Les F-16 Belges partent surveiller l’espace aérien Balte

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Un détachement de quatre F-16 belges participe dès ce mardi 5 janvier à la 40e rotation de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing (BAP). C’est la cinquième fois depuis 2004 que des avions de la composante Air belge survolent les pays baltes pour empêcher des vols non autorisés dans l’espace aérien de l’OTAN. Nos avions et leurs équipages seront prêts à décoller à toute heure, sept jours sur sept.

Quatre F-16 belges, deux de Kleine-Brogel et deux de Florennes, et une cinquantaine de militaires partent ce mardi 5 janvier pour Ämari, en Estonie, où ils seront basés. Le contingent belge se compose essentiellement de pilotes, de techniciens et de personnel en charge du soutien logistique.

Notre détachement relève une unité allemande. La mission sera reprise par les Belges lors d’une courte cérémonie officielle le 7 janvier. Des représentants des Etats membres impliqués dans cette mission participeront à cet événement.

En 2004, notre pays était le tout premier Etat membre de l’OTAN à mettre à disposition un contingent dans le cadre de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing. Outre la Belgique, 15 autres Etats membres participent à tour de rôle à la surveillance de l’espace aérien des pays baltes. De janvier à août 2015, notre pays avait envoyé un détachement de quatre avions de chasse dans le cadre de cette mission. Ils opéraient depuis la base aérienne de Malbork, en Pologne.

Source : Service de Presse de la Défense
Photo: Eric de Wallens (c)

Villard-de-Lans, en France, dans le Vercors : un ou des vandales !?

Hans Silvester

Hans Silvester

FOCALES EN VERCORS est une rencontre annuelle de photographes, dans les montagnes du Vercors, dont le thème change chaque année. Elle fermera ses portes ce vendredi 5 juin. Si l’on gardera un très bon souvenir photographique de cette sixième rencontre, l’on n’oubliera certainement pas l’affront fait à Hans Silvester, le parrain 2015 : découper et voler la grande toile où figurait une de ses photos africaines, en plein centre du village.

Hans Silvester

La photo figurant sur la toile volée. Hans Silvester(c)

La retrouvera-t-on ? les voleurs, car un seul ne pouvait agir vite dans la nuit, seront-ils identifiés ? On en doute fortement. Les mobiles de cet acte peuvent être au nombre de quatre : le racisme (il règne ici comme ailleurs), l’agissement ou la commande d’un collectionneur, un pari « sportif » ou tout simplement la crétinerie d’individus sans scrupules. Quelle que soit la réponse, Villard-de-Lans et Focales en Vercors n’en sortiront pas indemnes.

Hans Silvester

Village africain. Hans Silvester(c)

Grand Monsieur de la photographie ethnographique, entre autres, porteur de profondes valeurs humanistes acquises aux cours des ans et de ces reportages, Hans Silvester avait fait l’honneur d’accepter de participer à cette exposition annuelle qui, d’années en années, prend de l’importance dans le domaine du visuel photographique. Né à Lörrach, en Allemagne le 2 octobre 1938, il a pris sa première photographie à 14 ans et n’a cessé de se perfectionner jusqu’à devenir grand reporter et être membre de l’agence Rapho en 1965. Il est l’auteur de nombreux livres contenant de magnifiques photographies prisent au cours de ces voyages en Afrique, mais aussi de chats ou chevaux pour lesquels il semble bien être aussi passionné. Il est titulaire de nombreux prix qui ont couronné son immense travail, dont le « Prix du plus beau livre photo de l’année 2006 » pour « Les peuples de l’Omo ».

Nul doute que l’organisateur, Christophe Sorin et Brigitte, la responsable du lieu, soient profondément désolés de cet acte inqualifiable.

 

Henrianne van Zurpele © – pour www.objectifmag.be –Le 2 juin 2015.

Crédits photographiques : Hans Silvester.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Silvester

Cérémonie 2014 aux trois bornes

Les trois frontières Pierre Roiseux

La stèle Pierre Roiseux (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

L’année 2014 est importante pour l’histoire de notre Royaume de Belgique et aussi, ne soyons pas chauvin pour le reste du monde, en effet, c’est l’année du centenaire de la Première Guerre Mondiale et du 70ème anniversaire de notre libération. Partout dans notre pays comme ailleurs sont organisées des cérémonies en souvenir de ces tristes périodes qui ont marqués le monde. En ce qui concerne la deuxième guerre, nombre de Résistants tous réseaux confondus ou de Volontaires de Guerre sont heureusement encore parmi nous et pour eux, une nouvelle cérémonie était organisée, comme chaque année, aux trois bornes ce samedi 30 août 2014.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Monsieur le Bourgmestre de Plombière Thierry Wimmer et ses Echevins déposent les fleurs au pied de la stèle (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

Trois bornes ? A une certaines époques, elles délimitaient la frontières entre deux pays, et comme vous le savez, notre Belgique a au Nord la mer du même nom, qui n’est pas vraiment une frontière, mais elle se situe dans le haut de la carte et nous positionne pour comprendre la suite. A notre gauche, l’Ouest il y a la France, en dessous, le Sud, c’est le Grand-Duché de Luxembourg, à droite, l’Est, c’est la Hollande et l’Allemagne juste à côté. Pour ceux qui n’ont pas compris, nous avons nos trois bornes ou trois frontières entre la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, dans les Cantons de l’Est à Gemmenich.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Le défilé des Portes Drapeaux dans les rues de La Calamine (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

C’est au-dessus de cette colline de 332 mètres d’altitude, qu’une stèle a été érigée en souvenir du premier Volontaire de guerre Belge Pierre Roiseux tué face à l’ennemi, il est mort le 25 décembre 1944 à l’âge de 20 ans en sautant sur une mine. Ce monument nous le devons à ses parents, Pierre faisait partie du 6ème Bataillon de Fusiliers, rattaché au VIIème Corps de la 1ère Armée U.S. pour lui la guerre s’est arrêté ici, mais son Bataillon a participé à la campagne d’Allemagne, ils ont été jusque Leipzig, l’endroit même de la jonction avec les troupes de l’U.R.S.S. Nous leurs devons aussi la libération du camp de concentration de Dora.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Monsieur le Ministre-Président de la Communauté Germanophone Oliver Paasch (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

Cette journée a réuni plus de 80 portes drapeaux, dont les deux plus jeunes de Belgique, ils ont 15 ans, l’une s’appelle Marie Beeckmans et porte fièrement les couleurs de l’UFAC (l’Union des Fraternelles d’Anciens Combattants) et l’autre c’est Guillaume Vander Vorst, son drapeau est celui du 4ème Bataillon de Fusiliers. De Gemmenich à la Calamine, il n’y a que 8 minutes, c’est en voiture que nos portes drapeaux font la route pour assister à la deuxième partie de la cérémonie qui était comme d’habitude entre coupé de discours et de dépôt de fleurs. Qui était présent ce jour-là, cela serait trop long à tous les nommés, retenons en quelques-uns, Monsieur François Roberti-Linterman, Président du 4ème Bataillon de Fusiliers, Monsieur Henri Tayman, le Secrétaire du bataillon, Monsieur Gilbert Beeckmans, Président de l’UFAC, Monsieur Gaston Schroeder du 34ème Bataillon de Fusiliers et organisateur de la journée. N’oublions pas non plus les autorités civiles avec Monsieur le Ministre-Président de la Communauté Germanophone, Olivier Paasch, Messieurs les Bourgmestres de La Calamine et de Plombière, Louis Goebbels et Thierry Winner suivit par les Echevins.

Eric de Wallens.

Ce 4 août 1914, les Allemands rentrent en Belgique !

L'invasion de la Belgique

La Comtesse Sophie Chotek et l’Archiduc François-Ferdinand

Pour les plus jeunes d’entre nous qui ne le savent pas encore, la Première Guerre Mondiale, est appelée aussi, la « Grande Guerre » par le fait qu’elle a engagé dans son sillage de nombreux pays et que de nombreux militaires y ont combattu, ont été blessés ou tués. A l’origine de cette guerre,  un assassinat le 28 juin 1914, ce jour-là l’héritier de l’Empire austro-hongrois, l’Archiduc Francois-Ferdinant et sa femme, la Comtesse Sophie Chotek ont été tués à Sarajevo par le nationaliste Gavrilo Princip, membre du groupe « Jeune Bosnie ».

L'invasion de la Belgique

Gavrilo Princip

Vous allez me dire : « comment l’assassinat de deux personnes, même de haut rang, peut entraîner notre bonne vieille terre dans une Guerre Mondiale ? » C’est simple, enfin … à raconter, cette tuerie n’a rien fait pour arranger l’entente entre l’Empire austro-hongrois et le Royaume de Serbie. Sans rentrer dans le détail, cet événement déclencha toute une série d’alliances et autres ententes entre les autres pays et impliqua de ce fait toutes ces Nations dans la Guerre. Il faut savoir aussi qu’a cette époque, plusieurs d’entre eux étaient des empires importants possédant des Colonies sur divers continents.

L'invasion de la Belgique

Le monument en mémoire du Cavalier Fonck à Thimister, en Belgique (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

Il est étonnant de noter que nos dirigeants de l’époque, comme aujourd’hui encore dans les familles Royales étaient tous cousins de près, ou par alliance. Notre Royaume de Belgique était un pays neutre et fut entraîné malgré elle dans cette Guerre par la violation de notre territoire le 4 août 1914 à 08h02 à Gemmenich, environ à 50 kilomètres de Liège. L’Armée Belge n’était pas réellement bien entraînée et équipée, surtout face à une Allemagne déterminée et à la pointe de l’équipement de l’époque. 28 minutes plus tard, le premier de nos soldats était tué, il s’appelait Antoine Fonck, Cavalier Brigadier au 2ème Lanciers

L'invasion de la Belgique

Tombes Allemandes au cimetière de Aachen. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ce Brigadier avait trois ans d’armée et était en patrouille, le 4 août 1914 vers 07h30 avec 4 autres de ses collègues aux environs de la Route Charlemagne (N3) à Thimister-Clermont, toute proche de la frontière Allemande.
Ils ont pour mission de reconnaître cette région afin de voir si les Allemands respectent la neutralité de la Belgique. En effet, le Roi Albert Ier venait de refuser l’ultimatum Allemand demandant le libre passage de notre territoire par leur armée. Le Général Otto von Emmich a mit son 10ème Corps d’Armée dans les environs de Aachen (Aix-la-Chapelle). Le premier Uhlan vien d’entrer en Belgique. A quelques kilomètres de là, Antoine Fonck traverse un pont de chemin de fer, qui vient juste d’être miné par les pionniers Belges. Un peu plus loin, un fermier renseigne à notre cavalier que les Allemands approchent, Antoine décide de les attendre, il descend de son cheval  pour prendre une position de tir confortable et dès qu’il aperçoit les Uhlans,  il tire, un soldat du Kaiser tombe.
Après son acte héroïque, le Brigadier Fonck remonte sur son cheval et part au galop en direction du pont. Il n’y arrivera jamais, il vient d’être touché au cou par une balle Allemande. Il est environ 10h00. (Depuis ce jour, la devise du 2L est : Meurs premier comme devant).

L'invasion de la Belgique

La carte du plan Schlieffen

L'invasion de la Belgique

Les Généraux Schlieffen et von Molkte

nous faire, malgré la bravoure de nos gars, il eut été difficile de retenir ce défCette avant garde Allemande était à la tête de trois armées totalisant 600.000 hommes, c’est aux environs de 5 fois plus d’effectifs que notre armée qui comptait 117.000 soldats. Nous avions un Roi, un drapeau, un pays à défendre et pour un jeune de 1914, ce sont des valeurs importantes. Mais que pouvions nous faire, malgré la bravoure de nos gars, il eut été difficile de retenir ce déferlement. Mais jamais nous n’avons capitulé !

L’Armée du Kaiser est commandé par un ancien de 1870, le Général Helmut von Moltke,66 ans, il mit en œuvre un plan datant de 1894, le « plan Schlieffen », (C’est le nom d’un ancien Général d’Etat-Major).

En résumé, l’idée de celui-ci était de combattre sur deux fronts, l’un Russe et l’autre Français. Afin d’éviter des fortifications naturelles ou artificielles dans les Ardennes Françaises et dans les Vosges, il devrait faire pivoter les armées autour des Ardennes avec une offensive principale en Belgique. Mais le Général von Moltke n’a pas le courage.

Photographe et reportage: Myriam et Eric de Wallens (c)
Crédit illustration: Archives OM
Carte: Google.

 

 

 

 

 

Günther Gallisch. Ma vie sous le règne d’Hitler.

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La couverture du livre des Editions JCL

Günther Gallish. Ma vie sous le règne d’Hitler. Un Allemand témoigne aux éditions JCL inc. Depuis de nombreuses années, je suis intéressé par les Deux Guerres Mondiales, je rencontre régulièrement des anciens combattants belges, des résistants comme mon Beau-Père, un ancien de l’Armée Secrète et ensuite VG au 4 Bon de Fus. Je suis régulièrement en reportage avec eux ou pour eux, comme avec la Fraternelle du 4èmeBataillon de Fusiliers, c’est le premier Bataillon de Volontaires Belges constitué en 1944 et rattaché à la 9ème Armée Américaine. J’ai également rencontré un ancien SS à Siegen (Allemagne), mais je ne parlais pas la langue. Alors quand je suis « tombé » sur ce livre, je l’ai « dévoré » tellement c’était passionnant, c’est la première fois que je lisais l’histoire vécue par un Allemand. Je me suis toujours demandé comment la Deuxième Guerre avait été vécue par les ennemis de cette époque.

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Günther Gallisch, photo extraite du livre.

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La Potsdamer Platz à Berlin dans les années 30. Archives OM

Je n’ai pas rencontré Monsieur Gallisch, pas encore, j’espère bien un jour, alors en attendant je me suis plongé dans la bibliographie de Günther, né en 1920 à Berlin. Il est bien placé pour nous raconter la montée du Nazisme et de ses dirigeants. Sa famille est modeste, sa Maman fait tout ce qu’elle peut pour que le petit Günther ne manque de rien, son Papa, c’est une autre histoire, il ne l’a presque pas connu, il immigre aux USA et abandonne sa famille ! « Je hais les Allemands ! Ils ne méritent pas de vivre. Si quelqu’un est capable après tant d’années de m’adresser des paroles semblables, cela signifie simplement que toute la vérité n’a pas été dite sur ces moments qui ont bouleversé le monde », écrit-t-il dans son livre. Ces paroles ont été prononcées plusieurs dizaines d’années après la fin de la Guerre. Depuis longtemps, Günther Gallisch avait couché sur papier cette histoire vraie qu’il a fini par faire éditer, suite à ce commentaire des plus violents. Bonne idée Monsieur et merci ! Il a une jeunesse heureuse même si sa condition de vie n’est pas évidente, il joue dans les rues de « son » Berlin, qui était une belle et agréable ville, il ne retrouvera plus jamais comme avant, quelques années plus tard après les bombardements. Depuis tout jeune, il est passionné de natation et il a comme projet de participer aux Jeux Olympique de 1936, il s’y entraîne très souvent avec des moniteurs plutôt axés vers le Communisme, mais pour lui la politique n’a pas vraiment d’importance, il est libre dans sa tête et veut le rester, plus tard, la Jeunesse Hitlérienne essayera de le recruter, il n’y adhérera pas. Günther n’est et ne sera jamais un Nazi, juste un Allemand qui est né entre les deux guerres et qui se retrouve bien malgré lui au milieu de la montée du National Socialisme.

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Hitler, Goebbels et Göring. Bundesarchiv-Wikipédia(c)

Il voit plusieurs fois de très près Adolphe Hitler, assiste avec sa Maman à ses discours et à ceux du « Gros Hermann », c’était le surnom d’Hermann Göring ou encore du Docteur Goebbels, mais le petit Gallisch n’acceptera pas ces idées. » La liberté de tout un peuple venait de disparaître au profit d’une dictature » écrit-il à la page 45, il rajoute plus loin « Moins de cinq mois après sa nomination comme Chancelier, Hitler avait réussi à liquider tous les autres partis sur le territoire allemand, y compris ses alliés de la première heure. ». Nous découvrons avec lui l’arrivée des Chemises Brunes et autres SA, SS, Gestapo, l’ouverture du premier camp de concentration, bien avant la guerre, où était interné les opposants à Hitler, non pas des Juifs mais bien des Allemands, les Juifs se sera pour un peu plus tard… Avec la guerre, il s’engage dans la Kriegsmarine, « la Marine est un rêve d’enfant » pour Günther, il y sera Armurier pour le temps du conflit, mais pas sur les théâtres d’opérations, il nous raconte son  affectation en Norvège et ses relations avec les autres marins, équipage comme gradés, avant d’être fait prisonnier en 1945.

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Günther Gallisch à la Krieksmarine. Photo extraite de la couverture du livre

Dans les années 50 Monsieur et Madame Gallisch, une Française rencontré pendant la guerre, immigrent au Québec, son épouse est malheureusement décédée aujourd’hui. Il y entretien aussi une amitié avec… Un ancien Combattants Canadien du Régiment de la Chaudière, Germain Nault. Ennemi il y a plus de 70 ans et ami d’aujourd’hui. En faisant des recherches j’ai lu un article sur un autre Vétéran Canadien qui a un tout autre avis que beaucoup de monde sur ce livre, ce qui est son droit bien évidement, il a fait cette Guerre, il sait de quoi il parle « Non cher Monsieur, les Allemands quoi que vous pensiez, ont tous été des protagonistes et des fidèles du nazisme » dit ce Monsieur dans le Courrier Sud  « …Aussi comme beaucoup d’ex-militaires de l’armée allemande, il tente de minimiser les faits…Il tente de faire passer le peuple Allemand, comme victime innocente forcée de participer à la guerre… » Ecrit-il encore.
Je suis né en 1962, je n’ai heureusement pas connu la Guerre, j’ai juste vu le résultat d’autres guerres comme en Afghanistan, au Kosovo, en Bosnie ou au Liban, je ne peux pas et ne porte aucun jugement. J’ai vécu en Allemagne, à Siegen, dans les années 80 lorsque j’étais Militaire dans les Forces Belges en Allemagne, ma Belle-Mère a été sauvée deux fois par un Allemand de la Wehrmacht à Bruxelles pendant la Guerre pour éviter de se faire écraser par un camion et une autre fois, un autre Militaire Allemand la collé contre un mur pour la protéger d’un bombardement Anglais. Il faut savoir qu’elle avait comme petit ami, qui deviendra son mari, un résistant de la première heure et futur Volontaire de Guerre et qu’elle aidait la Résistance, tout cela pour dire que tous les Allemands n’étaient pas des Nazis pur et dur mais juste des hommes et des femmes entrainés malgré eux par une dictature, comme cela arrive encore de nos jours !  Je termine cet article en pensant que c’est un livre à lire, mais c’est juste mon avis

Vous pouvez vous procurer même à distance le livre numérique Ma vie sous le règne d’Hitler dans notre site Internet www.jcl.qc.ca. Le livre papier peut être commandé également en France sur le site suivant: www.librairieduquebec.fr/

 

Eric de Wallens.(c)
Crédit illustrations:
1) Couverture du livre aux Edition JCL.
2) Portrait de Monsieur Günther Gallisch, extraite du livre.
3) La Potsdamer Platz, archive OM.
4) Portrait des dirigeants du Reich, Bundesarchiv-Wikipédia.
5) Monsieur Gallish à la Krieksmarine, extraite de la couverture du livre.
Extrait de l’intervieuw dans le Courrier du Sud

L’Abbé Paul Désirant

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L’Abbé Paul Désirant.

L’Abbé Paul Désirant né à Vaux-Sous-Chèvremont le 23 Novembre 1910, Curé de Devantave tombe glorieusement en prêtre et en patriote et à la Citadelle de Liège le 31 Août 1943 en chantant le Te Deum. C’est pour le Christ que j’ai vécu, je meurs avec lui et pour lui « Aujourd’hui, tu seras avec  moi en paradis »

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La tombe de l’Abbé au pied de son église à Devantage. (c) Eric de Wallens.

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Belgique avait une activité de Résistance importante  sans doute moins connue que la France. Dans toutes les Provinces, divers réseaux sont à l’œuvres, notre histoire vraie nous conduit dans les Ardennes (En Belgique, Province du Luxembourg), à Devantage, c’est un petit village au-dessus de la route entre Hotton et La Roche-en-Ardenne. Ce paisible endroit, comme partout ailleurs dans notre pays abrite des Résistants, farouches défenseurs de notre Royaume, face à l’envahisseur Allemand. Parmi eux, un homme d’église, le jeune Abbé Paul Désirant, il a 23 ans, c’est le curé de la paroisse et est très actif dans la clandestinité, il aide entre-autre son père, lui aussi homme de l’ombre. En journée, il est dans son église pour la messe, et les divers services religieux, mais une fois terminé, il se fait  discret pour s’occuper activement de sabotage ou d’entreposer des explosifs.

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Citation gravé sur sa tombe (c) Eric de Wallens

Retournons 71 ans en arrière, nous sommes aux environs du 20 Mai 1943, à plus de 60 kilomètres de Devantage à bord d’une camionnette de la Gendarmerie chargée de dynamite, nous roulons sur la route entre Huy et Liège (C’est en Province de Liège). Soudain des coups de feu éclatent, nous sommes attaqués… Qui tire ? Les Allemands, la Résistance ? Cela va très vite, ce ne sont pas des militaires, non, ce sont des hommes en civils, les Résistants sont passés à l’action. Notre véhicule est arrêté et vidé de son contenu. Il ne faudra pas longtemps pour que l’enquête mené par les Allemands aboutisse, le 26 Mai un homme est appréhendé, Alphonse Possemire avait plusieurs armes sur lui.
Il avoue très vite le vol et désigne son chef ; « C’est le curé de Devantage, dit-il, l’Abbé Paul Désirant ! Et où est la dynamite ? Demande un Allemand. Toujours chez le curé répond Alphonse. » Nous le savons, tout est bien organisé en Allemagne, l’envahisseur est arrivé avec ses traditions dans ses bagages, une descente est immédiatement opérée à Devantage le lendemain, le 27 Mai et 75 kilos d’explosif sont découverts dans une grange. Ce n’est pas notre bon curé qui renseigne les Allemands sur la cache, elle est retrouvée suite aux fouilles, lui reste muet et ce malgré l’interrogatoire musclé qui se déroule dans son salon, en effet, il est bâillonné et ensuite frappé au visage avec un bâton. Un témoin ne reconnaîtra pas Paul lorsqu’il fut emmené à la Citadelle de Liège tellement son visage est tuméfié.

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L’église et le cimetière de Devantave (c) Eric de Wallens

La Gestapo n’en a pas fini avec lui, les tortures continues, l’Abbé n’avouera jamais rien ! Un homme exceptionnel oui, pourtant il doit être bien difficile dans ces conditions de ne pas parler, comment résister à autant de violence ? Il croit en Dieu, en son pays, cela aide sans doute. Après avoir écrit quelques lettres d’adieu, ce jeune ecclésiastique sera conduit au poteau d’exécution le 31 Août 1943 en chantant le TE DEUM.

Reportage et photographe : Eric de Wallens©
Crédit illustration : Bulletin Communale de Rendeux©