La Belgique, décrite par le célèbre Jacques Trémolin, en 1962

>> Par Henrianne van Zurpele. <<
Ce « petit » pays de 30.528 km2, entourée par la Mer du Nord , la Hollande, l’Allemagne, le Grand-Duché de Luxembourg et la France, abrite 11.415.049 millions d’habitants en 2017, plus les émigrés non déclarés qui sont nombreux et souvent en transit. En se levant tôt, on peut en faire le tour en une journée. Le français, le néerlandais et l’allemand sont les langues nationales auxquelles s’ajoutent une multitude de dialectes aussi savoureux les uns que les autres ; ils ne sont bien compris que par ceux qui les parlent.

La Belgique, beau pays harmonieux, serait également très agréable si le temps y était plus clément journellement ; la « drache » y tombe plus souvent qu’à son tour ! L’humidité y règne donc en maîtresse implacable, et quand le soleil décide de s’y montrer, c’est soit avec timidité, soit de manière torride ; il n’y a pas de juste milieu. Les rhumatismes et l’arthrose y ont mauvaise réputation. Les belges sont donc solides et « savent la contre », depuis des lustres. Ils sont aussi railleurs, surtout envers eux-mêmes, accueillants à leur manière selon qu’ils habitent au nord ou au sud de Bruxelles.

Quant à cette grande ville, capitale de la Belgique, Bruocsella, en 966, ce fut d’abord un village construit dans des marécages (« hameau dans les marais »), et traversé par la Senne. Certains historiens parlent de l’existence de ce hameau au 7ème siècle, ce qui est étayé, dans des archives, par le décès de l’évêque de Cambrai, Vindicien d’Aras, mort d’une fièvre à Brosella, un des autres noms anciens du Bruxelles actuel qui ne s’est pas toujours écrit avec un « s ». L’étymologie du nom évolua diversement avant d’être Bruxelles en 1219…C’était hier ….

Jacques Meaudre de Sugny, dit Trémolin*, est français, né à Lyon le 1er novembre 1910 et décédé à Bobigny le 24 janvier 1986. Issu d’une famille aristocratique, originaire de la Loire, il a eu un parcours de vie hors du commun allant du résistant communiste pendant la guerre 1939-1945, (mis à la porte du parti), au Préfet de l’Ardèche à la libération, mais aussi écrivain et chroniqueur animalier, à la radio française, pour enfants (1970).

Parmi tous ses écrits se trouve un livre intitulé « Belgique » paru aux Editions Rencontre en 1963, dans leur collection « Atlas des voyages ». L’auteur l’a écrit comme un reportage à travers tout notre Pays, allant du nord au sud et d’est en ouest. Il l’a fait avec une grande intelligence, beaucoup de clairvoyance et de respect de la réalité belge en 1962. Il a fouillé la Belgique à travers son origine, ses légendes (dont celle des quatre fils Aymon et du Cheval Bayard), ses grands artistes flamands, ses savants, ses poètes, ses paysans, ses courageux mineurs (sans qui il n’existerait pas d’industrie, il n’y aurait pas de Belgique…) son architecture, son folklore, son climat, ses industriels, ses politiques (inchangées en 2017, voire même aggravées), sa Famille Royale (voulue par le peuple et d’une grande et sage humilité – ndlr),

Jacques Trémolin écrivait à ses lecteurs : « La Belgique est un grand pays : les distances s’y comptent en kilomètres et en siècles. On franchit mille ans d’histoires en allant d’Anvers à Bouillon et, à vingt minutes de Bruges nait Selzaete, cité industrielle de l’an 2000. Luxueux à Ostende, travailleur à Anvers, bourgeois à Bruxelles, révolté en Borinage, résigné et mélancolique dans les Fagnes, sauvage en forêt d’Ardenne, ce pays se contredit sans cesse. On ne décrit pas la Belgique.

Pas plus qu’on ne peut « expliquer » le Belge : l’Anversois est différent du Bruxellois, et le Wallon plus proche de notre Provençal que son voisin flamand. Pourtant, tout le monde, en Europe, a son idée sur la Belgique et sur les Belges. J’ai voulu oublier tout ce qu’on m’avait appris, aller en Belgique comme d’autres partent pour l’Amazonie.

J’y ai trouvé d’abord un peuple libre, conscient de ses problèmes et qui en parle.

Le fait m’a surpris : il n’y a plus beaucoup de nations en Europe où les citoyens s’occupent des intérêts de la cité.

Ce peuple libre travaille et réussit. En devient-il moins sympathique ? Faut-il reprocher au docker anversois, au paysan flamand, au commerçant de Bruxelles d’être, d’abord, un homme qui fait bien son métier ?

Je n’ai pas décrit la Belgique, ni expliqué le Belge. J’ai dit ce que j’ai vu, au hasard des rencontres. Heureux si j’ai fait naître, chez qui lira ces notes, ce que j’éprouve en les achevant : beaucoup d’estime pour mon sujet. »

Voilà, il s’agit de la Belgique de 1962, mais 55 ans plus tard elle n’a pas trop changé, ni ses habitants… juste quelques nouveaux venus qui s’y sont installés sans faire l’effort de la comprendre et donc de s’y adapter ; le problème est le même pour tous les pays qui constituent l’Europe en 2017, dont Bruxelles est devenue la capitale, en 1957, contre vents et marées.

Ce livre vaut la peine de le rechercher sur internet, de l’acquérir, de le lire et de le conserver. Si vous le trouver en vente dites-le nous : www.objectifmag.be                                Henrianne van Zurpele – 22/02/2017

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Tr%C3%A9molin

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Rencontre

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Atlas

https://fr.wikipedia.org/wiki/De_Agostini

 

 

Le THOPHEE ANDROS 2016 à Lans-en-Vercors

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

En janvier 2015, j’y avais remarqué un jeune concurrent très prometteur pour l’avenir du sport automobile : Toomas Heikkinen surnommé Topi. J’ai donc décidé, ce 23 janvier  2016, de l’interviewer quelques minutes. Ce fut la plus agréable rencontre de la soirée !

Sur le circuit du TROPHEE ANDROS 2016, à Lans-en-Vercors, en France, la Finlande était fort bien représentée…

Finlandais, comme l’est le célèbre Ari Vatanen1, héros des circuits automobiles de1970 à 2007, devenu  député européen pour la Finlande, puis pour la France, Toomas Heikkinen parle couramment l’anglais mais pas le français, quant à moi, c’est l’inverse. Il nous a donc fallu un interprète ; et, oh ! surprise, ce fut le fils aîné d’Ari Vatanen, Kim, qui comme son frère Marck, ont suivi les traces de leur père et sont également d’excellents pilotes de courses. L’accueil fut plus que chaleureux !  Kim Vatanen m’a emmenée vers une table où Toomas Heikkinen nous a rejoints :

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H : L’an dernier, j’avais repéré Toomas Heikkinen sur ce circuit de glace, au milieu de tous les français qui sont majoritaires ; il me semble très prometteur en tout cas, et est devenu mon préféré sur le Trophée Andros, voudriez-vous bien me le présenter ?
KV : Toomas a commencé vraiment à conduire à l’âge de six ans avec du karting, comme beaucoup de coureurs ; il en a fait de 2003 à 2007, pour bien se familiariser avec la conduite. A cet âge-là, il n’avait pas besoin de permis de conduire et il prouvait déjà son habileté de conduite et sa détermination à gagner. Il est très volontaire aussi. Mais sa carrière de pilote de circuit a démarré en 2008, il a participé à sept courses en un an sur voitures Renault. A partir de 2010, Topi a commencé à faire du Rallycross en championnat d’Europe et puis aux Etats-Unis où il a gagné cinq courses d’affilées ; pour moi, si je peux me permettre de le dire, il était une classe au-dessus des autres. Dès que le championnat du monde a été créé en Europe, en 2014, Topi y est revenu participer ; il a remporté la place de vice-champion de Rallycross. En 2015, malgré pas mal de soucis avec sa voiture et un accident, il a gagné une course en Belgique, à Mettet5 ; il a été deuxième au Canada. Il a participé aussi sur les circuits d’Allemagne, du Brésil, du Portugal, et de Turquie. Cela fait deux ans qu’il participe aux sept étapes du Trophée Andros : Val Thorens, Andorra (où il a remporté la 1ère place en 2016), Alpe d’Huez, Isola 2000 Alpes Maritimes (il y a été 3ème en 2014-2015), ici à Lans-en-Vercors, Clermont Superbesse et Saint Dié des Vosges.

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H : je vous ai pris déjà beaucoup de temps, je vais vous laisser tous les deux…
KV : Non, non, si vous avez encore des questions, il n’y a pas de soucis, Topi et moi sommes heureux de vous rencontrer…
H : d’où est originaire Toomas Heikkinen ? Quel âge a-t-il ?
KV : Toomas est né en Finlande, à Joenssu, le 27 mars 1991. C’est dans l’est du pays, en Carélie2, à la frontière Russe. D’ailleurs, mon père Ari Vatanen vient d’un petit village, Tuupovaara, qui n’est pas loin du tout de là, en Carélie du Nord, il y a de très bons pilotes ! A 24 ans il a déjà un palmarès imposant.
H : Combien de courses fera-t-il encore cette année ?
KV : il reste encore deux courses pour le Trophée Andros. Après il y aura les championnats de Rallycross qui commence au mois de mai au nord du Portugal, à Montalegre, il y a douze épreuves dans ce championnat du monde. Après il y aura Hockenheim en Allemagne, Mettet en Belgique où il a déjà remporté deux fois le « Mettet RX WORDL RX », puis en Angleterre…..je ne sais plus les autres.
H : Participera-t-il au Trophée Andros l’an prochain ?
KV : oui, ce n’est que la deuxième saison, le but c’est d’être là pendant un long terme ; c’est aussi la deuxième saison qu’il est pilote officiel chez Mazda, je pense et j’espère que l’on sera encore toujours là avec Mazda.
H : que pense-t-il du circuit du Trophée Andros à Lans-en-Vercors ?
A cette question, Topi a longuement répondu en finlandais à Kim.
KV : je vais essayer de me souvenir de tout ce qu’il a dit : il trouve que c’est un super circuit, même si les concurrents sont tous des français, c’est en France, mais le niveau est très élevé, très haut, et il y a vraiment des équipes très professionnelles et des pilotes très pointus qui sont là et il trouve que c’est l’endroit parfait pour lui passer l’hiver à participer aux sept courses du Trophée Andros.

En fait, Topi regrette d’être le seul concurrent non français.

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Au lieu de « quelques minutes » je suis restée trois quarts d’heure inoubliables, au stand Mazda nous avons bavardé à bâton rompu et ce fut un régal pour moi, un enchantement de gentillesse, de prévenance, de disponibilité de la part de ces deux pilotes finlandais, de passage en Vercors. Cela m’a évidemment charmée et changée de l’accueil indifférent de certains stands français.

Pour cette cinquième étape « 2016 » un pilote, déjà remarqué l’an dernier, Franck Lagorce, s’est imposé lors des manches du vendredi et du samedi, ce qui a bousculé le classement général ; il n’était plus qu’à quinze points de Jean-Baptiste Dubourg. Jean-Pierre Pernaut était absent, pour cause  « d’accident de jardinage », m’a-t-on dit, tandis que son fils, Olivier, a fait un tête à queue magistral faisant crier de stupeur quelques spectateurs. Je n’ai pas eu l’autorisation de l’interviewer dans son stand, tant pis ! En cliquant sur les liens, ci-dessous, vous pourrez vous remémorer ces instants, ou les visionner une première fois3 et 4.

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Les spectateurs étaient plus nombreux qu’en 2015 ; ce fut un énorme succès dont le promoteur de cet évènement, au sein du CML (circuit des Montagnes de Lans), Norbert Ingold, a certainement des raisons d’en être fier cette année, plus que les précédentes : le Trophée Andros a déplacé, outre le millier de personnes du personnel, en majorité bénévoles, cinq mille visiteurs sur le Vercors dont quatre mille ont « nuitées » entre ce village et Corrençon, en trois jours ! Beaucoup était en famille, avec leurs enfants de tous âges et les grands n’étaient pas les premiers à vouloir visiter l’espace, voir les voitures, les motos et les concurrents : « c’est la première fois que je viens et c’est magique » m’a dit Luc, un « grand » de six ans, installé sur le dos de son Papa, « je veux revenir l’année prochaine »… Malgré le froid et la gadoue un peu partout y compris sur le circuit, qui rendait le parcours plus problématique, l’ambiance des deux soirées a été très chaleureuse et une bonne humeur générale régnait sur tout l’espace. A la buvette extérieur où les visiteurs pouvaient commander des boissons chaudes et des petites collations, « ce fut du délire, nos réserves ont été épuisés, le samedi soir, avant la fermeture… » m’a dit un des bénévoles ; tandis que Christian, aux manettes de la cuisine du restaurant, m’a énuméré tous les services sur les deux jours : « près du millier de repas ont été servis midi et soir, plus qu’en 2015 » ! Il quittait le site, entre 2 et 3 heures du matin, épuisé pour une bonne cause, celle d’avoir restauré autant de monde. Des anecdotes, il en a plein en mémoire depuis vingt-sept ans, dont celle-ci : « une année qu’Yvan Muller concourait pour l’écurie Mercedes, celle-ci n’avait pas été en mesure de sustenter son équipe, « Les Fines agapes du Vercors » que Christian dirigeait à l’époque, s’en étaient chargées… et Muller avait gagné la course ; d’où la plaisanterie sur le site qu’il avait gagné grâce aux bons repas servis. Ce qui fut encore le cas l’année suivante ». En fait, Yvan Muller a dominé ces courses pendant dix ans.

A la buvette des bénévoles,  j’ai aussi rencontré, Isabelle venue se réchauffer devant une tasse de café ; elle est passée des courses en rallye avec son mari au poste de Commissaire de piste au Trophée Andros, à cause d’une maladie orpheline rare, celle des « os de verre » : « c’est la quatrième année que je suis bénévole au Trophée Andros, les courses automobiles sont ma passion et j’oublie cette fichue maladie devant laquelle le Corps Médical est désarmé. Je suis très entourée par ma famille et mes amis, je sais que cette maladie est inexorable, mais avant qu’elle ne m’abatte je me défoule dans un milieu que j’aime »… C’est aussi une leçon de courage devant l’adversité…

Henrianne van Zurpele © le 11 février 2016 – pour objectifmag.be

1 Ari Vatanen
2 Fondée en 1848 par le Tsar Nicolas 1er de Russie ; c’est une cité d’étudiants qui est aussi la « capitale forestière de l’Europe » où se trouve l’Institut Européen de la Forest.
3 Trophee Andross 2016
4 Double victoire pour Franck Lagorce
5 Vidéo

 

LE TROPHEE ANDROSS 2016 DE RETOUR A LANS EN VERCORS1

2016 01 TROPHEE ANDROSS JPPERNAUT2016Vertement critiqué2 par certains, en 2015, mais bien accueilli  par le nouveau Maire de Lans-en-Vercors, Michaël Kraemer, ce célèbre Trophée sera, pour la 27ème fois, de retour les vendredi 22 et samedi 23 janvier 2016, pour la plus grande joie des passionnés et des nombreux spectateurs qui ne manqueront pas d’y venir à pieds, à cheval, en charrettes, en trottinettes, en patins à roulettes et en chevaux à vapeur. Quant à moi, j’y grimperai sur le dos d’un loup, déjà réservé, ayant quatre forêts à traverser.

« Dès ma nomination au poste de Maire de Lans-en-Vercors3, en mai 2014, j’ai décidé de choisir entre deux manifestations » m’a dit le Maire, au mois de juin suivant, « celle de l’Hadra Trance Festival dont la réputation était devenue exécrable du fait du comportement de certains adeptes et aux deux derniers décès, donc indésirable par la population et surtout par les agriculteurs, et le Trophée Andross, très estimé en Europe dont en France ». 

Pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, venant de Grenoble, après avoir traversé le village, il faut grimper sur les hauteurs de Lans-en Vercors, à 1.420 m, par une très jolie et impressionnante route enneigée (avec un peu de chance, cette année). Elle l’est encore plus au printemps quand la nature se réveille, et en  automne grâce à la couleur rousse des feuillus. En fait, c’est le cas pour tous les villages du Vercors ou les arbres sont les rois des montagnes.

Le tracé technique de « l’Andross » est de 800m de long et 10m de large ; les épreuves sur glace se déroulent en nocturne, uniquement. Dans l’édito du programme, Max Mamers écrit : « La force du Trophée Andross, c’est le fruit de sa capacité à se renouveler ; en effet la plus grande course sur glace du monde (depuis 1990) a donné naissance à la première course 100 % électrique (depuis 2009) ».

La marraine 2016 est Laury Thilleman, ex Miss France 2011 et journaliste sportive sur Eurosport. Bien entendu, Jean-Pierre Pernaut (pour la 11ème fois) et son fils Olivier seront participants. Ce dernier, en 2015, a été champion de France des circuits FFSA GT.

Henrianne van Zurpele ©  le 6 janvier 2016 pour www.initiatives-vercors.fr et www.objectifmag.be

1)https://fr.wikipedia.org/wiki/Lans-en-Vercors

2) http://www.initiatives-vercors.fr/Tribune-Le-Trophee-Andros-a-t-il

3) http://www.france-voyage.com/villes-villages/lans-en-vercors-13203.htm

Guerre en Vercors et Haute-Savoie, en France !

bleu01Cette histoire tragique nous a été racontée bien tardivement mais dans un cas de ce genre, il n’est jamais trop tard pour bien faire, il me semble. Lors d’un crime envers un ou des humains, une enquête est lancée, rapidus ! Mais tuer un animal innocent, avec ou sans raison, n’est-il pas un crime aussi ? Personnellement, je le crois, surtout quand on sait que le bouquetin ne peut plus être chassé depuis 1962 et qu’il est protégé depuis 1981.

Bleu-Bleu est un bouquetin bien connu dans les Gorges de la Bourne, et le 10 mai 2015…
In Memoriam. >Henrianne van Zurpele (c)<

Sur la route des Gorges de la Bourne qui mène à Pont-en-Royans circulent beaucoup d’automobiles, dont quelques dangereux « fous du volant » se croyant sur un parcours de courses, des motards dont certains oublient l’élémentaire de la sécurité, des cyclistes courageux mais peureux de l’attitude des autres, ainsi que des habitants du Vercors, à deux ou à quatre pattes… C’est de l’un d’eux qu’il faut connaître la triste histoire qui a terminé son heureuse vie durant dix-huit années, dans le Vercors :
Avec un copain, Bleu-Bleu, le bouquetin bien connu dans sa tribu mais aussi de quelques humains locaux, a décidé, un matin de ce mois de mai dernier, d’emprunter, une fois de plus, la route des Gorges de la Bourne ; « il ne faisait de mal à personne et faisait involontairement l’animation locale », m’a-t-on dit « de plus on le connait par ici, on le voit souvent ».

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(c)Serge Lombard

La bêtise humaine est intervenue, évidemment, à mauvais escient et ce n’est pas la première fois, en Vercors ; il s’agit d’une cascade d’incompétences a dit le biologiste Jean-Pierre Choisy.
Bleu-Bleu, un des 35 Seigneurs des Alpes (Capra ibex) réintroduit dans le Vercors, depuis 1981, avait dix-huit ans ; il y vivait depuis 2002. Son prénom lui avait été donné après la pose de « boucles d’oreilles bleues » d’identification.
Ce n’était pas la première fois qu’il était vu et même admiré au Pont de la Goule noire. Seulement, cette fois, il lui a pris la fantaisie de déranger les humains de passage, au point de vouloir leur faire comprendre qu’il était sur « son territoire ». (Comme les ours l’ont été, jadis). Sans nul doute, par sa présence sur la route sinueuse, il a dû surprendre, des usagers, sur deux ou quatre roues, ne le connaissant pas. Il a été décrit comme « étant menaçant » ! Je pense plutôt apeuré, il s’est cru attaqué et a voulu se défendre » m’a dit un ami qui a vu la scène.

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(c)Serge Lombard

La gendarmerie n’a pas pensé à interdire la route des deux côtés, même pour quelques heures (pauvres automobilistes, cyclistes et autres déjà si malmenés par les travaux depuis sept ans !), quitte à instaurer, à nouveau, le détournement par Herbouilly. Aucun vétérinaire n’était disponible pour lui envoyer une fléchette anesthésiante afin de pouvoir le déplacer (comme on le fait au Canada avec les ours et en Afrique centrale et du sud avec les félins, par exemple). Le plus simple a donc été d’abattre le vieux bouquetin, dont l’autopsie l’a révélé en très bonne santé. Quel gâchis !
Prévenu, le Directeur du cabinet du préfet de la Drôme a estimé que le bouquetin présentait un danger de collision avec les véhicules circulant dans ces mêmes gorges « il représentait une atteinte à la sécurité publique, sur voie publique ». Outre cet argument, la préfecture a jugé qu’il s’agissait « d’un spécimen âgé, blessé à la patte arrière gauche, agressif et signalé en divagation dans le secteur depuis plusieurs semaines » et qu’il était impossible « de le capturer et de le relâcher dans un lieu plus adapté à son habitat naturel ».Si ce pauvre vieux était si dangereux, comment expliquer que des hommes, (pauvre animal sans défense), aient réussi à lui passer une corde autour d’une corne pour le trainer derrière un 4×4 ?? « Il suffisait de le relâcher un peu plus loin ».

« Qui est l’animal…? » m’a écrit une amie vertacomicorienne, aussi révoltée que moi. Elle ajoute : « cette histoire nous a Tous choqué !! Amoureux des Bêtes ou Chasseurs, à l’unanimité, une HONTE !!!! »
Effectivement, pour une fois, les deux adversaires étaient d’accord.
Bleu-Bleu a été lâchement abattu ; qui était le plus dangereux à ce moment-là ??? Or, il était protégé, en France, depuis 1981. Le PNRV, garant de la protection des espèces animales, n’était apparemment pas au courant de cette histoire ; l’information ne lui est revenue qu’après l’exécution de ce pauvre Bouquetin. A-t-il porté plainte, comme il l’a dit ? Où en est le dossier ?
Originaires de Vanoise, les bouquetins ont été réintroduis par le PNRV dans le courant des années 2000. Cinq ans plus tard, on en comptait une centaine, parfaitement adaptés à leur nouveau territoire. Ils sont d’un naturel placide et peuvent être approchés de très près…

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(c)Serge Lombard

Qui a gardé « en souvenir » le trophée de ses majestueuses cornes ? Bleu-Bleu mérite qu’une plaque commémorative soit installée sur le lieu même de sa mort ou que la commune de Rencurel demande à Serge Lombard de lui ériger un monument. Elle pourrait faire un appel de dons…
En cherchant sur le web, j’ai trouvé des reportages et avis sur cet assassinat dont je vous communique les deux meilleurs liens en bas de page ainsi qu’un autre très instructif.
Cette triste histoire m’en rappelle une autre, en tout point semblable, qui s’est passée en haut du piétonnier de Villard-de-Lans ; cette fois-là, avec un jeune cerf égaré de sa forêt proche. Il a subi un sort identique, sous les yeux d’un enfant, il y a quatre ou cinq ans. Cela c’est sans doute aussi fait « dans l’intérêt de la sécurité publique » ? Lui non plus n’était pas blessé, seulement apeuré.
Le fait que les animaux sont les premiers habitants du monde, dont le Vercors fait partie, est généralement oublié. Une réflexion assez pertinente m’a été faite : « les humains s’entre-tuent pour oui comme pour un non, ils ne cessent de se faire la guerre, alors un animal tué, fusse-t-il protégé, où est le drame ? »

Dernière minute :
Alors que les bouquetins sont protégés, (relire ci-dessus), entendu sur France Culture, hier à 22h et confirmé sur le site ci-dessous :

http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/biodiversite/20151008.OBS7300/l-abattage-massif-des-bouquetins-du-bargy-est-en-cours.html
mais aussi par « l’Anses » et la Frapna que j’ai contactés : Bargy, au nord des Aravis est bloqué par des agents de la chasse et autres, sur ordre du Préfet de la Haute Savoie, dans le but d’abattre (200 ?) bouquetins « soupçonnés » de véhiculer la Brucellose !! La région est bloquée par des agents de la chasse et autres, afin d’empêcher les journalistes de passer, de photographier et de filmer.
Et cela, sans preuve d’analyse ! Ils (les agriculteurs aussi et surtout) ont déjà voulu, l’an dernier, abattre tous les bouquetins… Et après, que feront-ils des animaux abattus ? un grand feu de joie qui se communiquera à la forêt ? Ameuteront-ils les vautours ? Mais, à la réflexion, qui sont les vautours ???
Des liens vous mèneront aux différents avis et articles en question dans les écrits.

Henrianne van Zurpele, pour le texte © et Serge Lombard pour les dessins © – Juillet, août et septembre 2015.

Pour en savoir plus: Initiatives-Vercors.fr

 

Le rendez-vous Gallo-Romain de la Malagne

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La Malagne (c)

Une nouvelle fois, le public était au rendez-vous ! Malgré une météo plus que déplorable, pas moins de 700 personnes ont profité d’une éclaircie le dimanche pour participer à cet événement … Un succès magistral !

Le week-end des 25 et 26 juillet 2015, Malagne – Archéoparc de Rochefort organisait sa grande fête de l’été « Le Rendez-Vous Gallo-Romain »

Quelle ambiance et quel engouement ! Le passionné des activités d’antan a eu l’occasion de participer aux nombreux ateliers comme la fabrication de cervoise et du pain, le bas-fourneau et la forge ou encore la poterie, la corderie, la vannerie, les parfums et le filage. L’amateur de grand spectacle a été séduit par le tir à la baliste, les manœuvres de fantassins, les combats de gladiateurs, les joutes équestres et la démonstration d’archerie romaine suivie d’un concours de tir ouvert au public. Le visiteur en quête de découvertes a pu déguster tisanes et mets romains avant de suivre la visite guidée de la Villa et de ses jardins. Une chose est certaine : tout le monde y a trouvé son bonheur !

Deux nouveautés au programme constituaient bien évidemment les temps forts de ce week-end : l’attaque d’archerie sur une troupe d’auxiliaires, puissant et spectaculaire, et le marché aux esclaves, divertissant et humoristique. Malagne – Archéoparc de Rochefort vous donne à présent rendez-vous ce dimanche 27 septembre 2015 pour sa fête de l’Automne « De la cervoise et du pain » !

Communiqué Malagne. Archeoparc de Rochefort

Le 43ème chapitre de l’Ordre de Château Thierry

L'Ordre de Château Thierry

// Photographe: Eric de Wallens (c)www.objectifmag.be

Le 31 mai 2015 dernier, l’Ordre de Château Thierry tenait son 43ème Chapitre à Anseremme, à côté de Dinant. Cet ordre, fondé en 1972, n’est pas une confrérie, il se veut d’honorer les personnalités civiles, militaires, religieuses se souciant de la défense, de l’environnement et du tourisme nautique de la Meuse.

 

L'Ordre de Château Thierry

Dans le fond de la cour, le Prieuré d’Anseremme. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Les origines de l’Ordre de Château Thierry remontent à plus de 50 ans. En 1964, à Waulsort à quelque 4 kms de Dinant. Lors de la création du club nautique : le Yacht Club de la Haute Meuse, le Y.C.H.M. Et donc, en 1972, Jean Dupiéreux, avait déjà pressenti que la vallée de la Haute Meuse était menacée. On ne parlait guère d’environnement à l’époque, on était encore loin du Contrat de Rivière il était dont important d’essayer de protéger cette partie du territoire d’un grand intérêt paysager, écologique et culturel. Jean Dupiéreux créa l’Ordre de Château Thierry qui n’est donc pas une confrérie. Jusqu’en 1991, il en fut le Grand Maître. A sa disparition son fils Bernard repris le flambeau.

L'Ordre de Château Thierry

Nouvellement intronisée, Madame Isabelle Moinet, Député CDH en conversation avec Monsieur le Bourgmestre MR de Dinant, Richard Fournaux. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Cet ordre doit son nom à un vieux château du Xème siècle dont les ruines dominent la Meuse à Waulsort. Il fut démoli plusieurs fois dont la dernière en 1675 par les troupes de Louis XIV. En effet, les abbés de Saint-Hubert possédaient un logis seigneurial adossé à une église de style roman, le Prieuré. Elle fut d’abord une résidence d’été pour ensuite devenir, au  XVIIème siècle, une ferme qui sera louée. Les abbés y avaient un appartement abbatial et une prison pour la cour de justice qui se réunissait sur une place toute proche.

L'Ordre de Château Thierry

D’autres intronisés, les Bourgmestres des villes situés autour de la Base de Florennes. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Aussi, c’est au son des cors de chasse que les nombreux invités furent accueillis pour l’ouverture de ce Chapitre, dans la superbe cour du Prieuré d’Anseremme. Cadre grandiose pour cet événement annuel, situé au bord de Meuse. Après le discours de bienvenue. C’est avec beaucoup d’intérêt que l’assemblée constitué de civils de tous rangs et militaires, tant aviateurs que marins, sans oublier la marine marchandes ont assisté à l’intronisation des nouveaux venus.

Château Thierry 2015

Diplôme de l’Ordre de Château Thierry (c)

Sont nommés:
Grand Croix > Adjudant Rudi Fontaine.
Grand Officier > Monsieur Delforge. Bourgmestre de Mettet.
Grand Officier > Monsieur Delpire. Bourgmestre de Philippeville.
Grand Officier > Monsieur Delizee. Bourgmestre de Viroinval.
Grand Officier > Monsieur Bastin. Bourgmestre de Onhaye.
Grand Officier > Monsieur Helson. Bourgmestre de Florennes.
Grand Officier > Madame Poulin. Bourgmestre de Walcourt.
Grand Officier > Madame Fassiaux. Bourgmestre de Chimay.
Grand Officier > Lieutenant-Colonel d’Aviation B.E.M Cédric Kamensky.
Officier > Madame Dominique Lallemant.
Officier > Madame Isabelle Moinet. Députée au Gouvernement Wallon.
Officier > Madame Marie-Jeanne Boulard-Hody.

Château Thierry 2015

// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’autres ont reçus un prix pour le grand intérêt qu’ils ont pour leur métier:
Le Premier-Sergent Kevin Gleton reçoit le prix « Colonel Aviateur Lallemant ».
Le Premier-Sergent Arnaud Mazy reçoit le prix « Colonel Aviateur Robert Fabry ».
Le 1er Maître-Chef Pascal Tordeur reçoit le prix » Commodore Robins ».
Le Colonel-Aviateur e.r. Pierre Léonard reçoit le prix « Bernard Dupiereux ».
Le Lieutenant d’Aviation Rudy Marchal reçoit le prix « Jean Offenberg ».

Après le vin d’honneur, un délicieux buffet froid fut dégusté dans une ambiance très conviviale.
Photographe et reportage Eric de Wallens ©

Villard-de-Lans, en France, dans le Vercors : un ou des vandales !?

Hans Silvester

Hans Silvester

FOCALES EN VERCORS est une rencontre annuelle de photographes, dans les montagnes du Vercors, dont le thème change chaque année. Elle fermera ses portes ce vendredi 5 juin. Si l’on gardera un très bon souvenir photographique de cette sixième rencontre, l’on n’oubliera certainement pas l’affront fait à Hans Silvester, le parrain 2015 : découper et voler la grande toile où figurait une de ses photos africaines, en plein centre du village.

Hans Silvester

La photo figurant sur la toile volée. Hans Silvester(c)

La retrouvera-t-on ? les voleurs, car un seul ne pouvait agir vite dans la nuit, seront-ils identifiés ? On en doute fortement. Les mobiles de cet acte peuvent être au nombre de quatre : le racisme (il règne ici comme ailleurs), l’agissement ou la commande d’un collectionneur, un pari « sportif » ou tout simplement la crétinerie d’individus sans scrupules. Quelle que soit la réponse, Villard-de-Lans et Focales en Vercors n’en sortiront pas indemnes.

Hans Silvester

Village africain. Hans Silvester(c)

Grand Monsieur de la photographie ethnographique, entre autres, porteur de profondes valeurs humanistes acquises aux cours des ans et de ces reportages, Hans Silvester avait fait l’honneur d’accepter de participer à cette exposition annuelle qui, d’années en années, prend de l’importance dans le domaine du visuel photographique. Né à Lörrach, en Allemagne le 2 octobre 1938, il a pris sa première photographie à 14 ans et n’a cessé de se perfectionner jusqu’à devenir grand reporter et être membre de l’agence Rapho en 1965. Il est l’auteur de nombreux livres contenant de magnifiques photographies prisent au cours de ces voyages en Afrique, mais aussi de chats ou chevaux pour lesquels il semble bien être aussi passionné. Il est titulaire de nombreux prix qui ont couronné son immense travail, dont le « Prix du plus beau livre photo de l’année 2006 » pour « Les peuples de l’Omo ».

Nul doute que l’organisateur, Christophe Sorin et Brigitte, la responsable du lieu, soient profondément désolés de cet acte inqualifiable.

 

Henrianne van Zurpele © – pour www.objectifmag.be –Le 2 juin 2015.

Crédits photographiques : Hans Silvester.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Silvester

Aiseau Médiéval

Légende d'Aiseau 1Dans le cadre de la fête du Castor qui se déroulera le week-end de l’Ascension, le Syndicat d’Initiative d’Aiseau-Presles, en collaboration avec « Les Castors CJJM », organise, le samedi 16 mai dans le site fabuleux de la Ferme des Castors, une grande manifestation touristique avec, la reconstitution de la « Légende d’Aiseau » et ses joutes médiévales. Des faits, à la fois historiques et légendaires qui ont opposé, au 14ème siècle (l’an 1326), les chevaliers de la « Terre d’Aiseau » opposés aux moines de l’abbaye d’Oignies.

« La Légende d’Aiseau »

Les Chevaliers siégeaient à Aiseau-centre, dans l’ancien château qui était érigé autrefois à l’endroit actuel de l’école communale d’Aiseau-Centre, d’ailleurs le proche d’entrée existe toujours aujourd’hui ainsi qu’une partie de l’enceinte.Le pacte scellé en 1326 entre chevaliers et moines rebelles aboutira malheureusement à la pendaison et au brûlage du Moine prieur Nicolas Charlier…Ce sont ces faits que les Castors vont reproduire dans une ambiance chevaleresque. C’est ainsi que des Chevaliers (reconstituants) des moines, vont s’affronter à nouveau dans une joute dynamique, marqué par des épisodes d’antan.

Tout le monde sera de la fête… Les tout-petits, les enfants, les jeunes, les parents, les grands-parents auront l’occasion de découvrir des animations appropriées dans la joie, l’humeur champêtre et le divertissement. Mais la part belle sera réservée, tout spécialement, aux enfants le samedi (à partir de 14h) avec la Kermesse des Castors : pêche aux canards, grimage, baptême à cheval, tour en calèche, go-karts et un tas d’autres stands donneront la gaieté, la bonne humeur aux enfants en quête de surprises et de sensations.
Tout est prévu, une terrasse avec petite restauration pour assouvir l’appétit féroce des enfants, et la buvette pour désaltérer la soif  de toute la famille.
Pour la kermesse des Castors, les enfants pourront retirer des bons gratuits (d’une valeur de 18 €.) ainsi que l’entrée gratuite à castorland (valeur 5 €.) soit à la Ferme des Castors, soit dans les écoles, associations et clubs de la région.

Rendez-vous donc, le samedi de l’Ascension à «  la Ferme des Castors » à Aiseau.

Pour tous les détails du programme du week-end de l’Ascension contactez l’asbl « Les castors CJJM » e-mail : info@castor.be  ou surfez sur www.castor.be ou par tél: 071/76.03.22  ** Fax : 071/76.19.26
Adresse : rue du Faubourg 16 à 6250 Aiseau (Hainaut)

Une formation d’accueil aux écoles de Sombreffe

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Outre les participants à la formation, on retrouve Mesdames Bénédicte NOEL, Directrice de l’IPFS Namur, Annick REGNIER, Directrice de Ecole Saint-Lambert de Ligny et Sabine LABARRE, Directrice des Ecoles communales, ainsi que Messieurs Marc LALOUX, Président de l’ALE de Sombreffe, Claude TOURNEUR, Directeur de l’Ecole Saint-Laurent de Sombreffe, Jean-Jacques LADURON, formateur à l’IPFS, Thibaut NANIOT, Directeur Général de la Commune de Sombreffe et Olivier ROMAIN, 1er Echevin en charge de l’Enseignement et de l’Accueil extrascolaire.

La Commune de Sombreffe, en partenariat avec la Province de Namur et l’Agence Locale pour l’Emploi de Sombreffe, a officiellement lancé ce mercredi 22 avril 2015 une formation « Accueil des enfants dans une structure collective » pour les accueillant(e)s extrascolaires et les surveillant(e)s du temps de midi au sein des écoles de l’entité.

 Lancement d’une formation de qualité pour l’accueil extrascolaire et la surveillance du temps de midi au sein de nos écoles

Cette formation de 100 heures, réparties sur près d’une année, est dispensée par l’Institut provincial de Formation Sociale de la Province de Namur.
Sa portée est double. Elle doit en effet permettre aux participants de rencontrer tant l’objectif de notre Programme Stratégique Transversal qui est de renforcer les qualifications du personnel de surveillance des temps de midi, mais aussi celui du Programme CLE (Coordination Locale pour l’Enfance) à Sombreffe dont la vocation se veut de soutenir la qualité de l’accueil extrascolaire dans les écoles de l’entité.
D’un montant total de 10.500 €, la formation bénéficie d’un cofinancement de la Province de Namur dans le cadre du Partenariat Communes-Province et de l’Agence Locale pour l’Emploi de Sombreffe.

La formation s’adresse à l’ensemble des accueillants et surveillants du temps de midi des écoles de l’entité, tous réseaux confondus. En effet, une école ne se résume pas à ses enseignants, c’est un tout et le bien-être des élèves passe aussi par un encadrement de qualité lorsqu’ils ne sont pas en classe.
Pour la Commune de Sombreffe, il était important de proposer ce type de formation à l’ensemble des réseaux, lesquels valorisent ainsi leur participation à la Commission Communale d’Accueil depuis sa création.

Communiqué de l’Administration communale de Sombreffe

 

 

Un grand Monsieur de l’Edition nous a quittés : Charles BLANCHART

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Photographe: Jean-Luc Ernst (c)

Charles Blanchart est parti, le 30 septembre 2014, comme il a vécu, avec une grande discrétion, à tel point que c’est, récemment,  au hasard d’une visite sur le site des Editions Masoin1, anciennement Editions Blanchart,  dirigées par ses soins depuis de longues années, que j’ai découvert l’annonce de son décès, avec une grande tristesse.  J’avais fait sa connaissance dès le début des années 1980 au Salon du Livre de Bruxelles. Nous avions, en commun, une immense affection pour le Congo, ex-Belge, où nous avons vécu de très longues années, ce qui avait rapidement créé des liens d’amitiés entre nous. Notre dernier bavardage date du mois de juin 2014, il se savait au bout de sa vie et y faisait front courageusement .

blanchart08Le monde de l’édition était un de ses domaines de prédilection, il avait repris la société de son père déjà établie avenue Ernest Masoin, 15 à Jette (B-1090). Le rez-de-chaussée de sa maison était une « caverne aux trésors » : outre des livres, on y trouvait de grands et hauts rayonnages de cartes postales, d’images pieuses, de chromos scolaires concernant la faune ou la flore, des calendriers illustrés, et j’en passe. Des artistes peintres animaliers lui avaient confié leurs dessins ou leurs peintures afin de les éditer dans les formats que lui, Charles Blanchart, choisissait afin de les mettre en valeur et les faire connaître.  Passionné par les chemins de fer, belges en particulier, il avait édité plusieurs livres sur le sujet y compris sur ceux de l’ex Congo-Belge. C’était une façon de rendre un grand hommage à tous ces hommes, congolais et belges, entre autres, qui ont été tellement héroïques au vu des énormes difficultés rencontrées tout au long de la création de ces lignes ferroviaires, au début du siècle passé.

blanchart07Charles Blanchart a publié  une trilogie ferroviaire remarquable dont le premier tome a été publié en 1993 : « LE RAIL AU CONGO BELGE – 1890-1920 », il comporte 400 pages (210 x 295) et plus d’un millier de photographies, cartes et autres schémas ; paru six ans plus tard, en 1999, le second tome couvre la période 1920-1945, il est illustré de 1.565 photographies, cartes et autres documents iconographiques au sein de 432 pages (210 x 295), ce tome II arriva à point pour célébrer le centenaire de l’inauguration de la liaison ferroviaire Matadi-Léopoldville (Kinshasa) ; enfin le troisième tome, paru dans le courant du mois de février 2008, s’étend de 1945 à 1960 et compte 432 pages (210 x 295) et 1.730 illustrations, cartes et schémas. Plus de trois mille photos ont été réunies dans cette trilogie qui est une véritable mine d’or de documentations et de souvenirs merveilleux. Elle est une des preuves des considérables réalisations faites par les belges dans ce merveilleux Congo que la Belgique doit au génie du Roi Léopold II (1885) et a eu en gestion jusqu’au 30 juin 1960.

blanchart05« ALBERTVILLE – KALEMIE » la ville et son territoire des origines à 1965 : « … depuis mon court séjour à Kalemie en 1990, le désir d’écrire l’histoire de ma cité natale et d’étudier le peuplement de son territoire depuis l’époque précoloniale restait en projet dans mon esprit » écrit Guy Weyn dans le communiqué de presse que m’a envoyé Charles Blanchart au mois de mai 2010. L’auteur a eu la grande chance de pouvoir retourner dans sa ville natale, avec son épouse et son fils, dans cette si jolie ville qu’était Albertville au bord  du majestueux et fougueux lac Tanganika.

 

blanchart02Le « Patron » des Editions Masoin a également aidé, par ses conseils, plusieurs auteurs, soit à la relecture, soit à la publication, soit à la diffusion, de livres remarquables par leurs narrations et témoignages d’une époque, certes révolue, mais encore tellement présente dans nos mémoires ; en tout cas, ce sont des faits réellement vécus et relatés par les auteurs, et non pas écrits par certains « écrivains ou journaleux » hommes ou femme et professeur d’Université, belges ou autres, qui, du fond de leur bureau ou du haut de leur suffisance, ont épilogués sur un ou des sujets ayant trait au Congo Belge dont ils ignoraient et ignorent encore tout.

 

Ainsi, c’est là que j’ai découvert ce petit livret-album-DVD de souvenirs qui, comme d’autres, me sont chers. « BELGISCH CONGO BELGE » regroupe des vues filmées par trois cinéastes coloniaux belges de renom : Ernest Genval (1884-1945 à Dachau), Gérard De Boe (1904-1960) et André Cauvin (1907-2004) dont le film le plus connu est « BWANA KITOKO » tourné en 1955 à l’occasion du premier voyage du Roi Baudouin au Congo-Belge.

blanchart10De même, Charles Blanchart est un de ceux qui apportèrent leur aide à Georges Antippas pour la réalisation de son  livre « Pionniers méconnus du Congo Belge » qui est un très bel hommage, empreint d’une profonde nostalgie, à toute la communauté des Hellènes qui vécut au Congo ; sa famille y était présente dès 1895, lui est né à Kolwezi en 1956. Ce beau et grand livre, couleur sépia en couvertures, de 346 pages comprenant de nombreuses photos, est une très heureuse initiative.

 

blanchart03Dans la série de livres publiés aux Editions Masoin, « LE CONGO AU TEMPS DES BELGES– l’Histoire manipulée – Les contrevérités réfutées – 1885-1960 », paru en 2011, co-écrit par André de Maere d’Aertrycke, André Schorochoff, Pierre Vercauteren et André Vleurinck. « Ce livre constitue la réponse collective de quatre anciens coloniaux, à tous ceux qui s’évertuent à donner par leurs paroles, leurs écrits et leurs images, une vision erronée de l’action des Belges au Congo, que ce soit au temps de l’Etat Indépendant du Congo de 1885 à 1908 ou durant l’époque du Congo-Belge de 1908 à 1960 », est-il écrit en couverture arrière de ce livre. Enfin ! il est plus que temps de valoriser le travail des belges au Congo.

 

blanchart04En 2011, le terrible livre de Patrick Nothomb, témoignage émouvant, « DANS STANLEYVILLE » a été réédité aux Editions Masoin : il s’agit de «la plus grande prise d’otages du 20ème siècle ». Relatant les effroyables événements qui se sont déroulés en 1964, à Stanleyville (qui a repris son nom ancien, Kisangani, après le mois de juin 1960), ce livre a été terminé le 30 juin 1966, mais publié en 1993. L’auteur précise : « Le Ministère belge des Affaires étrangères, appliquant des règles dont j’approuve pleinement la motivation – servitude et grandeur des fonctionnaires -, ne m’a donné son « imprimatur » qu’en 1992 ». Quand Charles Blanchart me l’a expédié, un peu avant le week-end de Pâques 2011, il m’écrivait « Je poursuis mon chemin !»

 

Corroborant ce récit, et publié aux Editions Masoin, «HER JAAR VAN DE DRAAK – CONGO 1964 » de Eddy Hoedt, ancien para-commando belge, publié en 2011, s’est ajouté à cette série de documents vécus ; il a été traduit en français en 2014 par Baudouin Peeters, sous le titre « L’ANNEE DU DRAGON – CONGO 1964 ». Ce livre relate la périlleuse opération « OMMEGANG » du 24 novembre 1964 : une centaine de para-commando ont sauté d’avions de transport C-130 de l’Armée américaine, sur Stanleyville, afin de sauver des centaines de ressortissants étrangers, dont 525 belges, des mains des rebelles Simba (Lion, en Swahili) de la très éphémère et sanglante armée de la République Populaire du Congo (janvier à novembre 1964), dirigée par Christophe Gbenye avec Gaston Soumialot en tant que ministre de la Défense. Ils étaient en grave rébellion contre le gouvernement de la RDC et ont perpétrés des exactions abominables, contre des congolais et des européens, dont des belges. Ce 1er Régiment de para-commando s’est ensuite dirigé vers Paulis, au nord de Stan’ pour la même raison.

 

blanchart09Dans ce même esprit de « rectification » vis-à-vis des historiens et des détracteurs de l’œuvre des Belges au Congo,  Charles Léonard  est l’auteur de « CONGO – L’Autre Histoire – De Léopold II, fer de lance de l’antiesclavagisme, à l’esclavagisme des multinationales » paru en fin d’année 2014. Charles Blanchart qui m’en avait longuement parlé, a éprouvé une grande émotion quand, in extremis, il a pu le tenir en mains, tout fraîchement imprimé, avant de nous quitter. « Ce livre est une entreprise familiale » m’a écrit Ariane Léonard « j’y ai travaillé durant cinq ans  aux côtés de mon père. Sans lui le livre n’aurait pas vu le jour, sans moi non plus. S’il est le fonds, je suis la forme et le tableau qui figure sur la couverture a été peint par ma mère ».

 

Charles Blanchart a été remarquablement bien au bout de son chemin, en prenant son dernier train.

 

Henrianne van Zurpele pour www.objectifmag.be  – Rencurel (F), le 31 mars 2015

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Genval

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_De_Boe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Cauvin

http://advalorum.weebly.com/lanneacutee-du-dragon-congo-1964.html