| Objectiffiff 26 septembre 2004 |
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 | Ce dimanche 26 septembre 2004,nous voici déjà au troisième jour du Fiff. Nous commençons la journée avec quelques rayons de soleil qui pointent à l'horizon !
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En écoutant les nouvelles à la radio,nous apprenons avec soulagement qu'il n'y a heureusement qu'un blessé léger après la chute des deux immeubles , Rue de l'Ange . Hier, justement sur le temps de midi, nous sommes passés à la librairie Agora (à droite sur la photo, la vitrine de la librairie),nous y avons rencontré, Frédéric Fonteyne, dédicaçant le carnet de tournage de son film "La femme de Gilles", qui reprend des croquis, photos et dessins réalisés par Sandra Caberzuelo Bertozzi édité par ...... Notons aussi, la présence de Jean-François Pluygers pour le livre "Génèse d'un film: la femme de Gilles ", regroupant une série d'articles publiés dans la "Libre Belgique". Ce livre démontre la diversité des corps de métiers impliqués dans la production et réalisation d'un film. C'est un livre qui vous fera découvrir une face cachée de l'élaboration d'un long métrage. Saluons donc l'initative de Wallimage , le fond Wallon de l'audiovisuel, non seulement partenaire du film mais qui lance aussi une nouvelle collection au sein des Editions Pire, consacrée aux talents de chez nous .
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Reportage : Myriam Tacq Photo : Eric de Wallens Crédit affiche: Fiff.be
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La peau trouée est l'histoire de cinq pêcheurs de requins-taupes naviguant au large de l'Irlande. C'est le temps d'une retraite pour ces cinq hommes qui quittent leur famille pour vivre un moment loin de tout. Hors du temps, face à la mer et à la violence de la chasse qu'ils pratiquent, ces hommes se retrouvent confrontés à un état primitif. Une fable éclatante de couleurs qui, interroge notre rapport à l'animalité.
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 | Mon avis La confrontation avec l'extrême... Voici un univers d'hommes, des hommes qui choisissent de vivre à l'écart en se frottant aux éléments, à la violence de leur pêche, sans complaisance. Ce sont des moments d'attente bercés par les ronronnements continuels du moteur, rythmés par des repas à même la casserole qui servira aussi de cuvette pour se raser, mais bientôt rompu par le massacre des requins. Cette confrontation physique est d'autant plus fascinante que c'est quelque chose qui disparaît aujourd'hui, il est vrai on est de moins en moins en contact avec de vraies gens.
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Reportage : Véronique Bertrand Photos : fiff.be
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Carlos, étudiant espagnol, part à la recherche d'un célèbre auteur Africain qui, par souci d'anonymat vit dans un village de pêcheurs à Madagascar. Souli est le dernier détenteur d'un conte ancestral ne se transmettant que par voie orale et Carlos voudrait pour en faire profiter le monde convaincre Souli de le publier....malheureusement Carlos va être, à son insu, l'instrument d'un règlement de comptes entre les personnages qu'il croisera...
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Mon avis : Souli ou comment la jalousie d'un homme peut détruire plusieurs vies. Ce film nous fait découvrir des aspects "humains" que nous aimerions souvent oublier... Peu de dialogue dans ce long métrage mais beaucoup d'expressions se passent dans les regards, les gestes et les attitudes ce qui le rend encore plus poignant.On découvre une autre façon de vivre et les paysages superbes de Madagascar, ce qui allège un peu l'ambiance dramatique du film, sans oublier un petit vieux monsieur au bonnet jaune qui nous fera sourire tout au long de cette heure trente! Je voudrais souligner aussi la prestation de Makéna Diop, acteur qui m'a beaucoup impressionnée et celle de Edouardo Noriega qui a déjà joué notamment aux côtés de Pénélope Cruz.
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Intervieuw d'Alender Abela
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Ce matin, notre collègue Elodie, en compagnie de notre photographe attitré , a eu l'immense privilège de rencontré le scénariste et réalisateur de Souli, Alexander Abela .Nous lui laissons la plume.
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 | E.S. :Vous avez réalisé un film quasiment sans paroles et très proche des personnages . Qu'est ce qui vous a poussé à faire ce choix ? A.A. : Je voulais parler d'un sujet important, d'un thème universel, dans une langue compréhensibles par tous. C'est naturellement que m'est venue l'idée de minimiser la parole pour insister sur le jeu d'acteurs. E.S.: Quel est le sujet universel que vous avez voulu traiter en fond d'histoire ? A.A. : Mon but principal était de parler des relations entre l'Occident et l'"Autre Monde", des tensions et des influences qu'il en ressort. Je pense que vouloir aider un village peut faire parfois d'énormes dégâts : L'aide apportée n'est souvent pas adaptée à la vie des villageois.
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L'intervention de Mona cherchant à tout prix à donner une indépendance économique au village montre à quel point le désir d'aider ne suffit pas toujours. J'ai souhaité parler de ce sujet en m'appuyant sur la pièce d'Othello de Shakespaere. Cette pièce s'adaptait parfaitement au thème : les sentiments s'expriment en permanence et de façon moderne. Je me suis aperçu que j'aimais beaucoup travaillé sur l'aspect humain dans diverses situations. E.S.: Le choix du village et de Madagascar a t-il été important dans la réalisation du film ? A.A.: Il était essentiel pour moi de tourner ce film à Madagascar. J'avais déjà réalisé Makibéfo sur cette île et je voulais renouvelé cette expérience. Madagascar m'apparaît comme lepays de contraste par excellence. Là bas on réalise vraiment les difficultés des relations internationales. La vue sur l'Autre Monde est impressionnante. Madagascar s'était imposé à moi avant même d'avoir un scénario concret .
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E.S.:A quel moment avez-vous choisi les acteurs et quels furent les difficultés qu'ils ont pu rencontrer sur le tournage? De même que le lieu de tournage, les acteurs étaient choisis avant le scénario. Ce sont tous des gens rencontrés lors de mon premiers film avec qui j'avais envie de partager l'expérience de Madagascar. Les conditions de tournage rendaient les journées difficiles: une équipe de seize personnes, acteur et personnel technique compris. Cela fait beaucoup de travail et des longues journées. La principale difficulté pour les acteurs étaient d'être cantonnés dans un lieu, sans téléphone ni électricité, sans jamais pouvoir s'évader réellement. Pendant deux mois, ils sont restés figés dans leur personnage. E.S: Avez-vous des projets? S'inscrivent-ils dans le style de vos précédents films? Je prévois de tourner un film dans le désert du Sahara; l'histoire se passe en 1941 et traite de cinq légionnaires de nationalité différentes, incapables de se comprendre- à la manière de la tour de Babel. Ce film sera beaucoup plus burlesque que les précédents mais il mettra aussi en avant le côté humain des relations et les fait que ces hommes ne sont pas des machines de guerre. Finallement, je reste attaché aux sentiments et à l'humanité.
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Photo du dessus, l'équipe du film: de gauche à droite; Makena Diop (acteur), Alexander Abela, Christophe Duthoit(producteur), Aurélien Recoing(acteur), Farida Fdani (productrice) et Alexandra Tallen (journaliste mais aussi l'épouse d'Aurélien Recoing). Intervieuw: Elodie Sariati Photos: Eric de Wallens
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Coup de torchon (de Bertrand Tavernier) dans le cadre du coup de coeur à Philippe Noiret
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1938, Afrique coloniale. Lucien Cordier est le flic du petit village de Burkassa. Un flic bien particulier car par sa gentillesse ou sa naïveté, il n'arrête jamais personne. Il est donc la risée de tous et ne se fait pas respecter. Deux maquereaux qui se moque toujours de lui feront les frais de sa folie naissante puisqu'après avoir demandé conseil à un supérieur, il décide de se venger. Mais ce sera une vengeance à laquelle personne ne s'attendra, au vu du caractère "doux comme un agneau" du Monsieur. Il tuera les 2 maquereaux dont son supérieur s'accusera involontairement après s'être vanté de leur avoir reglé leur compte. Mais ils ne seront pas les seuls à empatir du changement de personnalité de Cordier qui commence même se prendre pour Jésus Christ...
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Mon avis: Encore un rôle de composition pour Noiret, grande figure du cinéma et acteur aux 150 films, qui cette fois s'attaque à un personnage haut en couleur et assez désorientant. Un film à l'humour caustique et décalé qui nous entraîne dans la folie d'un homme que l'on ne comprend pas toujours et que, malgré ses actes, l'on trouve tout aussi attendrissant. On a l'impression que cet homme n'a vraiment pas conscience que ce qu'il fait est mal. Qu'il s'agit là d'un façon d'agir pour le bien de tout le monde. C'est encore une fois un Philippe Noiret exceptionnel que l'on retrouve. Il n'y a rien à dire, on se delecte toujours autant devant autant de talent! A noter que ce long métrage à sa sortie a eu un grand succès en Belgique et nottament au caméo, comme nous l'a expliqué un animateur. Ce film passe aussi régulièrement sur les petits écrans.
Reportage: D'Urso Laëtitia Photo: Michel Binstok
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 | Au fiff il n'y a pas que les comédiens, les journalistes ou les photographes professionnels, il y aussi les chasseurs d'images qui rôdent dans les parages à la recherche du moindre petit moment privilégié d'une arrivée d'acteur, d'actrice ou encore de réalisateur. Parmis ces chasseurs d'images Monsieur Antoine Hautefeuille qui couvre, une fois de plus, le festival du film francophone de Namur. Il a eu l'amabilité de nous accorder un peu de son temps entre 2 photos et voici les propos que nous avons receuillis: - Vous êtes chasseur d'images depuis combien de temps? Depuis le début du fiff. C'est donc mon 19ème festival. - Votre intêret? Prendre en photo les acteurs, les actrices que j'apprécie le plus. Ils jouent dans les films mais ce n'est pas ce qu'ils sont en réalité. Je les photographie dans le rôle qui est véritablement le leur. Celui de leur vie de tout les jours. Leur personnalité, leur naturel.
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 | - Il y a des comédiens en particuliers qui vous impressionnent que d'autres, que vous appréciez plus que d'autres? Oui oui, j'ai d'ailleurs déjà un bel album photo. Celui que j'estime le plus est tout de même Philippe Noiret. Il y a aussi des gens comme Mathilde Seigner, Cécile de France ou Poelvoorde. Benoit qui dans podium est vraiment autre chose que ce qu'il est. Il a dédramatisé, le personnage en ajoutant des scènes humoristiques. Il peut être à la fois dramatique et humoristique. D'ailleurs le propre des grands comiques c'est de pouvoir adopter aussi des rôles plus sérieux. - C'est impressionnant car au départ, personne ne voulait croire en lui et en ses possibilités... Quand il a joué "C'est arrivé près de chez vous", il avait déjà un personnage machiavélique, dramatique et malheureux à la fois. Il avait déjà un grand talent dans le regard. J'ai déjà eu l'occasion de le rencontrer. C'est une personne très aimable. Il m'avait conseillé pour un problème personnel. - Belle anecdote alors? Oui d'autant plus qu'il était en train de cimoniser sa voiture! A noter que les frères Dardennes et Benoit Mariage ont défendus ma cause aussi.
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- Vous êtes connus au bataillon alors maintenant? Pas de tous mais de beaucoup de personnes du métier, en effet. - Vous faites d'autres évenements mis à part le fiff? Oui, le folklore namurois, le festival des arts forains, les fêtes de Wallonnie, etc... - Ca vous interesserait de couvrir le festival de Cannes? Trop people? Oh non, je me contente du fiff. Je connais les gens, l'ambiance et la mentalité. Cannes ou Deauville ne me disent pas grand chose. - Vous couvrirez aussi le festival du court-métrage de Namur? Oui, comme l'année dernière. - Des projets? Oui, un scénario sur ma vie. Pour cela on verra dans le futur...
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Interview: D'Urso Laëtitia Photo: Eric de Wallens
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Comme hier nous terminons ce reportage sur le Fiff, eh oui, cela passe vite, par deux portraits d'acteurs bien connus du 7ème Art
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 | Mylène Demongeot
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Benoit Poelvoorde
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