Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales

federationwalloniebruxellesA l’initiative de la Ministre des Droits des femmes et de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté la semaine dernière le plan intra-francophone 2015-2019 de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales.

Ce nouveau plan, également adopté par les Gouvernements de la Région wallonne et de la Commission Communautaire Française (COCOF), s’inscrit en cohérence avec le Plan national de lutte contre les violences basées sur le genre. Il intègre aussi les exigences de la Convention d’Istanbul signée par la Belgique en 2012 sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Alors que le Plan intra-francophone 2010-2014 visait les violences telles que les mariages forcés, les mutilations génitales et les violences liées à l’honneur, le plan 2015-2019 renforce et étend son champ d’action à la lutte contre les violences sexuelles. Conformément à la volonté des Ministres en charge de l’Egalité des chances au sein des entités fédérées, la lutte contre le viol, le harcèlement sexuel et la prostitution sera au cœur des priorités de ces trois Gouvernements.

Concrètement, ce plan intra-francophone contient 6 principales lignes directrices (violences entre partenaires et à l’égard des enfants, mariages forcés, mutilations génitales féminines, violences liées à l’honneur et violences sexuelles) déclinées en 176 mesures attribuées aux différentes entités pilotes pour leur mise en œuvre (Région, Fédération Wallonie-Bruxelles, COCOF, OIP, etc.). Parmi ces mesures, figurent notamment la désignation de personnes référentes « mutilations génitales » au sein des hôpitaux, de l’ONE, des PMS, SAJ, services de police, etc., l’établissement d’un protocole d’intervention pour renforcer l’accueil et la prise en charge des victimes de mariages forcés et de violences liées à l’honneur ou encore la création d’une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de viol.

La Ministre des Droits des femmes se réjouit de ce nouveau plan qui met en lumière et incorpore les violences sexuelles : « Intégrer les violences sexuelles au plan intra-francophone va permettre de mettre en exergue cette forme aberrante de violence faite aux femmes. Forts de cette concertation sur les volets sensibilisation, prévention, prise en charge des victimes et accompagnement pour sortir du cycle des violences, nous adresserons nos priorités au gouvernement fédéral pour que le nouveau plan d’action national puisse proposer une action concertée de tous les niveaux de pouvoirs ».

Violence : Quelques chiffres édifiants

–      1 femme sur 7 a été confrontée à au moins un acte de violence commis par son (ex)-partenaire au cours des 12 derniers mois

–      Environ 3000 viols sont enregistrés par an. Mais seulement 1 victime sur 10 porte plainte

–      Chaque jour, 7 viols sont commis

–      Plus de 13.000 femmes excisées et 4.000 fillettes à risque vivent sur le territoire belge

–      En 2013, les statistiques policières ont recensé en Belgique 39.746 procès-verbaux relatifs à des faits de violences conjugales

–      En 2013, les violences conjugales ont entraîné la mort de 162 personnes

 

Communiqué : Fédération Wallonie-Bruxelles. Direction de l’égalité des chances

 

Une réflexion au sujet de « Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales »

  1. Et dire que nous sommes au 3ème millénaire !!! Qui pratique ces mutilations ? un médecin congolais qui a fait ses études en Belgique ??? Ces pratiques, en Europe dont la Belgique fait partie, devraient être sanctionnées par une expulsion de l’Europe…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*