La Belgique, décrite par le célèbre Jacques Trémolin, en 1962

>> Par Henrianne van Zurpele. <<
Ce « petit » pays de 30.528 km2, entourée par la Mer du Nord , la Hollande, l’Allemagne, le Grand-Duché de Luxembourg et la France, abrite 11.415.049 millions d’habitants en 2017, plus les émigrés non déclarés qui sont nombreux et souvent en transit. En se levant tôt, on peut en faire le tour en une journée. Le français, le néerlandais et l’allemand sont les langues nationales auxquelles s’ajoutent une multitude de dialectes aussi savoureux les uns que les autres ; ils ne sont bien compris que par ceux qui les parlent.

La Belgique, beau pays harmonieux, serait également très agréable si le temps y était plus clément journellement ; la « drache » y tombe plus souvent qu’à son tour ! L’humidité y règne donc en maîtresse implacable, et quand le soleil décide de s’y montrer, c’est soit avec timidité, soit de manière torride ; il n’y a pas de juste milieu. Les rhumatismes et l’arthrose y ont mauvaise réputation. Les belges sont donc solides et « savent la contre », depuis des lustres. Ils sont aussi railleurs, surtout envers eux-mêmes, accueillants à leur manière selon qu’ils habitent au nord ou au sud de Bruxelles.

Quant à cette grande ville, capitale de la Belgique, Bruocsella, en 966, ce fut d’abord un village construit dans des marécages (« hameau dans les marais »), et traversé par la Senne. Certains historiens parlent de l’existence de ce hameau au 7ème siècle, ce qui est étayé, dans des archives, par le décès de l’évêque de Cambrai, Vindicien d’Aras, mort d’une fièvre à Brosella, un des autres noms anciens du Bruxelles actuel qui ne s’est pas toujours écrit avec un « s ». L’étymologie du nom évolua diversement avant d’être Bruxelles en 1219…C’était hier ….

Jacques Meaudre de Sugny, dit Trémolin*, est français, né à Lyon le 1er novembre 1910 et décédé à Bobigny le 24 janvier 1986. Issu d’une famille aristocratique, originaire de la Loire, il a eu un parcours de vie hors du commun allant du résistant communiste pendant la guerre 1939-1945, (mis à la porte du parti), au Préfet de l’Ardèche à la libération, mais aussi écrivain et chroniqueur animalier, à la radio française, pour enfants (1970).

Parmi tous ses écrits se trouve un livre intitulé « Belgique » paru aux Editions Rencontre en 1963, dans leur collection « Atlas des voyages ». L’auteur l’a écrit comme un reportage à travers tout notre Pays, allant du nord au sud et d’est en ouest. Il l’a fait avec une grande intelligence, beaucoup de clairvoyance et de respect de la réalité belge en 1962. Il a fouillé la Belgique à travers son origine, ses légendes (dont celle des quatre fils Aymon et du Cheval Bayard), ses grands artistes flamands, ses savants, ses poètes, ses paysans, ses courageux mineurs (sans qui il n’existerait pas d’industrie, il n’y aurait pas de Belgique…) son architecture, son folklore, son climat, ses industriels, ses politiques (inchangées en 2017, voire même aggravées), sa Famille Royale (voulue par le peuple et d’une grande et sage humilité – ndlr),

Jacques Trémolin écrivait à ses lecteurs : « La Belgique est un grand pays : les distances s’y comptent en kilomètres et en siècles. On franchit mille ans d’histoires en allant d’Anvers à Bouillon et, à vingt minutes de Bruges nait Selzaete, cité industrielle de l’an 2000. Luxueux à Ostende, travailleur à Anvers, bourgeois à Bruxelles, révolté en Borinage, résigné et mélancolique dans les Fagnes, sauvage en forêt d’Ardenne, ce pays se contredit sans cesse. On ne décrit pas la Belgique.

Pas plus qu’on ne peut « expliquer » le Belge : l’Anversois est différent du Bruxellois, et le Wallon plus proche de notre Provençal que son voisin flamand. Pourtant, tout le monde, en Europe, a son idée sur la Belgique et sur les Belges. J’ai voulu oublier tout ce qu’on m’avait appris, aller en Belgique comme d’autres partent pour l’Amazonie.

J’y ai trouvé d’abord un peuple libre, conscient de ses problèmes et qui en parle.

Le fait m’a surpris : il n’y a plus beaucoup de nations en Europe où les citoyens s’occupent des intérêts de la cité.

Ce peuple libre travaille et réussit. En devient-il moins sympathique ? Faut-il reprocher au docker anversois, au paysan flamand, au commerçant de Bruxelles d’être, d’abord, un homme qui fait bien son métier ?

Je n’ai pas décrit la Belgique, ni expliqué le Belge. J’ai dit ce que j’ai vu, au hasard des rencontres. Heureux si j’ai fait naître, chez qui lira ces notes, ce que j’éprouve en les achevant : beaucoup d’estime pour mon sujet. »

Voilà, il s’agit de la Belgique de 1962, mais 55 ans plus tard elle n’a pas trop changé, ni ses habitants… juste quelques nouveaux venus qui s’y sont installés sans faire l’effort de la comprendre et donc de s’y adapter ; le problème est le même pour tous les pays qui constituent l’Europe en 2017, dont Bruxelles est devenue la capitale, en 1957, contre vents et marées.

Ce livre vaut la peine de le rechercher sur internet, de l’acquérir, de le lire et de le conserver. Si vous le trouver en vente dites-le nous : www.objectifmag.be                                Henrianne van Zurpele – 22/02/2017

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Tr%C3%A9molin

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Rencontre

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Atlas

https://fr.wikipedia.org/wiki/De_Agostini

 

 

Décès de Paul Philippot

Paul Philippot 1960 ICCROM

Paul Philippot dans les années 60 (© ICCROM)

L’une des dernières grandes figures belges de l’Histoire de l’Art et de la conservation-restauration est décédée le 15 janvier dernier dans l’indifférence médiatique générale. A peine l’information a-t-elle percé sur les réseaux. Consternant ! La Belgique n’a jamais su reconnaître ses véritables talents, mais nous touchons ici le fond.Outre sa stature locale, Paul Philippot était une figure internationale majeure de la conservation-restauration au XXe siècle. C’est à lui, entre autres, que tous les restaurateurs du monde doivent la règle de base de toute intervention : stabilité, lisibilité et réversibilité.

Né le 8 février 1925, il est Docteur en Droit et en Histoire de l’art et Archéologie de l’Université Libre de Bruxelles où il a principalement enseigné de 1955 à 1995. Il étudie également à Rome à l’Istituto Centrale per il Restauro avec Cesare Brandi, dont il était un ami. Sa carrière l’a conduit à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique, au Musée du Louvre, puis à l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels, Rome) dont il fut le Directeur adjoint de 1959 à 1971, avant d’en devenir Directeur général de 1971 à 1977, au départ à la retraite d’Harold Plenderleith (1898-1997), autre géant de la discipline.

Il a continué jusque dans ces dernières années à être consulté ou à collaborer à différents travaux. Sa longue bibliographie, consultable sur le site de l’Association du Patrimoine Artistique, permet de comprendre la richesse de sa pensée et l’étendue de ses compétences. Une biographie très complète se trouve sur le même site, ainsi qu’un très bel hommage que lui rend également l’ICCROM, dont il a été l’un des fondateurs.

Ses articles les plus marquants ont été réunis par Catheline Périer-d’Ieteren, en collaboration avec Brigitte D’Hainaut-Zveny en 1990 dans : Pénétrer l’art. Restaurer l’œuvre. Une vision humaniste.

Enfin, CEROART a publié en 2010 une intéressante interview qui peut être lue comme un dernier message aux générations qui le suivent.

Un registre de condoléances et d’hommages est ouvert sur internet.

Gérard de Wallens

 

 

Un détachement de militaires Spatois part pour le Mali

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Service de Presse de la Défense (c)

Un détachement du Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa s’envole pour le Mali vendredi 15 janvier en tout début de journée de la base aérienne de Melsbroek. Il sera engagé dans le cadre de la mission EUTM, une mission européenne de formation de militaires maliens.

Les quelque 70 militaires spadois assumeront une mission de force protection dans le camp d’instruction de Koulikoro. Ils seront déployés pendant une période de quatre mois.

Le Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa continuera à assurer en parallèle sa mission d’appui à la police fédérale en Belgique avec près de 200 militaires.

Source et crédit illustration (c): Service de Presse de la Défense.

 

Les F-16 Belges partent surveiller l’espace aérien Balte

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Un détachement de quatre F-16 belges participe dès ce mardi 5 janvier à la 40e rotation de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing (BAP). C’est la cinquième fois depuis 2004 que des avions de la composante Air belge survolent les pays baltes pour empêcher des vols non autorisés dans l’espace aérien de l’OTAN. Nos avions et leurs équipages seront prêts à décoller à toute heure, sept jours sur sept.

Quatre F-16 belges, deux de Kleine-Brogel et deux de Florennes, et une cinquantaine de militaires partent ce mardi 5 janvier pour Ämari, en Estonie, où ils seront basés. Le contingent belge se compose essentiellement de pilotes, de techniciens et de personnel en charge du soutien logistique.

Notre détachement relève une unité allemande. La mission sera reprise par les Belges lors d’une courte cérémonie officielle le 7 janvier. Des représentants des Etats membres impliqués dans cette mission participeront à cet événement.

En 2004, notre pays était le tout premier Etat membre de l’OTAN à mettre à disposition un contingent dans le cadre de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing. Outre la Belgique, 15 autres Etats membres participent à tour de rôle à la surveillance de l’espace aérien des pays baltes. De janvier à août 2015, notre pays avait envoyé un détachement de quatre avions de chasse dans le cadre de cette mission. Ils opéraient depuis la base aérienne de Malbork, en Pologne.

Source : Service de Presse de la Défense
Photo: Eric de Wallens (c)

Bastogne NUTS 2015

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Véhicule Américains au sein de la caserne du 1A à Bastogne // Eric de Wallens(c)

Comme chaque année en ce dernier mois de l’année, Bastogne se souvient de son histoire avec l’un des événements important de l’année, la Foire aux Noix. En effet, ce week-end des 12 et 13 décembre 2015 c’est l’un des grands rassemblements d’Anciens Combattants, de Vétérans, d’associations Patriotiques, de Militaires Américains, Luxembourgeois, Hollandais, Mais aussi de vieux véhicules d’époques en tous genres.

Eric de Wallens(c)

Survivants de la 101ème Airborne et de la 3ème Armée U.S. // Eric de Wallens (c)

Nuts, des noix, mais pourquoi ce fruit sec colle à la peau de Bastogne, c’est d’abord une tradition régionale qui consistait à donner une noix à sa bien-aimée si le jeune ouvrier fermier était reconduit dans sa tâche. C’est aussi une histoire qui a débuté le 22 Décembre 1944, ce jour-là les Allemands demandent la rédition des Américains. Alors que le Général Mac Auliffe, commandant la 101ème Airborne, encerclée par l’ennemi dans Bastogne, réfléchit à la réponse à donner, le Colonel Harry Kinnard, son officier Opération lui dit « Nuts », des Noix. Il était impensable pour nos libérateurs de se rendre !

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Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis et Monsieur Benoit Lutgen. Député Fédéral CDH et Bourgmestre de Bastogne.// Eric de Wallens (c)

Le moment le plus important est le samedi après-midi avec le défilé des Portes Drapeaux des Fraternelles d’Anciens Combattants, comme le 4ème et 5ème Bataillon de Fusiliers Entourés d’un détachement du 1er d’Artillerie caserné à Bastogne. Sans oublier nos couleurs, noir, jaune et rouge, ainsi que le drapeau Américian. Le cortège est fermé par un groupe d’enfants. Cette journée sera clôturée par le traditionnel jet de noix depuis le balcon de l’Hôtel de Ville, par Monsieur Benoit Lutgen, Député Fédéral CDH et Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis.

_DSC8542Eric de Wallens (c)

Monsieur Dhaese, Volontaire de guerre au 5ème Bataillon de fusiliers. // Eric de Wallens (c)

Il faut savoir qu’il n’y a pas eu que des Américains  à combattre les Allemands pendant cette période, en effet, des Belges étaient au sein de la 3ème Armée Américaine, commandée par le Général Patton. Ces hommes étaient des Volontaires de Guerre, souvent des Résistants qui avaient choisis de continuer la lutte. Ils étaient regroupés dans des Bataillons de Fusiliers, le 5ème a participé à la Bataille des Ardennes. Quant au 4ème Fus, il était plus haut, dans notre pays. Entre Liège, la Hollande et l’Allemagne. Il participait à la garde de points importants sur la route d’un éventuel retour des Allemands par cette zone.
Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Les attentats de Paris, l’enquête

.beDès la nuit et le jour qui ont suivi les attentats de Paris, le parquet fédéral a reçu 4 demandes d’entraide judiciaire urgentes émanant du parquet de Paris.

Dans le même temps, le parquet fédéral a ouvert sa propre enquête et un juge d’instruction spécialisé en matière de terrorisme a été saisi. Une Equipe Commune d’Enquête (JIT – Joint Investigation Team) a été créée afin de permettre une collaboration policière et judiciaire aisée et intensive, de part et d’autre des frontières belges et françaises.

Lors des attentats de Paris, les auteurs ont e. a. utilisé 3 véhicules munis de plaques d’immatriculation belges (VW Polo, Seat Leon et Renault Clio) qui avaient été loués le 9 novembre par Brahim Abdeslam, qui est mort dans les attentats, et par son frère Salah Abdeslam, deux ressortissants français résidant à Molenbeek. Salah Abdeslam a été contrôlé à Cambrai, quelques heures après les faits, aux alentours de 9h10, sur l’autoroute en direction de Bruxelles. Il était à bord d’un véhicule de marque VW Golf en compagnie de deux autres personnes. L’enquête menée en Belgique sur ce véhicule a permis l’arrestation le dimanche 15 novembre de Mohammed AMRI, propriétaire de la VW Golf et de Hamza ATTOU, le passager. Le maintien en détention des deux intéressés a entre-temps été confirmé par la chambre du conseil de Bruxelles en date du 20 novembre. Ils sont inculpés de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes.

Salah Abdeslam semble ensuite avoir été emmené à bord d’un véhicule conduit par une autre personne. Les suites d’enquête ont permis de remonter jusqu’à Ali O., un ressortissant français de 31 ans résidant à Molenbeek. Cette personne a été interpellée lors de l’opération menée dans la soirée du dimanche 22 novembre dernier. Il a été placé sous mandat d’arrêt le 23 novembre par le magistrat instructeur et inculpé de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes. Il comparaîtra le vendredi 27 novembre devant la chambre du conseil de Bruxelles en vue de la confirmation éventuelle de son maintien en détention. L’instruction a également permis l’interpellation du nommé Lazez A., un ressortissant marocain de 39 ans résidant à Jette. Il a été placé sous mandat d’arrêt le 20 novembre par le magistrat instructeur et inculpé de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes. Il comparaîtra demain matin devant la chambre du conseil de Bruxelles en vue de la confirmation éventuelle de son maintien en détention. Deux armes de poing ont été découvertes dans son véhicule ainsi que des traces de sang. Deux jours avant les attentats de Paris, soit le 11 novembre vers 19.00 heures, Salah Abdeslam a été filmé dans la station-service de Ressons (sur l’autoroute en direction de Paris), en compagnie d’une personne identifiée comme étant Mohamed ABRINI, né le 27 décembre 1984. Ce dernier était au volant de la Renault Clio qui servira à commettre des attentats deux jours plus tard.

Le juge d’instruction a émis un mandat d’arrêt international et européen à charge de Mohamed ABRINI. Il est activement recherché par les services de police belges et français. Un appel à témoins sera diffusé (www.police.be et www.politie.be). En ce qui concerne les 3 personnes encore privées de liberté depuis l’opération de lundi matin, le magistrat instructeur spécialisé en matière de terrorisme a décidé ce 24 novembre de placer un individu sous mandat d’arrêt du chef de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes. Les deux autres personnes ont été remises en liberté. Au total, 5 personnes ont été placées en détention préventive au cours de cette semaine dans le cadre de l’enquête menée en Belgique depuis les attentats de Paris.

Communiqué de presse du Parquet fédéral

 

Belga

Belgique. Les mesures de sécurité prolongées jusqu’au lundi 30 novembre

.beAprès une actualisation de l’analyse de la menace par l’OCAM et une réunion du Conseil National de Sécurité, il a été décidé de maintenir les mesures de sécurité jusqu’au lundi 30 novembre inclus.

Le niveau 4 de la menace fixé pour la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que le niveau 3 pour le reste du pays restent d’application. Pour les lieux à forte concentration de personnes (tels que les centres commerciaux, transports publics et événements), la vigilance reste de mise.

Situation dans la Région de Bruxelles-Capitale Jusqu’au lundi 30 novembre inclus : •Il a été demandé aux autorités administratives des 19 communes de veiller à une réduction des grands événements sur leur territoire A partir du mercredi 25 novembre : •Les crèches et écoles (maternelles, écoles primaires, écoles secondaires, hautes écoles et universités) ouvrent à nouveau leurs portes •Pré-métro et métro reprennent progressivement leur circulation •Les services de police renforceront à cet égard sensiblement leur sécurité. Cette menace est prise au sérieux par les autorités et les services de sécurité qui suivent la situation en continu. Les services de police, appuyé par la Défense, poursuivent une vigilance accrue pour la sécurité de la population. Une nouvelle évaluation de l’OCAM est prévue pour le lundi 30 novembre. Le numéro d’information 1771 est disponible entre 8h et 20h.

 

Belga

Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945

Les Volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 -1945

// Eric de Wallens (c)

Il y a quelques mois, notre Rédac Chef, Eric de Wallens, a commencé l’écriture d’un livre sur les volontaires de guerre des bataillons de fusiliers 1944 – 1945. En effet, à cette époque, le conflit n’est pas terminé, et les Alliés ont besoins de renfort pour couvrir leurs arrières, mais aussi faire un boulot de police militaire en surveillant des ponts, des axes importants, des dépôts de munitions, des prisonniers etc… A l’origine ils ne devaient pas aller au feu, mais c’est la guerre et beaucoup d’entre eux y ont été en Belgique, en Hollande et en Allemagne. Plusieurs ne sont jamais revenus…

5300 jeunes gens ont répondus à l’appel de notre gouvernement. Six bataillons ont étés formés dès le début du mois d’octobre 1944, un peu partout en Belgique. Le 1er, 2ème et 3ème bon de fus étaient néerlandophones et rattachés au 12ème Groupe d’Armée Britannique Les 4, 5 et 6ème Bon de Fus étaient Francophones et rattachés au 21ème groupe d’Armée US. Au sein des 1er, 3ème, 9ème et 15ème Armée des Etats-Unis.

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Volontaires de guerre des 4ème et 21ème Bataillon de fusiliers au cimetière militaire Américain de Neuville en Condros. // Eric de Wallens (c)

Chaque bataillon comptait 801 hommes, officiers, sous-officiers et hommes de troupes. La grande majorité venait de la résistance. Le premier bataillon à accueillir les volontaires de guerre (VG) était le 4ème bataillon de fusiliers rattaché à la 9ème armée Américaine. Cette unité a été formée avec de jeunes Bruxellois. Pourquoi le premier bataillon ? C’est simple, ils sont rentrés un jour avant les autres. En 1945 la Belgique comptait 47 bataillons de fusiliers. Ceci sans compter les pionniers, les bataillons de Génie, les compagnies de transport et les Brigades d’Irlande.

Ce livre racontera la vie de ces jeunes gens, par des témoignages de survivants de différents bataillons. Ils ont tous minimum 90 ans aujourd’hui. Comment ils ont vécus pendant l’occupation et ensuite la vie au sein du bataillon. Mais aussi pourquoi avoir créé ces bataillons, qui a eu cette idée et quand. Ce livre sera aussi illustré de photos d’époques et d’aujourd’hui. J’ai déjà lu quelques pages de ce livre, j’en ai discuté avec Eric, cela va être passionnant. Il faut encore un peu attendre, il devrait avoir terminé l’écriture vers la fin de 2016.

Cathy de Senonchamps (c)
 

 

 

Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales

federationwalloniebruxellesA l’initiative de la Ministre des Droits des femmes et de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté la semaine dernière le plan intra-francophone 2015-2019 de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales.

Ce nouveau plan, également adopté par les Gouvernements de la Région wallonne et de la Commission Communautaire Française (COCOF), s’inscrit en cohérence avec le Plan national de lutte contre les violences basées sur le genre. Il intègre aussi les exigences de la Convention d’Istanbul signée par la Belgique en 2012 sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Alors que le Plan intra-francophone 2010-2014 visait les violences telles que les mariages forcés, les mutilations génitales et les violences liées à l’honneur, le plan 2015-2019 renforce et étend son champ d’action à la lutte contre les violences sexuelles. Conformément à la volonté des Ministres en charge de l’Egalité des chances au sein des entités fédérées, la lutte contre le viol, le harcèlement sexuel et la prostitution sera au cœur des priorités de ces trois Gouvernements.

Concrètement, ce plan intra-francophone contient 6 principales lignes directrices (violences entre partenaires et à l’égard des enfants, mariages forcés, mutilations génitales féminines, violences liées à l’honneur et violences sexuelles) déclinées en 176 mesures attribuées aux différentes entités pilotes pour leur mise en œuvre (Région, Fédération Wallonie-Bruxelles, COCOF, OIP, etc.). Parmi ces mesures, figurent notamment la désignation de personnes référentes « mutilations génitales » au sein des hôpitaux, de l’ONE, des PMS, SAJ, services de police, etc., l’établissement d’un protocole d’intervention pour renforcer l’accueil et la prise en charge des victimes de mariages forcés et de violences liées à l’honneur ou encore la création d’une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de viol.

La Ministre des Droits des femmes se réjouit de ce nouveau plan qui met en lumière et incorpore les violences sexuelles : « Intégrer les violences sexuelles au plan intra-francophone va permettre de mettre en exergue cette forme aberrante de violence faite aux femmes. Forts de cette concertation sur les volets sensibilisation, prévention, prise en charge des victimes et accompagnement pour sortir du cycle des violences, nous adresserons nos priorités au gouvernement fédéral pour que le nouveau plan d’action national puisse proposer une action concertée de tous les niveaux de pouvoirs ».

Violence : Quelques chiffres édifiants

–      1 femme sur 7 a été confrontée à au moins un acte de violence commis par son (ex)-partenaire au cours des 12 derniers mois

–      Environ 3000 viols sont enregistrés par an. Mais seulement 1 victime sur 10 porte plainte

–      Chaque jour, 7 viols sont commis

–      Plus de 13.000 femmes excisées et 4.000 fillettes à risque vivent sur le territoire belge

–      En 2013, les statistiques policières ont recensé en Belgique 39.746 procès-verbaux relatifs à des faits de violences conjugales

–      En 2013, les violences conjugales ont entraîné la mort de 162 personnes

 

Communiqué : Fédération Wallonie-Bruxelles. Direction de l’égalité des chances

 

Le Pavillon des passions humaines

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Relief Lambeaux (c)mrah

À nouveau blanc comme neige Fin 2013, le Fonds Inbev-Baillet décidait d’honorer le dossier de restauration du relief monumental en marbre Les Passions Humaines de Jef Lambeaux (1852-1908). Les travaux, d’une valeur de € 36.689, commencèrent le 11 mai et prirent fin le 26 juin. Ils ont été exécutés par l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA). Cette restauration est la phase finale d’une importante campagne. L’année dernière déjà, le pavillon conçu par Victor Horta (1861-1947) avait été remis à l’honneur. Le monument rayonne désormais, littéralement, comme jamais auparavant. Personne n’avait  jamais pu le voir tel qu’il se présente aujourd’hui. Une longue histoire L’histoire des Passions Humaines est assez célèbre. Le renommé sculpteur anversois Jef Lambeaux présenta en 1889 un dessin grandeur nature destiné à un relief monumental. L’année suivante, l’État belge lui confia la charge de le réaliser en marbre de Carrare. L’emplacement choisi fut le Parc du Cinquantenaire, qui venait de voir le jour et auquel la présence de monuments ferait grand bien. L’architecte Victor Horta, encore inconnu à cette époque, se vit confier la conception d’un bâtiment destiné à servir d’écrin au chef-d’œuvre de Lambeaux. La légende veut que le relief des Passions Humaines soit resté sous les verrous durant des décennies à cause de son soi-disant caractère immoral. La raison véritable est en fait la confrontation entre Lambeaux et Horta, deux très fortes personnalités. L’architecte créa un petit bâtiment à portique. Le sculpteur approuva le projet dans un premier temps, mais se ravisa par la suite et émit le désir de remplacer la colonnade par un mur. Horta tint bon et le pavillon fut construit conformément à son projet. Extrêmement mécontent, Lambeaux ralentit dès lors la réalisation du relief en marbre dans l’espoir d’obtenir gain de cause. En conséquence, le monument tel qu’Horta l’avait conçu ne put être inauguré que le 1er octobre 1899, soit neuf ans après la commande par l’État belge ! Jef Lambeaux, de son côté, ne se considérait cependant pas vaincu. Une intervention de sa part provoqua, après son ouverture, la fermeture immédiate du pavillon par une clôture en bois. Le bâtiment et le relief se détériorèrent… Après le décès de Jef Lambeaux en 1908, les choses se précipitèrent. En hommage au regretté sculpteur, il fut finalement décidé de réaliser son rêve. Un mur fut élevé à l’endroit où se dressaient les colonnes qui, quant à elles, furent avancées, en même temps que le fronton. Une porte au milieu du mur donnait accès au relief. Mais elle resta fermée : il n’y eut pas de nouvelle cérémonie d’inauguration en 1910 et on ne profita même pas des travaux pour procéder au nettoyage du relief encrassé. Les Passions humaines entrèrent dans l’oubli avec toutes les conséquences qui en découlent… Qui se termine bien! Depuis 2000 déjà, les Musées royaux d’Art (MRAH) et la Régie des Bâtimentsmilitent pour la restauration des Passions Humaines. Depuis cette époque, le bâtiment a été accessible ponctuellement. Entretemps, la restauration fut préparée dans les moindres détails et des crédits activement recherchés. Cerise sur le gâteau, le Fonds Inbev-Baillet Latour accepta de financer la restauration du relief. L’histoire d’un pavillon à l’abandon dans lequel une œuvre soi-disant immorale est en train de se dégrader appartient désormais définitivement au passé. En retrouvant sa couleur blanche comme la neige, débarrassé de saletés en surface et de ses jointures noircies, le relief des Passions Humaines gagne encore en monumentalité, comme s’il venait d’être sculpté dans un seul bloc de marbre de Carrare de 6,30m sur 11,15m. Durant toute la période de l’heure d’été, les mercredis, samedis et dimanches après-midi, les visiteurs peuvent se laisser aller au trouble des passions humaines transposées dans la pierre, telles qu’une bacchanale, la maternité, des hommes nus combattant, la mort…

 

Pour en savoir plus : www.mrah.be