La Brabançonne

La Brabançonne// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Après des siècles d’esclavage, le Belge sortant du tombeau, a reconquis par son courage, son nom, ses droits et son drapeau. Ces quelques mots sont les premières paroles de la  » Brabançonne « , l’hymne nationale de notre Belgique, elle n’est ni flamande, ni wallonne mais BELGE ! Ce texte, aujourd’hui, est méconnu des plus jeunes, pourtant il n’y a pas si longtemps que cela, la Brabançonne était apprise à l’école.

Les Armoiries Belges

Petit bout d’histoire Belge
Mais quel est son origine, étudions d’abord le nom > BRABANCONNE < Ce titre serait issu du nom d’une des provinces Belges, le Brabant qui est situé au coeur de notre petit pays.
Pour rappel ou pour ceux qui habitent de l’autre côté de la planète, la Belgique est composée de dix Provinces. Quoique… Il y a quelques années encore, la 10ème Province représentait les FBA ; les Forces Belges en Allemagne. Mais ceci fait maintenant partie de l’histoire…

Les combattants de 1830

Donc, notre pays est composé de: La Province de Namur, du Hainaut, de Liège, de Luxembourg, de la Flandre Occidentale, de la Flandre Orientale, du Brabant flamand, du Brabant Wallon, du Limbourg et Bruxelles
Après ce petit cours de géographie, revenons au sujet de cet article, la Brabançonne fut chantée pour la première fois en 1830, vers la fin du mois d’août, le 25 plus précisément, par un dénommé « Lafeuillade », ténor de son époque, il profite d’un entr’acte dans l’opéra qu’il chante ce soir-là, « la Muette de Portici » au Théâtre Royale de la Monnaie ( C’est une date importante dans l’histoire Belge, en effet, ce jour fut retenu comme premier jour de la Révolution qui conduisit, après les sanglantes journées de septembre, notre futur pays à l’indépendance.

 

Le bâtiment blanc, était un café en 1830, et c’est dans cet endroit, établi rue de la Fourche 41 à Bruxelles, que fut chanté la Brabançonne pour la première fois.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il faut savoir, afin de mieux comprendre « la Révolution » que depuis toujours, nous étions sous dominations étrangères et très diverses ; les Romains, les Bourguignons, les Espagnols, les Autrichiens, les Français et les Hollandais. Et oui !
A cette époque nous n’étions pas un pays, mais une Province >Belge< et ce, depuis le Congrès de Vienne en 1815, suite à la défaite de Napoléon 1er à Waterloo. Nous étions alors dirigés par Guillaume d’Orange.

Monument de la Brabançonne Place Surlet de Choquier à Bruxelles // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour raccourcir cette histoire passionnante, la révolution aboutit à notre indépendance et à la montée sur le trône du premier Roi des Belges, le 4 juin 1831, Léopold de Saxe Cobourg, mieux connu sous le nom de Léopold 1er. Il succéda ainsi au premier Régent de l’histoire de notre pays, le Baron Surlet de Choquier.
La Brabançonne fut remaniée quelques fois, mais à l’origine, c’est un copain de Monsieur Lafeuillade qui écrivit les paroles, il s’agit de Louis-Alexandre Dechet, appelé aussi : JENNEVAL. La musique en fut composée par Monsieur Van Campenhout.
Il faut savoir que Jenneval était citoyen Français, établi chez nous, il mourut à Lierre en combattant pour notre liberté en 1830 !
Terminons ce petit bout d’histoire par les

Le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

paroles de la Brabançonne , la version suivante est écrite par l’un de nos Premiers Ministres d’alors, Charles Rogier.
1)Après des siècles d’esclavage
Le Belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau
Et la main souveraine et fière
Peuple désormais indomptable
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

 

La Place des Martyrs à Bruxelles. C’est au pied de ce monument que sont enterré les morts des combats de 1830// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

2) Marche de ton pas énergique
Marche de progrès en progrès
Dieu qui protège la Belgique
Sourit à tes mâles succès
Travaillons, notre labeur donne
A nos champs, la fécondité
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

Photographe et reportage : Eric de Wallens.
Illustrations:
Les combats de 1830 devant le Parc Royal: La Dynastie Belge d’Henri Dumont au éditons JM Collet.
La partition de la Brabançonne: Archives Eric de Wallens.

L’Enclos des Fusilliés de Bruxelles. Cimetière ou terrain à l’abandon ?

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La Belgique et ses Volontaires de guerre, ses Anciens Combattants, ses Résistants et ses… Morts pour la Patrie. Toute une histoire. Dès la fin de la dernière guerre toutes ces femmes, tous ces hommes qui avaient combattus pour la Liberté de notre Royaume étaient oubliés. Oui dès le 8 mai 1945 ! Je parle des dirigeants de notre pays, des politiques. Ce n’est pas moi qui le dit. J’ai souvent entendu cela en reportage auprès des personnes qui ont sacrifiés leur jeunesse pour que nous puissions vivre libre. Mais nous les Belges des deux sexes qui sommes « Le Bon Peuple » nous n’avons pas oublié !

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Pour la petite histoire, le Tir national, démoli le 29 avril 1963 était construit sur un terrain appartenant à la Défense National, il avait remplacé le premier Tir national alors installé Place Dailly. Qui deviendra une caserne et l’Etat-Major Général à l’époque. Aujourd’hui, c’est un enclos rectangulaire perdu entre les bâtiments de la RTBF et des immeubles d’habitations, Rue du Colonel Bourg. C’est très gris, quoique entouré de verdure et nous pouvons encore voir une butte du Tir national. En plus des tombes, un petit mémorial à la mémoire des prisonniers politiques belges inconnus de la dernière guerre a été inauguré en 1970. Sur celui-ci il y a une urne contenant des cendres des victimes des camps de concentrations.

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C’est là que furent fusillés des résistants, femmes et hommes lors des deux guerres mondiales des  Belges tels Edith Cavell, Gabrielle Petit ou Philippe Baucq entre 1915 et 1916, mais aussi quelques Français. Les allemands avaient gardé la mauvaise habitude de fusiller, ils recommencèrent quelques années plus tard en tuant, entre-autre, André Bertulot, Arnaud Fraiteur et Maurice Raskin en 1943
Chaque année au mois d’avril, une cérémonie y est organisée. C’est bien le seul moment ou un personnage politique, femme ou homme, vient montrer le bout de son nez. Ou bien vient se montrer. J’hésite… Sans même remarquer ou s’inquiéter du manque d’entretien du site.

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En dehors de cela, ils ne font rien pour entretenir, donner un bon coup de jeune, de restauration etc…Les mots ne sont pas importants. C’est de l’action qu’il faudrait dans ce lieu de mémoire recouvert de 365 croix, sauf si l’une d’entre elles est tombée faute d’entretien. Il n’y a pas un centimètre de pelouse sur les tombes, rien que de la terre.  Ces croix et les étoiles de David sont d’un autre âge. Des stèles, des plaques commémoratives, des photos sont cassées ou illisibles. Ce coin est gris, sale et inhospitalier. Voilà pour l’inventaire.
J’ai déjà plusieurs fois soulevé la question pour la remise en ordre de l’Enclos des fusiliers. La réponse est toujours la même « Il n’y a pas d’argent » Ah bon ! Pas d’argent en Belgique… Il y a aussi le « ce n’est pas moi, c’est l’autre », histoire de ne pas prendre de responsabilité ! Ont-ils ou elles demandé d’être payé pour se faire tuer en défendant notre Pays, notre Liberté ??

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Gabrielle, Edith, Prosper, Jules, Charles, Louis, Arnaud, André, Youra, Jacques, Victor, Georges et tous les autres ! Qu’ont-ils fait pour mériter cela. C’est honteux et lamentable. Vivants comme morts, ces femmes et ces hommes résistent à la connerie humaine.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

La Belgique, décrite par le célèbre Jacques Trémolin, en 1962

>> Par Henrianne van Zurpele. <<
Ce « petit » pays de 30.528 km2, entourée par la Mer du Nord , la Hollande, l’Allemagne, le Grand-Duché de Luxembourg et la France, abrite 11.415.049 millions d’habitants en 2017, plus les émigrés non déclarés qui sont nombreux et souvent en transit. En se levant tôt, on peut en faire le tour en une journée. Le français, le néerlandais et l’allemand sont les langues nationales auxquelles s’ajoutent une multitude de dialectes aussi savoureux les uns que les autres ; ils ne sont bien compris que par ceux qui les parlent.

La Belgique, beau pays harmonieux, serait également très agréable si le temps y était plus clément journellement ; la « drache » y tombe plus souvent qu’à son tour ! L’humidité y règne donc en maîtresse implacable, et quand le soleil décide de s’y montrer, c’est soit avec timidité, soit de manière torride ; il n’y a pas de juste milieu. Les rhumatismes et l’arthrose y ont mauvaise réputation. Les belges sont donc solides et « savent la contre », depuis des lustres. Ils sont aussi railleurs, surtout envers eux-mêmes, accueillants à leur manière selon qu’ils habitent au nord ou au sud de Bruxelles.

Quant à cette grande ville, capitale de la Belgique, Bruocsella, en 966, ce fut d’abord un village construit dans des marécages (« hameau dans les marais »), et traversé par la Senne. Certains historiens parlent de l’existence de ce hameau au 7ème siècle, ce qui est étayé, dans des archives, par le décès de l’évêque de Cambrai, Vindicien d’Aras, mort d’une fièvre à Brosella, un des autres noms anciens du Bruxelles actuel qui ne s’est pas toujours écrit avec un « s ». L’étymologie du nom évolua diversement avant d’être Bruxelles en 1219…C’était hier ….

Jacques Meaudre de Sugny, dit Trémolin*, est français, né à Lyon le 1er novembre 1910 et décédé à Bobigny le 24 janvier 1986. Issu d’une famille aristocratique, originaire de la Loire, il a eu un parcours de vie hors du commun allant du résistant communiste pendant la guerre 1939-1945, (mis à la porte du parti), au Préfet de l’Ardèche à la libération, mais aussi écrivain et chroniqueur animalier, à la radio française, pour enfants (1970).

Parmi tous ses écrits se trouve un livre intitulé « Belgique » paru aux Editions Rencontre en 1963, dans leur collection « Atlas des voyages ». L’auteur l’a écrit comme un reportage à travers tout notre Pays, allant du nord au sud et d’est en ouest. Il l’a fait avec une grande intelligence, beaucoup de clairvoyance et de respect de la réalité belge en 1962. Il a fouillé la Belgique à travers son origine, ses légendes (dont celle des quatre fils Aymon et du Cheval Bayard), ses grands artistes flamands, ses savants, ses poètes, ses paysans, ses courageux mineurs (sans qui il n’existerait pas d’industrie, il n’y aurait pas de Belgique…) son architecture, son folklore, son climat, ses industriels, ses politiques (inchangées en 2017, voire même aggravées), sa Famille Royale (voulue par le peuple et d’une grande et sage humilité – ndlr),

Jacques Trémolin écrivait à ses lecteurs : « La Belgique est un grand pays : les distances s’y comptent en kilomètres et en siècles. On franchit mille ans d’histoires en allant d’Anvers à Bouillon et, à vingt minutes de Bruges nait Selzaete, cité industrielle de l’an 2000. Luxueux à Ostende, travailleur à Anvers, bourgeois à Bruxelles, révolté en Borinage, résigné et mélancolique dans les Fagnes, sauvage en forêt d’Ardenne, ce pays se contredit sans cesse. On ne décrit pas la Belgique.

Pas plus qu’on ne peut « expliquer » le Belge : l’Anversois est différent du Bruxellois, et le Wallon plus proche de notre Provençal que son voisin flamand. Pourtant, tout le monde, en Europe, a son idée sur la Belgique et sur les Belges. J’ai voulu oublier tout ce qu’on m’avait appris, aller en Belgique comme d’autres partent pour l’Amazonie.

J’y ai trouvé d’abord un peuple libre, conscient de ses problèmes et qui en parle.

Le fait m’a surpris : il n’y a plus beaucoup de nations en Europe où les citoyens s’occupent des intérêts de la cité.

Ce peuple libre travaille et réussit. En devient-il moins sympathique ? Faut-il reprocher au docker anversois, au paysan flamand, au commerçant de Bruxelles d’être, d’abord, un homme qui fait bien son métier ?

Je n’ai pas décrit la Belgique, ni expliqué le Belge. J’ai dit ce que j’ai vu, au hasard des rencontres. Heureux si j’ai fait naître, chez qui lira ces notes, ce que j’éprouve en les achevant : beaucoup d’estime pour mon sujet. »

Voilà, il s’agit de la Belgique de 1962, mais 55 ans plus tard elle n’a pas trop changé, ni ses habitants… juste quelques nouveaux venus qui s’y sont installés sans faire l’effort de la comprendre et donc de s’y adapter ; le problème est le même pour tous les pays qui constituent l’Europe en 2017, dont Bruxelles est devenue la capitale, en 1957, contre vents et marées.

Ce livre vaut la peine de le rechercher sur internet, de l’acquérir, de le lire et de le conserver. Si vous le trouver en vente dites-le nous : www.objectifmag.be                                Henrianne van Zurpele – 22/02/2017

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Tr%C3%A9molin

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Rencontre

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Atlas

https://fr.wikipedia.org/wiki/De_Agostini

 

 

Décès de Paul Philippot

Paul Philippot 1960 ICCROM

Paul Philippot dans les années 60 (© ICCROM)

L’une des dernières grandes figures belges de l’Histoire de l’Art et de la conservation-restauration est décédée le 15 janvier dernier dans l’indifférence médiatique générale. A peine l’information a-t-elle percé sur les réseaux. Consternant ! La Belgique n’a jamais su reconnaître ses véritables talents, mais nous touchons ici le fond.Outre sa stature locale, Paul Philippot était une figure internationale majeure de la conservation-restauration au XXe siècle. C’est à lui, entre autres, que tous les restaurateurs du monde doivent la règle de base de toute intervention : stabilité, lisibilité et réversibilité.

Né le 8 février 1925, il est Docteur en Droit et en Histoire de l’art et Archéologie de l’Université Libre de Bruxelles où il a principalement enseigné de 1955 à 1995. Il étudie également à Rome à l’Istituto Centrale per il Restauro avec Cesare Brandi, dont il était un ami. Sa carrière l’a conduit à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique, au Musée du Louvre, puis à l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels, Rome) dont il fut le Directeur adjoint de 1959 à 1971, avant d’en devenir Directeur général de 1971 à 1977, au départ à la retraite d’Harold Plenderleith (1898-1997), autre géant de la discipline.

Il a continué jusque dans ces dernières années à être consulté ou à collaborer à différents travaux. Sa longue bibliographie, consultable sur le site de l’Association du Patrimoine Artistique, permet de comprendre la richesse de sa pensée et l’étendue de ses compétences. Une biographie très complète se trouve sur le même site, ainsi qu’un très bel hommage que lui rend également l’ICCROM, dont il a été l’un des fondateurs.

Ses articles les plus marquants ont été réunis par Catheline Périer-d’Ieteren, en collaboration avec Brigitte D’Hainaut-Zveny en 1990 dans : Pénétrer l’art. Restaurer l’œuvre. Une vision humaniste.

Enfin, CEROART a publié en 2010 une intéressante interview qui peut être lue comme un dernier message aux générations qui le suivent.

Un registre de condoléances et d’hommages est ouvert sur internet.

Gérard de Wallens

 

 

Un détachement de militaires Spatois part pour le Mali

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Service de Presse de la Défense (c)

Un détachement du Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa s’envole pour le Mali vendredi 15 janvier en tout début de journée de la base aérienne de Melsbroek. Il sera engagé dans le cadre de la mission EUTM, une mission européenne de formation de militaires maliens.

Les quelque 70 militaires spadois assumeront une mission de force protection dans le camp d’instruction de Koulikoro. Ils seront déployés pendant une période de quatre mois.

Le Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa continuera à assurer en parallèle sa mission d’appui à la police fédérale en Belgique avec près de 200 militaires.

Source et crédit illustration (c): Service de Presse de la Défense.

 

Les F-16 Belges partent surveiller l’espace aérien Balte

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Un détachement de quatre F-16 belges participe dès ce mardi 5 janvier à la 40e rotation de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing (BAP). C’est la cinquième fois depuis 2004 que des avions de la composante Air belge survolent les pays baltes pour empêcher des vols non autorisés dans l’espace aérien de l’OTAN. Nos avions et leurs équipages seront prêts à décoller à toute heure, sept jours sur sept.

Quatre F-16 belges, deux de Kleine-Brogel et deux de Florennes, et une cinquantaine de militaires partent ce mardi 5 janvier pour Ämari, en Estonie, où ils seront basés. Le contingent belge se compose essentiellement de pilotes, de techniciens et de personnel en charge du soutien logistique.

Notre détachement relève une unité allemande. La mission sera reprise par les Belges lors d’une courte cérémonie officielle le 7 janvier. Des représentants des Etats membres impliqués dans cette mission participeront à cet événement.

En 2004, notre pays était le tout premier Etat membre de l’OTAN à mettre à disposition un contingent dans le cadre de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing. Outre la Belgique, 15 autres Etats membres participent à tour de rôle à la surveillance de l’espace aérien des pays baltes. De janvier à août 2015, notre pays avait envoyé un détachement de quatre avions de chasse dans le cadre de cette mission. Ils opéraient depuis la base aérienne de Malbork, en Pologne.

Source : Service de Presse de la Défense
Photo: Eric de Wallens (c)

Bastogne NUTS 2015

_DSC8474Eric de Wallens (c)

Véhicule Américains au sein de la caserne du 1A à Bastogne // Eric de Wallens(c)

Comme chaque année en ce dernier mois de l’année, Bastogne se souvient de son histoire avec l’un des événements important de l’année, la Foire aux Noix. En effet, ce week-end des 12 et 13 décembre 2015 c’est l’un des grands rassemblements d’Anciens Combattants, de Vétérans, d’associations Patriotiques, de Militaires Américains, Luxembourgeois, Hollandais, Mais aussi de vieux véhicules d’époques en tous genres.

Eric de Wallens(c)

Survivants de la 101ème Airborne et de la 3ème Armée U.S. // Eric de Wallens (c)

Nuts, des noix, mais pourquoi ce fruit sec colle à la peau de Bastogne, c’est d’abord une tradition régionale qui consistait à donner une noix à sa bien-aimée si le jeune ouvrier fermier était reconduit dans sa tâche. C’est aussi une histoire qui a débuté le 22 Décembre 1944, ce jour-là les Allemands demandent la rédition des Américains. Alors que le Général Mac Auliffe, commandant la 101ème Airborne, encerclée par l’ennemi dans Bastogne, réfléchit à la réponse à donner, le Colonel Harry Kinnard, son officier Opération lui dit « Nuts », des Noix. Il était impensable pour nos libérateurs de se rendre !

_DSC8650Eric de Wallens (c)

Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis et Monsieur Benoit Lutgen. Député Fédéral CDH et Bourgmestre de Bastogne.// Eric de Wallens (c)

Le moment le plus important est le samedi après-midi avec le défilé des Portes Drapeaux des Fraternelles d’Anciens Combattants, comme le 4ème et 5ème Bataillon de Fusiliers Entourés d’un détachement du 1er d’Artillerie caserné à Bastogne. Sans oublier nos couleurs, noir, jaune et rouge, ainsi que le drapeau Américian. Le cortège est fermé par un groupe d’enfants. Cette journée sera clôturée par le traditionnel jet de noix depuis le balcon de l’Hôtel de Ville, par Monsieur Benoit Lutgen, Député Fédéral CDH et Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis.

_DSC8542Eric de Wallens (c)

Monsieur Dhaese, Volontaire de guerre au 5ème Bataillon de fusiliers. // Eric de Wallens (c)

Il faut savoir qu’il n’y a pas eu que des Américains  à combattre les Allemands pendant cette période, en effet, des Belges étaient au sein de la 3ème Armée Américaine, commandée par le Général Patton. Ces hommes étaient des Volontaires de Guerre, souvent des Résistants qui avaient choisis de continuer la lutte. Ils étaient regroupés dans des Bataillons de Fusiliers, le 5ème a participé à la Bataille des Ardennes. Quant au 4ème Fus, il était plus haut, dans notre pays. Entre Liège, la Hollande et l’Allemagne. Il participait à la garde de points importants sur la route d’un éventuel retour des Allemands par cette zone.
Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Les attentats de Paris, l’enquête

.beDès la nuit et le jour qui ont suivi les attentats de Paris, le parquet fédéral a reçu 4 demandes d’entraide judiciaire urgentes émanant du parquet de Paris.

Dans le même temps, le parquet fédéral a ouvert sa propre enquête et un juge d’instruction spécialisé en matière de terrorisme a été saisi. Une Equipe Commune d’Enquête (JIT – Joint Investigation Team) a été créée afin de permettre une collaboration policière et judiciaire aisée et intensive, de part et d’autre des frontières belges et françaises.

Lors des attentats de Paris, les auteurs ont e. a. utilisé 3 véhicules munis de plaques d’immatriculation belges (VW Polo, Seat Leon et Renault Clio) qui avaient été loués le 9 novembre par Brahim Abdeslam, qui est mort dans les attentats, et par son frère Salah Abdeslam, deux ressortissants français résidant à Molenbeek. Salah Abdeslam a été contrôlé à Cambrai, quelques heures après les faits, aux alentours de 9h10, sur l’autoroute en direction de Bruxelles. Il était à bord d’un véhicule de marque VW Golf en compagnie de deux autres personnes. L’enquête menée en Belgique sur ce véhicule a permis l’arrestation le dimanche 15 novembre de Mohammed AMRI, propriétaire de la VW Golf et de Hamza ATTOU, le passager. Le maintien en détention des deux intéressés a entre-temps été confirmé par la chambre du conseil de Bruxelles en date du 20 novembre. Ils sont inculpés de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes.

Salah Abdeslam semble ensuite avoir été emmené à bord d’un véhicule conduit par une autre personne. Les suites d’enquête ont permis de remonter jusqu’à Ali O., un ressortissant français de 31 ans résidant à Molenbeek. Cette personne a été interpellée lors de l’opération menée dans la soirée du dimanche 22 novembre dernier. Il a été placé sous mandat d’arrêt le 23 novembre par le magistrat instructeur et inculpé de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes. Il comparaîtra le vendredi 27 novembre devant la chambre du conseil de Bruxelles en vue de la confirmation éventuelle de son maintien en détention. L’instruction a également permis l’interpellation du nommé Lazez A., un ressortissant marocain de 39 ans résidant à Jette. Il a été placé sous mandat d’arrêt le 20 novembre par le magistrat instructeur et inculpé de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes. Il comparaîtra demain matin devant la chambre du conseil de Bruxelles en vue de la confirmation éventuelle de son maintien en détention. Deux armes de poing ont été découvertes dans son véhicule ainsi que des traces de sang. Deux jours avant les attentats de Paris, soit le 11 novembre vers 19.00 heures, Salah Abdeslam a été filmé dans la station-service de Ressons (sur l’autoroute en direction de Paris), en compagnie d’une personne identifiée comme étant Mohamed ABRINI, né le 27 décembre 1984. Ce dernier était au volant de la Renault Clio qui servira à commettre des attentats deux jours plus tard.

Le juge d’instruction a émis un mandat d’arrêt international et européen à charge de Mohamed ABRINI. Il est activement recherché par les services de police belges et français. Un appel à témoins sera diffusé (www.police.be et www.politie.be). En ce qui concerne les 3 personnes encore privées de liberté depuis l’opération de lundi matin, le magistrat instructeur spécialisé en matière de terrorisme a décidé ce 24 novembre de placer un individu sous mandat d’arrêt du chef de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes. Les deux autres personnes ont été remises en liberté. Au total, 5 personnes ont été placées en détention préventive au cours de cette semaine dans le cadre de l’enquête menée en Belgique depuis les attentats de Paris.

Communiqué de presse du Parquet fédéral

 

Belga

Belgique. Les mesures de sécurité prolongées jusqu’au lundi 30 novembre

.beAprès une actualisation de l’analyse de la menace par l’OCAM et une réunion du Conseil National de Sécurité, il a été décidé de maintenir les mesures de sécurité jusqu’au lundi 30 novembre inclus.

Le niveau 4 de la menace fixé pour la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que le niveau 3 pour le reste du pays restent d’application. Pour les lieux à forte concentration de personnes (tels que les centres commerciaux, transports publics et événements), la vigilance reste de mise.

Situation dans la Région de Bruxelles-Capitale Jusqu’au lundi 30 novembre inclus : •Il a été demandé aux autorités administratives des 19 communes de veiller à une réduction des grands événements sur leur territoire A partir du mercredi 25 novembre : •Les crèches et écoles (maternelles, écoles primaires, écoles secondaires, hautes écoles et universités) ouvrent à nouveau leurs portes •Pré-métro et métro reprennent progressivement leur circulation •Les services de police renforceront à cet égard sensiblement leur sécurité. Cette menace est prise au sérieux par les autorités et les services de sécurité qui suivent la situation en continu. Les services de police, appuyé par la Défense, poursuivent une vigilance accrue pour la sécurité de la population. Une nouvelle évaluation de l’OCAM est prévue pour le lundi 30 novembre. Le numéro d’information 1771 est disponible entre 8h et 20h.

 

Belga

Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945

Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 -1945

// Eric de Wallens (c)

Il y a quelques mois, notre Rédac Chef, Eric de Wallens, a commencé l’écriture d’un livre sur les volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945. En effet, à cette époque, le conflit n’est pas terminé, et les Alliés ont besoins de renfort pour couvrir leurs arrières, mais aussi faire un boulot de police militaire en surveillant des ponts, des axes importants, des dépôts de munitions, des prisonniers etc… A l’origine ils ne devaient pas aller au feu, mais c’est la guerre et beaucoup d’entre eux y ont été en Belgique, en Hollande et en Allemagne. Plusieurs ne sont jamais revenus…

5300 jeunes gens ont répondus à l’appel de notre gouvernement. Six bataillons ont étés formés dès le début du mois d’octobre 1944, un peu partout en Belgique. Le 1er, 2ème et 3ème bon de fus étaient néerlandophones et rattachés au 12ème Groupe d’Armée Britannique Les 4, 5 et 6ème Bon de Fus étaient Francophones et rattachés au 21ème groupe d’Armée US. Au sein des 1er, 3ème, 9ème et 15ème Armée des Etats-Unis.

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Volontaires de guerre des 4ème et 21ème Bataillon de fusiliers au cimetière militaire Américain de Neuville en Condros. // Eric de Wallens (c)

Chaque bataillon comptait 801 hommes, officiers, sous-officiers et hommes de troupes. La grande majorité venait de la résistance. Le premier bataillon à accueillir les volontaires de guerre (VG) était le 4ème bataillon de fusiliers rattaché à la 9ème armée Américaine. Cette unité a été formée avec de jeunes Bruxellois. Pourquoi le premier bataillon ? C’est simple, ils sont rentrés un jour avant les autres. En 1945 la Belgique comptait 47 bataillons de fusiliers. Ceci sans compter les pionniers, les bataillons de Génie, les compagnies de transport et les Brigades d’Irlande.

Ce livre racontera la vie de ces jeunes gens, par des témoignages de survivants de différents bataillons. Ils ont tous minimum 90 ans aujourd’hui. Comment ils ont vécus pendant l’occupation et ensuite la vie au sein du bataillon. Mais aussi pourquoi avoir créé ces bataillons, qui a eu cette idée et quand. Ce livre sera aussi illustré de photos d’époques et d’aujourd’hui. J’ai déjà lu quelques pages de ce livre, j’en ai discuté avec Eric, cela va être passionnant. Il faut encore un peu attendre, il devrait avoir terminé l’écriture vers la fin de 2016.

Cathy de Senonchamps (c)