La FATAC

LA FATACLa FATAC ou le récit d’une période de l’histoire du 15 Wing de Transport Aérien de Melsbroek et du Flight Hélicoptères de Coxyde; En juin 1964, la République du Congo était au bord du gouffre. Plus de la moitié de ce gigantesque pays était aux mains des rebelles. C’est à cette époque qu’une petite force armée, commandée et encadrée par des officiers et des sous-officiers belges, reçut pour mission de ramener l’entièreté du territoire sous l’autorité du gouvernement central. Cette force était composée de mercenaires, d’anciens gendarmes katangais rentrés d’exil en Angola, et de quelques autres soldats de l’Armée Nationale Congolaise.

UNE PAGE D’HISTOIRE BELGO-CONGOLAISE INEDITE A LIRE ABSOLUMENT

Ce livre est, période au sujet de laquelle durant des dizaines d’années, pratiquement rien ne put être officiellement déclaré. C’est l’histoire des nombreux volontaires de notre Force Aérienne, qui sous contrainte plus ou moins forte, furent envoyés par les autorités de l’époque dans notre ex-colonie du Congo, à partir de juin 1964 jusqu’en juillet 1967.

Une histoire palpitante, reprenant les témoignages de nombreux anciens qui vous fera revivre les missions d’évacuation d’otages et de blessés, les largages et les transports de ravitaillement par les hélicoptères H-21 et les Dakota C-47 de la FATAC.

Un récit de la vie difficile et souvent dangereuse menée au mépris du danger par des équipages et des non navigants débrouillards et courageux.

Un livre de 230 pages sur papier glacé au format A4, abondamment illustré ; 182 photos dont 26 en couleurs, 12 cartes et 3 planches hors-texte.

Egalement édité en néerlandais sous le titre « WIJ WAREN ERBIJ ».

 

A commander au prix de 28 € (frais d’envoi en Belgique compris – Europe 32 € – hors Europe 40 €) par virement au compte BE17 3101 7279 9021 des Compagnons de l’Ommegang à 1160 Bruxelles, en mentionnant : «  FATAC Français » (ou Néerlandais, suivant le cas).

Un détachement de militaires Spatois part pour le Mali

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Service de Presse de la Défense (c)

Un détachement du Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa s’envole pour le Mali vendredi 15 janvier en tout début de journée de la base aérienne de Melsbroek. Il sera engagé dans le cadre de la mission EUTM, une mission européenne de formation de militaires maliens.

Les quelque 70 militaires spadois assumeront une mission de force protection dans le camp d’instruction de Koulikoro. Ils seront déployés pendant une période de quatre mois.

Le Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa continuera à assurer en parallèle sa mission d’appui à la police fédérale en Belgique avec près de 200 militaires.

Source et crédit illustration (c): Service de Presse de la Défense.

 

Les F-16 Belges partent surveiller l’espace aérien Balte

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Un détachement de quatre F-16 belges participe dès ce mardi 5 janvier à la 40e rotation de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing (BAP). C’est la cinquième fois depuis 2004 que des avions de la composante Air belge survolent les pays baltes pour empêcher des vols non autorisés dans l’espace aérien de l’OTAN. Nos avions et leurs équipages seront prêts à décoller à toute heure, sept jours sur sept.

Quatre F-16 belges, deux de Kleine-Brogel et deux de Florennes, et une cinquantaine de militaires partent ce mardi 5 janvier pour Ämari, en Estonie, où ils seront basés. Le contingent belge se compose essentiellement de pilotes, de techniciens et de personnel en charge du soutien logistique.

Notre détachement relève une unité allemande. La mission sera reprise par les Belges lors d’une courte cérémonie officielle le 7 janvier. Des représentants des Etats membres impliqués dans cette mission participeront à cet événement.

En 2004, notre pays était le tout premier Etat membre de l’OTAN à mettre à disposition un contingent dans le cadre de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing. Outre la Belgique, 15 autres Etats membres participent à tour de rôle à la surveillance de l’espace aérien des pays baltes. De janvier à août 2015, notre pays avait envoyé un détachement de quatre avions de chasse dans le cadre de cette mission. Ils opéraient depuis la base aérienne de Malbork, en Pologne.

Source : Service de Presse de la Défense
Photo: Eric de Wallens (c)

Bastogne NUTS 2015

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Véhicule Américains au sein de la caserne du 1A à Bastogne // Eric de Wallens(c)

Comme chaque année en ce dernier mois de l’année, Bastogne se souvient de son histoire avec l’un des événements important de l’année, la Foire aux Noix. En effet, ce week-end des 12 et 13 décembre 2015 c’est l’un des grands rassemblements d’Anciens Combattants, de Vétérans, d’associations Patriotiques, de Militaires Américains, Luxembourgeois, Hollandais, Mais aussi de vieux véhicules d’époques en tous genres.

Eric de Wallens(c)

Survivants de la 101ème Airborne et de la 3ème Armée U.S. // Eric de Wallens (c)

Nuts, des noix, mais pourquoi ce fruit sec colle à la peau de Bastogne, c’est d’abord une tradition régionale qui consistait à donner une noix à sa bien-aimée si le jeune ouvrier fermier était reconduit dans sa tâche. C’est aussi une histoire qui a débuté le 22 Décembre 1944, ce jour-là les Allemands demandent la rédition des Américains. Alors que le Général Mac Auliffe, commandant la 101ème Airborne, encerclée par l’ennemi dans Bastogne, réfléchit à la réponse à donner, le Colonel Harry Kinnard, son officier Opération lui dit « Nuts », des Noix. Il était impensable pour nos libérateurs de se rendre !

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Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis et Monsieur Benoit Lutgen. Député Fédéral CDH et Bourgmestre de Bastogne.// Eric de Wallens (c)

Le moment le plus important est le samedi après-midi avec le défilé des Portes Drapeaux des Fraternelles d’Anciens Combattants, comme le 4ème et 5ème Bataillon de Fusiliers Entourés d’un détachement du 1er d’Artillerie caserné à Bastogne. Sans oublier nos couleurs, noir, jaune et rouge, ainsi que le drapeau Américian. Le cortège est fermé par un groupe d’enfants. Cette journée sera clôturée par le traditionnel jet de noix depuis le balcon de l’Hôtel de Ville, par Monsieur Benoit Lutgen, Député Fédéral CDH et Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis.

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Monsieur Dhaese, Volontaire de guerre au 5ème Bataillon de fusiliers. // Eric de Wallens (c)

Il faut savoir qu’il n’y a pas eu que des Américains  à combattre les Allemands pendant cette période, en effet, des Belges étaient au sein de la 3ème Armée Américaine, commandée par le Général Patton. Ces hommes étaient des Volontaires de Guerre, souvent des Résistants qui avaient choisis de continuer la lutte. Ils étaient regroupés dans des Bataillons de Fusiliers, le 5ème a participé à la Bataille des Ardennes. Quant au 4ème Fus, il était plus haut, dans notre pays. Entre Liège, la Hollande et l’Allemagne. Il participait à la garde de points importants sur la route d’un éventuel retour des Allemands par cette zone.
Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

11 novembre 2015. A la recherche de l’Adjudant Bourgeois du 19ème BCP

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L’Adjudant Bourgeois. (c) Famille Bourgeois et Leroy

En ce 11 novembre 2015, un peu partout en Belgique, comme en France et au Royaume uni, plusieurs cérémonies sont organisées en présence d’autorités civiles et militaires. La majorité des reportages et autres articles de presse vont relater ces événements en ayant une pensée pour les anciens combattants qui ont participé à cette grande boucherie qu’a été la première guerre mondiale. Pour tous ces jeunes gens cela devait être la « der des der », c’était sans compter sur une bande d’idiots qui n’avaient pas digéré la victoire des Alliés et le Traité de Versailles. La seconde guerre mondiale couvait déjà…
En parlant de « pensée pour les combattants de 1914 – 1918 », un nom me revient en mémoire, celui de l’Adjudant Bourgeois du 19ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Cette unité française est venue, à cette époque, combattre dans notre beau Royaume. Depuis un an, je passe beaucoup de temps avec cet Adjudant, voici pourquoi :

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Le monument Commonwealth érigé au sommet de la côte 60. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le carnet de marche du 19ème BCP nous apprend qu’il est arrivé en Belgique par Adinkerke le 22 octobre 1914 : « – Ypres est abordée en pleine nuit. Les habitants ont fui sous le premier bombardement, la ville est complètement déserte, le quartier de la gare brûle, des lueurs d’incendies inondent le ciel jusqu’aux abords de la cathédrale, au-dessus de nos têtes sifflent, en passant, les obus ». Ainsi vue, avec ses halles sinistrement éclairées, la célèbre place d’Ypres revêt, dans cette nuit d’horreur, un aspect d’une grandeur tragique et impressionnante, que n’ont jamais pu oublier ceux qui en furent les témoins. Au grand jour seulement le 19ème BCP atteint Kruisstraathoek. Il y prend quelques heures de repos, puis, à midi, se remet en route, par Dickebusch, pour Mille-Kruis, il y passera la nuit du 9 au 10 novembre 1914.

Quelques pages plus loin, nous lisons ceci : « L’offensive ennemie du 10 novembre avait rejeté tous nos éléments de la rive droite, nous recevons mission de nous y rétablir, et, quand nous quitterons Steenstraat, le 29, la tête de pont face à Bixschoot sera reconstituée, avec quatre compagnies sur la rive droite. A cette époque toute la 42ème D.I. se porte vers Ypres, le 19ème BCP marchant par Elverdinghe, Poperinghe, puis Vlamertinghe.

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Ce qui reste du bunker de la côte 60, quelques blocs de béton. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Zillebeke – Dans les premiers jours de décembre, elle est en avant de Zillebeke, entre la route de Menin et celle d’Armentières. Vie de secteur active, pénible, sans repos, avec des tranchées encore rudimentaires, profondes en première ligne, mais sans boyaux, sans abris, et de l’eau partout. Le bataillon est d’abord dans les bois à l’est de Est de Zillebeke (Butte aux Anglais), les opérations s’y multiplient, visant principalement le fortin de la côte 60. Au cours de l’une d’elles, le 17 décembre, l’héroïque adjudant Bourgeois, de la 1ère compagnie, illustre glorieusement la belle devise du bataillon : il enlève sa section à l’assaut au cri de « En avant toujours ». Il tombera aussitôt, mortellement frappé, et il achèvera le « Repos ailleurs ».

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La ferme aujourd’hui. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

A cette époque, les français avaient ouvert un hôpital militaire dans la ferme Quaghebeur, du nom du fermier, à quelques kilomètres de là, à Poperinghe. Connut aujourd’hui sous le nom de Lijssenthoek Military Cemetery. En effet après la France, cet hôpital fût agrandi par les Anglais. Il y a eu plus de 4000 lits. Un cimetière militaire fût ouvert devant la ferme où furent enterrés 10.784 militaires de 30 nationalités. C’est à cet endroit que l’Adjudant Bourgeois a été évacué et y est mort quelques jours plus tard. Ensuite…. son corps a disparu. Impossible de le retrouver.

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Le cimetière avec à l’arrière plan, la ferme. // Eric de Wallens(c) www.objectifmag.be

Avant d’aller plus loin, voilà comment j’ai fait sa connaissance : Depuis 1986, ma femme et moi, nous parcourions les champs de bataille de la première guerre mondiale, aussi bien en France qu’en Belgique. Nous cherchions les traces et les vestiges de la première guerre afin de les photographier. Nous avons montés plusieurs expositions en France, ainsi qu’une conférence. Pour en savoir plus, nous avons fait beaucoup de recherches, posé des questions, développé une bibliothèque personnelle afin de nous documenter et de connaitre « le comment du pourquoi ». En 2014, j’ai exposé des photos aux cimaises du Musée Européen de la Bière de Stenay (France). Pendant cette expo, j’ai reçu un message de la petite fille de l’Adjudant Bourgeois, Dominique. Elle voulait me rencontrer afin de voir mes photos. Rendez-vous fût pris, et dans la conversation elle m’a expliqué son désir de retrouver son grand-père. Je lui ai proposé de l’aider dans ses recherches. Cela allait être passionnant, malgré le tragique de l’histoire…

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Le nom de l’Adjudant Bourgeois sur le monument aux morts de la Ville de Verdun. (c) Famille Leroy

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Dominque devant la tombe du clairon du 19ème BCP, Georges Blangy, mort le 19/11/1914. Un mois avant l’Adjudant. Il est enterré au Lijsenthoek. Elle avait souvent entendu parlé de lui par sa grand-mère. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Revenons à Poperinghe, Léonce Bourgeois vient de mourir dans son lit d’hôpital, j’ai vu son acte de décès. Et comme je le disais il n’a semble-t-il jamais été enterré dans ce cimetière. Mes recherches commencent. Il y a déjà une erreur entre le carnet de marche et sa fiche militaire. Dans le premier document il a été blessé le 17 décembre et sur le deuxième il est mort le 15 pour la France à Ypres ? Bon. C’est la guerre, il y a sans doute l’une ou l’autre erreur de transmission d’infos. Je sais aussi que sa femme et sa fille ont cherché à savoir ou était l’Adjudant, mais elles n’ont jamais eu de réponses. Dominique m’a donné quelques copies de documents qui m’ont appris sa naissance le 9 octobre 1881 à Rémy en France et qu’il vivait avec sa femme à Verdun, ville de garnison.
Il faut donc fermer toutes les portes, je contacte un maximum d’administrations françaises et belges ainsi que le service des sépultures, de diverses communes dans la région d’Ypres. Sans oublier Verdun. Dominique et sa famille continue également de leurs côtés et se rendent à Rémy. Mais toujours rien. Je vais aussi sur le terrain, je suis la route de l’Adjudant Bourgeois : la butte aux Anglais, la côte 60 et le Lijsenthoek. Je visite tous les cimetières français et les quelques cimetières du Commonwealth de la région où sont enterrés quelques français. Et comme il peut y avoir une erreur dans les livres reprenant les morts de ces lieux, je passe en revue, une par une, des milliers de tombes. Mais toujours sans succès… Mais où est l’Adjudant Bourgeois ? Et il n’est pas le seul de cette unité qui soit mort lors de cet assaut. Je sais que c’est la guerre, mais je me dis aussi qu’il y a une administration qui fonctionne. Bouger un corps, l’enterrer, ou le rendre à sa famille, comme cela est arrivé souvent, ne se fait pas sans document !

Je termine cet article par la visite de Dominique et sa petite famille sur les traces de son grand-père. En effet, il y a quelques jours, nous avons passé une journée pleine d’émotions sur la route empruntée par le 19 ème BCP et son illustre sous-officier. A ce jour je ne sais toujours pas où est l’Adjudant Léonce Bourgeois, matricule 264 du 19ème BCP.

Source historique du 19ème BCP : Service historique de la Défense (France)
Crédit illustration: Famille Bourgeois et Leroy
Reportages et photographe Eric de Wallens (c)

Intervention Léopold I : Suspects arrêtés

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Service de presse de la Défense (c)

La frégate Léopold I est entrée ce vendredi 6 novembre dans le port d’Augusta en Sicile avec les 258 migrants secourus la veille d’un bateau de pêche en détresse en Mer Méditerranée. Trois des quatre personnes, ayant été identifiées comme suspectes par le Léopold I, furent en effet arrêtées par les autorités italiennes à leur arrivée.

Ceci a pu être réalisé grâce à la vigilance des équipes belges lors de la récolte et recoupe d’informations provenant des observations à distance, de l’inspection de l’embarcation suspecte et des questionnements individuels au fil de l’intervention menée par la frégate. La quatrième personne suspecte, plus que probablement mineure, reste sous surveillance.

Communiqué: Service de presse de la Défense

Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945

Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 -1945

// Eric de Wallens (c)

Il y a quelques mois, notre Rédac Chef, Eric de Wallens, a commencé l’écriture d’un livre sur les volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945. En effet, à cette époque, le conflit n’est pas terminé, et les Alliés ont besoins de renfort pour couvrir leurs arrières, mais aussi faire un boulot de police militaire en surveillant des ponts, des axes importants, des dépôts de munitions, des prisonniers etc… A l’origine ils ne devaient pas aller au feu, mais c’est la guerre et beaucoup d’entre eux y ont été en Belgique, en Hollande et en Allemagne. Plusieurs ne sont jamais revenus…

5300 jeunes gens ont répondus à l’appel de notre gouvernement. Six bataillons ont étés formés dès le début du mois d’octobre 1944, un peu partout en Belgique. Le 1er, 2ème et 3ème bon de fus étaient néerlandophones et rattachés au 12ème Groupe d’Armée Britannique Les 4, 5 et 6ème Bon de Fus étaient Francophones et rattachés au 21ème groupe d’Armée US. Au sein des 1er, 3ème, 9ème et 15ème Armée des Etats-Unis.

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Volontaires de guerre des 4ème et 21ème Bataillon de fusiliers au cimetière militaire Américain de Neuville en Condros. // Eric de Wallens (c)

Chaque bataillon comptait 801 hommes, officiers, sous-officiers et hommes de troupes. La grande majorité venait de la résistance. Le premier bataillon à accueillir les volontaires de guerre (VG) était le 4ème bataillon de fusiliers rattaché à la 9ème armée Américaine. Cette unité a été formée avec de jeunes Bruxellois. Pourquoi le premier bataillon ? C’est simple, ils sont rentrés un jour avant les autres. En 1945 la Belgique comptait 47 bataillons de fusiliers. Ceci sans compter les pionniers, les bataillons de Génie, les compagnies de transport et les Brigades d’Irlande.

Ce livre racontera la vie de ces jeunes gens, par des témoignages de survivants de différents bataillons. Ils ont tous minimum 90 ans aujourd’hui. Comment ils ont vécus pendant l’occupation et ensuite la vie au sein du bataillon. Mais aussi pourquoi avoir créé ces bataillons, qui a eu cette idée et quand. Ce livre sera aussi illustré de photos d’époques et d’aujourd’hui. J’ai déjà lu quelques pages de ce livre, j’en ai discuté avec Eric, cela va être passionnant. Il faut encore un peu attendre, il devrait avoir terminé l’écriture vers la fin de 2016.

Cathy de Senonchamps (c)
 

 

 

Bastogne Mémorial Day 2015

Memorial Day Bastogne 2015

Vétérans du 512 bataillon MP de la 3ème Armée Américaine. // Photographe: Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

En ce mois de mai, c’est la période du Memorial Day, dans notre pays il se déroule en général dans les trois cimetières Américains, Waregem, Neuville-en-Condroz et Henri-Chapelle. Il y a aussi Bastogne. Dans cette ville pas de cimetière US, mais un endroit bien connu, le Mardasson, élevé sur la colline du même nom. Ce Mémorial témoigne de la reconnaissance Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945. C’est entre le 16 décembre 1944 et le 25 janvier 1945 que le Généralfeldmarschal  von Rundstedt a lancé son offensive appelé depuis la Bataille des Ardennes.

Memorial Day Bastogne 2015

La garde d’honneur. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

L’histoire a tendance à ne retenir que les GI’s, c’est vrai que dans le périmètre de Bastogne il était nombreux. Sur le champs de bataille,  il y avait aussi des Anglais. Mais il ne faut pas oublier les Belges, il y a bien évidement la population locale. Les infirmières Augustat Chiwy et Renée Lemaire, cette dernière est morte pendant les combats et est enterrée à Bastogne. Elles ont soignés les blessés US.
Il y avait aussi des militaires, et oui, il n’y a pas que la 82ème ou 101ème Airborne, il y avait le 5ème et 6ème bataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. Elles faisaient partie de la 3ème Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège et proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

Memorial Day Bastogne 2015

Madame l’Ambassadrice

Donc en cette après-midi du vendredi 29 mai, le rendez-vous était donné au pied du Mardasson pour la cérémonie annuel du Memorial Day, en présence d’autorités civiles et militaires, Belges et Françaises et Américaine, en la personne de Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer. Mais aussi de porte-drapeau, de volontaires de guerre des bataillons en question, ou encore d’enfants de l’école de Marvie. De la Royale Union des Fraternelles d’Anciens Combattants…. Impossible de citer tout le monde.

Memorial Day Bastogne 2015

Monsieur le Bourgmestre dépose une couronne de fleur.// Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Memorial Day Bastogne 2015

La journée se termine par un drink. Madame l’Ambassadrice en compagnie de monsieur D’haese, volontaire de guerre au 5ème bataillon de fusiliers. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Retenons le discours de Monsieur Mr Lutgen, Bourgmestre CDH de Bastogne, il nous rappelle que le devoir de mémoire est important. Aussi important que l’intensité de chaque commémoration ainsi que les liens qui unissent la Belgique et les Etats-Unis. Il termine par le récent jumelage entre la ville de Bastogne et de Reims, cette dernière ayant vécu aussi des moments importants lors de la seconde guerre mondiale. La cérémonie se termine par le dépôt de fleurs furent déposées au centre du Mémorial.
Ensuite, un monument a été inauguré au Bois-Jacques. Dans ce bois, la compagnie E (Easy Compagny) de la 101ème Airborne est restée en position pendant près d’un mois. Ils avaient creusés des trous, appelé trous de souris ou Fox Hole en Anglais, afin de se protéger un maximum. Les Allemands étaient juste en face, dans le village de Foy, ils tenaient cette position avec détermination. Après de violents combats, il ne restait plus que trois maisons debout. Aujourd’hui encore, des traces de l’occupation du bois sont encore visibles. L’effectif de la compagnie comptait 240 hommes. 30 jours plus tard, ils sont repartis à 64…

Photographe et reportage Eric de Wallens ©

Mémorial Day 2015 à Neuville-en-Condroz

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Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Chaque année à la même période, se déroule le Mémorial Day. De par le monde, des milliers d’américains se rassemblent dans les cimetières militaires US afin de participer à une cérémonie en l’honneur des soldats morts au combat et enterrés loin de chez eux. Dans notre beau Royaume de Belgique, nous avons trois « jardins de pierres », à Waregem, Henri-Chapelle et Neuville-en-Condroz.

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La section du 4ème Génie //Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il n’y a pas que des américains qui assistent à cette cérémonie, chez nous, comme partout, le publique est invité à se recueillir en compagnie d’anciens combattants US mais aussi Belges, comme le 4ème ou le 21ème Bataillon de Fusiliers. Il ne faut pas oublier non plus la présence de militaires d’active des deux pays, cette année, comme précédemment d’ ailleurs, un détachement du 4ème Génie d’Amay rehausse l’événement de sa présence à Neuville, mais aussi, dans l’après-midi, à Henri-Chapelle. Cette unité a le grand privilège de tirer deux salves d’honneur à la fin de la cérémonie, après le survol du cimetière par deux F-16 de notre composante aérienne.

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Madame Denise Campbell Bauer, ambassadrice des USA. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Comme dans toutes cérémonies militaires, il y a des discours et autres dépôts de fleurs. Cette année nous avons écoutés Mr Le surintendant du cimetière américain, Mr Michael Yasenchak, l’Aumonier militaire US, Mr Le Bourgmestre de Neupré, Monsieur Cortis, sans oublier Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer. Les enfants ne sont pas oubliés, cette année ce sont les élèves de l’école de Rotheux qui on eut l’honneur de chanter les hymnes nationaux Belge et Américain.

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La délégation du 4ème et du 21ème bataillon de fusiliers. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Tiens, mais pourquoi le Mémorial Days ? Voilà une bonne question : Les américains ont le culte des vétérans, des anciens combattants, des volontaires de guerre, ce n’est pas comme en Belgique. Dans notre pays certains  préfèrent les oublier. Cette tradition américaine remonte à la Guerre de Sécession, où, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le  5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Decoration Day, ancêtre du Memorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Reportage et photographe : Eric de Wallens ©

AG 2015 de la Royale UFAC

RUFAC01Le samedi 9 mai dernier ce fut le grand jour annuel pour la Royale Union des Fraternelles d’Anciens Combattants (RUFAC). En effet, les participants sont venus de tout le pays pour participer au 3ème congrès et Assemblée Générale. Le rendez-vous était donné au nouveau centre administratif de Tervueren, commune néerlandophone située en Brabant flamand à la périphérie de Bruxelles. Ce qui n’est pas toujours anodin dans notre pays. Il faut savoir que cette organisation regroupe des anciens combattants et volontaires de guerre des deux côtés de notre pays. La réunion passe d’une langue à l’autre et les participants se côtoient toute la journée sans aucun problème. Ces gens-là, Monsieur, ce sont battu pour un pays et pas pour un territoire coupé en deux par je ne sais quelle bêtise. J’ai trouvé cela « génial » à vivre.

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Monsieur Verhelst. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Président, Monsieur Gilbert Beeckmans déclare ouverte cette Assemblée Générale et comme dans toute AG il y a une liste de point à discuter. Mais avant cela, se passe l’instant de la minute du silence pour les membres décédés dans l’année. Ensuite, après un amusant problème de lumière s’éteignant toute seule… le centre est pourtant tout nouveau mais, sans doute, déjà hanté par quelques anciens voulant aussi manifester leur présence. Les divers points discutés furent, entre autres, l’approbation du procès-verbal, l’augmentation de la cotisation, qui restera finalement à 4€, mais aussi l’accueil des nouveaux Administrateurs.
Sans oublier un moment important pour l’un des membre, monsieur Jean Verhelst, 93 ans a été décoré de la médaille d’or de la RUFAC.

 

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A gauche sur la photo, monsieur Gilbert Beeckmans // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Un point important a été longuement discuté, celui de la connaissance ou de la reconnaissance de la RUFAC par le grand publique. C’est vrai que, à part les initiés, pas grand monde ne la connait. « Nous représentons ceux qui ne sont plus là »,  déclare le Président, qui rajoute « il ne faut pas oublier ce que nos parents et grands-parents ont vécu, nous sommes encore une mémoire parlé grâce à ce qu’ils nous ont racontés. Mais nos enfants… »  Non ! Essayons de passer quelque chose aux générations suivantes. Il faut que personne ne les oublies ! Monsieur Beeckmans termine son intervention par ces mots : « Essayons de passer quelque chose aux générations suivantes ! Faisons appel aux plus jeunes pour rejoindre les rangs de la RUFAC, même si beaucoup sont encore actif dans la vie. Un appel sera fait dans le prochain périodique Belgique d’Abord  »

RUFAC 2015

// Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Monsieur Roberti-Linterman, Président de la Fraternelle du 4 bataillon de fusiliers, prend la parole à son tour et propose de travailler aux côtés des enseignants, parler des Fraternelles afin de les faire connaître en allant dans les écoles. Mais il semble que cela pose un problème aux pouvoirs organisateurs et pour eux c’est tout simplement… Non. Les enseignants sont là pour en parler. Ah ! Bon ! Il y a encore des enseignants qui ont fait la guerre 40-45 ! Tiens à 90 ans ils enseignent encore ? Baliverne que tout cela, profitons de nos anciens, ils sont encore là, bon pied, bon œil et toujours prêt à parler, expliquer aux jeunes la vie entre 1939 et  1945.

« Les vieux soldats ne meurent jamais », disait Eisenhower.

Photographe et reportage. Eric de Wallens ©