La Brabançonne

La Brabançonne// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Après des siècles d’esclavage, le Belge sortant du tombeau, a reconquis par son courage, son nom, ses droits et son drapeau. Ces quelques mots sont les premières paroles de la  » Brabançonne « , l’hymne nationale de notre Belgique, elle n’est ni flamande, ni wallonne mais BELGE ! Ce texte, aujourd’hui, est méconnu des plus jeunes, pourtant il n’y a pas si longtemps que cela, la Brabançonne était apprise à l’école.

Les Armoiries Belges

Petit bout d’histoire Belge
Mais quel est son origine, étudions d’abord le nom > BRABANCONNE < Ce titre serait issu du nom d’une des provinces Belges, le Brabant qui est situé au coeur de notre petit pays.
Pour rappel ou pour ceux qui habitent de l’autre côté de la planète, la Belgique est composée de dix Provinces. Quoique… Il y a quelques années encore, la 10ème Province représentait les FBA ; les Forces Belges en Allemagne. Mais ceci fait maintenant partie de l’histoire…

Les combattants de 1830

Donc, notre pays est composé de: La Province de Namur, du Hainaut, de Liège, de Luxembourg, de la Flandre Occidentale, de la Flandre Orientale, du Brabant flamand, du Brabant Wallon, du Limbourg et Bruxelles
Après ce petit cours de géographie, revenons au sujet de cet article, la Brabançonne fut chantée pour la première fois en 1830, vers la fin du mois d’août, le 25 plus précisément, par un dénommé « Lafeuillade », ténor de son époque, il profite d’un entr’acte dans l’opéra qu’il chante ce soir-là, « la Muette de Portici » au Théâtre Royale de la Monnaie ( C’est une date importante dans l’histoire Belge, en effet, ce jour fut retenu comme premier jour de la Révolution qui conduisit, après les sanglantes journées de septembre, notre futur pays à l’indépendance.

 

Le bâtiment blanc, était un café en 1830, et c’est dans cet endroit, établi rue de la Fourche 41 à Bruxelles, que fut chanté la Brabançonne pour la première fois.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il faut savoir, afin de mieux comprendre « la Révolution » que depuis toujours, nous étions sous dominations étrangères et très diverses ; les Romains, les Bourguignons, les Espagnols, les Autrichiens, les Français et les Hollandais. Et oui !
A cette époque nous n’étions pas un pays, mais une Province >Belge< et ce, depuis le Congrès de Vienne en 1815, suite à la défaite de Napoléon 1er à Waterloo. Nous étions alors dirigés par Guillaume d’Orange.

Monument de la Brabançonne Place Surlet de Choquier à Bruxelles // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour raccourcir cette histoire passionnante, la révolution aboutit à notre indépendance et à la montée sur le trône du premier Roi des Belges, le 4 juin 1831, Léopold de Saxe Cobourg, mieux connu sous le nom de Léopold 1er. Il succéda ainsi au premier Régent de l’histoire de notre pays, le Baron Surlet de Choquier.
La Brabançonne fut remaniée quelques fois, mais à l’origine, c’est un copain de Monsieur Lafeuillade qui écrivit les paroles, il s’agit de Louis-Alexandre Dechet, appelé aussi : JENNEVAL. La musique en fut composée par Monsieur Van Campenhout.
Il faut savoir que Jenneval était citoyen Français, établi chez nous, il mourut à Lierre en combattant pour notre liberté en 1830 !
Terminons ce petit bout d’histoire par les

Le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

paroles de la Brabançonne , la version suivante est écrite par l’un de nos Premiers Ministres d’alors, Charles Rogier.
1)Après des siècles d’esclavage
Le Belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau
Et la main souveraine et fière
Peuple désormais indomptable
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

 

La Place des Martyrs à Bruxelles. C’est au pied de ce monument que sont enterré les morts des combats de 1830// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

2) Marche de ton pas énergique
Marche de progrès en progrès
Dieu qui protège la Belgique
Sourit à tes mâles succès
Travaillons, notre labeur donne
A nos champs, la fécondité
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

Photographe et reportage : Eric de Wallens.
Illustrations:
Les combats de 1830 devant le Parc Royal: La Dynastie Belge d’Henri Dumont au éditons JM Collet.
La partition de la Brabançonne: Archives Eric de Wallens.

Cérémonie 2014 aux trois bornes

Les trois frontières Pierre Roiseux

La stèle Pierre Roiseux (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

L’année 2014 est importante pour l’histoire de notre Royaume de Belgique et aussi, ne soyons pas chauvin pour le reste du monde, en effet, c’est l’année du centenaire de la Première Guerre Mondiale et du 70ème anniversaire de notre libération. Partout dans notre pays comme ailleurs sont organisées des cérémonies en souvenir de ces tristes périodes qui ont marqués le monde. En ce qui concerne la deuxième guerre, nombre de Résistants tous réseaux confondus ou de Volontaires de Guerre sont heureusement encore parmi nous et pour eux, une nouvelle cérémonie était organisée, comme chaque année, aux trois bornes ce samedi 30 août 2014.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Monsieur le Bourgmestre de Plombière Thierry Wimmer et ses Echevins déposent les fleurs au pied de la stèle (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

Trois bornes ? A une certaines époques, elles délimitaient la frontières entre deux pays, et comme vous le savez, notre Belgique a au Nord la mer du même nom, qui n’est pas vraiment une frontière, mais elle se situe dans le haut de la carte et nous positionne pour comprendre la suite. A notre gauche, l’Ouest il y a la France, en dessous, le Sud, c’est le Grand-Duché de Luxembourg, à droite, l’Est, c’est la Hollande et l’Allemagne juste à côté. Pour ceux qui n’ont pas compris, nous avons nos trois bornes ou trois frontières entre la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, dans les Cantons de l’Est à Gemmenich.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Le défilé des Portes Drapeaux dans les rues de La Calamine (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

C’est au-dessus de cette colline de 332 mètres d’altitude, qu’une stèle a été érigée en souvenir du premier Volontaire de guerre Belge Pierre Roiseux tué face à l’ennemi, il est mort le 25 décembre 1944 à l’âge de 20 ans en sautant sur une mine. Ce monument nous le devons à ses parents, Pierre faisait partie du 6ème Bataillon de Fusiliers, rattaché au VIIème Corps de la 1ère Armée U.S. pour lui la guerre s’est arrêté ici, mais son Bataillon a participé à la campagne d’Allemagne, ils ont été jusque Leipzig, l’endroit même de la jonction avec les troupes de l’U.R.S.S. Nous leurs devons aussi la libération du camp de concentration de Dora.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Monsieur le Ministre-Président de la Communauté Germanophone Oliver Paasch (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

Cette journée a réuni plus de 80 portes drapeaux, dont les deux plus jeunes de Belgique, ils ont 15 ans, l’une s’appelle Marie Beeckmans et porte fièrement les couleurs de l’UFAC (l’Union des Fraternelles d’Anciens Combattants) et l’autre c’est Guillaume Vander Vorst, son drapeau est celui du 4ème Bataillon de Fusiliers. De Gemmenich à la Calamine, il n’y a que 8 minutes, c’est en voiture que nos portes drapeaux font la route pour assister à la deuxième partie de la cérémonie qui était comme d’habitude entre coupé de discours et de dépôt de fleurs. Qui était présent ce jour-là, cela serait trop long à tous les nommés, retenons en quelques-uns, Monsieur François Roberti-Linterman, Président du 4ème Bataillon de Fusiliers, Monsieur Henri Tayman, le Secrétaire du bataillon, Monsieur Gilbert Beeckmans, Président de l’UFAC, Monsieur Gaston Schroeder du 34ème Bataillon de Fusiliers et organisateur de la journée. N’oublions pas non plus les autorités civiles avec Monsieur le Ministre-Président de la Communauté Germanophone, Olivier Paasch, Messieurs les Bourgmestres de La Calamine et de Plombière, Louis Goebbels et Thierry Winner suivit par les Echevins.

Eric de Wallens.