Les bataillons de fusiliers 1944 – 1945

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L’insigne du 4ème Bataillon de Fusiliers. Ce badge est aussi l’insigne de la 9ème Armée Américaine auquel était rattachée le 4ème Bon de Fus // Photographe(c)Eric de Wallens

A ce jour, le 15 mai 2016, date à laquelle j’écris ces quelques lignes, mon livre va bien et avance à son aise ; j’espère l’avoir terminé pour la fin de l’année ou début 2017. J’ai déjà écrit près de 334 pages qui décrivent la vie des Volontaires de guerre des bataillons suivants : 1er, 4ème, 5ème, 10ème 14ème, 15ème, 16ème et 25ème Bon de Fus. Pour cela, je me suis plongé dans des témoignages laissés par ceux qui ne sont plus là. Mais j’ai aussi rencontré dix-huit VG lors d’interview très passionnantes. Pendant ces rencontres, je retourne dans le passé de chacun. Et cela avec des précisions étonnantes qui remontent à plus de 70 ans. Moi qui ne sais plus ce que j’ai fait hier… La mémoire d’une partie de leur vie, hors du commun, est extraordinaire. Prochainement, j’aurai le grand plaisir d’écouter parler deux autres VG, l’un du 17ème et l’autre du 34ème Bataillon de Fusiliers.

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Madame Denise Bauer, Ambassadeur des USA en compagnie d’un ancien du 12ème Bataillon de fusiliers // Photographe(c)Eric de Wallens

Ce livre, qui n’a pas encore de titre bien arrêté, est comme tous les bouquins : il est composé d’une préface et de plusieurs chapitres. Au fil des pages, je parle de l’origine des bataillons, de la composition de ceux-ci, mais aussi de l’uniforme de l’armement, du recrutement. Avant d’ouvrir les chapitres dédiés aux Volontaires de guerre. Là, ils parlent de leur vie avant leur engagement dans ces unités. Ils ont étés CRAB (Centre de Recrutement de l’Armée Belge), résistants ou réfractaires. D’autres encore étaient étudiants ou avaient commencé à travailler dans le civil. Chaque témoignage de l’avant Bon de Fus est très intéressant et aide à comprendre le comment et le pourquoi de ce désir de continuer la lutte pour repousser l’occupant jusque chez lui.

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Monsieur Henri Taymans, sercrétaire du 4ème Bon de Fus en compagnie de Monsieur Benoit Lutgen, Député Fédéral CDH et Bourgmestre de Bastogne//Photographe(c)Eric de Wallens

Ce livre sera aussi illustré par des photos d’époques mais aussi par des clichés extraits de reportages que je réalise lors d’interview ou de cérémonies ou de réunions de Fraternelles, comme à l’OTAN avec le 4ème Bon de Fus.

Je ne suis pas seul dans ce gros boulot d’écriture, il y a trois personnes qui relisent mon livre régulièrement et huit autres qui font des traductions du néerlandais, de l’anglais et de l’allemand. Tout cela bénévolement.

J’espère encore avoir d’autres rencontres avec des Volontaires de guerre mais aussi trouver des infos sur mon beau-père, Henri Tacq, de la 2ème Cie/ 4ème Fus par ceux qui l’on connut dans le monde de la résistance au sein de l’Armée Secrète et au 4ème Bon de Fus. Je suis toujours à la recherche de documents, photos et autres témoignages.

A suivre…

Reportage et photographe: Eric de Wallens(c)

 

Bastogne NUTS 2015

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Véhicule Américains au sein de la caserne du 1A à Bastogne // Eric de Wallens(c)

Comme chaque année en ce dernier mois de l’année, Bastogne se souvient de son histoire avec l’un des événements important de l’année, la Foire aux Noix. En effet, ce week-end des 12 et 13 décembre 2015 c’est l’un des grands rassemblements d’Anciens Combattants, de Vétérans, d’associations Patriotiques, de Militaires Américains, Luxembourgeois, Hollandais, Mais aussi de vieux véhicules d’époques en tous genres.

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Survivants de la 101ème Airborne et de la 3ème Armée U.S. // Eric de Wallens (c)

Nuts, des noix, mais pourquoi ce fruit sec colle à la peau de Bastogne, c’est d’abord une tradition régionale qui consistait à donner une noix à sa bien-aimée si le jeune ouvrier fermier était reconduit dans sa tâche. C’est aussi une histoire qui a débuté le 22 Décembre 1944, ce jour-là les Allemands demandent la rédition des Américains. Alors que le Général Mac Auliffe, commandant la 101ème Airborne, encerclée par l’ennemi dans Bastogne, réfléchit à la réponse à donner, le Colonel Harry Kinnard, son officier Opération lui dit « Nuts », des Noix. Il était impensable pour nos libérateurs de se rendre !

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Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis et Monsieur Benoit Lutgen. Député Fédéral CDH et Bourgmestre de Bastogne.// Eric de Wallens (c)

Le moment le plus important est le samedi après-midi avec le défilé des Portes Drapeaux des Fraternelles d’Anciens Combattants, comme le 4ème et 5ème Bataillon de Fusiliers Entourés d’un détachement du 1er d’Artillerie caserné à Bastogne. Sans oublier nos couleurs, noir, jaune et rouge, ainsi que le drapeau Américian. Le cortège est fermé par un groupe d’enfants. Cette journée sera clôturée par le traditionnel jet de noix depuis le balcon de l’Hôtel de Ville, par Monsieur Benoit Lutgen, Député Fédéral CDH et Madame Denise Bauer, Ambassadeur des Etats-Unis.

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Monsieur Dhaese, Volontaire de guerre au 5ème Bataillon de fusiliers. // Eric de Wallens (c)

Il faut savoir qu’il n’y a pas eu que des Américains  à combattre les Allemands pendant cette période, en effet, des Belges étaient au sein de la 3ème Armée Américaine, commandée par le Général Patton. Ces hommes étaient des Volontaires de Guerre, souvent des Résistants qui avaient choisis de continuer la lutte. Ils étaient regroupés dans des Bataillons de Fusiliers, le 5ème a participé à la Bataille des Ardennes. Quant au 4ème Fus, il était plus haut, dans notre pays. Entre Liège, la Hollande et l’Allemagne. Il participait à la garde de points importants sur la route d’un éventuel retour des Allemands par cette zone.
Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Bastogne Mémorial Day 2015

Memorial Day Bastogne 2015

Vétérans du 512 bataillon MP de la 3ème Armée Américaine. // Photographe: Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

En ce mois de mai, c’est la période du Memorial Day, dans notre pays il se déroule en général dans les trois cimetières Américains, Waregem, Neuville-en-Condroz et Henri-Chapelle. Il y a aussi Bastogne. Dans cette ville pas de cimetière US, mais un endroit bien connu, le Mardasson, élevé sur la colline du même nom. Ce Mémorial témoigne de la reconnaissance Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945. C’est entre le 16 décembre 1944 et le 25 janvier 1945 que le Généralfeldmarschal  von Rundstedt a lancé son offensive appelé depuis la Bataille des Ardennes.

Memorial Day Bastogne 2015

La garde d’honneur. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

L’histoire a tendance à ne retenir que les GI’s, c’est vrai que dans le périmètre de Bastogne il était nombreux. Sur le champs de bataille,  il y avait aussi des Anglais. Mais il ne faut pas oublier les Belges, il y a bien évidement la population locale. Les infirmières Augustat Chiwy et Renée Lemaire, cette dernière est morte pendant les combats et est enterrée à Bastogne. Elles ont soignés les blessés US.
Il y avait aussi des militaires, et oui, il n’y a pas que la 82ème ou 101ème Airborne, il y avait le 5ème et 6ème bataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. Elles faisaient partie de la 3ème Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège et proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

Memorial Day Bastogne 2015

Madame l’Ambassadrice

Donc en cette après-midi du vendredi 29 mai, le rendez-vous était donné au pied du Mardasson pour la cérémonie annuel du Memorial Day, en présence d’autorités civiles et militaires, Belges et Françaises et Américaine, en la personne de Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer. Mais aussi de porte-drapeau, de volontaires de guerre des bataillons en question, ou encore d’enfants de l’école de Marvie. De la Royale Union des Fraternelles d’Anciens Combattants…. Impossible de citer tout le monde.

Memorial Day Bastogne 2015

Monsieur le Bourgmestre dépose une couronne de fleur.// Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Memorial Day Bastogne 2015

La journée se termine par un drink. Madame l’Ambassadrice en compagnie de monsieur D’haese, volontaire de guerre au 5ème bataillon de fusiliers. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Retenons le discours de Monsieur Mr Lutgen, Bourgmestre CDH de Bastogne, il nous rappelle que le devoir de mémoire est important. Aussi important que l’intensité de chaque commémoration ainsi que les liens qui unissent la Belgique et les Etats-Unis. Il termine par le récent jumelage entre la ville de Bastogne et de Reims, cette dernière ayant vécu aussi des moments importants lors de la seconde guerre mondiale. La cérémonie se termine par le dépôt de fleurs furent déposées au centre du Mémorial.
Ensuite, un monument a été inauguré au Bois-Jacques. Dans ce bois, la compagnie E (Easy Compagny) de la 101ème Airborne est restée en position pendant près d’un mois. Ils avaient creusés des trous, appelé trous de souris ou Fox Hole en Anglais, afin de se protéger un maximum. Les Allemands étaient juste en face, dans le village de Foy, ils tenaient cette position avec détermination. Après de violents combats, il ne restait plus que trois maisons debout. Aujourd’hui encore, des traces de l’occupation du bois sont encore visibles. L’effectif de la compagnie comptait 240 hommes. 30 jours plus tard, ils sont repartis à 64…

Photographe et reportage Eric de Wallens ©