La Fête Nationale du Québec

Le drapeau Québécois.//Eric de Wallens(c)

Chaque pays à sa fête nationale, le 21 juillet pour la Belgique, le 14 du même mois pour la France, le 4 toujours en juillet pour les Etats-Unis. Et, c’est amusant, le 1er jour du 7ème mois de l’année pour le Canada. Ce serait amusant de creuser un peu afin de savoir pourquoi le mois de juillet est si populaire. Mais ce n’est le but de ce « papier ». Au Québec, la date de ce grand jour est le 24 juin. Pourtant le Québec n’est pas un pays. Il est toujours officiellement une province du Canada. Bon et alors, c’est avant tout la fête des Québécois et ils vivent où ces gens-là ? Au Québec. C’est une nation dans une nation.

Le Parlement Canadien à Ottawa.// Eric de Wallens(c)

Mais ne faisons pas de politique, Objectifmag.be est apolitique. Voyons plutôt le côté historique. Au départ, c’était une fête païenne qui célébrait le solstice d’été par un grand feu. Pas ici, non, mais à l’autre bout du monde en Europe. N’oublions pas que le Québec est formé, en plus des autochtones d’une grande majorité d’Européen. Ils sont arrivés avec leurs festivités. La France est souvent associés à ce mouvement de foule. Et les Belges alors ?

Comédiens au Village Québécois d’Antan.//Eric de Wallens(c)

Or donc, dans ce pays voisin de ce qui n’était pas encore la Belgique, nos amis Français ont associés cette fête à Jean ayant vécu dans l’entourage de Jésus. Le même qui l’a baptisé. D’où Jean le Baptiste devenu plus tard, Saint-Jean Baptiste. Mais je ne vous apprends rien.
Près de 200 ans après l’arrivée du premier Français, en 1827, un collègue, le journaliste Ludger Duvernay achète un journal, « La Minerve » afin de le faire prospérer. Il est également le Président d’une société « Aide-toi, le ciel t’aidera » C’est important à savoir pour la suite. En effet une idée germe dans son cerveau : « Pourquoi ne pas refaire vivre la tradition de la Saint-Jean Baptiste ? » se dit-il.

Québec, capitale du Québec avec dans le fond, le St Laurent.//Eric de Wallens(c)

Ceci avec l’idée secrète de donner au Français du coin, une fête nationale. A cette époque les Anglais sont toujours très présents dans cette contrée appelée : Bas Canada. Lors de la première fête, ils ne sont pas très nombreux, juste une soixantaine de notables autour d’un banquet organisé dans le jardin d’un Avocat, John Mc Donnell. Qu’à cela ne tienne, c’est un petit succès bien relayé dans la presse de l’époque.
L’année suivante, d’autres fêtes seront organisées dans la région.

Modèle d’une plaque d’immatriculation du Québec avec sa devise: Je me souviens.//Eric de Wallens(c)

Mais tout ne se déroule pas comme prévu, la Rébellion des Patriotes couve. Nous en avons parlé précédemment dans un article. Et 1837 arrive. Arrêt total de cette célébration. Duvernay part en exil pendant cinq ans. Plus de société ni de journal jusqu’à son retour en 1842.
Reviennent avec lui « La Minerve » mais aussi et surtout la Fête Nationale qui va se développer de plus en plus pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

Photos et reportage : Eric de Wallens ©
Crédit illustration de la plaque d’immatriculation: Google.

Mistral sur la Crête

L’insigne NAMFI // Archives Objectifmag.be

J’aime de temps en temps aller faire un tour dans la cave « archives »  afin de me replonger dans d’anciens reportages. En voici un d’il y a 11 ans…Il y a quelques jours, la semaine du 13 juin 2006,  le 14ème d’Artillerie anti-aérienne de l’Armée Belge (caserné à Lombardsijde au Littoral belge) était en exercice en Crète pour une période de tir de missiles « Mistral ».

Voilà une destination de vacances, la Grèce et ses îles, Chania en Crète que demander de plus !!! Mais avant de pouvoir découvrir la ville de Chania, nous prenons la direction de la zone de tir OTAN sur les hauteurs de cette charmante cité !
C’est là que le 14AA et un détachement Français du 57ème d’Artillerie caserné à Bitche en Moselle, sont venus pour tester la compatibilité de leurs radars montés sur camions et du missile Mistral. C’est cela l’armée moderne et Européenne,il faut pouvoir travailler, s’entraîner et au besoin intervenir ensemble.
Cette fois-ci c’est l’entraînement qui est l’une des bases de cette semaine Crètoise, il faut pouvoir travailler avec le radar et tester le matériel en conditions réelles  ou presque, le réel consiste au  tir de véritable missile et le presque réel est la cible, il s’agit d’un UAV ou avion sans pilote.

Mais où et comment se passe ce genre d’exercice ? Pour le savoir nous nous sommes rendus en Crète, à l’invitation de la Défense Belge, qui a eu la bonne idée d’inviter la presse ! Si si. . . 

La zone de tir. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Plantons d’abord le décor, la zone de tir ou NATO MISSILE FIRING INSTALLATION ou NAMFI est établie depuis 1964 à Souda Bay depuis la signature d’un accord entre plusieurs pays, à savoir: la Belgique, la France, l’Allemagne, le Danemark, la Grèce, les Pays-Bas, la Norvège et les USA.
La zone de tir est en partie sur terre pour le camp, les barraquements, et autres installations radars et techniques, et en mer pour le tir en lui même, ce qui permet de pouvoir tirer toute une série des descendants de V1 et V2, souvenez-vous ces fusées envoyées sur Londres, mais aussi sur Bruxelles par les Allemands pendant la dernière Guerre Mondiale.
Aujourd’hui les missiles sont tirés depuis divers engins tels que des avions, des bateaux, des chars, des camions ou depuis un simple trépied. C’est ainsi que dans une presque totale sécurité, (mais le « 10 sur 10 » n’existe pas), nos armées peuvent s’entraîner avec les Patriot, des Hawk, des Stinger, des Exocet, des Sea Sparrow ou des Sparrow, des Maveric etc….. ainsi qu’avec le Mistral, cette petite fusée qui nous occupe aujourd’hui.
Ah oui, j’ai oublié de vous parler le mer, elle est d’un beau bleu azur comme sur les cartes postales de vacances (soupir…)

Tir d’un Mistral depuis un poste de tir au sol. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Je ne vais pas vous noyer avec la fiche technique complète, ce n’est pas le but de notre magazine, mais il est quand même intéressant de connaître quelques détails sur le Mistral.
Pour faire simple, c’est un tube mis dans un autre tube déposé sur un trépied et propulsé avec force ! Oui mais bon, présenté comme cela on dirait une construction réalisée par l’apprenti Schtroumpf.
Ce missile d’une dimension de 1,86m X 0,9m pèse 24,4 kg, et le trépied 25,9 kg ! Il peut atteindre une vitesse de Mach 2,4 à sa vitesse maximale, il faut savoir qu’au moment du tir il parcours déjà 37 m par seconde oups !!! Ce qui ne laisse pratiquement aucune chance à sa cible, pour info, un avion F-16 a une vitesse de croisière de 1054 km, et ne parlons pas de notre bon vieux C-130 !
Un Sous-Officier Français nous explique,:« En général les avions son équipés de leurres, mais il ne peuvent pas en tirer longtemps, donc une fois épuisé et sans défense nous pouvons tiré le Mistral, et dans ce cas le pilote n’a pas vraiment le temps de le voir arriver. . .)

Tireur à son poste de tir. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour les nons inititiés, un leurre ou flares est un moyen de défense dont les avions sont équipés pour dévier la trajectoire d’un missile en gros c’est un tir d’éléments chauffant à haute température et destiné à tromper le moyen de détection du missile réglé sur la tuyère d’échappement de l’avion; c’est en fait une contre-mesure infrarouge contre les effets thermiques dégagés par les avions.
Le Mistral peut exploser de trois façons différentes, soit par Impact sur la cible, soit à Proximité ou par autodestruction, la portée efficace va de 3500 mètres à 5000 mètres.
Il faut savoir aussi que la visée se fait par caméra infrarouge thermique (Matis) afin de pouvoir tirer de jour comme de nuit ou en conditon défavorables, chaque poste de tir Mistral en est équipé. Elle est réglée sur la même longueur d’onde que la tête chercheuse du missile, cela permet de suivre le missile et de corriger toutes anomalies pendant le vol ou de choisir précisément la bonne cible et de contrer les leurres.
Le tir est également suivi par deux autres caméras afin d’analyser le comportement du missile depuis le tir jusque l’impact.

L’UAV en vol au-dessus de la mer.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

La cible lors de cet exercice est une UAV (Ultima I), avion sans pilote, construit par les hommes du 14AA, il y en a un pour chaque missile tiré ! C’est engin pèse 8kg pour une longeur de 2m et une envergure de 1,9m. Il est équipé d’une hélice et d’un moteur de 35cc bicylindre d’une puissance de 4,1 cv. Il dispose d’un réservoir d’un litre rempli d’un mélange de carburant. Ce petit moteur le fait voler à une vitesse allant de 120 à 160 km/h.
Il est équipé de 2 pots fumigènes rouges pour la visualisation et 2 fusées éclairantes pour l’acquisition du missile. Le fumigène est allumé pendant le vol, cela permet au Artilleurs de suivre le vol de ce petit avion, et la fusée éclairante intensifie la signature infrarouge du drone de façon à copier aussi fidèlement que possible le rayonnement de chaleur réel d’un moteur d’avion ou hélicoptère.
Comme je l’ai dit plus haut, c’est un avion sans pilote ou Unmanned Aerial vehicle, téléguidé depuis la terre ferme, dans le cas de cet exercice. Et ici en Crète, les appareils volent à une distance de 4,5km. Afin de pouvoir suivre le Drone ou UAV, le pilot dispose de jumelles fixées sur un dispositif servi par deux personnes. Le premier suit l’objectif en azimut alors que le second  le suit en élévation. Cet ensembe se nomme « Optical Tracking Unit (OTU) ou plus communément le « Cheval ». Ce systeme sera remplacé, dans quelques mois, par un systeme vidéo optique et infrarouge, le pilote pourra suivre la cible sur un moniteur.

On aperçoit bien le bousteur, derrière le missile, il sert à propulser le Mistral en dehors de son tube avant la mise à feu de son propre système de propulsion. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

L’exercice en lui-même permet à toute une multitude de militaires occupant divers fonctions au sein d’une même unité de travailler ensemble en condition réelle, que ce soit au radar, qui accroche la cible et décide quel poste de tir va tirer,ou  les transmissions, les chauffeurs, la médicale, la logistique etc…
Ne coyez pas amis lecteurs ou chères familles de militaires que le premier venu est envoyé en Crête pour faire joujou ! Il y a une préparation avant l’exercice avec tir sur similateur et ce sont les meilleurs équipes > Chef d’équipe, pointeur-tireur et chauffeur-tireur, qui seront choisis pour partir en exercices et ceci est très important, en effet le 14 AA sera amené à faire partie de l’Européan Battle Group (EUBG), c’est une force multinationale capable de réagir dans un rayon d’action de 6000 km autour de Bruxelles. Cette force est destinée à renforcer la Force de Réaction de l’OTAN.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

 

Comsep est en campagne de financement

La cueillette à l’un des carrefours importants de Trois-Rivières. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Chaque année, Comsep organise une levée de fonds en faveur des plus démunis de la région de Trois-Rivères au Québec. (Près de 4.000 personnes). C’était la semaine dernière, du 22 au 26 mai 2017. Entre dîner spaghetti et cueillette le vendredi aux quatre coins de la ville. Les 132 bénévoles sur le terrain ont récoltés 22.512 dollars ce jour-là à ajouter à l’argent déjà en caisse. Le compteur affiche la somme de 34.771 dollars.
Pour les non-initiés à cette jolie langue Québécoise, une cueillette n’est autre qu’une quête d’argent auprès de la population.

Le centre d’Hébergement « Le Havre ». // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Cette année le Canada a subi d’importantes inondations, le Québec n’y a pas échappé. Et ici dans la région de Trois-Rivières des centaines de personnes ont eu les pieds dans l’eau pendant plusieurs semaines. Cela n’a bien évidement pas laissé Comsep de marbre. 10% de la sommes récoltée va être reversée à la Croix-Rouge en faveur des sinistrés.
Comme un malheur en attire un autre, 500 Dollars ont été aussi donnés au centre d’Hébergement le Havre qui vient de partir en fumée.

Je parle de Comsep sur deux paragraphes. Mais qui se cache derrière ces six lettres ? C’est un Centre d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire.
Entendez Mauricien pour Mauricie et pas pour l’île Maurice. C’est une région administrative du Québec qui englobe entre-autre Trois-Rivières.
Pour en revenir à ce centre, il a été fondé par 12 bénévoles en 1986. Ils étaient conscients du taux d’analphabétisme et voulaient essayer d’y remédier par différents objectifs tel que des ateliers d’alphabétisations, d’éducations ou des services à la communauté. Aujourd’hui la tâche est loin d’être finie. Salariés comme bénévoles sont toujours sur le pont, toute l’année afin de « faire tourner » la friperie, la cuisine et les différents ateliers.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

 

La journée Nationale des Patriotes

Drapeau des Patriotes utilisé entre 1832 et 1838

Une journée Nationale des Patriotes. Tiens cela existe-il encore ? Et avec ce mot « Patriote » qui semble venir d’un autre temps, d’une autre époque où l’on croyait encore au patriotisme. A son pays, à son drapeau. Sa terre. Et cela représente quoi, un souvenir ? Oui sans doute. Mais se rappeler les anciens, qui peut avoir ce désir au niveau national ? C’est le Québec. En réalité, ce n’est pas un pays. Même si certains le désire, cela reste une des provinces du Canada. Mais elle a une identité très forte et vu sa superficie, elle est plus grande que bien des pays, comme la Belgique.

Illustration d’un Patriote

D’abord cela n’a rien à voir avec la fête nationale qui est le 24 juin. Non, cette journée se tient depuis 2002 le lundi précédent le 25 mai de chaque année. Mais qu’elle est son histoire ?
Comme je le disais, la journée Nationale des Patriotes est célébrée dans tout le Québec et commémore les luttes Patriotes de 1837 – 1838 pour la liberté et la reconnaissance nationale du peuple et de la démocratie. Chaque année elle est célébrée par des événements à caractère historique
Il faut savoir que l’une des premières fête, appelée « du Centenaire » est organisée à Saint-Denis de Richelieu en 1937 pour le centenaire descombats qui se sont déroulés le 23 novembre 1837.

Carte du Bas-Canada

Il faudra attendre 1962 et le 125ème anniversaire pour qu’une journée du souvenir soit organisée chaque année. Cela évolue, mais à l’aise. En effet, en 1982 le gouvernement vote un décret pour que cette journée soit honorée le dimanche avant le 23 novembre. 1994 arrive avec une reconnaissance historique des Patriotes du Bas-Canada et 2002 cette journée sera déplacée au mois de mai comme j’en parlais au début de cet article.

Plan de la Bataille de St Denis.

Des combats, des guerres, les hommes en font depuis qu’ils sont sur terre pour des tas d’idées différentes. Bonnes ou mauvaises, ils aiment le combat et à cette époque, ils n’étaient pas différents. la raison, cette fois, était un manque de pouvoir accordée au Parlement du Bas-Canada par l’Angleterre. Le Québec n’est pas encore le Québec, mais une province, plutôt une colonie Britannique. Même si beaucoup de français ou de personnes d’expression française peuple ces contrées.
Les élus désirent plus d’autonomie, certains veulent même rompre avec la monarchie et que la langue et la culture française soit reconnue.
Arrive 1837 – 1838, une rébellion éclate. 800 Patriotes vont affronter 300 Britanniques qui perdrons les combats. Cette bataille est depuis connue comme celle de Sain-Denis.

Eric de Wallens ©
Crédit Illustration : Wikipédia

Le Memorial Day

Le Memorial Day. Tiens, mais qu’est-ce que c’est ? Voilà une bonne question. Les américains ont le culte des vétérans, des anciens combattants, des volontaires de guerre, ce n’est pas comme en Belgique. Dans notre pays certains préfèrent les oublier. Cette tradition américaine remonte à la Guerre de Sécession, où, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Decoration Day, ancêtre du Memorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Le Mardasson // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Chaque année à la même période fin mai, début juin, se déroule le Mémorial Day. De par le monde, des milliers d’américains se rassemblent dans les cimetières militaires US afin de participer à une cérémonie en l’honneur des soldats morts au combat et enterrés loin de chez eux. Dans notre beau Royaume de Belgique, nous avons trois « jardins de pierres », à Waregem, Henri-Chapelle et Neuville-en-Condroz. Sans oublier le Mardasson à Bastogne. Là, ce Mémorial témoigne de la reconnaissance Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945.

Trois Volontaires de guerre du 4ème Bataillon de Fusiliers // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

L’histoire a tendance à ne retenir que les GI’s, c’est vrai que dans le périmètre de Bastogne il était nombreux. Mais Il y avait aussi des militaires des 5ème et 6èmebataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. C’est unité étaient rattachées à la 3ème Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège et proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché, lui, à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

Portes drapeaux et écoles assistent au Memorial Day au cimetière US de Neuville en Condroz // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Quoiqu’il en soit, Il n’y a pas que des américains qui assistent à cette cérémonie, chez nous, comme partout, le publique est invité à se recueillir en compagnie d’anciens combattants et Belges, ainsi que diverses Associations Patriotiques comme la Royal Union des Fraternelles des Anciens Combattants (RUFAC), la Fédérations National des Anciens Combattants (FNC) ou Servio pour ne citer qu’eux.

 

Reportage et archives photos : Eric de Wallens ©

Le Québec est sous eau

La rivière Shawinigan à Shawinigan. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Depuis plusieurs semaines, le Québec vit dans l’eau. En effet ce n’est pas moins de 124 villes et municipalités sinistrées. 1326 résidences, 700 personnes évacuées de leur maison. 309 routes sont touchées par la crue des eaux. Pour les anciens c’est du jamais vu depuis 43 ans. L’eau monte depuis le mois de mars suite à la fonte de la neige et à une pluie presque incessante.
En ce qui concerne le manteau blanc qui a recouvert le territoire Québécois, tout n’a pas encore disparu, au Nord de la Tuque, la blancheur recouvre encore le sol par endroit.

L’église de NIcolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Fleuve Saint-Laurent est sorti de son lit en profondeur dans les terres. Il a été demandé aux bateaux de naviguer doucement pour éviter des vagues trop fortes. La rivière St Maurice, la rivière Shawinigan, mais aussi tous les autres cours d’eau sont gonflés. La terre n’en peut plus, elle n’absorbe plus rien.
Et le pire est encore à venir selon le service météo, un long week-end de pluie arrive. Plus de 50mm d’eau en plus d’ici dimanche !

La rivière Nicolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le fleuve St Laurent à Trois Rivières. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Les citoyens disposent des centaines de sacs de sable autour des maisons. Mais l’eau s’infiltre partout. Il y a pénurie, plus aucun sac disponible dans les grandes surfaces. Il y a eu une ruée sur les pompes à eau également et les réserves sont à zéro.
L’armée est prête à intervenir, si le gouvernement le demande. Il est temps !
Les ouvriers communaux, les pompiers ainsi que les bénévoles ne savent plus où donner de la tête. La police est également sur le terrain. Il y a quelques jours, deux d’entre eux ont été blessés lors de l’effondrement de la route sous la voiture de patrouille à Sainte-Geneviève de Batiscan. L’eau avait miné le sous-sol. A Saint-Justin, ce sont les occupants d’une maison qui ont été évacués. Une bonne partie du jardin s’était affaissé.

La météo ne semble pas vouloir changer dans les prochains jours. Il faut être patient, mais comment l’être les pieds dans l’eau !

Reportage et photo. Eric de Wallens ©

Desmond Thomas Doss, un homme commun hors du commun

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Desmond T Doss

Dieu, aide-moi à en sauver un de plus. Desmond est né le 7 février 1919 à Lynchburg en Virginie. Son papa était un vétéran américain de la 1ère guerre mondiale. Ils étaient partis à quatre combattre en France. Il en est revenu transformé, traumatisé et seul. Ses meilleurs copains sont morts. Il en est devenu alcoolique et violent à la maison. Un jour son père va trop loin avec sa maman, Desmond braque une arme sur lui, mais ne tire pas. Depuis ce jour il s’est juré de ne jamais plus porter une arme. De plus, ses convictions religieuses lui interdisent de tuer. C’est dans cet univers que le petit Doss a grandit avec son frère.

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Le badge de la 77ème Division d’Infanterie

Cela ne va pas l’empêcher de s’engager à l’Armée. Il est volontaire pour aller au combat. En 1942 il va signer son contrat dans un bureau de recrutement. Il suit comme cela son frère déjà parti pour l’Armée. Mais Desmond est objecteur de conscience ; il sera infirmier au 1er bataillon du 307ème régiment d’infanterie de la 77ème DI. Pour lui son passage au centre d’instruction à Fort Totten dans le Queen, ne va pas être une chose facile. Tout le monde le prend pour un lâche, ses chefs en premier. Pourtant il réussit tout ses test sauf… Le tir au fusil. Il ne touchera jamais une arme. Ses ennuis vont le conduire jusqu’au Tribunal Militaire, mais grâce l’intervention de son père et d’une loi, il ne sera pas viré de l’armée et pourra, enfin, pouvoir suivre ses cours d’infirmier.

Le caporal Doss sera envoyé dans le Pacifique avec son unité. Il passera par l’île de Guam où il fera déjà preuve de courage en soignant sur le terrain les G.I.s blessés. En 1945 il débarque à Okinawa, où les combats seront d’une violence extrême. Les Japonais n’ont peur de rien et tuent les infirmiers en premier afin de démoraliser les troupes. Il était le seul infirmier à parcourir le champ de bataille sans armes. Uniquement avec son matériel de premier soin. Arrivé dans cette nouvelle zone de combat, les choses commencent difficilement. Avant d’atteindre le nouveau théâtre d’opération, lui et ses copains du bataillon sont devant une falaise de 120 mètres de haut à gravir sur un filet de cordage.

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En haut sur la photo, Desmond à Okinawa

En haut c’est l’enfer. Explosions de tous calibres, tirs d’armes lourdes et légères. Combats au corps à corps baïonnette au canon. Desmond est partout à la fois. Au péril de sa vie, il va de blessé en blessé afin de soigner et soigner encore. Il n’hésite pas à monter jusqu’à 8 mètres des lignes ennemies et de mettre à l’abri ses copains blessés afin de les panser pour ensuite revenir avec eux et les faire évacuer.

La contrattaque est tellement violente que les américains se replient tout en laissant des gars sur le terrain. Ils doivent même redescendre la falaise. Desmond restera dans la zone toute la nuit à la recherche de blessés. Il va en redescendre jusqu’au matin, américains comme japonais. En se disant à chaque fois : « Dieu, aide-moi à en sauver un de plus ». L’Armée ne retiendra que le nombre de 75. Oui, lui tout seul va les transporter jusqu’à l’échelle et les descendre au bout d’une corde afin qu’ils soient récupérés par les infirmiers en bas.

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La Purple Heart

Il sera blessé aux jambes et au bras, ce sera à son tour d’être évacué au poste de secours avant d’aller à l’hôpital pour y être soigné. Peu de temps avant d’être démobilisé en 1946, il attrapera une tuberculose. Desmond devra suivre des soins pendant cinq ans. Il sera l’un des rares objecteurs de consciences à recevoir onze décorations dont trois Purple Heart. Il nous a quitté le 23 mars 2006 pour rejoindre son épouse morte quelques années avant lui.

Je terminerai cet article en signalant qu’un film, réalisé par Mel Gibson, raconte cette partie de sa vie.

Eric de Wallens Crédit illustration : Wikipédia et archive personnelle.

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Le monument Kusy, 73 ans après.

_DSC2011Eric de Wallens (c)

Le monument Kusy à Baelen // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Monsieur l’Echevin Robert Janclaes, Monsieur Christian Delgoffe, Secrétaire Générale Servio et Maître principal en retraite. Monsieur de Wallens, membre de l’Association des journalistes périodiques Belges et étrangers et Administrateur à la Royal Union des Fraternelles des Anciens combattants. Madame Murieen Jenna, technical sergeant Latisha Speaks, senior airman Marisol Zamora, ssgt Daquan P. McLean de l’US Air Force (Basé à Spangdahlem en Allemagne). Messieurs les représentants des Associations Patriotique. Chers amis porte-drapeaux. Mesdames, Messieurs, merci d’être présent à cet cérémonie du souvenir.

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Discours de Monsieur Marcel Enstipp // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

C’est en ces termes que Monsieur Marcel Enstipp, l’organisateur de la cérémonie débutait son discours. En effet ce samedi 31 juillet 2016 à 16h00 le rendez-vous était donné devant le monument Kusy à Baelen, afin de commémorer la mémoire de l’équipage du B-17 « Flying Jenny » dont le Lieutenant Kusy était le co-pilote. Son corps a été retrouvé à quelques dizaines de mètres de ce monument. Dans le champ juste derrière. La mission de cet avion était d’aller bombarder les usines de Feiseler Storch à Kassel, en Allemagne.

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A droite, Monsieur l’Echevin Robert Jeanclaes et à gauche la technical sergeant Latisha Speaks // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Au retour le Squadron dont faisait partie ce B-17 a été la cible de la chasse ennemie et fut touché. Les dégâts étaient si importants que le pilote a décidé de quitter la formation. Le lieutenant Kusy, blessé par des éclats de 20mm a été poussé par ses copains hors de l’avion. Son parachute ne s’est pas ouvert convenablement, semble-t-il et il s’est écrasé au sol. Il était probablement déjà mort de ses blessures comme trois autres membres de l’équipage. Les six autres seront capturés par les Allemands. Aujourd’hui le lieutenant Kusy repose au cimetière d’Arlington aux USA.

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Salut au drapeau lors des hymnes nationaux de nos deux pays. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Comme dans toutes cérémonies, des fleurs ont étés déposées au pied du monument par la délégation Américaine, mais aussi par monsieur l’Echevin Janclaes. Pour la petite histoire, la grosse pierre qui le compose provient du chantier du TGV qui a été construit à quelques kilomètres de là et qui rejoint Bruxelles à Köln. C’est un endroit à visiter si vous êtes dans la région, ou passionné par l’histoire, c’est aussi un lieu de mémoire. Vous allez me dire : « Oui c’est un monument comme les autres ». Peut-être… Quoique chaque monument a une histoire derrière. Ici c’est en souvenir de cet équipage qui a combattu pour notre liberté. Il ne faut pas l’oublier. Parler d’un mort continue à le faire vivre !

_DSC2144Eric de Wallens (c)

De gauche à droite, Eddy l’ami indispensable de monsieur Enstipp, à ses côtés. Ce sont les deux passionnés par cette histoire qui sont continuent à faire vivre ce monument. La technical sergeant Latisha Speaks, la senior Airman Marisol Zamora et le ssgt Daquan P. McLean. // Eric de Wallens(c)www.Objectifmag.be

Mon nom a été cité deux fois lors de cet événement, une fois vous l’avez lu et une fois dans les remerciements : « Je voudrais spécialement remercier Monsieur de Wallens pour son aide, qui nous a permis de prendre contact avec le fils de William David, membre de l’équipage du Flying Jenny. » C’est bien la première fois que cela m’arrive, je ne m’y attendais pas, surtout que j’étais là juste pour « couvrir » la cérémonie. Et je n’ai pas l’habitude de parler de moi. Cela n’a aucune importance. Mais d’un autre côté, je suis content que l’article que j’ai écrit en 2013 sur cette histoire a permis à la famille de ce militaire de l’US Air Force de savoir que dans ce petit coin de notre beau Royaume des Belges pensent encore aux anciens qui ont combattus pour la liberté.

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Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Belgian Air Force Days 2016

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Deux générations d’avions de la Force Aérienne. Le Spitfire, qui date de 1944 et est le dernier à pouvoir voler. Et les F-16. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ces 25 et 26 juin 2016, la base aérienne de Florennes est en fête ; en effet ce sont les journées de la Force Aérienne. Ou appelée aujourd’hui « Composantes ». Ce sont les fameux Belgian Air Force Days et son show aérien de grande classe. Mais ce n’est pas que cela. Ce sont aussi les 70 ans de la Forces Aérienne, les 20 ans d’opération de F156 à l’étranger sans oublier les 75 ans de la 350ème escadrille.

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// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le public a répondu présent afin de participer à cette grande fête du monde l’aviation pour découvrir les démonstrations aériennes mais aussi les expositions sur les trois thèmes que j’ai cité ci-dessus. Elles sont très explicatives de l’évolution de cette force depuis sa création à la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, en passant par les missions extérieures. Nos pilotes et tous le personnel au sol sont d’ailleurs connus et reconnus dans le monde entier pour leurs professionnalismes et leurs possibilités d’adaptations sur tous les terrains et dans tous les cieux de notre belle planète.

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Hélicoptère Apache Néerlandais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Que ce soit avec les avions de combats F-16, ou les avions de transports C-130, les hélicoptères Agusta ou depuis peu, le Nh-90, nos cocardes occupent l’espace aérien pour des missions de défense, de police, de transports ou de combats et elles sont plus secrètes avec nos Forces Spécial. Les jeunes ne sont pas oubliés lors de ces journées, ils peuvent s’assoir dans le cockpit d’un avion de combat, mais aussi se renseigner afin d’éventuellement s’orienter vers une carrière militaire. La Composante Air à besoin de jeunes qualifiés et motivés dans différentes professions tel que pilotes, techniciens, contrôleurs aérien ou personnels d’appuis.

Pour la petite histoire aérienne de notre Royaume, la base de Florennes a été créée par les Allemands, en 1942 afin d’y établir une base de chasse de nuit. En 1944, après leur départ, c’est l’US Air Force qui s’y installa avant que la toute jeune Force Aérienne Belge n’en prenne possession. En 1947, le 161ème Wing de chasse de jour, composé des 351ème et 352ème Escadrille sont équipées d’un avion de légende, le Spitfire MK XIV.Il n’y avait qu’un officier pour la commander, le légendaire Major Aviateur Raymond Lallemand D.F.C and bar. Rien que cela. Pour l’anecdote, je l’ai rencontré il y a quelques années en reportage et j’en garde un très bon souvenir.

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Le légendaire Spitfire exposé à la base // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Mais ne parler uniquement que de l’histoire de l’aviation militaire Belge est impossible dans cet article tellement il y a de chose à dire. Comme les 20 ans d’opérations expéditionnaires dans les Balkans, en Bosnie-Herzégovine, en Lituanie, en Afghanistan, en Lybie mais aussi en Irak. La Force Aérienne Belge, ou Composante, est réellement une armée de métier pour les femmes et les hommes, et je ne suis pas payé par le service de recrutement pour le dire. Je le pense réellement pour avoir vécu avec eux ou auprès d’eux lors de différents reportages militaires.

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Typhoon Anglais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour les passionnés d’aviation, d’armée ou des deux, c’est un très bel événement à voir. Il a été préparé depuis plusieurs mois par le récemment nommé Général-Major Dupont. Il vient juste de laissé sa place de commandant de la base de Florennes au Lt Colonel Polome, nous vous en avons parlés il y a quelques jours > clic <

 

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Bastogne Memorial Day 2016

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Après les trois cimetières Américains de notre Royaume, Waregem, Neuville-en-Condroz et Henri-Chapelle. C’est le tour de Bastogne de célébrer le Memorial Day. Dans cette ville il n’y pas de cimetière US, mais un endroit bien connu, le Mardasson, élevé sur la colline du même nom. Ce Mémorial témoigne la reconnaissance de la population Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945. C’est entre le 16 décembre 1944 et le 25 janvier 1945 que le Généralfeldmarschal von Rundstedt a lancé son offensive appelé depuis la Bataille des Ardennes.

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Cette année le rendez-vous était donné le vendredi 3 juin au pied du Mardasson, en présence d’autorités civiles et militaires, Belges et Françaises et Américaine, en la personne de Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer. Pour qui se sera sa dernière participation. Mais aussi de porte-drapeau, des Volontaires de guerre des 5ème et 12ème Bataillon de fusiliers , ou encore d’enfants d’école de la région…Impossible de citer tout le monde.

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Messieurs Marique et Dhaese, Volontaire de guerre au 5ème Bataillon de fusiliers.//Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il ne faut pas oublier les Belges dans cette bataille, il y a bien évidement la population locale qui était sur place, les infirmières Augustat Chiwy et Renée Lemaire, cette dernière est morte pendant les combats et est enterrée à Bastogne. Elles ont soignés les blessés US. Il y avait aussi des militaires, et oui, il n’y a pas que la 82ème ou 101ème Airborne, il y avait le 5ème et 6ème bataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. Elles faisaient partie de la 1ère Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège ou proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

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Monsieur Flahaut, Ministre du Budget de la fonction publique et de la simplification administrative de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Madame Bauer Campbell, Ambassadeur des Usa. Monsieur Lutgen Bourgmestre CDH de Bastogne.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Retenons du discours de Monsieur Mr Lutgen, Bourgmestre CDH de Bastogneque le devoir de mémoire est important. Aussi important que l’intensité de chaque commémoration ainsi que les liens qui unissent la Belgique et les Etats-Unis. Mais aussi son désir de faire de Bastogne le centre de la seconde guerre mondiale tout comme l’est Ypres pour la première guerre. La cérémonie se termine par le dépôt de fleurs furent déposées au centre du Mémorial.

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Monsieur Wauthier, Volontaire de guerre au 12ème Bataillon de fusiliers.//Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le plus important, pour moi, lors du Memorial Day, ce n’est pas les discours même si ils ont une place lors de cet événement. Mais c’est le souvenir des centaines de jeunes hommes morts pour notre liberté. Bastogne est bien connue pour la Bataille des Ardennes, mais aussi pour son char Sherman (Barracuda) toujours bien visible sur la Place Mc Auliffe. L’équipage était composé du Chef de Char : Staff Sergeant (Sergent Chef) Wallace Alexander Conducteur : Tech/4 (Technicien de 4ème grade) Andrew Urda Pointeur : Cpl (Caporal) Cecil Peterman Chargeur : Pfc. (Soldat de 1er classe) Dage Hebert Mitrailleur : Pfc. (Soldat de 1er classe) Yvan Goldstein. Ils appartenaient au 41ème bataillon de char, de la 11ème division Blindée de la 3ème Armée Américaine.

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Photographe et reportage Eric de Wallens ©