour, le 15 mai 2016, date à laquelle j’écris ces quelques lignes, mon livre va bien et avance à son aise ; j’espère l’avoir terminé pour la fin de l’année ou début 2017. J’ai déjà écrit près de 334 pages qui décrivent la vie des Volontaires de guerre des bataillons suivants : 1er, 4ème, 5ème, 10ème 14ème, 15ème, 16ème et 25ème Bon de Fus. Pour cela, je me suis plongé dans des témoignages laissés par ceux qui ne sont plus là. Mais j’ai aussi rencontré dix-huit VG lors d’interview très passionnantes. Pendant ces rencontres, je retourne dans le passé de chacun. Et cela avec des précisions étonnantes qui remontent à plus de 70 ans. Moi qui ne sais plus ce que j’ai fait hier… La mémoire d’une partie de leur vie, hors du commun, est extraordinaire. Prochainement, j’aurai le grand plaisir d’écouter parler deux autres VG, l’un du 17ème et l’autre du 34ème Bataillon de Fusiliers.

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Madame Denise Bauer, Ambassadeur des USA en compagnie d’un ancien du 12ème Bataillon de fusiliers // Photographe(c)Eric de Wallens

Ce livre, qui n’a pas encore de titre bien arrêté, est comme tous les bouquins : il est composé d’une préface et de plusieurs chapitres. Au fil des pages, je parle de l’origine des bataillons, de la composition de ceux-ci, mais aussi de l’uniforme de l’armement, du recrutement. Avant d’ouvrir les chapitres dédiés aux Volontaires de guerre. Là, ils parlent de leur vie avant leur engagement dans ces unités. Ils ont étés CRAB (Centre de Recrutement de l’Armée Belge), résistants ou réfractaires. D’autres encore étaient étudiants ou avaient commencé à travailler dans le civil. Chaque témoignage de l’avant Bon de Fus est très intéressant et aide à comprendre le comment et le pourquoi de ce désir de continuer la lutte pour repousser l’occupant jusque chez lui.

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Monsieur Henri Taymans, sercrétaire du 4ème Bon de Fus en compagnie de Monsieur Benoit Lutgen, Député Fédéral CDH et Bourgmestre de Bastogne//Photographe(c)Eric de Wallens

Ce livre sera aussi illustré par des photos d’époques mais aussi par des clichés extraits de reportages que je réalise lors d’interview ou de cérémonies ou de réunions de Fraternelles, comme à l’OTAN avec le 4ème Bon de Fus.

Je ne suis pas seul dans ce gros boulot d’écriture, il y a trois personnes qui relisent mon livre régulièrement et huit autres qui font des traductions du néerlandais, de l’anglais et de l’allemand. Tout cela bénévolement.

J’espère encore avoir d’autres rencontres avec des Volontaires de guerre mais aussi trouver des infos sur mon beau-père, Henri Tacq, de la 2ème Cie/ 4ème Fus par ceux qui l’on connut dans le monde de la résistance au sein de l’Armée Secrète et au 4ème Bon de Fus. Je suis toujours à la recherche de documents, photos et autres témoignages.

A suivre…

Reportage et photographe: Eric de Wallens(c)