La Brabançonne

La Brabançonne// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Après des siècles d’esclavage, le Belge sortant du tombeau, a reconquis par son courage, son nom, ses droits et son drapeau. Ces quelques mots sont les premières paroles de la  » Brabançonne « , l’hymne nationale de notre Belgique, elle n’est ni flamande, ni wallonne mais BELGE ! Ce texte, aujourd’hui, est méconnu des plus jeunes, pourtant il n’y a pas si longtemps que cela, la Brabançonne était apprise à l’école.

Les Armoiries Belges

Petit bout d’histoire Belge
Mais quel est son origine, étudions d’abord le nom > BRABANCONNE < Ce titre serait issu du nom d’une des provinces Belges, le Brabant qui est situé au coeur de notre petit pays.
Pour rappel ou pour ceux qui habitent de l’autre côté de la planète, la Belgique est composée de dix Provinces. Quoique… Il y a quelques années encore, la 10ème Province représentait les FBA ; les Forces Belges en Allemagne. Mais ceci fait maintenant partie de l’histoire…

Les combattants de 1830

Donc, notre pays est composé de: La Province de Namur, du Hainaut, de Liège, de Luxembourg, de la Flandre Occidentale, de la Flandre Orientale, du Brabant flamand, du Brabant Wallon, du Limbourg et Bruxelles
Après ce petit cours de géographie, revenons au sujet de cet article, la Brabançonne fut chantée pour la première fois en 1830, vers la fin du mois d’août, le 25 plus précisément, par un dénommé « Lafeuillade », ténor de son époque, il profite d’un entr’acte dans l’opéra qu’il chante ce soir-là, « la Muette de Portici » au Théâtre Royale de la Monnaie ( C’est une date importante dans l’histoire Belge, en effet, ce jour fut retenu comme premier jour de la Révolution qui conduisit, après les sanglantes journées de septembre, notre futur pays à l’indépendance.

 

Le bâtiment blanc, était un café en 1830, et c’est dans cet endroit, établi rue de la Fourche 41 à Bruxelles, que fut chanté la Brabançonne pour la première fois.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il faut savoir, afin de mieux comprendre « la Révolution » que depuis toujours, nous étions sous dominations étrangères et très diverses ; les Romains, les Bourguignons, les Espagnols, les Autrichiens, les Français et les Hollandais. Et oui !
A cette époque nous n’étions pas un pays, mais une Province >Belge< et ce, depuis le Congrès de Vienne en 1815, suite à la défaite de Napoléon 1er à Waterloo. Nous étions alors dirigés par Guillaume d’Orange.

Monument de la Brabançonne Place Surlet de Choquier à Bruxelles // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour raccourcir cette histoire passionnante, la révolution aboutit à notre indépendance et à la montée sur le trône du premier Roi des Belges, le 4 juin 1831, Léopold de Saxe Cobourg, mieux connu sous le nom de Léopold 1er. Il succéda ainsi au premier Régent de l’histoire de notre pays, le Baron Surlet de Choquier.
La Brabançonne fut remaniée quelques fois, mais à l’origine, c’est un copain de Monsieur Lafeuillade qui écrivit les paroles, il s’agit de Louis-Alexandre Dechet, appelé aussi : JENNEVAL. La musique en fut composée par Monsieur Van Campenhout.
Il faut savoir que Jenneval était citoyen Français, établi chez nous, il mourut à Lierre en combattant pour notre liberté en 1830 !
Terminons ce petit bout d’histoire par les

Le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

paroles de la Brabançonne , la version suivante est écrite par l’un de nos Premiers Ministres d’alors, Charles Rogier.
1)Après des siècles d’esclavage
Le Belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau
Et la main souveraine et fière
Peuple désormais indomptable
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

 

La Place des Martyrs à Bruxelles. C’est au pied de ce monument que sont enterré les morts des combats de 1830// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

2) Marche de ton pas énergique
Marche de progrès en progrès
Dieu qui protège la Belgique
Sourit à tes mâles succès
Travaillons, notre labeur donne
A nos champs, la fécondité
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

Photographe et reportage : Eric de Wallens.
Illustrations:
Les combats de 1830 devant le Parc Royal: La Dynastie Belge d’Henri Dumont au éditons JM Collet.
La partition de la Brabançonne: Archives Eric de Wallens.

L’Enclos des Fusilliés de Bruxelles. Cimetière ou terrain à l’abandon ?

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La Belgique et ses Volontaires de guerre, ses Anciens Combattants, ses Résistants et ses… Morts pour la Patrie. Toute une histoire. Dès la fin de la dernière guerre toutes ces femmes, tous ces hommes qui avaient combattus pour la Liberté de notre Royaume étaient oubliés. Oui dès le 8 mai 1945 ! Je parle des dirigeants de notre pays, des politiques. Ce n’est pas moi qui le dit. J’ai souvent entendu cela en reportage auprès des personnes qui ont sacrifiés leur jeunesse pour que nous puissions vivre libre. Mais nous les Belges des deux sexes qui sommes « Le Bon Peuple » nous n’avons pas oublié !

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Pour la petite histoire, le Tir national, démoli le 29 avril 1963 était construit sur un terrain appartenant à la Défense National, il avait remplacé le premier Tir national alors installé Place Dailly. Qui deviendra une caserne et l’Etat-Major Général à l’époque. Aujourd’hui, c’est un enclos rectangulaire perdu entre les bâtiments de la RTBF et des immeubles d’habitations, Rue du Colonel Bourg. C’est très gris, quoique entouré de verdure et nous pouvons encore voir une butte du Tir national. En plus des tombes, un petit mémorial à la mémoire des prisonniers politiques belges inconnus de la dernière guerre a été inauguré en 1970. Sur celui-ci il y a une urne contenant des cendres des victimes des camps de concentrations.

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C’est là que furent fusillés des résistants, femmes et hommes lors des deux guerres mondiales des  Belges tels Edith Cavell, Gabrielle Petit ou Philippe Baucq entre 1915 et 1916, mais aussi quelques Français. Les allemands avaient gardé la mauvaise habitude de fusiller, ils recommencèrent quelques années plus tard en tuant, entre-autre, André Bertulot, Arnaud Fraiteur et Maurice Raskin en 1943
Chaque année au mois d’avril, une cérémonie y est organisée. C’est bien le seul moment ou un personnage politique, femme ou homme, vient montrer le bout de son nez. Ou bien vient se montrer. J’hésite… Sans même remarquer ou s’inquiéter du manque d’entretien du site.

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En dehors de cela, ils ne font rien pour entretenir, donner un bon coup de jeune, de restauration etc…Les mots ne sont pas importants. C’est de l’action qu’il faudrait dans ce lieu de mémoire recouvert de 365 croix, sauf si l’une d’entre elles est tombée faute d’entretien. Il n’y a pas un centimètre de pelouse sur les tombes, rien que de la terre.  Ces croix et les étoiles de David sont d’un autre âge. Des stèles, des plaques commémoratives, des photos sont cassées ou illisibles. Ce coin est gris, sale et inhospitalier. Voilà pour l’inventaire.
J’ai déjà plusieurs fois soulevé la question pour la remise en ordre de l’Enclos des fusiliers. La réponse est toujours la même « Il n’y a pas d’argent » Ah bon ! Pas d’argent en Belgique… Il y a aussi le « ce n’est pas moi, c’est l’autre », histoire de ne pas prendre de responsabilité ! Ont-ils ou elles demandé d’être payé pour se faire tuer en défendant notre Pays, notre Liberté ??

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Gabrielle, Edith, Prosper, Jules, Charles, Louis, Arnaud, André, Youra, Jacques, Victor, Georges et tous les autres ! Qu’ont-ils fait pour mériter cela. C’est honteux et lamentable. Vivants comme morts, ces femmes et ces hommes résistent à la connerie humaine.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Belgique. Les mesures de sécurité prolongées jusqu’au lundi 30 novembre

.beAprès une actualisation de l’analyse de la menace par l’OCAM et une réunion du Conseil National de Sécurité, il a été décidé de maintenir les mesures de sécurité jusqu’au lundi 30 novembre inclus.

Le niveau 4 de la menace fixé pour la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que le niveau 3 pour le reste du pays restent d’application. Pour les lieux à forte concentration de personnes (tels que les centres commerciaux, transports publics et événements), la vigilance reste de mise.

Situation dans la Région de Bruxelles-Capitale Jusqu’au lundi 30 novembre inclus : •Il a été demandé aux autorités administratives des 19 communes de veiller à une réduction des grands événements sur leur territoire A partir du mercredi 25 novembre : •Les crèches et écoles (maternelles, écoles primaires, écoles secondaires, hautes écoles et universités) ouvrent à nouveau leurs portes •Pré-métro et métro reprennent progressivement leur circulation •Les services de police renforceront à cet égard sensiblement leur sécurité. Cette menace est prise au sérieux par les autorités et les services de sécurité qui suivent la situation en continu. Les services de police, appuyé par la Défense, poursuivent une vigilance accrue pour la sécurité de la population. Une nouvelle évaluation de l’OCAM est prévue pour le lundi 30 novembre. Le numéro d’information 1771 est disponible entre 8h et 20h.

 

Belga

Belgique Niveau d’alerte 4

.beSuites des attentats à Paris – Menace imminente en Région bruxelloise –  Mesures de sécurité spécifiques

Suite à une nouvelle évaluation de l’OCAM établissant un niveau 4 d’alerte terroriste pour la Région de Bruxelles-Capitale et une réunion de coordination qui s’est tenue au Centre de crise, une approche en trois axes a été proposée :

– Diminution du nombre de grands événements  – Recommandation par rapport au transport et plus particulièrement le métro – Augmentation de la capacité policière et militaire

En plus des mesures déjà mises en place, des mesures spécifiques ont été recommandées sur base de ces trois axes. L’objectif est de veiller à la sécurité de la population. – Recommander aux autorités administratives des 19 communes d’envisager l’annulation des grands événements sur le territoire de leur commune ;  -Organiser une communication ciblée à la population visant à éviter les lieux de grande concentration de personnes et plus particulièrement en Région de Bruxelles-Capitale  – Recommander la suppression des matchs de football de 1ère et 2ème division de ce weekend ;
– Recommander au gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale d’envisager d’interrompre la circulation du métro sur l’ensemble du réseau pour la période de samedi 21/11 à dimanche 22/11 ; Les stations de métro sont fermées !
– Renforcer le dispositif policier et militaire.

Belga

Le Pavillon des passions humaines

Relief-Lambeaux-mrah

Relief Lambeaux (c)mrah

À nouveau blanc comme neige Fin 2013, le Fonds Inbev-Baillet décidait d’honorer le dossier de restauration du relief monumental en marbre Les Passions Humaines de Jef Lambeaux (1852-1908). Les travaux, d’une valeur de € 36.689, commencèrent le 11 mai et prirent fin le 26 juin. Ils ont été exécutés par l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA). Cette restauration est la phase finale d’une importante campagne. L’année dernière déjà, le pavillon conçu par Victor Horta (1861-1947) avait été remis à l’honneur. Le monument rayonne désormais, littéralement, comme jamais auparavant. Personne n’avait  jamais pu le voir tel qu’il se présente aujourd’hui. Une longue histoire L’histoire des Passions Humaines est assez célèbre. Le renommé sculpteur anversois Jef Lambeaux présenta en 1889 un dessin grandeur nature destiné à un relief monumental. L’année suivante, l’État belge lui confia la charge de le réaliser en marbre de Carrare. L’emplacement choisi fut le Parc du Cinquantenaire, qui venait de voir le jour et auquel la présence de monuments ferait grand bien. L’architecte Victor Horta, encore inconnu à cette époque, se vit confier la conception d’un bâtiment destiné à servir d’écrin au chef-d’œuvre de Lambeaux. La légende veut que le relief des Passions Humaines soit resté sous les verrous durant des décennies à cause de son soi-disant caractère immoral. La raison véritable est en fait la confrontation entre Lambeaux et Horta, deux très fortes personnalités. L’architecte créa un petit bâtiment à portique. Le sculpteur approuva le projet dans un premier temps, mais se ravisa par la suite et émit le désir de remplacer la colonnade par un mur. Horta tint bon et le pavillon fut construit conformément à son projet. Extrêmement mécontent, Lambeaux ralentit dès lors la réalisation du relief en marbre dans l’espoir d’obtenir gain de cause. En conséquence, le monument tel qu’Horta l’avait conçu ne put être inauguré que le 1er octobre 1899, soit neuf ans après la commande par l’État belge ! Jef Lambeaux, de son côté, ne se considérait cependant pas vaincu. Une intervention de sa part provoqua, après son ouverture, la fermeture immédiate du pavillon par une clôture en bois. Le bâtiment et le relief se détériorèrent… Après le décès de Jef Lambeaux en 1908, les choses se précipitèrent. En hommage au regretté sculpteur, il fut finalement décidé de réaliser son rêve. Un mur fut élevé à l’endroit où se dressaient les colonnes qui, quant à elles, furent avancées, en même temps que le fronton. Une porte au milieu du mur donnait accès au relief. Mais elle resta fermée : il n’y eut pas de nouvelle cérémonie d’inauguration en 1910 et on ne profita même pas des travaux pour procéder au nettoyage du relief encrassé. Les Passions humaines entrèrent dans l’oubli avec toutes les conséquences qui en découlent… Qui se termine bien! Depuis 2000 déjà, les Musées royaux d’Art (MRAH) et la Régie des Bâtimentsmilitent pour la restauration des Passions Humaines. Depuis cette époque, le bâtiment a été accessible ponctuellement. Entretemps, la restauration fut préparée dans les moindres détails et des crédits activement recherchés. Cerise sur le gâteau, le Fonds Inbev-Baillet Latour accepta de financer la restauration du relief. L’histoire d’un pavillon à l’abandon dans lequel une œuvre soi-disant immorale est en train de se dégrader appartient désormais définitivement au passé. En retrouvant sa couleur blanche comme la neige, débarrassé de saletés en surface et de ses jointures noircies, le relief des Passions Humaines gagne encore en monumentalité, comme s’il venait d’être sculpté dans un seul bloc de marbre de Carrare de 6,30m sur 11,15m. Durant toute la période de l’heure d’été, les mercredis, samedis et dimanches après-midi, les visiteurs peuvent se laisser aller au trouble des passions humaines transposées dans la pierre, telles qu’une bacchanale, la maternité, des hommes nus combattant, la mort…

 

Pour en savoir plus : www.mrah.be

Cérémonie à l’enclos des fusillés de Schaerbeek

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L’Enclos des Fusillés. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

 

Comme chaque année ce quatrième dimanche du mois d’avril a été organisé la Cérémonie à l’enclos des fusillés à Bruxelles, sur la commune de Schaerbeek. A l’origine, ce cimetière de 365 tombes était le tir national,  un lieu de détente ou tout un chacun venait faire du tir de loisir. L’armée venait également entrainer ses soldats.

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L’un des nombreux fusillés. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

C’est à cet endroit  que furent fusillés des résistants, femmes et hommes lors des deux guerres mondiales. Tels Edith Cavell, Gabrielle Petit ou Philippe Baucq entre 1915 et 1916. Les allemands avaient gardé la mauvaise habitude de fusiller, ils recommencèrent quelques années plus tard en tuant, entre-autre, André Bertulot, Arnaud Fraiteur et Maurice Raskin en 1943.

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Madame Jacqueline Galand, Ministre Fédérale de la communication. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Un nombre important de personnalités étaient présentes, une piste aux étoiles comme nous disons à l’armée  lors d’événements militaires. En référence aux étoiles qui indiquent le grade des officiers. Ici il n’y avait aussi des civils, mais citer tout le monde serait aussi long que cet hommage Alors pour faire court, il y avait une Secrétaire d’Etat, un représentant du Roi, un commandant de Province. Divers représentants de cultes, un Ministre du gouvernement fédéral, un Baron qui est aussi député fédéral. Des délégations de résistants, de déportés et de Fraternelles et un ténor pour l’ambiance musicale….. J’arrête là.

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Les familles des fusillés déposent une rose au pied du monument. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

«Les discours étaient trop longs et il y avait beaucoup de fleurs à déposer. Si cela avait été plus court nous n’aurions pas été trempés par la pluie… » Me dit une charmante dame, et elle continue : « J’ai 82 ans, je venais d’habitude avec trois amis, ils étaient là encore l’année dernière, ils sont morts depuis ! Il y a de moins en moins de monde à cette cérémonie. » Et elle termine en me disant « Cette représentante politique à les jambes nues, cela ne se fait pas de venir à une cérémonie sans bas nylon»

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Beaucoup de femmes sont aussi entrées dans la résistance lors des deux guerres mondiales. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour la petite histoire, le Tir national, démoli le 29 avril 1963 était construit sur un terrain appartenant à la Défense National, il avait remplacé le premier Tir national alors installé Place Dailly. Qui deviendra une caserne et l’Etat-Major Général à l’époque. Aujourd’hui, c’est un enclos rectangulaire perdu entre les bâtiments de la RTBF et des immeubles d’habitations, Rue du Colonel Bourg. C’est très gris, quoique entouré de verdure et nous pouvons encore voir une butte du Tir national. En plus des tombes, un petit mémorial à la mémoire des prisonniers politiques belges inconnus de la dernière guerre a été inauguré en 1970. Sur celui-ci il y a une urnes contenant des cendres des victimes des camps de concentrations.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Cérémonie aux cheminots morts pour la Belgique

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Les Portes drapeaux devant le monument à Bruxelles-Central. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le samedi 18 avril 2015 a eu lieu l’hommage aux 3012 cheminots morts pour la patrie lors des deux Guerre mondiales. Rendez-vous était donné dans le hall d’honneur de la gare de Bruxelles-Central à 11h00. Et ils sont venus nombreux assister à cette dernière cérémonie. Nous pouvions voir des représentants de la Fédération nationale des Combattants de Belgique, de l’armée, des Chemins de fer belges et diverses organisations syndicales. C’est l’habitude dans ce genre d’événement. Mais le plus important, c’était la présence de nombreux résistants et volontaires de guerre, comme Henri Taymans, ancien du MNB, Mouvement National Belge et VG au 4 Bataillon de Fusiliers. Et Roger Cassenaer, ancien résistant du Chemin de Fer et VG au 1 Bon de Fus

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Mr Taymans Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

>Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme. Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.<

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Dépôt de fleurs par les délégations. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Quand je demande à Mr Cassenaer si c’est bien la dernière cérémonie, il me dit : « Ce n’est pas sûr, il y en aura peut-être une autre l’année prochaine » Il faut savoir que l’ensemble des survivants de cette époque ont minimum 90 ans ! Roger Cassenaer m’a raconté qu’il est entré en résistance à Gand, avant de s’engager à la libération au 1er Bataillon de Fusiliers, rattaché au 21ème Groupe d’Armée Anglaise et de participer à la campagne de Hollande. Comme tous ces résistants de la première heure, ils sont très discrets sur cette période de leur vie, ils ont fait cela parce qu’il fallait libérer la patrie, notre pays, de l’envahisseur. C’est tout. Ensuite ils sont retournés à leur vie.

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Mr Roger Cassenaer. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Mr Cassenaer m’a expliqué aussi : « Sur les 3012 cheminots morts, 2114 sont tombés pendant la première guerre et 898 lors de la suivante. Ces derniers ne sont pas tous morts lors d’actes de résistances, mais aussi pendant la campagne des 18 jours, ou en camps de concentration sans oublier les exécutions ! »

>Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe. Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute… <
Photographe et reportage : Eric de Wallens ©
Extrait du Chant des Partisans. Paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon

Le Hublot, un 5e centre de réutilisation electroREV

ressource01Le Hublot : une seconde chance aux électros + un tremplin pour un emploi. Créée en janvier 2013, Le Hublot est une jeune entreprise de formation par le travail (EFT) qui a
la spécificité de former des stagiaires au métier de la réparation et la récupération de gros blanc. Dans le jargon du métier, le gros blanc regroupe les lave-linge, sèche-linge, lavevaisselle… Les appareils ainsi remis à neuf sont proposés à la vente dans leur propre magasin de seconde main à Saint-Servais ou dans les boutiques partenaires du réseau RESSOURCES. Depuis sa création, c’est quelque 600 machines qui ont été révisées par les 8 stagiaires du Hublot. En outre, trois personnes sont engagées dans l’entreprise : un c

Le Hublot, un 5e centre de réutilisation electroREV pour l’électroménager de seconde main réviséoordinateur, un chef d’atelier et une assistante sociale.

Cette activité s’inscrit pleinement dans le développement durable.
Environnementalement : elle contribue positivement à la lutte contre l’obsolescence
programmée et à la réduction des déchets.
Économiquement : l’activité crée de l’emploi local et les stagiaires, souvent au profil
éloigné du marché de l’emploi, trouvent au bout des 18 mois de formation/insertion un nouveau tremplin pour l’emploi.
Socialement : un service professionnel est proposé aux citoyens qui souhaitent faire réparer leur électroménager ou acquérir une machine à bas prix. electroREV, un label pour l’électroménager de seconde main révisé.
Fin 2013, Le Hublot a obtenu la labellisation electroREV qui assure aux clients la qualité des appareils électroménagers remis à neuf. Sous ce label, se rassemblent désormais 5 centres de réutilisation : Le Hublot (Saint-Servais), Sofie (Liège), Rappel (Tubize), Trans’Form (Charleroi) et les Petits Riens (Bruxelles). Ceux-ci respectent une charte commune d’engagements en matière de traçabilité, de contrôles qualité et sécurité, de formation du personnel et de référentiel technique. L’objectif de ce label est d’assurer la qualité des appareils électroménagers revalorisés mis en vente avec une garantie six mois (pièces et main d’oeuvre) et proposés au tiers du prix du neuf.

ressource02La mise en place de ce label de qualité permet au secteur de l’électroménager de seconde main de se positionner comme acteur crédible et professionnel tant vis-à-vis de la clientèle que des partenaires. Les membres de RESSOURCES traitent plus de 16.000 tonnes d’appareils électriques et électroniques en fin de vie, chaque année en Wallonie et à Bruxelles. Au total, l’offre de produits labellisés electroREV se retrouve dans 20 points de vente au sein du réseau.

Les chiffres de la filière DEEE – Déchets des Équipements Électriques et Électroniques
16.300, c’est le nombre de tonnes collectées par les opérateurs DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) du réseau RESSOURCES en 2013.

Parmi ces tonnes de DEEE …

  • 1093 frigos/congélateurs
  • 3274 gros blancs (lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle)
  • 678 TV/écrans
  • et 5942 petits électros

… ont été réutilisés suite à une intervention réalisée par un des centres de réutilisation labellisés electroREV, soit autant d’ équipements à qui une seconde vie est offerte !

A propos de RESSOURCES

Le réseau RESSOURCES regroupe une soixantaine d’entreprises d’économie sociale actives dans la réduction des déchets par la récupération, la réutilisation et la valorisation des ressources. Il est actif tant dans les filières classiques (textile, encombrants, équipements électriques et électroniques) qu’émergentes (bois, vélos, déchets de construction, déchets verts, services industriels ou encore cartouches d’imprimantes) de l’économie sociale de la récupération et du recyclage. Outre la professionnalisation des filières, le réseau mobilise ses membres autour de projets fédérateurs et veille à la visibilité du secteur. www.res-sources.be