Guerre en Vercors et Haute-Savoie, en France !

bleu01Cette histoire tragique nous a été racontée bien tardivement mais dans un cas de ce genre, il n’est jamais trop tard pour bien faire, il me semble. Lors d’un crime envers un ou des humains, une enquête est lancée, rapidus ! Mais tuer un animal innocent, avec ou sans raison, n’est-il pas un crime aussi ? Personnellement, je le crois, surtout quand on sait que le bouquetin ne peut plus être chassé depuis 1962 et qu’il est protégé depuis 1981.

Bleu-Bleu est un bouquetin bien connu dans les Gorges de la Bourne, et le 10 mai 2015…
In Memoriam. >Henrianne van Zurpele (c)<

Sur la route des Gorges de la Bourne qui mène à Pont-en-Royans circulent beaucoup d’automobiles, dont quelques dangereux « fous du volant » se croyant sur un parcours de courses, des motards dont certains oublient l’élémentaire de la sécurité, des cyclistes courageux mais peureux de l’attitude des autres, ainsi que des habitants du Vercors, à deux ou à quatre pattes… C’est de l’un d’eux qu’il faut connaître la triste histoire qui a terminé son heureuse vie durant dix-huit années, dans le Vercors :
Avec un copain, Bleu-Bleu, le bouquetin bien connu dans sa tribu mais aussi de quelques humains locaux, a décidé, un matin de ce mois de mai dernier, d’emprunter, une fois de plus, la route des Gorges de la Bourne ; « il ne faisait de mal à personne et faisait involontairement l’animation locale », m’a-t-on dit « de plus on le connait par ici, on le voit souvent ».

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(c)Serge Lombard

La bêtise humaine est intervenue, évidemment, à mauvais escient et ce n’est pas la première fois, en Vercors ; il s’agit d’une cascade d’incompétences a dit le biologiste Jean-Pierre Choisy.
Bleu-Bleu, un des 35 Seigneurs des Alpes (Capra ibex) réintroduit dans le Vercors, depuis 1981, avait dix-huit ans ; il y vivait depuis 2002. Son prénom lui avait été donné après la pose de « boucles d’oreilles bleues » d’identification.
Ce n’était pas la première fois qu’il était vu et même admiré au Pont de la Goule noire. Seulement, cette fois, il lui a pris la fantaisie de déranger les humains de passage, au point de vouloir leur faire comprendre qu’il était sur « son territoire ». (Comme les ours l’ont été, jadis). Sans nul doute, par sa présence sur la route sinueuse, il a dû surprendre, des usagers, sur deux ou quatre roues, ne le connaissant pas. Il a été décrit comme « étant menaçant » ! Je pense plutôt apeuré, il s’est cru attaqué et a voulu se défendre » m’a dit un ami qui a vu la scène.

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(c)Serge Lombard

La gendarmerie n’a pas pensé à interdire la route des deux côtés, même pour quelques heures (pauvres automobilistes, cyclistes et autres déjà si malmenés par les travaux depuis sept ans !), quitte à instaurer, à nouveau, le détournement par Herbouilly. Aucun vétérinaire n’était disponible pour lui envoyer une fléchette anesthésiante afin de pouvoir le déplacer (comme on le fait au Canada avec les ours et en Afrique centrale et du sud avec les félins, par exemple). Le plus simple a donc été d’abattre le vieux bouquetin, dont l’autopsie l’a révélé en très bonne santé. Quel gâchis !
Prévenu, le Directeur du cabinet du préfet de la Drôme a estimé que le bouquetin présentait un danger de collision avec les véhicules circulant dans ces mêmes gorges « il représentait une atteinte à la sécurité publique, sur voie publique ». Outre cet argument, la préfecture a jugé qu’il s’agissait « d’un spécimen âgé, blessé à la patte arrière gauche, agressif et signalé en divagation dans le secteur depuis plusieurs semaines » et qu’il était impossible « de le capturer et de le relâcher dans un lieu plus adapté à son habitat naturel ».Si ce pauvre vieux était si dangereux, comment expliquer que des hommes, (pauvre animal sans défense), aient réussi à lui passer une corde autour d’une corne pour le trainer derrière un 4×4 ?? « Il suffisait de le relâcher un peu plus loin ».

« Qui est l’animal…? » m’a écrit une amie vertacomicorienne, aussi révoltée que moi. Elle ajoute : « cette histoire nous a Tous choqué !! Amoureux des Bêtes ou Chasseurs, à l’unanimité, une HONTE !!!! »
Effectivement, pour une fois, les deux adversaires étaient d’accord.
Bleu-Bleu a été lâchement abattu ; qui était le plus dangereux à ce moment-là ??? Or, il était protégé, en France, depuis 1981. Le PNRV, garant de la protection des espèces animales, n’était apparemment pas au courant de cette histoire ; l’information ne lui est revenue qu’après l’exécution de ce pauvre Bouquetin. A-t-il porté plainte, comme il l’a dit ? Où en est le dossier ?
Originaires de Vanoise, les bouquetins ont été réintroduis par le PNRV dans le courant des années 2000. Cinq ans plus tard, on en comptait une centaine, parfaitement adaptés à leur nouveau territoire. Ils sont d’un naturel placide et peuvent être approchés de très près…

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(c)Serge Lombard

Qui a gardé « en souvenir » le trophée de ses majestueuses cornes ? Bleu-Bleu mérite qu’une plaque commémorative soit installée sur le lieu même de sa mort ou que la commune de Rencurel demande à Serge Lombard de lui ériger un monument. Elle pourrait faire un appel de dons…
En cherchant sur le web, j’ai trouvé des reportages et avis sur cet assassinat dont je vous communique les deux meilleurs liens en bas de page ainsi qu’un autre très instructif.
Cette triste histoire m’en rappelle une autre, en tout point semblable, qui s’est passée en haut du piétonnier de Villard-de-Lans ; cette fois-là, avec un jeune cerf égaré de sa forêt proche. Il a subi un sort identique, sous les yeux d’un enfant, il y a quatre ou cinq ans. Cela c’est sans doute aussi fait « dans l’intérêt de la sécurité publique » ? Lui non plus n’était pas blessé, seulement apeuré.
Le fait que les animaux sont les premiers habitants du monde, dont le Vercors fait partie, est généralement oublié. Une réflexion assez pertinente m’a été faite : « les humains s’entre-tuent pour oui comme pour un non, ils ne cessent de se faire la guerre, alors un animal tué, fusse-t-il protégé, où est le drame ? »

Dernière minute :
Alors que les bouquetins sont protégés, (relire ci-dessus), entendu sur France Culture, hier à 22h et confirmé sur le site ci-dessous :

http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/biodiversite/20151008.OBS7300/l-abattage-massif-des-bouquetins-du-bargy-est-en-cours.html
mais aussi par « l’Anses » et la Frapna que j’ai contactés : Bargy, au nord des Aravis est bloqué par des agents de la chasse et autres, sur ordre du Préfet de la Haute Savoie, dans le but d’abattre (200 ?) bouquetins « soupçonnés » de véhiculer la Brucellose !! La région est bloquée par des agents de la chasse et autres, afin d’empêcher les journalistes de passer, de photographier et de filmer.
Et cela, sans preuve d’analyse ! Ils (les agriculteurs aussi et surtout) ont déjà voulu, l’an dernier, abattre tous les bouquetins… Et après, que feront-ils des animaux abattus ? un grand feu de joie qui se communiquera à la forêt ? Ameuteront-ils les vautours ? Mais, à la réflexion, qui sont les vautours ???
Des liens vous mèneront aux différents avis et articles en question dans les écrits.

Henrianne van Zurpele, pour le texte © et Serge Lombard pour les dessins © – Juillet, août et septembre 2015.

Pour en savoir plus: Initiatives-Vercors.fr

 

Le rendez-vous Gallo-Romain de la Malagne

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La Malagne (c)

Une nouvelle fois, le public était au rendez-vous ! Malgré une météo plus que déplorable, pas moins de 700 personnes ont profité d’une éclaircie le dimanche pour participer à cet événement … Un succès magistral !

Le week-end des 25 et 26 juillet 2015, Malagne – Archéoparc de Rochefort organisait sa grande fête de l’été « Le Rendez-Vous Gallo-Romain »

Quelle ambiance et quel engouement ! Le passionné des activités d’antan a eu l’occasion de participer aux nombreux ateliers comme la fabrication de cervoise et du pain, le bas-fourneau et la forge ou encore la poterie, la corderie, la vannerie, les parfums et le filage. L’amateur de grand spectacle a été séduit par le tir à la baliste, les manœuvres de fantassins, les combats de gladiateurs, les joutes équestres et la démonstration d’archerie romaine suivie d’un concours de tir ouvert au public. Le visiteur en quête de découvertes a pu déguster tisanes et mets romains avant de suivre la visite guidée de la Villa et de ses jardins. Une chose est certaine : tout le monde y a trouvé son bonheur !

Deux nouveautés au programme constituaient bien évidemment les temps forts de ce week-end : l’attaque d’archerie sur une troupe d’auxiliaires, puissant et spectaculaire, et le marché aux esclaves, divertissant et humoristique. Malagne – Archéoparc de Rochefort vous donne à présent rendez-vous ce dimanche 27 septembre 2015 pour sa fête de l’Automne « De la cervoise et du pain » !

Communiqué Malagne. Archeoparc de Rochefort

Le 43ème chapitre de l’Ordre de Château Thierry

L'Ordre de Château Thierry

// Photographe: Eric de Wallens (c)www.objectifmag.be

Le 31 mai 2015 dernier, l’Ordre de Château Thierry tenait son 43ème Chapitre à Anseremme, à côté de Dinant. Cet ordre, fondé en 1972, n’est pas une confrérie, il se veut d’honorer les personnalités civiles, militaires, religieuses se souciant de la défense, de l’environnement et du tourisme nautique de la Meuse.

 

L'Ordre de Château Thierry

Dans le fond de la cour, le Prieuré d’Anseremme. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Les origines de l’Ordre de Château Thierry remontent à plus de 50 ans. En 1964, à Waulsort à quelque 4 kms de Dinant. Lors de la création du club nautique : le Yacht Club de la Haute Meuse, le Y.C.H.M. Et donc, en 1972, Jean Dupiéreux, avait déjà pressenti que la vallée de la Haute Meuse était menacée. On ne parlait guère d’environnement à l’époque, on était encore loin du Contrat de Rivière il était dont important d’essayer de protéger cette partie du territoire d’un grand intérêt paysager, écologique et culturel. Jean Dupiéreux créa l’Ordre de Château Thierry qui n’est donc pas une confrérie. Jusqu’en 1991, il en fut le Grand Maître. A sa disparition son fils Bernard repris le flambeau.

L'Ordre de Château Thierry

Nouvellement intronisée, Madame Isabelle Moinet, Député CDH en conversation avec Monsieur le Bourgmestre MR de Dinant, Richard Fournaux. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Cet ordre doit son nom à un vieux château du Xème siècle dont les ruines dominent la Meuse à Waulsort. Il fut démoli plusieurs fois dont la dernière en 1675 par les troupes de Louis XIV. En effet, les abbés de Saint-Hubert possédaient un logis seigneurial adossé à une église de style roman, le Prieuré. Elle fut d’abord une résidence d’été pour ensuite devenir, au  XVIIème siècle, une ferme qui sera louée. Les abbés y avaient un appartement abbatial et une prison pour la cour de justice qui se réunissait sur une place toute proche.

L'Ordre de Château Thierry

D’autres intronisés, les Bourgmestres des villes situés autour de la Base de Florennes. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Aussi, c’est au son des cors de chasse que les nombreux invités furent accueillis pour l’ouverture de ce Chapitre, dans la superbe cour du Prieuré d’Anseremme. Cadre grandiose pour cet événement annuel, situé au bord de Meuse. Après le discours de bienvenue. C’est avec beaucoup d’intérêt que l’assemblée constitué de civils de tous rangs et militaires, tant aviateurs que marins, sans oublier la marine marchandes ont assisté à l’intronisation des nouveaux venus.

Château Thierry 2015

Diplôme de l’Ordre de Château Thierry (c)

Sont nommés:
Grand Croix > Adjudant Rudi Fontaine.
Grand Officier > Monsieur Delforge. Bourgmestre de Mettet.
Grand Officier > Monsieur Delpire. Bourgmestre de Philippeville.
Grand Officier > Monsieur Delizee. Bourgmestre de Viroinval.
Grand Officier > Monsieur Bastin. Bourgmestre de Onhaye.
Grand Officier > Monsieur Helson. Bourgmestre de Florennes.
Grand Officier > Madame Poulin. Bourgmestre de Walcourt.
Grand Officier > Madame Fassiaux. Bourgmestre de Chimay.
Grand Officier > Lieutenant-Colonel d’Aviation B.E.M Cédric Kamensky.
Officier > Madame Dominique Lallemant.
Officier > Madame Isabelle Moinet. Députée au Gouvernement Wallon.
Officier > Madame Marie-Jeanne Boulard-Hody.

Château Thierry 2015

// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’autres ont reçus un prix pour le grand intérêt qu’ils ont pour leur métier:
Le Premier-Sergent Kevin Gleton reçoit le prix « Colonel Aviateur Lallemant ».
Le Premier-Sergent Arnaud Mazy reçoit le prix « Colonel Aviateur Robert Fabry ».
Le 1er Maître-Chef Pascal Tordeur reçoit le prix » Commodore Robins ».
Le Colonel-Aviateur e.r. Pierre Léonard reçoit le prix « Bernard Dupiereux ».
Le Lieutenant d’Aviation Rudy Marchal reçoit le prix « Jean Offenberg ».

Après le vin d’honneur, un délicieux buffet froid fut dégusté dans une ambiance très conviviale.
Photographe et reportage Eric de Wallens ©

Villard-de-Lans, en France, dans le Vercors : un ou des vandales !?

Hans Silvester

Hans Silvester

FOCALES EN VERCORS est une rencontre annuelle de photographes, dans les montagnes du Vercors, dont le thème change chaque année. Elle fermera ses portes ce vendredi 5 juin. Si l’on gardera un très bon souvenir photographique de cette sixième rencontre, l’on n’oubliera certainement pas l’affront fait à Hans Silvester, le parrain 2015 : découper et voler la grande toile où figurait une de ses photos africaines, en plein centre du village.

Hans Silvester

La photo figurant sur la toile volée. Hans Silvester(c)

La retrouvera-t-on ? les voleurs, car un seul ne pouvait agir vite dans la nuit, seront-ils identifiés ? On en doute fortement. Les mobiles de cet acte peuvent être au nombre de quatre : le racisme (il règne ici comme ailleurs), l’agissement ou la commande d’un collectionneur, un pari « sportif » ou tout simplement la crétinerie d’individus sans scrupules. Quelle que soit la réponse, Villard-de-Lans et Focales en Vercors n’en sortiront pas indemnes.

Hans Silvester

Village africain. Hans Silvester(c)

Grand Monsieur de la photographie ethnographique, entre autres, porteur de profondes valeurs humanistes acquises aux cours des ans et de ces reportages, Hans Silvester avait fait l’honneur d’accepter de participer à cette exposition annuelle qui, d’années en années, prend de l’importance dans le domaine du visuel photographique. Né à Lörrach, en Allemagne le 2 octobre 1938, il a pris sa première photographie à 14 ans et n’a cessé de se perfectionner jusqu’à devenir grand reporter et être membre de l’agence Rapho en 1965. Il est l’auteur de nombreux livres contenant de magnifiques photographies prisent au cours de ces voyages en Afrique, mais aussi de chats ou chevaux pour lesquels il semble bien être aussi passionné. Il est titulaire de nombreux prix qui ont couronné son immense travail, dont le « Prix du plus beau livre photo de l’année 2006 » pour « Les peuples de l’Omo ».

Nul doute que l’organisateur, Christophe Sorin et Brigitte, la responsable du lieu, soient profondément désolés de cet acte inqualifiable.

 

Henrianne van Zurpele © – pour www.objectifmag.be –Le 2 juin 2015.

Crédits photographiques : Hans Silvester.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Silvester

Aiseau Médiéval

Légende d'Aiseau 1Dans le cadre de la fête du Castor qui se déroulera le week-end de l’Ascension, le Syndicat d’Initiative d’Aiseau-Presles, en collaboration avec « Les Castors CJJM », organise, le samedi 16 mai dans le site fabuleux de la Ferme des Castors, une grande manifestation touristique avec, la reconstitution de la « Légende d’Aiseau » et ses joutes médiévales. Des faits, à la fois historiques et légendaires qui ont opposé, au 14ème siècle (l’an 1326), les chevaliers de la « Terre d’Aiseau » opposés aux moines de l’abbaye d’Oignies.

« La Légende d’Aiseau »

Les Chevaliers siégeaient à Aiseau-centre, dans l’ancien château qui était érigé autrefois à l’endroit actuel de l’école communale d’Aiseau-Centre, d’ailleurs le proche d’entrée existe toujours aujourd’hui ainsi qu’une partie de l’enceinte.Le pacte scellé en 1326 entre chevaliers et moines rebelles aboutira malheureusement à la pendaison et au brûlage du Moine prieur Nicolas Charlier…Ce sont ces faits que les Castors vont reproduire dans une ambiance chevaleresque. C’est ainsi que des Chevaliers (reconstituants) des moines, vont s’affronter à nouveau dans une joute dynamique, marqué par des épisodes d’antan.

Tout le monde sera de la fête… Les tout-petits, les enfants, les jeunes, les parents, les grands-parents auront l’occasion de découvrir des animations appropriées dans la joie, l’humeur champêtre et le divertissement. Mais la part belle sera réservée, tout spécialement, aux enfants le samedi (à partir de 14h) avec la Kermesse des Castors : pêche aux canards, grimage, baptême à cheval, tour en calèche, go-karts et un tas d’autres stands donneront la gaieté, la bonne humeur aux enfants en quête de surprises et de sensations.
Tout est prévu, une terrasse avec petite restauration pour assouvir l’appétit féroce des enfants, et la buvette pour désaltérer la soif  de toute la famille.
Pour la kermesse des Castors, les enfants pourront retirer des bons gratuits (d’une valeur de 18 €.) ainsi que l’entrée gratuite à castorland (valeur 5 €.) soit à la Ferme des Castors, soit dans les écoles, associations et clubs de la région.

Rendez-vous donc, le samedi de l’Ascension à «  la Ferme des Castors » à Aiseau.

Pour tous les détails du programme du week-end de l’Ascension contactez l’asbl « Les castors CJJM » e-mail : info@castor.be  ou surfez sur www.castor.be ou par tél: 071/76.03.22  ** Fax : 071/76.19.26
Adresse : rue du Faubourg 16 à 6250 Aiseau (Hainaut)

Une formation d’accueil aux écoles de Sombreffe

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Outre les participants à la formation, on retrouve Mesdames Bénédicte NOEL, Directrice de l’IPFS Namur, Annick REGNIER, Directrice de Ecole Saint-Lambert de Ligny et Sabine LABARRE, Directrice des Ecoles communales, ainsi que Messieurs Marc LALOUX, Président de l’ALE de Sombreffe, Claude TOURNEUR, Directeur de l’Ecole Saint-Laurent de Sombreffe, Jean-Jacques LADURON, formateur à l’IPFS, Thibaut NANIOT, Directeur Général de la Commune de Sombreffe et Olivier ROMAIN, 1er Echevin en charge de l’Enseignement et de l’Accueil extrascolaire.

La Commune de Sombreffe, en partenariat avec la Province de Namur et l’Agence Locale pour l’Emploi de Sombreffe, a officiellement lancé ce mercredi 22 avril 2015 une formation « Accueil des enfants dans une structure collective » pour les accueillant(e)s extrascolaires et les surveillant(e)s du temps de midi au sein des écoles de l’entité.

 Lancement d’une formation de qualité pour l’accueil extrascolaire et la surveillance du temps de midi au sein de nos écoles

Cette formation de 100 heures, réparties sur près d’une année, est dispensée par l’Institut provincial de Formation Sociale de la Province de Namur.
Sa portée est double. Elle doit en effet permettre aux participants de rencontrer tant l’objectif de notre Programme Stratégique Transversal qui est de renforcer les qualifications du personnel de surveillance des temps de midi, mais aussi celui du Programme CLE (Coordination Locale pour l’Enfance) à Sombreffe dont la vocation se veut de soutenir la qualité de l’accueil extrascolaire dans les écoles de l’entité.
D’un montant total de 10.500 €, la formation bénéficie d’un cofinancement de la Province de Namur dans le cadre du Partenariat Communes-Province et de l’Agence Locale pour l’Emploi de Sombreffe.

La formation s’adresse à l’ensemble des accueillants et surveillants du temps de midi des écoles de l’entité, tous réseaux confondus. En effet, une école ne se résume pas à ses enseignants, c’est un tout et le bien-être des élèves passe aussi par un encadrement de qualité lorsqu’ils ne sont pas en classe.
Pour la Commune de Sombreffe, il était important de proposer ce type de formation à l’ensemble des réseaux, lesquels valorisent ainsi leur participation à la Commission Communale d’Accueil depuis sa création.

Communiqué de l’Administration communale de Sombreffe

 

 

Un grand Monsieur de l’Edition nous a quittés : Charles BLANCHART

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Photographe: Jean-Luc Ernst (c)

Charles Blanchart est parti, le 30 septembre 2014, comme il a vécu, avec une grande discrétion, à tel point que c’est, récemment,  au hasard d’une visite sur le site des Editions Masoin1, anciennement Editions Blanchart,  dirigées par ses soins depuis de longues années, que j’ai découvert l’annonce de son décès, avec une grande tristesse.  J’avais fait sa connaissance dès le début des années 1980 au Salon du Livre de Bruxelles. Nous avions, en commun, une immense affection pour le Congo, ex-Belge, où nous avons vécu de très longues années, ce qui avait rapidement créé des liens d’amitiés entre nous. Notre dernier bavardage date du mois de juin 2014, il se savait au bout de sa vie et y faisait front courageusement .

blanchart08Le monde de l’édition était un de ses domaines de prédilection, il avait repris la société de son père déjà établie avenue Ernest Masoin, 15 à Jette (B-1090). Le rez-de-chaussée de sa maison était une « caverne aux trésors » : outre des livres, on y trouvait de grands et hauts rayonnages de cartes postales, d’images pieuses, de chromos scolaires concernant la faune ou la flore, des calendriers illustrés, et j’en passe. Des artistes peintres animaliers lui avaient confié leurs dessins ou leurs peintures afin de les éditer dans les formats que lui, Charles Blanchart, choisissait afin de les mettre en valeur et les faire connaître.  Passionné par les chemins de fer, belges en particulier, il avait édité plusieurs livres sur le sujet y compris sur ceux de l’ex Congo-Belge. C’était une façon de rendre un grand hommage à tous ces hommes, congolais et belges, entre autres, qui ont été tellement héroïques au vu des énormes difficultés rencontrées tout au long de la création de ces lignes ferroviaires, au début du siècle passé.

blanchart07Charles Blanchart a publié  une trilogie ferroviaire remarquable dont le premier tome a été publié en 1993 : « LE RAIL AU CONGO BELGE – 1890-1920 », il comporte 400 pages (210 x 295) et plus d’un millier de photographies, cartes et autres schémas ; paru six ans plus tard, en 1999, le second tome couvre la période 1920-1945, il est illustré de 1.565 photographies, cartes et autres documents iconographiques au sein de 432 pages (210 x 295), ce tome II arriva à point pour célébrer le centenaire de l’inauguration de la liaison ferroviaire Matadi-Léopoldville (Kinshasa) ; enfin le troisième tome, paru dans le courant du mois de février 2008, s’étend de 1945 à 1960 et compte 432 pages (210 x 295) et 1.730 illustrations, cartes et schémas. Plus de trois mille photos ont été réunies dans cette trilogie qui est une véritable mine d’or de documentations et de souvenirs merveilleux. Elle est une des preuves des considérables réalisations faites par les belges dans ce merveilleux Congo que la Belgique doit au génie du Roi Léopold II (1885) et a eu en gestion jusqu’au 30 juin 1960.

blanchart05« ALBERTVILLE – KALEMIE » la ville et son territoire des origines à 1965 : « … depuis mon court séjour à Kalemie en 1990, le désir d’écrire l’histoire de ma cité natale et d’étudier le peuplement de son territoire depuis l’époque précoloniale restait en projet dans mon esprit » écrit Guy Weyn dans le communiqué de presse que m’a envoyé Charles Blanchart au mois de mai 2010. L’auteur a eu la grande chance de pouvoir retourner dans sa ville natale, avec son épouse et son fils, dans cette si jolie ville qu’était Albertville au bord  du majestueux et fougueux lac Tanganika.

 

blanchart02Le « Patron » des Editions Masoin a également aidé, par ses conseils, plusieurs auteurs, soit à la relecture, soit à la publication, soit à la diffusion, de livres remarquables par leurs narrations et témoignages d’une époque, certes révolue, mais encore tellement présente dans nos mémoires ; en tout cas, ce sont des faits réellement vécus et relatés par les auteurs, et non pas écrits par certains « écrivains ou journaleux » hommes ou femme et professeur d’Université, belges ou autres, qui, du fond de leur bureau ou du haut de leur suffisance, ont épilogués sur un ou des sujets ayant trait au Congo Belge dont ils ignoraient et ignorent encore tout.

 

Ainsi, c’est là que j’ai découvert ce petit livret-album-DVD de souvenirs qui, comme d’autres, me sont chers. « BELGISCH CONGO BELGE » regroupe des vues filmées par trois cinéastes coloniaux belges de renom : Ernest Genval (1884-1945 à Dachau), Gérard De Boe (1904-1960) et André Cauvin (1907-2004) dont le film le plus connu est « BWANA KITOKO » tourné en 1955 à l’occasion du premier voyage du Roi Baudouin au Congo-Belge.

blanchart10De même, Charles Blanchart est un de ceux qui apportèrent leur aide à Georges Antippas pour la réalisation de son  livre « Pionniers méconnus du Congo Belge » qui est un très bel hommage, empreint d’une profonde nostalgie, à toute la communauté des Hellènes qui vécut au Congo ; sa famille y était présente dès 1895, lui est né à Kolwezi en 1956. Ce beau et grand livre, couleur sépia en couvertures, de 346 pages comprenant de nombreuses photos, est une très heureuse initiative.

 

blanchart03Dans la série de livres publiés aux Editions Masoin, « LE CONGO AU TEMPS DES BELGES– l’Histoire manipulée – Les contrevérités réfutées – 1885-1960 », paru en 2011, co-écrit par André de Maere d’Aertrycke, André Schorochoff, Pierre Vercauteren et André Vleurinck. « Ce livre constitue la réponse collective de quatre anciens coloniaux, à tous ceux qui s’évertuent à donner par leurs paroles, leurs écrits et leurs images, une vision erronée de l’action des Belges au Congo, que ce soit au temps de l’Etat Indépendant du Congo de 1885 à 1908 ou durant l’époque du Congo-Belge de 1908 à 1960 », est-il écrit en couverture arrière de ce livre. Enfin ! il est plus que temps de valoriser le travail des belges au Congo.

 

blanchart04En 2011, le terrible livre de Patrick Nothomb, témoignage émouvant, « DANS STANLEYVILLE » a été réédité aux Editions Masoin : il s’agit de «la plus grande prise d’otages du 20ème siècle ». Relatant les effroyables événements qui se sont déroulés en 1964, à Stanleyville (qui a repris son nom ancien, Kisangani, après le mois de juin 1960), ce livre a été terminé le 30 juin 1966, mais publié en 1993. L’auteur précise : « Le Ministère belge des Affaires étrangères, appliquant des règles dont j’approuve pleinement la motivation – servitude et grandeur des fonctionnaires -, ne m’a donné son « imprimatur » qu’en 1992 ». Quand Charles Blanchart me l’a expédié, un peu avant le week-end de Pâques 2011, il m’écrivait « Je poursuis mon chemin !»

 

Corroborant ce récit, et publié aux Editions Masoin, «HER JAAR VAN DE DRAAK – CONGO 1964 » de Eddy Hoedt, ancien para-commando belge, publié en 2011, s’est ajouté à cette série de documents vécus ; il a été traduit en français en 2014 par Baudouin Peeters, sous le titre « L’ANNEE DU DRAGON – CONGO 1964 ». Ce livre relate la périlleuse opération « OMMEGANG » du 24 novembre 1964 : une centaine de para-commando ont sauté d’avions de transport C-130 de l’Armée américaine, sur Stanleyville, afin de sauver des centaines de ressortissants étrangers, dont 525 belges, des mains des rebelles Simba (Lion, en Swahili) de la très éphémère et sanglante armée de la République Populaire du Congo (janvier à novembre 1964), dirigée par Christophe Gbenye avec Gaston Soumialot en tant que ministre de la Défense. Ils étaient en grave rébellion contre le gouvernement de la RDC et ont perpétrés des exactions abominables, contre des congolais et des européens, dont des belges. Ce 1er Régiment de para-commando s’est ensuite dirigé vers Paulis, au nord de Stan’ pour la même raison.

 

blanchart09Dans ce même esprit de « rectification » vis-à-vis des historiens et des détracteurs de l’œuvre des Belges au Congo,  Charles Léonard  est l’auteur de « CONGO – L’Autre Histoire – De Léopold II, fer de lance de l’antiesclavagisme, à l’esclavagisme des multinationales » paru en fin d’année 2014. Charles Blanchart qui m’en avait longuement parlé, a éprouvé une grande émotion quand, in extremis, il a pu le tenir en mains, tout fraîchement imprimé, avant de nous quitter. « Ce livre est une entreprise familiale » m’a écrit Ariane Léonard « j’y ai travaillé durant cinq ans  aux côtés de mon père. Sans lui le livre n’aurait pas vu le jour, sans moi non plus. S’il est le fonds, je suis la forme et le tableau qui figure sur la couverture a été peint par ma mère ».

 

Charles Blanchart a été remarquablement bien au bout de son chemin, en prenant son dernier train.

 

Henrianne van Zurpele pour www.objectifmag.be  – Rencurel (F), le 31 mars 2015

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Genval

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_De_Boe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Cauvin

http://advalorum.weebly.com/lanneacutee-du-dragon-congo-1964.html

 

 

 

LES « GRANDS PRIX » AUTOMOBILES dans le collimateur des soucieux de l’Environnement

tropheeandrosMalgré le fait qu’ils soient financièrement de bon rapport, y compris pour leur entourage, ils sont ou seront sommés, un jour ou l’autre, de se convertir à un autre combustible moins polluant… « Cela ne pourra pas se faire rapidement et de ce fait « on » ne pourra pas les interdire », m’a-t-on dit, avec force.

Bien évidemment, en matière de circuit automobile, il n’est question, en Belgique, que du prestigieux circuit de SPA-FRANCORCHAMPS1, presque centenaire. Dans les années 1950, à Léopoldville (Kinshasa – RDC), « Le Grand Prix Automobile de Léopoldville » fut organisé par des passionnés locaux. Dès le premier, en 1955 (m’a rappelé un ami survivant, comme moi), le public se pressa en nombre le long du parcours tracé en plein centre de la ville. Le circuit avait 2 km 400 et comportait 120 tours. En 1958, Paul Frère (1917-2008) avait battu le record à 116 km/heure de moyenne au volant de sa Ferrari ; accidenté, à huit tours de la fin,  il dût abandonner au profit de Pierre Berchem qui réalisa une excellente moyenne de 110 km/h avec sa Lotus d’un jaune flamboyant ! Il y a eu cinq GP ; les tristes évènements de 1960 y ont mis un arrêt prématuré et définitif.

Qui, dans le commun des mortels, se souvient de ces grands noms belges des courses automobiles, dont aussi, Olivier Gendebien (1924-1998), Lucien Bianchi (1934-1969), Thierry Boutsen (1957-), Alain de Changy (1922-1994), Patrick Nève de Mévergnies (1949-), André (1918-1993) et Teddy (1942-) Pilette, Jacky Ickx (1945-) et tant d’autres belges pilotes d’automobiles de courses, dont certains furent plusieurs fois champions ??

ANDROS 18c 2015 01 17 TROPHEE ANDROS écurie SAINTéLOC JP PERNAUT sur le circuit 39cy

Jean-Pierre Pernaud en pleine action. Photo(c)hvz

En France, depuis 25 ans, existe un petit jeune mais néanmoins très estimé : le TROPHEE ANDROS qui, à l’inverse des autres courses, a lieu sur la glace en divers coins du pays ; «une épreuve incontournable, esthétique et innovante » dit et écrit volontiers Max Mamers, ancien champion automobile français transformé en organisateur, très compétent, d’évènements sportifs et  même culturels.

Cet évènement annuel de l’automobile, devenu célèbre et très festif, a lieu, outre à Andorra,  dans plusieurs  lieux montagnards de France : Val Thorens,  Alpe d’Huez, Isola 2000/Alpes Maritimes, Clermont/Superbesse, Saint Dié des Vosges et sur le circuit des Montagnes de Lans, à l’entrée du Parc du Vercors, où il a eu lieu, les 16 et 17 janvier dernier, pour la vingt cinquième fois. Il s’est également « promené » à Sherbrooke, au Québec.

Un peu de son histoire :

ANDROS 65 2015 01 17 TROPHEE ANDROS ERDF Franck LAGORCE 65cy

Voiture électrique. Photo(c)hvz

 

Le Trophée Andros est une aventure menée, depuis trente ans, par deux amis, passionnés dans tout ce qu’ils entreprennent : Frédéric Gervoson, Président de la société Andros (les confitures, compotes et autres délices) et Max Mamers,4,5. Leur soucis, bien avant d’autres organisateurs de courses automobiles, est de respecter l’environnement de la meilleure manière possible, voire absolue à Lans en Vercors, comme dans les autres lieux de France. Cela ne date pas d’hier. En 2009, Max Mamers a inauguré, dans la ville de Pau, la première course mondiale de vitesse, cent pour cent électrique ; depuis, elle fait partie du Trophée Andros. Ces voitures électriques  résultent des « Andros Cars » créés par la société Exagon Engineering4. Etant en balbutiement électrique, toutes les catégories de voitures de courses ou de motos sont loin d’être modifiées.

Nombreux sont ceux qui ont participés à l’Andros, tels Yvan Muller (champion de 1996 à 2006), Luc Alphand, Paul Belmondo, Anthony Beltoise, Jean-Pierre Beltoise, Alain Prost, Ari Vatanen…la liste est longue, y compris féminine. Au 1er décembre 2014, deux cent cinquante et une courses avaient été disputées, dont vingt-quatre à Lans-en-Vercors. Elles ont été suivies par un nombre croissant de public passionné ou simplement curieux, grands et petits. L’arrivée du Trophée Andros est attendue d’une année à l’autre, où qu’il ait lieu. C’est donc bien un événement pérennant à Lans en Vercors comme ailleurs.

ANDROS 30 2015 01 17 TROPHEE ANDROS 1ère boucle 30cy

Une boucle du circuit Andros. Photo(c)hvz

Par passion, beaucoup de bénévoles  accourent de toute la France sur les sites du Trophée Andros afin de partager, dans une bonne ambiance, les différentes tâches inhérentes à ces organisations, allant de la billetterie, des postes de contrôle, des buvettes, aux cuistots, en passant par  les techniciens divers, telles l’ASA St-Marcellinoise (Association Syndicale Autorisée) et celle de Montélimar ; sans compter, tous aussi sympathiques les uns que les autres, les secouristes, dont deux médecins urgentistes, la Police municipale, les gendarmes, les commissaires de piste, et j’en passe. Ainsi, Sylvie, chronomètrice durant quelques années : « je suis sur l’Andros depuis deux ans et j’espère bien revenir au prochain, à Lans, car j’apprécie l’ambiance et le merveilleux paysage au milieu duquel il a lieu. Mon métier, m’a permis de découvrir la France, je ne connaissais pas le Vercors et le peu que j’en ai vu m’a décidée à y revenir cet été » ; Mélanie qui, depuis deux ans, vient de la région parisienne « avec le plus grand des plaisirs », ou Charlotte « j’habite en Grésivaudan et je participe, en tant que bénévole, à l’Andros depuis quatorze ans, au début j’étais à la buvette extérieure et, malgré le monde à servir, j’étais complètement glacée… ». Outre le grand espace mobile réservé à la presse, il y avait : celui concernant les VIP, le paddock, couvert, pour les concurrents hommes et femmes avec leur bolide et les mécaniciens, la grande tente qui abritait les douze motards dont Vivien Gonet, le camion hébergeant la « Boutique » hivernale fort bien achalandée, la buvette extérieure avec ses boissons chaudes destinées au public, tenue par les « Amis des Coulmes » (région de ski faisant partie de Rencurel (un ilot vercorien sauvage, retiré du monde, où le calme règne en maître), un « point d’accueil » où, tour à tour, les bénévoles pouvaient se réchauffer autour d’un bon café ou d’une excellente soupe, un grand « restaurant de campagne » où Christian et son équipe ont préparé et servi 750 repas succulents en deux jours d’activité intense, tandis que sur la piste résonnaient les grondements des moteurs, les crissements des roues mordant la glace du circuit et les vrombissements des motos de l’AMV CUP (anciennement le Pilot Bike) bloquées sur la ligne de départ. Vers 22 h 55’, leur course a dû être arrêtée quelques minutes, du fait, malheureusement, de chutes et d’évacuations du circuit. Ce sont souvent les jambes et les genoux qui sont en forte souffrance.

Trente-trois pilotes y ont participé, dont le très connu présentateur du Journal de 13h, de TF1, Jean-Pierre Pernaut présent sur le site depuis dix ans, ainsi que son fils Olivier, Oliv pour les intimes ; onze femmes au volant de Sprint Car et douze motards qui, en fin de course, s’adonnèrent à de spectaculaires avancées sur leur roue arrière… Aurélien Panis, Vincent Beltoise, Franck Lagorce (qui a fréquenté le circuit canadien de Sherbrooke)  avec sa jolie Andros à croquer, Louis Gervoson, J.P. Dayraut, le grenoblois Olivier Panis, le finlandais Tooma Heikkinen, Bérénice Demoustier, Marlène Broggi, les russes Vasily et Nikolay Gryazin, comme Jessica Gustin, Marine Mercier, Elisa Chevillon au volant de leur Sprint Cars aux couleurs chatoyantes et j’en passe ne pouvant les citer tous, hélas3,6. Pour l’ERDF Trophée Andros Electrique était invité Eric Hélary qui, en 1993, avait remporté les 24 heures du Mans. L’AMV CUP avait convié Antoine Méo , quatre fois champion du monde d’enduro entre 2010 et 2013 ainsi que Vincent Philippe, octuple champion du monde d’endurance moto et sept fois au Bol d’Or, entre 1992 et 2014.

ANDROS 17cy 2015 01 17 TROPHEE ANDROS Lans Vercors JP PERNAULT et HvZ gelée pht JPP intw HvZ 17cy

Jean-Pierre Pernaut. Photo(c)hvz

Jean-Pierre Pernaut m’a gentiment accordé deux minutes avant de rejoindre son stand : «… C’est la dixième fois que je viens à Lans en Vercors pour le Trophée Andros, c’est ma dixième saison, c’est mon fils aîné pilote professionnel qui m’a entraîné et puis je suis pilote aussi donc je m’amuse, je me détends deux mois dans l’année, les week-end dans la neige et dans la glace et j’adore cela…. » Et « cela » vous maintien en forme pour la TV … « … bien il paraît, regardez, vous aussi êtes en forme, quand on habite à la montagne, cela aide à bouger un peu, cela détend surtout la tête, et puis à l’intérieur d’un casque on n’est plus présentateur à télé, on est un pilote parmi d’autres, un petit amateur qui essaie de progresser… » et votre fils participe à l’Andros, depuis quand ? « Ah, lui est là depuis onze ans et puis c’est lui qui m’a emmené au Trophée Andros, il est parmi les meilleurs du Trophée, dans les dix premiers, moi je suis derrière, dans les amateurs, dans la deuxième catégorie mais Olivier est un pilote qui fait de la course toute l’année, dans d’autres catégories comme la Fun Cup, la Racecar, la GTI… enfin plein de compétitions…bon je vous laisse, on m’appelle.. ». A grandes enjambées, il a rejoint son stand. Un peu plus tard, lancé à pleine vitesse sur la piste, Jean-Pierre Pernaut a heurté un rocher (m’a-t-on dit) et leur DS3 s’en est tirée moins bien que son conducteur qui a été quitte pour plus de peur que de mal. Le tour de force a été mené par les mécaniciens de Saintéloc qui ont réparé la voiture en une heure, permettant ainsi au père et au fils Pernaut de participer aux finales. Olivier s’est placé 10ème, devant Béroujon et Fontanel dans la course 2, Elite 1. Il devrait participer au Grand Prix de Spa-Francorchamp…

ANDROS Chars romains ARCHIVES scolaires HvZ

Char Romain. Archive hvz

Vingt-cinq ans après l’installation du Trophée Andros à Lans en Vercors, alors qu’il est connu dans le monde entier des courses automobiles diverses,  Madame Catherine Brette (EELV Isère), Présidente du Parc Régional du Vercors depuis le 7 juin 2014 s’oppose à la continuité du Trophée Andros à l’entrée du Parc Régional Naturel du Vercors : « ce type de course automobile n’a pas sa place dans le Vercors, parce que pas compatible avec la Charte du Parc » ! Sous entendu : il pollue. C’est bien évident  qu’un tel avis cause des remous sur le circuit et même plus loin car on y tient à ce Trophée3 à Lans-en-Vercors !  C’est dit sans réfléchir aux conséquences désastreuses pour les commerces des villages de Lans à Corrençon qui souffrent du manque d’enneigement chronique et, en opposition, sans penser aux dégâts causés à la nature par les divers aménagements anarchiques effectués dans le Vercors depuis vingt-cinq ans. Sans doute, dans ce petit village, d’aucuns voudraient instaurer des courses de char, telles que celles de l’antiquité et, de préférence, illuminées au moyen de torchères munies de flambeaux… Une polémique est lancée à Lans-en-Vercors.

Henrianne van Zurpele pour www.objectifmag.be – ce 1er mars 2015

  1. http://www.spa-francorchamps.be/fr/http://www.spa-francorchamps.be/fr/
  2. http://www.objectifmag.be/le-trophee-andros-evenement-festif-francais-de-lautomobile/
  3. www.trpheeandros.com pour connaître les noms de tous les concurrents et les résultats 2015.
  4. http://www.2mo.fr
  5. http://www.sudouest.fr/2013/05/02/100-bleu-electrique-1041762-706.php

6. http://www.meltyxtrem.fr/trophee-andros-2015-victoire-d-olivier-panis-et-benjamin-riviere-a-lans-en-vercors-a372358.html

Cinqu ans après le séisme, Haïti reste à reconstruire

MDM Belgique Mission Haiti

Caroline Pankert(c)

Le 12 janvier 2010, un séisme destructeur frappait Haïti, faisant 200.000 morts, plus de 300.000 blessés et 2,3 millions de personnes déplacées. Cinq ans après, les équipes de Médecins du Monde, présentes depuis 1989 sur l’île, restent mobilisées en luttant avec les Haïtiens, notamment contre l’épidémie de choléra qui sévit toujours dans le pays.

« Port-au-Prince n’est plus une ville, c’est un immense bidonville. Le séisme, les hommes politiques, le choléra, on vit en enfer ici » décrivait Francis, un habitant du quartier de Carrefour-Feuille en 2010.

Après s’être consacré aux déplacés, à la chirurgie et aux soins vitaux (580 000 consultations dont 800 actes chirurgicaux réalisés l’année suivant le séisme), la priorité du réseau MdM a été de participer à la reconstruction d’Haïti : les équipes ont travaillé à la consolidation du système de santé en assurant des formations aux personnels de santé et en fournissant des médicaments et du matériel médical.

MDM Belgique Mission Haiti

Caroline Pankert(c)

L’objectif est aujourd’hui de transférer la gestion des centres de santé soutenus par MdM au Ministère de la Santé Publique et des Populations (MSPP). Le pays est cependant confronté aux mêmes fragilités chroniques : faiblesse de l’État, peu de moyens et un système sanitaire précaire. Depuis cinq ans, le réseau MdM a également mobilisé ses efforts pour lutter contre le choléra qui sévit depuis octobre 2010. Nos structures couvrent actuellement 7 zones enclavées : des cliniques mobiles ont été mises en place pour réagir au plus vite lorsque des cas sont signalés.

Le réseau met en œuvre ce programme d’urgence tout en travaillant sur le long terme, en collaboration avec les communautés et structures publiques.

Cinq ans après le séisme, Médecins du Monde se mobilise pour la reconstruction du système de santé haïtien, encore fragile. Nous continuons de porter des actions de plaidoyer pour défendre la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Dans cette optique, le réseau MdM soutient activement la société civile haïtienne qui  joue une part active dans ce processus de changement.

Mécecins du Monde

Photos : Caroline Pankert ©

Le TROPHEE ANDROS, évènement festif français de l’automobile

tropheeandrosLe TROPHEE ANDROS, évènement festif français de l’automobile a une longue histoire ; ce célèbre circuit des Montagnes de Lans est à ne pas manquer !
C’est au mois de janvier 1972 qu’est émise l’idée de création d’un concours national de conduite sur glace, dans la station de sport d’hiver de Serre Chevalier par le président de la Fédération française du sport automobile, de l’époque, Bernard Consten (mars 1968).
C’est en 1985 que « nait » le Trophée Andros, à l’occasion d’une rencontre entre Max Mamers, champion de France de rallycross en 1982 et 1983, et Frédéric Gervoson, président de la société Andros : deux passionnés d’automobile. Plusieurs courses hivernales de courses sur glace auront lieu dans des stations françaises de ski.

Le 27 janvier 1990, s’est déroulée la première épreuve du Trophée Andros, à Serre Chevalier ; celle qui va avoir lieu à Lans-en-Vercors, les 16 et 17 janvier prochain, sera la 26ème.
Nous vous en présentons le programme :
Trente pilotes y participerons, dont le très connu présentateur du Journal de 13h, sur TF1, Jean-Pierre Pernaut qui y vient depuis dix ans,  mais aussi douze motards, douze femmes, douze pilotes de voitures, sans oublier les Sprint cars

Pour en savoir plus:

http://www.tropheeandros.com/

Henrianne van Zurpele(c)