La Belgique, décrite par le célèbre Jacques Trémolin, en 1962

>> Par Henrianne van Zurpele. <<
Ce « petit » pays de 30.528 km2, entourée par la Mer du Nord , la Hollande, l’Allemagne, le Grand-Duché de Luxembourg et la France, abrite 11.415.049 millions d’habitants en 2017, plus les émigrés non déclarés qui sont nombreux et souvent en transit. En se levant tôt, on peut en faire le tour en une journée. Le français, le néerlandais et l’allemand sont les langues nationales auxquelles s’ajoutent une multitude de dialectes aussi savoureux les uns que les autres ; ils ne sont bien compris que par ceux qui les parlent.

La Belgique, beau pays harmonieux, serait également très agréable si le temps y était plus clément journellement ; la « drache » y tombe plus souvent qu’à son tour ! L’humidité y règne donc en maîtresse implacable, et quand le soleil décide de s’y montrer, c’est soit avec timidité, soit de manière torride ; il n’y a pas de juste milieu. Les rhumatismes et l’arthrose y ont mauvaise réputation. Les belges sont donc solides et « savent la contre », depuis des lustres. Ils sont aussi railleurs, surtout envers eux-mêmes, accueillants à leur manière selon qu’ils habitent au nord ou au sud de Bruxelles.

Quant à cette grande ville, capitale de la Belgique, Bruocsella, en 966, ce fut d’abord un village construit dans des marécages (« hameau dans les marais »), et traversé par la Senne. Certains historiens parlent de l’existence de ce hameau au 7ème siècle, ce qui est étayé, dans des archives, par le décès de l’évêque de Cambrai, Vindicien d’Aras, mort d’une fièvre à Brosella, un des autres noms anciens du Bruxelles actuel qui ne s’est pas toujours écrit avec un « s ». L’étymologie du nom évolua diversement avant d’être Bruxelles en 1219…C’était hier ….

Jacques Meaudre de Sugny, dit Trémolin*, est français, né à Lyon le 1er novembre 1910 et décédé à Bobigny le 24 janvier 1986. Issu d’une famille aristocratique, originaire de la Loire, il a eu un parcours de vie hors du commun allant du résistant communiste pendant la guerre 1939-1945, (mis à la porte du parti), au Préfet de l’Ardèche à la libération, mais aussi écrivain et chroniqueur animalier, à la radio française, pour enfants (1970).

Parmi tous ses écrits se trouve un livre intitulé « Belgique » paru aux Editions Rencontre en 1963, dans leur collection « Atlas des voyages ». L’auteur l’a écrit comme un reportage à travers tout notre Pays, allant du nord au sud et d’est en ouest. Il l’a fait avec une grande intelligence, beaucoup de clairvoyance et de respect de la réalité belge en 1962. Il a fouillé la Belgique à travers son origine, ses légendes (dont celle des quatre fils Aymon et du Cheval Bayard), ses grands artistes flamands, ses savants, ses poètes, ses paysans, ses courageux mineurs (sans qui il n’existerait pas d’industrie, il n’y aurait pas de Belgique…) son architecture, son folklore, son climat, ses industriels, ses politiques (inchangées en 2017, voire même aggravées), sa Famille Royale (voulue par le peuple et d’une grande et sage humilité – ndlr),

Jacques Trémolin écrivait à ses lecteurs : « La Belgique est un grand pays : les distances s’y comptent en kilomètres et en siècles. On franchit mille ans d’histoires en allant d’Anvers à Bouillon et, à vingt minutes de Bruges nait Selzaete, cité industrielle de l’an 2000. Luxueux à Ostende, travailleur à Anvers, bourgeois à Bruxelles, révolté en Borinage, résigné et mélancolique dans les Fagnes, sauvage en forêt d’Ardenne, ce pays se contredit sans cesse. On ne décrit pas la Belgique.

Pas plus qu’on ne peut « expliquer » le Belge : l’Anversois est différent du Bruxellois, et le Wallon plus proche de notre Provençal que son voisin flamand. Pourtant, tout le monde, en Europe, a son idée sur la Belgique et sur les Belges. J’ai voulu oublier tout ce qu’on m’avait appris, aller en Belgique comme d’autres partent pour l’Amazonie.

J’y ai trouvé d’abord un peuple libre, conscient de ses problèmes et qui en parle.

Le fait m’a surpris : il n’y a plus beaucoup de nations en Europe où les citoyens s’occupent des intérêts de la cité.

Ce peuple libre travaille et réussit. En devient-il moins sympathique ? Faut-il reprocher au docker anversois, au paysan flamand, au commerçant de Bruxelles d’être, d’abord, un homme qui fait bien son métier ?

Je n’ai pas décrit la Belgique, ni expliqué le Belge. J’ai dit ce que j’ai vu, au hasard des rencontres. Heureux si j’ai fait naître, chez qui lira ces notes, ce que j’éprouve en les achevant : beaucoup d’estime pour mon sujet. »

Voilà, il s’agit de la Belgique de 1962, mais 55 ans plus tard elle n’a pas trop changé, ni ses habitants… juste quelques nouveaux venus qui s’y sont installés sans faire l’effort de la comprendre et donc de s’y adapter ; le problème est le même pour tous les pays qui constituent l’Europe en 2017, dont Bruxelles est devenue la capitale, en 1957, contre vents et marées.

Ce livre vaut la peine de le rechercher sur internet, de l’acquérir, de le lire et de le conserver. Si vous le trouver en vente dites-le nous : www.objectifmag.be                                Henrianne van Zurpele – 22/02/2017

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Tr%C3%A9molin

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Rencontre

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Atlas

https://fr.wikipedia.org/wiki/De_Agostini

 

 

Aiseau Médiéval

Légende d'Aiseau 1Dans le cadre de la fête du Castor qui se déroulera le week-end de l’Ascension, le Syndicat d’Initiative d’Aiseau-Presles, en collaboration avec « Les Castors CJJM », organise, le samedi 16 mai dans le site fabuleux de la Ferme des Castors, une grande manifestation touristique avec, la reconstitution de la « Légende d’Aiseau » et ses joutes médiévales. Des faits, à la fois historiques et légendaires qui ont opposé, au 14ème siècle (l’an 1326), les chevaliers de la « Terre d’Aiseau » opposés aux moines de l’abbaye d’Oignies.

« La Légende d’Aiseau »

Les Chevaliers siégeaient à Aiseau-centre, dans l’ancien château qui était érigé autrefois à l’endroit actuel de l’école communale d’Aiseau-Centre, d’ailleurs le proche d’entrée existe toujours aujourd’hui ainsi qu’une partie de l’enceinte.Le pacte scellé en 1326 entre chevaliers et moines rebelles aboutira malheureusement à la pendaison et au brûlage du Moine prieur Nicolas Charlier…Ce sont ces faits que les Castors vont reproduire dans une ambiance chevaleresque. C’est ainsi que des Chevaliers (reconstituants) des moines, vont s’affronter à nouveau dans une joute dynamique, marqué par des épisodes d’antan.

Tout le monde sera de la fête… Les tout-petits, les enfants, les jeunes, les parents, les grands-parents auront l’occasion de découvrir des animations appropriées dans la joie, l’humeur champêtre et le divertissement. Mais la part belle sera réservée, tout spécialement, aux enfants le samedi (à partir de 14h) avec la Kermesse des Castors : pêche aux canards, grimage, baptême à cheval, tour en calèche, go-karts et un tas d’autres stands donneront la gaieté, la bonne humeur aux enfants en quête de surprises et de sensations.
Tout est prévu, une terrasse avec petite restauration pour assouvir l’appétit féroce des enfants, et la buvette pour désaltérer la soif  de toute la famille.
Pour la kermesse des Castors, les enfants pourront retirer des bons gratuits (d’une valeur de 18 €.) ainsi que l’entrée gratuite à castorland (valeur 5 €.) soit à la Ferme des Castors, soit dans les écoles, associations et clubs de la région.

Rendez-vous donc, le samedi de l’Ascension à «  la Ferme des Castors » à Aiseau.

Pour tous les détails du programme du week-end de l’Ascension contactez l’asbl « Les castors CJJM » e-mail : info@castor.be  ou surfez sur www.castor.be ou par tél: 071/76.03.22  ** Fax : 071/76.19.26
Adresse : rue du Faubourg 16 à 6250 Aiseau (Hainaut)

Amarrage Exposition

amarrage« Amarrage » rassemblera une centaine d’oeuvres et de souvenirs de ces deux amoureux de la Mer, un catalogue très illustré retracera la vie de ces 2 amis, et un double CD vous fera revivre les moments palpitants de la Marine à voiles de fin 1800, de la guerre 14-18 dans la Manche, avec les histoires racontées par Louis Royon: « Du mousse Royon …au commandant Louis Royon » « Amarrage »,le récit de cette amitié, l’évocation des souvenirs d’aventures du temps de la Marine à voiles , les frayeurs de la guerre 14-18 dans la Manche, les mémoires écrites et enregistrées de ces hommes , les retrouvailles de ces deux amis le temps d’ une exposition de peintures qui dépayse, gonfle les voiles, et qui laissera ce goût d’embruns salés, d’iode et de fierté pour nos artistes , notre marine et nos marins belges.

Exposition « Amarrage »…invitation au voyage….

Carlo Adam (1928-1994) , Louis Royon (1882-1968), Deux peintres marinistes belges Deux amis. Si loin pourtant de la mer, l’artiste chatelettain Carlo Adam se découvre très jeune une admiration, une passion, pour l’infinie grandeur de la mer et l’élégance de tant de navires sillonnant notre globe sous toutes les latitudes. La rencontre d’éminents artistes, de personnalités de la marine, de fiers marins, et autres passionnés de la mer, amèneront notre artiste à réaliser son rêve de servir la Marine en la dessinant, la peignant, et en recréant la beauté , la force, … les colères de ses océans.

Voici notre passionné propulsé durant plus de dix ans comme peintre attitré de la Force Navale où il illustrera bon nombre de livres, de revues maritimes. Il publiera son livre illustré d’une centaine de ses dessins sur la « Marine Belge » et garnira régulièrement les cimaises de prestigieuses expositions de peintres de marine.

Sa rencontre avec le « Peintre de la Mer » Louis Royoninfluence Carlo Adam sur un plan artistique mais apporte aussi un enrichissement sur le plan humain. Cap-Hornier en 1898 à bord du prestigieux voilier l’Apollo , ce mousse de 14 ans gravira tous les échelons que comporte la marine.

Officier au long cours, il naviguera toute la guerre 14-18 au commandement du Grand Remorqueur, de garde-pêches, puis, des malles Ostende-Douvres et poursuivra dans la marine marchande, tout en peignant de célèbres affiches publicitaires pour les Malles Ostende- Douvres, la Red Star Line, la C B M C et autres compagnies de croisières et transports transatlantiques; ainsi que d’innombrables huiles marines d’exception .

Il sera un des fondateurs de l’association « Peintres de la Mer »en 1930.

Au château communal de Ham-sur-Heure-Nalinnes (B)
Les 23,24,25 et 26 août 2014
L’exposition gratuite se déroule de 10h00 a 18h00.
Chemin de l’Ourthe 20
B- 6120 Ham-sur-Heure-Nalinnes.