Sarrazac – l’Os d’auroch

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GdW(c)

Une réunion a été organisée à la Mairie de Sarrazac, le 9 janvier 2014 en présence de Monsieur le Maire, Monsieur Laurent Sévègnes archéologue au Service Régional d’Archéologie (Toulouse), Madame Marguerite Guély, Présidente de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, de Monsieur Alain Malarange, découvreur de l’os d’auroch, de Gérard de Wallens, de Madame Castanet (bureau d’étude Dorval auteur du projet d’assainissement), de quatre conseillers municipaux, dont Monsieur André Robert, Président du Syndicat Mixte d’adduction d’eau de Sarrazac/Cressensac et d’autres personnes intéressées par les découvertes.

Sarrazac – Os d’auroch – Les travaux vont commencer sans aucune fouille préalables

Elle a permis de comprendre :
– que le matériel découvert au-dessus de la tranchée : os d’auroch, ocre et ce qui s’apparente à un os non identifié, sont confiés au Service Régional de l’Archéologie pour une identification scientifique ;
– que cette période d’identification scientifique n’est pas suspensive ;
– que l’Etat a peu de moyens pour répondre à un besoin réel de fouilles ou au minimum d’un diagnostic ;
–  que L’Hôpital Saint-Jean n’était pas prioritaire dans ce contexte budgétaire très contraint ;
– que seule une simple veille archéologique, confiée aux ouvriers et aux habitants, est proposée, avec tout le caractère aléatoire de ce mode opératoire ;
– que la suspension temporaire des travaux pour permettre de trouver une solution si infime soit-elle dépend entièrement de la décision de Monsieur le Maire de Sarrazac.
–  que cette possibilité clairement et publiquement demandée à Monsieur le Maire par Gérard de Wallens n’est aucunement envisagée.
– que les travaux vont commencer au plus vite.

Les traces archéologiques principales du passé de L’Hôpital-Saint-Jean, village édifié le long d’une ancienne voie romaine, seront traitées de la même façon.
Une simple veille archéologique confiée aux ouvriers et aux habitants est sensé protéger le matériel archéologique suivant (liste non exhaustive) :

  1. Sépultures autour et entre les deux restaurants situés sur la route de Cressensac (canalisations prévues à cet endroit). Cette  route n’existe que depuis le XIXe siècle. L’entrée du village était située plus au Nord.
  2. Fondations de l’ancienne église, et peut-être d’une construction plus ancienne, en avant de l’église actuelle.
  3. Sépultures autour de l’église actuelle (lieu prévu pour l’installation d’une pompe de relevage).
  4. Fondations d’une chapelle sous le carrefour de l’axe actuel Cressenssac/Sarrazac-Turenne/Martel. Ce carrefour sera traversé dans les deux sens par les canalisations.
  5. Le mur de soutènement de la route Cressenssac/Sarrazac situé après les dernières maisons de L’Hôpital-Saint-Jean est constitué des restes d’un mur gallo-romain (époque à déterminer).
  6. Probable sous-terrain autour de l’actuelle boulangerie (lieu de passage des canalisations).
  7. Sépultures des vicomtes de Turenne Raymond VI et Raymond VII, sous la voie publique ou sous l’une des maisons, du côté de l’église, peu avant celle-ci. Elles pourraient également se trouver à cheval sur les domaines public et privé.

Les maisons ont en effet été réalignées ce qui permet de supposer que les caves pourraient être situées sous la route actuelle (lieu de passage des canalisations).

  1. Un ou deux sarcophages dans le haut du tracé sur le côté droit de la route de Turenne (entre la dernière maison et la ferme de Monsieur Dumon). Ils ont été vus en 1958, lors de la création du réseau d’adduction d’eau potable, par les anciens du village (lieu de passage des canalisations).
  2. Des substructures d’un « temple » situé sur ce même côté de la route ont été vues dans les mêmes conditions en 1958 (lieu de passage des canalisations).

Cette liste n’est pas exhaustive, mais dénote de l’intérêt que présente le village de L’Hôpital Saint-Jean.

Ainsi un Maire peut parfaitement prendre la décision de ne pas respecter le patrimoine de son village sans que personne ne puisse l’en empêcher. Il suffirait pourtant que Monsieur le Maire accepte une suspension de six mois pour permettre de rechercher un mode de financement et d’organisation des fouilles.
L’Hôpital Saint-Jean passe ainsi à coté d’une chance unique, qui ne se représentera pas, de développer l’économie et le tourisme de la Commune de Sarrazac. Il y a également la possibilité d’améliorer la connaissance de la préhistoire et de l’histoire de notre village, du Lot ainsi que de Lascaux, c’est une erreur qui ne peut se comprendre que par la volonté d’imposer sans délais un réseau d’assainissement que le Maire doit voir comme une contribution à sa gloire personnelle.
Comment peut-on tourner délibérément le dos à une chance, même infime, de développement, historique, économique et touristique ?

L’Hôpital Saint-Jean, son histoire et ses habitants sont les grands perdants de cet aveuglement.
Seule une importante médiatisation peut nous aider.

Gérard de Wallens
Sarrazacois d’adoption, porte parole du collectif.
Crédit illustration: GdW(c)

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