Décès de Paul Philippot

Paul Philippot 1960 ICCROM

Paul Philippot dans les années 60 (© ICCROM)

L’une des dernières grandes figures belges de l’Histoire de l’Art et de la conservation-restauration est décédée le 15 janvier dernier dans l’indifférence médiatique générale. A peine l’information a-t-elle percé sur les réseaux. Consternant ! La Belgique n’a jamais su reconnaître ses véritables talents, mais nous touchons ici le fond.Outre sa stature locale, Paul Philippot était une figure internationale majeure de la conservation-restauration au XXe siècle. C’est à lui, entre autres, que tous les restaurateurs du monde doivent la règle de base de toute intervention : stabilité, lisibilité et réversibilité.

Né le 8 février 1925, il est Docteur en Droit et en Histoire de l’art et Archéologie de l’Université Libre de Bruxelles où il a principalement enseigné de 1955 à 1995. Il étudie également à Rome à l’Istituto Centrale per il Restauro avec Cesare Brandi, dont il était un ami. Sa carrière l’a conduit à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique, au Musée du Louvre, puis à l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels, Rome) dont il fut le Directeur adjoint de 1959 à 1971, avant d’en devenir Directeur général de 1971 à 1977, au départ à la retraite d’Harold Plenderleith (1898-1997), autre géant de la discipline.

Il a continué jusque dans ces dernières années à être consulté ou à collaborer à différents travaux. Sa longue bibliographie, consultable sur le site de l’Association du Patrimoine Artistique, permet de comprendre la richesse de sa pensée et l’étendue de ses compétences. Une biographie très complète se trouve sur le même site, ainsi qu’un très bel hommage que lui rend également l’ICCROM, dont il a été l’un des fondateurs.

Ses articles les plus marquants ont été réunis par Catheline Périer-d’Ieteren, en collaboration avec Brigitte D’Hainaut-Zveny en 1990 dans : Pénétrer l’art. Restaurer l’œuvre. Une vision humaniste.

Enfin, CEROART a publié en 2010 une intéressante interview qui peut être lue comme un dernier message aux générations qui le suivent.

Un registre de condoléances et d’hommages est ouvert sur internet.

Gérard de Wallens

 

 

Le pont couvert

pontcouvert(c)ericdewallens

Le pont couvert de Saint-Mathieu du Parc, en Mauricie, il traverse la rivière Shawinigan. Il a été construit en 1936. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’après les archéologues, l’homme est apparu sur terre sur ce qui est aujourd’hui le continent Africain, il ensuite parti à la conquête de la planète afin de la coloniser. Pour cela il a marché des milliers de kilomètres au fil du temps, il devait entre-autre passer au-dessus de rivières et cours d’eau. Au début les premiers hommes cherchaient sans doute des passages à gués, et petit à petit il a construit des ponts, très primaires d’abord, avec l’évolution ils étaient de plus en plus élaborés, pour devenir de véritables ponts

pontcouvert(c)ericdewallens

Détail de l’intérieur d’un pont couvert. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ces ponts étaient en bois avec une durée de vie limités à quelques décennies, en effet suite aux intempéries ceux-ci souffraient beaucoup. Que faire ? Les couvrirent avec un toit, la durée de vie d’un pont couvert augmenterait d’une quinzaine d’années. L’origine de cette idée remonte au 12ème siècle, en Asie, mais aussi en Europe, comme en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France, au Grand-Duché de Luxembourg et en Suisse. Avec la colonisation du nouveau monde, nous en retrouvons au Canada et aux Etats-Unis.

pontcouvert(c)ericdewallens

Le pont Louis Gravel, près de la ville de Sacré-Coeur (Côte-Nord), il a été construit en 1934 à l’embouchure de la rivière Sainte-Marguerite. Eric deWallens(c)www.objectifmag.be

En ce qui concerne le Canada et plus précisément le Québec, plus de 1000 ponts couverts furent construit en une centaine d’années, ils étaient faciles à construire et adaptés aux chemins et routes de l’époque. Bien évidement avec le temps ce n’est plus le cas, les routes ont évoluées, le trafic automobile aussi, tout cela a signé la fin des ponts couverts. Ils furent abandonnés ou détruits, tout un patrimoine de l’histoire du pays disparaissait… De nos jours ce n’est heureusement plus cas, en effet, il y a quelques années, le Ministère des transports a pris les choses en main pour sauver les ponts couverts d’une disparition totale et aujourd’hui, après restauration, les rescapés de l’oubli sont à découvrir sur les routes provinciales du pays.

Photographe et reportage : Eric de Wallens

 

 

En juillet, ça bouge à Malagne!

malagne06 juillet de 14h à 16h30 : atelier torchis et briques d’argiles : Un aperçu ludique sur un matériau de construction antique ! 20 et 21 juillet : Le Rendez-Vous Gallo-Romain de Wallonie ! L’évènement incontournable pour découvrir le monde gallo-romain ! Depuis les anciens métiers de la construction au campement romain et ses soldats, gladiateurs et autres archers en passant par la fabrication du pain ou de la cervoise, les joutes équestres et les manœuvres militaires !

Exposition « Coup d’œil sur 25 ans d’archéologie à Rochefort, de 1989 à 2014 » : Une présentation des sites archéologiques rochefortois ayant suscité des fouilles dans le cadre de recherches. La mise en valeur de moments captivants entre la préhistoire et le 19e siècle à travers l’exposition de matériel archéologique issu de ces fouilles. Office Royal du Tourisme de Han-Sur-Lesse – Du 01/07 au 02/11 de 11h à 16h30 – ENTREE GRATUITE Exposition de Guy Focant « Les métiers de l’Archéoogie » : L’illustration des métiers qui gravitent autour de l’archéologie, dans le cadre des 25 ans de la régionalisation de l’archéologie. Sur le site de Malagne du 09 au 30 juillet – Accessible pour toute entrée payée.

Pour en savoir plus : www.malagne.be