Le THOPHEE ANDROS 2016 à Lans-en-Vercors

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

Toomas Heikkinen et Kim Vatanen // HvZ(c)

En janvier 2015, j’y avais remarqué un jeune concurrent très prometteur pour l’avenir du sport automobile : Toomas Heikkinen surnommé Topi. J’ai donc décidé, ce 23 janvier  2016, de l’interviewer quelques minutes. Ce fut la plus agréable rencontre de la soirée !

Sur le circuit du TROPHEE ANDROS 2016, à Lans-en-Vercors, en France, la Finlande était fort bien représentée…

Finlandais, comme l’est le célèbre Ari Vatanen1, héros des circuits automobiles de1970 à 2007, devenu  député européen pour la Finlande, puis pour la France, Toomas Heikkinen parle couramment l’anglais mais pas le français, quant à moi, c’est l’inverse. Il nous a donc fallu un interprète ; et, oh ! surprise, ce fut le fils aîné d’Ari Vatanen, Kim, qui comme son frère Marck, ont suivi les traces de leur père et sont également d’excellents pilotes de courses. L’accueil fut plus que chaleureux !  Kim Vatanen m’a emmenée vers une table où Toomas Heikkinen nous a rejoints :

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H : L’an dernier, j’avais repéré Toomas Heikkinen sur ce circuit de glace, au milieu de tous les français qui sont majoritaires ; il me semble très prometteur en tout cas, et est devenu mon préféré sur le Trophée Andros, voudriez-vous bien me le présenter ?
KV : Toomas a commencé vraiment à conduire à l’âge de six ans avec du karting, comme beaucoup de coureurs ; il en a fait de 2003 à 2007, pour bien se familiariser avec la conduite. A cet âge-là, il n’avait pas besoin de permis de conduire et il prouvait déjà son habileté de conduite et sa détermination à gagner. Il est très volontaire aussi. Mais sa carrière de pilote de circuit a démarré en 2008, il a participé à sept courses en un an sur voitures Renault. A partir de 2010, Topi a commencé à faire du Rallycross en championnat d’Europe et puis aux Etats-Unis où il a gagné cinq courses d’affilées ; pour moi, si je peux me permettre de le dire, il était une classe au-dessus des autres. Dès que le championnat du monde a été créé en Europe, en 2014, Topi y est revenu participer ; il a remporté la place de vice-champion de Rallycross. En 2015, malgré pas mal de soucis avec sa voiture et un accident, il a gagné une course en Belgique, à Mettet5 ; il a été deuxième au Canada. Il a participé aussi sur les circuits d’Allemagne, du Brésil, du Portugal, et de Turquie. Cela fait deux ans qu’il participe aux sept étapes du Trophée Andros : Val Thorens, Andorra (où il a remporté la 1ère place en 2016), Alpe d’Huez, Isola 2000 Alpes Maritimes (il y a été 3ème en 2014-2015), ici à Lans-en-Vercors, Clermont Superbesse et Saint Dié des Vosges.

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H : je vous ai pris déjà beaucoup de temps, je vais vous laisser tous les deux…
KV : Non, non, si vous avez encore des questions, il n’y a pas de soucis, Topi et moi sommes heureux de vous rencontrer…
H : d’où est originaire Toomas Heikkinen ? Quel âge a-t-il ?
KV : Toomas est né en Finlande, à Joenssu, le 27 mars 1991. C’est dans l’est du pays, en Carélie2, à la frontière Russe. D’ailleurs, mon père Ari Vatanen vient d’un petit village, Tuupovaara, qui n’est pas loin du tout de là, en Carélie du Nord, il y a de très bons pilotes ! A 24 ans il a déjà un palmarès imposant.
H : Combien de courses fera-t-il encore cette année ?
KV : il reste encore deux courses pour le Trophée Andros. Après il y aura les championnats de Rallycross qui commence au mois de mai au nord du Portugal, à Montalegre, il y a douze épreuves dans ce championnat du monde. Après il y aura Hockenheim en Allemagne, Mettet en Belgique où il a déjà remporté deux fois le « Mettet RX WORDL RX », puis en Angleterre…..je ne sais plus les autres.
H : Participera-t-il au Trophée Andros l’an prochain ?
KV : oui, ce n’est que la deuxième saison, le but c’est d’être là pendant un long terme ; c’est aussi la deuxième saison qu’il est pilote officiel chez Mazda, je pense et j’espère que l’on sera encore toujours là avec Mazda.
H : que pense-t-il du circuit du Trophée Andros à Lans-en-Vercors ?
A cette question, Topi a longuement répondu en finlandais à Kim.
KV : je vais essayer de me souvenir de tout ce qu’il a dit : il trouve que c’est un super circuit, même si les concurrents sont tous des français, c’est en France, mais le niveau est très élevé, très haut, et il y a vraiment des équipes très professionnelles et des pilotes très pointus qui sont là et il trouve que c’est l’endroit parfait pour lui passer l’hiver à participer aux sept courses du Trophée Andros.

En fait, Topi regrette d’être le seul concurrent non français.

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Au lieu de « quelques minutes » je suis restée trois quarts d’heure inoubliables, au stand Mazda nous avons bavardé à bâton rompu et ce fut un régal pour moi, un enchantement de gentillesse, de prévenance, de disponibilité de la part de ces deux pilotes finlandais, de passage en Vercors. Cela m’a évidemment charmée et changée de l’accueil indifférent de certains stands français.

Pour cette cinquième étape « 2016 » un pilote, déjà remarqué l’an dernier, Franck Lagorce, s’est imposé lors des manches du vendredi et du samedi, ce qui a bousculé le classement général ; il n’était plus qu’à quinze points de Jean-Baptiste Dubourg. Jean-Pierre Pernaut était absent, pour cause  « d’accident de jardinage », m’a-t-on dit, tandis que son fils, Olivier, a fait un tête à queue magistral faisant crier de stupeur quelques spectateurs. Je n’ai pas eu l’autorisation de l’interviewer dans son stand, tant pis ! En cliquant sur les liens, ci-dessous, vous pourrez vous remémorer ces instants, ou les visionner une première fois3 et 4.

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Les spectateurs étaient plus nombreux qu’en 2015 ; ce fut un énorme succès dont le promoteur de cet évènement, au sein du CML (circuit des Montagnes de Lans), Norbert Ingold, a certainement des raisons d’en être fier cette année, plus que les précédentes : le Trophée Andros a déplacé, outre le millier de personnes du personnel, en majorité bénévoles, cinq mille visiteurs sur le Vercors dont quatre mille ont « nuitées » entre ce village et Corrençon, en trois jours ! Beaucoup était en famille, avec leurs enfants de tous âges et les grands n’étaient pas les premiers à vouloir visiter l’espace, voir les voitures, les motos et les concurrents : « c’est la première fois que je viens et c’est magique » m’a dit Luc, un « grand » de six ans, installé sur le dos de son Papa, « je veux revenir l’année prochaine »… Malgré le froid et la gadoue un peu partout y compris sur le circuit, qui rendait le parcours plus problématique, l’ambiance des deux soirées a été très chaleureuse et une bonne humeur générale régnait sur tout l’espace. A la buvette extérieur où les visiteurs pouvaient commander des boissons chaudes et des petites collations, « ce fut du délire, nos réserves ont été épuisés, le samedi soir, avant la fermeture… » m’a dit un des bénévoles ; tandis que Christian, aux manettes de la cuisine du restaurant, m’a énuméré tous les services sur les deux jours : « près du millier de repas ont été servis midi et soir, plus qu’en 2015 » ! Il quittait le site, entre 2 et 3 heures du matin, épuisé pour une bonne cause, celle d’avoir restauré autant de monde. Des anecdotes, il en a plein en mémoire depuis vingt-sept ans, dont celle-ci : « une année qu’Yvan Muller concourait pour l’écurie Mercedes, celle-ci n’avait pas été en mesure de sustenter son équipe, « Les Fines agapes du Vercors » que Christian dirigeait à l’époque, s’en étaient chargées… et Muller avait gagné la course ; d’où la plaisanterie sur le site qu’il avait gagné grâce aux bons repas servis. Ce qui fut encore le cas l’année suivante ». En fait, Yvan Muller a dominé ces courses pendant dix ans.

A la buvette des bénévoles,  j’ai aussi rencontré, Isabelle venue se réchauffer devant une tasse de café ; elle est passée des courses en rallye avec son mari au poste de Commissaire de piste au Trophée Andros, à cause d’une maladie orpheline rare, celle des « os de verre » : « c’est la quatrième année que je suis bénévole au Trophée Andros, les courses automobiles sont ma passion et j’oublie cette fichue maladie devant laquelle le Corps Médical est désarmé. Je suis très entourée par ma famille et mes amis, je sais que cette maladie est inexorable, mais avant qu’elle ne m’abatte je me défoule dans un milieu que j’aime »… C’est aussi une leçon de courage devant l’adversité…

Henrianne van Zurpele © le 11 février 2016 – pour objectifmag.be

1 Ari Vatanen
2 Fondée en 1848 par le Tsar Nicolas 1er de Russie ; c’est une cité d’étudiants qui est aussi la « capitale forestière de l’Europe » où se trouve l’Institut Européen de la Forest.
3 Trophee Andross 2016
4 Double victoire pour Franck Lagorce
5 Vidéo

 

Guerre en Vercors et Haute-Savoie, en France !

bleu01Cette histoire tragique nous a été racontée bien tardivement mais dans un cas de ce genre, il n’est jamais trop tard pour bien faire, il me semble. Lors d’un crime envers un ou des humains, une enquête est lancée, rapidus ! Mais tuer un animal innocent, avec ou sans raison, n’est-il pas un crime aussi ? Personnellement, je le crois, surtout quand on sait que le bouquetin ne peut plus être chassé depuis 1962 et qu’il est protégé depuis 1981.

Bleu-Bleu est un bouquetin bien connu dans les Gorges de la Bourne, et le 10 mai 2015…
In Memoriam. >Henrianne van Zurpele (c)<

Sur la route des Gorges de la Bourne qui mène à Pont-en-Royans circulent beaucoup d’automobiles, dont quelques dangereux « fous du volant » se croyant sur un parcours de courses, des motards dont certains oublient l’élémentaire de la sécurité, des cyclistes courageux mais peureux de l’attitude des autres, ainsi que des habitants du Vercors, à deux ou à quatre pattes… C’est de l’un d’eux qu’il faut connaître la triste histoire qui a terminé son heureuse vie durant dix-huit années, dans le Vercors :
Avec un copain, Bleu-Bleu, le bouquetin bien connu dans sa tribu mais aussi de quelques humains locaux, a décidé, un matin de ce mois de mai dernier, d’emprunter, une fois de plus, la route des Gorges de la Bourne ; « il ne faisait de mal à personne et faisait involontairement l’animation locale », m’a-t-on dit « de plus on le connait par ici, on le voit souvent ».

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(c)Serge Lombard

La bêtise humaine est intervenue, évidemment, à mauvais escient et ce n’est pas la première fois, en Vercors ; il s’agit d’une cascade d’incompétences a dit le biologiste Jean-Pierre Choisy.
Bleu-Bleu, un des 35 Seigneurs des Alpes (Capra ibex) réintroduit dans le Vercors, depuis 1981, avait dix-huit ans ; il y vivait depuis 2002. Son prénom lui avait été donné après la pose de « boucles d’oreilles bleues » d’identification.
Ce n’était pas la première fois qu’il était vu et même admiré au Pont de la Goule noire. Seulement, cette fois, il lui a pris la fantaisie de déranger les humains de passage, au point de vouloir leur faire comprendre qu’il était sur « son territoire ». (Comme les ours l’ont été, jadis). Sans nul doute, par sa présence sur la route sinueuse, il a dû surprendre, des usagers, sur deux ou quatre roues, ne le connaissant pas. Il a été décrit comme « étant menaçant » ! Je pense plutôt apeuré, il s’est cru attaqué et a voulu se défendre » m’a dit un ami qui a vu la scène.

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(c)Serge Lombard

La gendarmerie n’a pas pensé à interdire la route des deux côtés, même pour quelques heures (pauvres automobilistes, cyclistes et autres déjà si malmenés par les travaux depuis sept ans !), quitte à instaurer, à nouveau, le détournement par Herbouilly. Aucun vétérinaire n’était disponible pour lui envoyer une fléchette anesthésiante afin de pouvoir le déplacer (comme on le fait au Canada avec les ours et en Afrique centrale et du sud avec les félins, par exemple). Le plus simple a donc été d’abattre le vieux bouquetin, dont l’autopsie l’a révélé en très bonne santé. Quel gâchis !
Prévenu, le Directeur du cabinet du préfet de la Drôme a estimé que le bouquetin présentait un danger de collision avec les véhicules circulant dans ces mêmes gorges « il représentait une atteinte à la sécurité publique, sur voie publique ». Outre cet argument, la préfecture a jugé qu’il s’agissait « d’un spécimen âgé, blessé à la patte arrière gauche, agressif et signalé en divagation dans le secteur depuis plusieurs semaines » et qu’il était impossible « de le capturer et de le relâcher dans un lieu plus adapté à son habitat naturel ».Si ce pauvre vieux était si dangereux, comment expliquer que des hommes, (pauvre animal sans défense), aient réussi à lui passer une corde autour d’une corne pour le trainer derrière un 4×4 ?? « Il suffisait de le relâcher un peu plus loin ».

« Qui est l’animal…? » m’a écrit une amie vertacomicorienne, aussi révoltée que moi. Elle ajoute : « cette histoire nous a Tous choqué !! Amoureux des Bêtes ou Chasseurs, à l’unanimité, une HONTE !!!! »
Effectivement, pour une fois, les deux adversaires étaient d’accord.
Bleu-Bleu a été lâchement abattu ; qui était le plus dangereux à ce moment-là ??? Or, il était protégé, en France, depuis 1981. Le PNRV, garant de la protection des espèces animales, n’était apparemment pas au courant de cette histoire ; l’information ne lui est revenue qu’après l’exécution de ce pauvre Bouquetin. A-t-il porté plainte, comme il l’a dit ? Où en est le dossier ?
Originaires de Vanoise, les bouquetins ont été réintroduis par le PNRV dans le courant des années 2000. Cinq ans plus tard, on en comptait une centaine, parfaitement adaptés à leur nouveau territoire. Ils sont d’un naturel placide et peuvent être approchés de très près…

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(c)Serge Lombard

Qui a gardé « en souvenir » le trophée de ses majestueuses cornes ? Bleu-Bleu mérite qu’une plaque commémorative soit installée sur le lieu même de sa mort ou que la commune de Rencurel demande à Serge Lombard de lui ériger un monument. Elle pourrait faire un appel de dons…
En cherchant sur le web, j’ai trouvé des reportages et avis sur cet assassinat dont je vous communique les deux meilleurs liens en bas de page ainsi qu’un autre très instructif.
Cette triste histoire m’en rappelle une autre, en tout point semblable, qui s’est passée en haut du piétonnier de Villard-de-Lans ; cette fois-là, avec un jeune cerf égaré de sa forêt proche. Il a subi un sort identique, sous les yeux d’un enfant, il y a quatre ou cinq ans. Cela c’est sans doute aussi fait « dans l’intérêt de la sécurité publique » ? Lui non plus n’était pas blessé, seulement apeuré.
Le fait que les animaux sont les premiers habitants du monde, dont le Vercors fait partie, est généralement oublié. Une réflexion assez pertinente m’a été faite : « les humains s’entre-tuent pour oui comme pour un non, ils ne cessent de se faire la guerre, alors un animal tué, fusse-t-il protégé, où est le drame ? »

Dernière minute :
Alors que les bouquetins sont protégés, (relire ci-dessus), entendu sur France Culture, hier à 22h et confirmé sur le site ci-dessous :

http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/biodiversite/20151008.OBS7300/l-abattage-massif-des-bouquetins-du-bargy-est-en-cours.html
mais aussi par « l’Anses » et la Frapna que j’ai contactés : Bargy, au nord des Aravis est bloqué par des agents de la chasse et autres, sur ordre du Préfet de la Haute Savoie, dans le but d’abattre (200 ?) bouquetins « soupçonnés » de véhiculer la Brucellose !! La région est bloquée par des agents de la chasse et autres, afin d’empêcher les journalistes de passer, de photographier et de filmer.
Et cela, sans preuve d’analyse ! Ils (les agriculteurs aussi et surtout) ont déjà voulu, l’an dernier, abattre tous les bouquetins… Et après, que feront-ils des animaux abattus ? un grand feu de joie qui se communiquera à la forêt ? Ameuteront-ils les vautours ? Mais, à la réflexion, qui sont les vautours ???
Des liens vous mèneront aux différents avis et articles en question dans les écrits.

Henrianne van Zurpele, pour le texte © et Serge Lombard pour les dessins © – Juillet, août et septembre 2015.

Pour en savoir plus: Initiatives-Vercors.fr

 

Villard-de-Lans, en France, dans le Vercors : un ou des vandales !?

Hans Silvester

Hans Silvester

FOCALES EN VERCORS est une rencontre annuelle de photographes, dans les montagnes du Vercors, dont le thème change chaque année. Elle fermera ses portes ce vendredi 5 juin. Si l’on gardera un très bon souvenir photographique de cette sixième rencontre, l’on n’oubliera certainement pas l’affront fait à Hans Silvester, le parrain 2015 : découper et voler la grande toile où figurait une de ses photos africaines, en plein centre du village.

Hans Silvester

La photo figurant sur la toile volée. Hans Silvester(c)

La retrouvera-t-on ? les voleurs, car un seul ne pouvait agir vite dans la nuit, seront-ils identifiés ? On en doute fortement. Les mobiles de cet acte peuvent être au nombre de quatre : le racisme (il règne ici comme ailleurs), l’agissement ou la commande d’un collectionneur, un pari « sportif » ou tout simplement la crétinerie d’individus sans scrupules. Quelle que soit la réponse, Villard-de-Lans et Focales en Vercors n’en sortiront pas indemnes.

Hans Silvester

Village africain. Hans Silvester(c)

Grand Monsieur de la photographie ethnographique, entre autres, porteur de profondes valeurs humanistes acquises aux cours des ans et de ces reportages, Hans Silvester avait fait l’honneur d’accepter de participer à cette exposition annuelle qui, d’années en années, prend de l’importance dans le domaine du visuel photographique. Né à Lörrach, en Allemagne le 2 octobre 1938, il a pris sa première photographie à 14 ans et n’a cessé de se perfectionner jusqu’à devenir grand reporter et être membre de l’agence Rapho en 1965. Il est l’auteur de nombreux livres contenant de magnifiques photographies prisent au cours de ces voyages en Afrique, mais aussi de chats ou chevaux pour lesquels il semble bien être aussi passionné. Il est titulaire de nombreux prix qui ont couronné son immense travail, dont le « Prix du plus beau livre photo de l’année 2006 » pour « Les peuples de l’Omo ».

Nul doute que l’organisateur, Christophe Sorin et Brigitte, la responsable du lieu, soient profondément désolés de cet acte inqualifiable.

 

Henrianne van Zurpele © – pour www.objectifmag.be –Le 2 juin 2015.

Crédits photographiques : Hans Silvester.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Silvester

LES « GRANDS PRIX » AUTOMOBILES dans le collimateur des soucieux de l’Environnement

tropheeandrosMalgré le fait qu’ils soient financièrement de bon rapport, y compris pour leur entourage, ils sont ou seront sommés, un jour ou l’autre, de se convertir à un autre combustible moins polluant… « Cela ne pourra pas se faire rapidement et de ce fait « on » ne pourra pas les interdire », m’a-t-on dit, avec force.

Bien évidemment, en matière de circuit automobile, il n’est question, en Belgique, que du prestigieux circuit de SPA-FRANCORCHAMPS1, presque centenaire. Dans les années 1950, à Léopoldville (Kinshasa – RDC), « Le Grand Prix Automobile de Léopoldville » fut organisé par des passionnés locaux. Dès le premier, en 1955 (m’a rappelé un ami survivant, comme moi), le public se pressa en nombre le long du parcours tracé en plein centre de la ville. Le circuit avait 2 km 400 et comportait 120 tours. En 1958, Paul Frère (1917-2008) avait battu le record à 116 km/heure de moyenne au volant de sa Ferrari ; accidenté, à huit tours de la fin,  il dût abandonner au profit de Pierre Berchem qui réalisa une excellente moyenne de 110 km/h avec sa Lotus d’un jaune flamboyant ! Il y a eu cinq GP ; les tristes évènements de 1960 y ont mis un arrêt prématuré et définitif.

Qui, dans le commun des mortels, se souvient de ces grands noms belges des courses automobiles, dont aussi, Olivier Gendebien (1924-1998), Lucien Bianchi (1934-1969), Thierry Boutsen (1957-), Alain de Changy (1922-1994), Patrick Nève de Mévergnies (1949-), André (1918-1993) et Teddy (1942-) Pilette, Jacky Ickx (1945-) et tant d’autres belges pilotes d’automobiles de courses, dont certains furent plusieurs fois champions ??

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Jean-Pierre Pernaud en pleine action. Photo(c)hvz

En France, depuis 25 ans, existe un petit jeune mais néanmoins très estimé : le TROPHEE ANDROS qui, à l’inverse des autres courses, a lieu sur la glace en divers coins du pays ; «une épreuve incontournable, esthétique et innovante » dit et écrit volontiers Max Mamers, ancien champion automobile français transformé en organisateur, très compétent, d’évènements sportifs et  même culturels.

Cet évènement annuel de l’automobile, devenu célèbre et très festif, a lieu, outre à Andorra,  dans plusieurs  lieux montagnards de France : Val Thorens,  Alpe d’Huez, Isola 2000/Alpes Maritimes, Clermont/Superbesse, Saint Dié des Vosges et sur le circuit des Montagnes de Lans, à l’entrée du Parc du Vercors, où il a eu lieu, les 16 et 17 janvier dernier, pour la vingt cinquième fois. Il s’est également « promené » à Sherbrooke, au Québec.

Un peu de son histoire :

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Voiture électrique. Photo(c)hvz

 

Le Trophée Andros est une aventure menée, depuis trente ans, par deux amis, passionnés dans tout ce qu’ils entreprennent : Frédéric Gervoson, Président de la société Andros (les confitures, compotes et autres délices) et Max Mamers,4,5. Leur soucis, bien avant d’autres organisateurs de courses automobiles, est de respecter l’environnement de la meilleure manière possible, voire absolue à Lans en Vercors, comme dans les autres lieux de France. Cela ne date pas d’hier. En 2009, Max Mamers a inauguré, dans la ville de Pau, la première course mondiale de vitesse, cent pour cent électrique ; depuis, elle fait partie du Trophée Andros. Ces voitures électriques  résultent des « Andros Cars » créés par la société Exagon Engineering4. Etant en balbutiement électrique, toutes les catégories de voitures de courses ou de motos sont loin d’être modifiées.

Nombreux sont ceux qui ont participés à l’Andros, tels Yvan Muller (champion de 1996 à 2006), Luc Alphand, Paul Belmondo, Anthony Beltoise, Jean-Pierre Beltoise, Alain Prost, Ari Vatanen…la liste est longue, y compris féminine. Au 1er décembre 2014, deux cent cinquante et une courses avaient été disputées, dont vingt-quatre à Lans-en-Vercors. Elles ont été suivies par un nombre croissant de public passionné ou simplement curieux, grands et petits. L’arrivée du Trophée Andros est attendue d’une année à l’autre, où qu’il ait lieu. C’est donc bien un événement pérennant à Lans en Vercors comme ailleurs.

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Une boucle du circuit Andros. Photo(c)hvz

Par passion, beaucoup de bénévoles  accourent de toute la France sur les sites du Trophée Andros afin de partager, dans une bonne ambiance, les différentes tâches inhérentes à ces organisations, allant de la billetterie, des postes de contrôle, des buvettes, aux cuistots, en passant par  les techniciens divers, telles l’ASA St-Marcellinoise (Association Syndicale Autorisée) et celle de Montélimar ; sans compter, tous aussi sympathiques les uns que les autres, les secouristes, dont deux médecins urgentistes, la Police municipale, les gendarmes, les commissaires de piste, et j’en passe. Ainsi, Sylvie, chronomètrice durant quelques années : « je suis sur l’Andros depuis deux ans et j’espère bien revenir au prochain, à Lans, car j’apprécie l’ambiance et le merveilleux paysage au milieu duquel il a lieu. Mon métier, m’a permis de découvrir la France, je ne connaissais pas le Vercors et le peu que j’en ai vu m’a décidée à y revenir cet été » ; Mélanie qui, depuis deux ans, vient de la région parisienne « avec le plus grand des plaisirs », ou Charlotte « j’habite en Grésivaudan et je participe, en tant que bénévole, à l’Andros depuis quatorze ans, au début j’étais à la buvette extérieure et, malgré le monde à servir, j’étais complètement glacée… ». Outre le grand espace mobile réservé à la presse, il y avait : celui concernant les VIP, le paddock, couvert, pour les concurrents hommes et femmes avec leur bolide et les mécaniciens, la grande tente qui abritait les douze motards dont Vivien Gonet, le camion hébergeant la « Boutique » hivernale fort bien achalandée, la buvette extérieure avec ses boissons chaudes destinées au public, tenue par les « Amis des Coulmes » (région de ski faisant partie de Rencurel (un ilot vercorien sauvage, retiré du monde, où le calme règne en maître), un « point d’accueil » où, tour à tour, les bénévoles pouvaient se réchauffer autour d’un bon café ou d’une excellente soupe, un grand « restaurant de campagne » où Christian et son équipe ont préparé et servi 750 repas succulents en deux jours d’activité intense, tandis que sur la piste résonnaient les grondements des moteurs, les crissements des roues mordant la glace du circuit et les vrombissements des motos de l’AMV CUP (anciennement le Pilot Bike) bloquées sur la ligne de départ. Vers 22 h 55’, leur course a dû être arrêtée quelques minutes, du fait, malheureusement, de chutes et d’évacuations du circuit. Ce sont souvent les jambes et les genoux qui sont en forte souffrance.

Trente-trois pilotes y ont participé, dont le très connu présentateur du Journal de 13h, de TF1, Jean-Pierre Pernaut présent sur le site depuis dix ans, ainsi que son fils Olivier, Oliv pour les intimes ; onze femmes au volant de Sprint Car et douze motards qui, en fin de course, s’adonnèrent à de spectaculaires avancées sur leur roue arrière… Aurélien Panis, Vincent Beltoise, Franck Lagorce (qui a fréquenté le circuit canadien de Sherbrooke)  avec sa jolie Andros à croquer, Louis Gervoson, J.P. Dayraut, le grenoblois Olivier Panis, le finlandais Tooma Heikkinen, Bérénice Demoustier, Marlène Broggi, les russes Vasily et Nikolay Gryazin, comme Jessica Gustin, Marine Mercier, Elisa Chevillon au volant de leur Sprint Cars aux couleurs chatoyantes et j’en passe ne pouvant les citer tous, hélas3,6. Pour l’ERDF Trophée Andros Electrique était invité Eric Hélary qui, en 1993, avait remporté les 24 heures du Mans. L’AMV CUP avait convié Antoine Méo , quatre fois champion du monde d’enduro entre 2010 et 2013 ainsi que Vincent Philippe, octuple champion du monde d’endurance moto et sept fois au Bol d’Or, entre 1992 et 2014.

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Jean-Pierre Pernaut. Photo(c)hvz

Jean-Pierre Pernaut m’a gentiment accordé deux minutes avant de rejoindre son stand : «… C’est la dixième fois que je viens à Lans en Vercors pour le Trophée Andros, c’est ma dixième saison, c’est mon fils aîné pilote professionnel qui m’a entraîné et puis je suis pilote aussi donc je m’amuse, je me détends deux mois dans l’année, les week-end dans la neige et dans la glace et j’adore cela…. » Et « cela » vous maintien en forme pour la TV … « … bien il paraît, regardez, vous aussi êtes en forme, quand on habite à la montagne, cela aide à bouger un peu, cela détend surtout la tête, et puis à l’intérieur d’un casque on n’est plus présentateur à télé, on est un pilote parmi d’autres, un petit amateur qui essaie de progresser… » et votre fils participe à l’Andros, depuis quand ? « Ah, lui est là depuis onze ans et puis c’est lui qui m’a emmené au Trophée Andros, il est parmi les meilleurs du Trophée, dans les dix premiers, moi je suis derrière, dans les amateurs, dans la deuxième catégorie mais Olivier est un pilote qui fait de la course toute l’année, dans d’autres catégories comme la Fun Cup, la Racecar, la GTI… enfin plein de compétitions…bon je vous laisse, on m’appelle.. ». A grandes enjambées, il a rejoint son stand. Un peu plus tard, lancé à pleine vitesse sur la piste, Jean-Pierre Pernaut a heurté un rocher (m’a-t-on dit) et leur DS3 s’en est tirée moins bien que son conducteur qui a été quitte pour plus de peur que de mal. Le tour de force a été mené par les mécaniciens de Saintéloc qui ont réparé la voiture en une heure, permettant ainsi au père et au fils Pernaut de participer aux finales. Olivier s’est placé 10ème, devant Béroujon et Fontanel dans la course 2, Elite 1. Il devrait participer au Grand Prix de Spa-Francorchamp…

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Char Romain. Archive hvz

Vingt-cinq ans après l’installation du Trophée Andros à Lans en Vercors, alors qu’il est connu dans le monde entier des courses automobiles diverses,  Madame Catherine Brette (EELV Isère), Présidente du Parc Régional du Vercors depuis le 7 juin 2014 s’oppose à la continuité du Trophée Andros à l’entrée du Parc Régional Naturel du Vercors : « ce type de course automobile n’a pas sa place dans le Vercors, parce que pas compatible avec la Charte du Parc » ! Sous entendu : il pollue. C’est bien évident  qu’un tel avis cause des remous sur le circuit et même plus loin car on y tient à ce Trophée3 à Lans-en-Vercors !  C’est dit sans réfléchir aux conséquences désastreuses pour les commerces des villages de Lans à Corrençon qui souffrent du manque d’enneigement chronique et, en opposition, sans penser aux dégâts causés à la nature par les divers aménagements anarchiques effectués dans le Vercors depuis vingt-cinq ans. Sans doute, dans ce petit village, d’aucuns voudraient instaurer des courses de char, telles que celles de l’antiquité et, de préférence, illuminées au moyen de torchères munies de flambeaux… Une polémique est lancée à Lans-en-Vercors.

Henrianne van Zurpele pour www.objectifmag.be – ce 1er mars 2015

  1. http://www.spa-francorchamps.be/fr/http://www.spa-francorchamps.be/fr/
  2. http://www.objectifmag.be/le-trophee-andros-evenement-festif-francais-de-lautomobile/
  3. www.trpheeandros.com pour connaître les noms de tous les concurrents et les résultats 2015.
  4. http://www.2mo.fr
  5. http://www.sudouest.fr/2013/05/02/100-bleu-electrique-1041762-706.php

6. http://www.meltyxtrem.fr/trophee-andros-2015-victoire-d-olivier-panis-et-benjamin-riviere-a-lans-en-vercors-a372358.html

Présence d’Escherichia Coli dans un lot de fromage de chèvre au lait cru.

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Afsca

12 Juillet 2014. Présence d’Escherichia Coli dans un lot de fromage de chèvre au lait cru, livré par livré par la laiterie  H.TRIBALLAT de France avec le numéro d’identification FR 18.194.050 CE. L’AFSCA a été informée via le système d’alerte européen (RASFF : Rapid Alert System for Food and Feed) de la présence de “E. Coli O26 H11” dans du fromage de chèvre au lait cru de la marque “CHAVIGNOL”, livré par la laiterie  H.TRIBALLAT de France avec le numéro d’identification FR 18.194.050 CE.

Numéros de lot FR 18.194.050 CE DDM (A consommer de préférence avant le)
137-07 12/07/14
139-09 14/07/14
141-07 17 et 18/07/14
145-12 20 et 21/07/14
147-12 24 et 25/07/14
151-02 26/07/14
153-10 28/07/14
159-12 03 et 04/08/14
163-04 08/08/14 167-07
11/08/14 169-08 14 et 15/08/14

Toutes les marques commerciales et les unités de vente reprenant le numéro d’indentification FR 18.194.050 CE sont concernées. Les fromages ont été vendus à différentes grandes enseignes ainsi qu’à des petits fromagers CARREFOUR Belgique, DELHAIZE Belgique, FROM UN SA Belgique, ITM België, KAASIMPORT Belgique, CORA SA en REAL SA Belgique. Les différents points de vente ont dèjà été informés de ce rappel auprès des consommateurs et les fromages concernés ont été retirés du marché.

Emballages de deux fois 60 grammes. Nous demandons aux consommateurs ayant acheté les fromages mentionnés ci-dessus de ne plus les consommer et de retourner à leur point de vente où ils pourront être remboursés.  En cas de doute, vous recevrez les informations nécessaires dans votre point de vente. Recommandations et informations pour les consommateurs : La plupart des souches de Escherichia coli font partie de la flore intestinale des humains et des animaux et ne présentent aucun danger. Escherichia coli O26 H11 est une variante qui peut causer de graves intoxications alimentaires. Les symptômes apparaissent la première semaine après avoir mangé ces fromages et peuvent être des infections gastro-intestinales avec une diarrhée sanglante avec ou sans fièvre. Dans les cas les plus graves, de jeunes enfants peuvent souffrir d’’insuffisance rénale. Les personnes ayant consommé ces fromages et présentant des symptômes similaires sont invitées à consulter leur médecin immédiatement en l’informant de la consommation de ce fromage. L’Agence alimentaire tient à rappeler que la consommation de produits à base de lait cru n’est pas recommandée pour les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies qui réduisent les défenses immunitaires.

Belga