Desmond Thomas Doss, un homme commun hors du commun

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Desmond T Doss

Dieu, aide-moi à en sauver un de plus. Desmond est né le 7 février 1919 à Lynchburg en Virginie. Son papa était un vétéran américain de la 1ère guerre mondiale. Ils étaient partis à quatre combattre en France. Il en est revenu transformé, traumatisé et seul. Ses meilleurs copains sont morts. Il en est devenu alcoolique et violent à la maison. Un jour son père va trop loin avec sa maman, Desmond braque une arme sur lui, mais ne tire pas. Depuis ce jour il s’est juré de ne jamais plus porter une arme. De plus, ses convictions religieuses lui interdisent de tuer. C’est dans cet univers que le petit Doss a grandit avec son frère.

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Le badge de la 77ème Division d’Infanterie

Cela ne va pas l’empêcher de s’engager à l’Armée. Il est volontaire pour aller au combat. En 1942 il va signer son contrat dans un bureau de recrutement. Il suit comme cela son frère déjà parti pour l’Armée. Mais Desmond est objecteur de conscience ; il sera infirmier au 1er bataillon du 307ème régiment d’infanterie de la 77ème DI. Pour lui son passage au centre d’instruction à Fort Totten dans le Queen, ne va pas être une chose facile. Tout le monde le prend pour un lâche, ses chefs en premier. Pourtant il réussit tout ses test sauf… Le tir au fusil. Il ne touchera jamais une arme. Ses ennuis vont le conduire jusqu’au Tribunal Militaire, mais grâce l’intervention de son père et d’une loi, il ne sera pas viré de l’armée et pourra, enfin, pouvoir suivre ses cours d’infirmier.

Le caporal Doss sera envoyé dans le Pacifique avec son unité. Il passera par l’île de Guam où il fera déjà preuve de courage en soignant sur le terrain les G.I.s blessés. En 1945 il débarque à Okinawa, où les combats seront d’une violence extrême. Les Japonais n’ont peur de rien et tuent les infirmiers en premier afin de démoraliser les troupes. Il était le seul infirmier à parcourir le champ de bataille sans armes. Uniquement avec son matériel de premier soin. Arrivé dans cette nouvelle zone de combat, les choses commencent difficilement. Avant d’atteindre le nouveau théâtre d’opération, lui et ses copains du bataillon sont devant une falaise de 120 mètres de haut à gravir sur un filet de cordage.

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En haut sur la photo, Desmond à Okinawa

En haut c’est l’enfer. Explosions de tous calibres, tirs d’armes lourdes et légères. Combats au corps à corps baïonnette au canon. Desmond est partout à la fois. Au péril de sa vie, il va de blessé en blessé afin de soigner et soigner encore. Il n’hésite pas à monter jusqu’à 8 mètres des lignes ennemies et de mettre à l’abri ses copains blessés afin de les panser pour ensuite revenir avec eux et les faire évacuer.

La contrattaque est tellement violente que les américains se replient tout en laissant des gars sur le terrain. Ils doivent même redescendre la falaise. Desmond restera dans la zone toute la nuit à la recherche de blessés. Il va en redescendre jusqu’au matin, américains comme japonais. En se disant à chaque fois : « Dieu, aide-moi à en sauver un de plus ». L’Armée ne retiendra que le nombre de 75. Oui, lui tout seul va les transporter jusqu’à l’échelle et les descendre au bout d’une corde afin qu’ils soient récupérés par les infirmiers en bas.

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La Purple Heart

Il sera blessé aux jambes et au bras, ce sera à son tour d’être évacué au poste de secours avant d’aller à l’hôpital pour y être soigné. Peu de temps avant d’être démobilisé en 1946, il attrapera une tuberculose. Desmond devra suivre des soins pendant cinq ans. Il sera l’un des rares objecteurs de consciences à recevoir onze décorations dont trois Purple Heart. Il nous a quitté le 23 mars 2006 pour rejoindre son épouse morte quelques années avant lui.

Je terminerai cet article en signalant qu’un film, réalisé par Mel Gibson, raconte cette partie de sa vie.

Eric de Wallens Crédit illustration : Wikipédia et archive personnelle.

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Belgian Air Force Days 2016

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Deux générations d’avions de la Force Aérienne. Le Spitfire, qui date de 1944 et est le dernier à pouvoir voler. Et les F-16. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ces 25 et 26 juin 2016, la base aérienne de Florennes est en fête ; en effet ce sont les journées de la Force Aérienne. Ou appelée aujourd’hui « Composantes ». Ce sont les fameux Belgian Air Force Days et son show aérien de grande classe. Mais ce n’est pas que cela. Ce sont aussi les 70 ans de la Forces Aérienne, les 20 ans d’opération de F156 à l’étranger sans oublier les 75 ans de la 350ème escadrille.

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// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le public a répondu présent afin de participer à cette grande fête du monde l’aviation pour découvrir les démonstrations aériennes mais aussi les expositions sur les trois thèmes que j’ai cité ci-dessus. Elles sont très explicatives de l’évolution de cette force depuis sa création à la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, en passant par les missions extérieures. Nos pilotes et tous le personnel au sol sont d’ailleurs connus et reconnus dans le monde entier pour leurs professionnalismes et leurs possibilités d’adaptations sur tous les terrains et dans tous les cieux de notre belle planète.

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Hélicoptère Apache Néerlandais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Que ce soit avec les avions de combats F-16, ou les avions de transports C-130, les hélicoptères Agusta ou depuis peu, le Nh-90, nos cocardes occupent l’espace aérien pour des missions de défense, de police, de transports ou de combats et elles sont plus secrètes avec nos Forces Spécial. Les jeunes ne sont pas oubliés lors de ces journées, ils peuvent s’assoir dans le cockpit d’un avion de combat, mais aussi se renseigner afin d’éventuellement s’orienter vers une carrière militaire. La Composante Air à besoin de jeunes qualifiés et motivés dans différentes professions tel que pilotes, techniciens, contrôleurs aérien ou personnels d’appuis.

Pour la petite histoire aérienne de notre Royaume, la base de Florennes a été créée par les Allemands, en 1942 afin d’y établir une base de chasse de nuit. En 1944, après leur départ, c’est l’US Air Force qui s’y installa avant que la toute jeune Force Aérienne Belge n’en prenne possession. En 1947, le 161ème Wing de chasse de jour, composé des 351ème et 352ème Escadrille sont équipées d’un avion de légende, le Spitfire MK XIV.Il n’y avait qu’un officier pour la commander, le légendaire Major Aviateur Raymond Lallemand D.F.C and bar. Rien que cela. Pour l’anecdote, je l’ai rencontré il y a quelques années en reportage et j’en garde un très bon souvenir.

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Le légendaire Spitfire exposé à la base // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Mais ne parler uniquement que de l’histoire de l’aviation militaire Belge est impossible dans cet article tellement il y a de chose à dire. Comme les 20 ans d’opérations expéditionnaires dans les Balkans, en Bosnie-Herzégovine, en Lituanie, en Afghanistan, en Lybie mais aussi en Irak. La Force Aérienne Belge, ou Composante, est réellement une armée de métier pour les femmes et les hommes, et je ne suis pas payé par le service de recrutement pour le dire. Je le pense réellement pour avoir vécu avec eux ou auprès d’eux lors de différents reportages militaires.

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Typhoon Anglais // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour les passionnés d’aviation, d’armée ou des deux, c’est un très bel événement à voir. Il a été préparé depuis plusieurs mois par le récemment nommé Général-Major Dupont. Il vient juste de laissé sa place de commandant de la base de Florennes au Lt Colonel Polome, nous vous en avons parlés il y a quelques jours > clic <

 

Pour voir plus de photos >> Clic << Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Un détachement de militaires Spatois part pour le Mali

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Service de Presse de la Défense (c)

Un détachement du Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa s’envole pour le Mali vendredi 15 janvier en tout début de journée de la base aérienne de Melsbroek. Il sera engagé dans le cadre de la mission EUTM, une mission européenne de formation de militaires maliens.

Les quelque 70 militaires spadois assumeront une mission de force protection dans le camp d’instruction de Koulikoro. Ils seront déployés pendant une période de quatre mois.

Le Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold – 13e de Ligne de Spa continuera à assurer en parallèle sa mission d’appui à la police fédérale en Belgique avec près de 200 militaires.

Source et crédit illustration (c): Service de Presse de la Défense.

 

Intervention Léopold I : Suspects arrêtés

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Service de presse de la Défense (c)

La frégate Léopold I est entrée ce vendredi 6 novembre dans le port d’Augusta en Sicile avec les 258 migrants secourus la veille d’un bateau de pêche en détresse en Mer Méditerranée. Trois des quatre personnes, ayant été identifiées comme suspectes par le Léopold I, furent en effet arrêtées par les autorités italiennes à leur arrivée.

Ceci a pu être réalisé grâce à la vigilance des équipes belges lors de la récolte et recoupe d’informations provenant des observations à distance, de l’inspection de l’embarcation suspecte et des questionnements individuels au fil de l’intervention menée par la frégate. La quatrième personne suspecte, plus que probablement mineure, reste sous surveillance.

Communiqué: Service de presse de la Défense

Mémorial Day 2015 à Neuville-en-Condroz

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Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Chaque année à la même période, se déroule le Mémorial Day. De par le monde, des milliers d’américains se rassemblent dans les cimetières militaires US afin de participer à une cérémonie en l’honneur des soldats morts au combat et enterrés loin de chez eux. Dans notre beau Royaume de Belgique, nous avons trois « jardins de pierres », à Waregem, Henri-Chapelle et Neuville-en-Condroz.

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La section du 4ème Génie //Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il n’y a pas que des américains qui assistent à cette cérémonie, chez nous, comme partout, le publique est invité à se recueillir en compagnie d’anciens combattants US mais aussi Belges, comme le 4ème ou le 21ème Bataillon de Fusiliers. Il ne faut pas oublier non plus la présence de militaires d’active des deux pays, cette année, comme précédemment d’ ailleurs, un détachement du 4ème Génie d’Amay rehausse l’événement de sa présence à Neuville, mais aussi, dans l’après-midi, à Henri-Chapelle. Cette unité a le grand privilège de tirer deux salves d’honneur à la fin de la cérémonie, après le survol du cimetière par deux F-16 de notre composante aérienne.

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Madame Denise Campbell Bauer, ambassadrice des USA. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Comme dans toutes cérémonies militaires, il y a des discours et autres dépôts de fleurs. Cette année nous avons écoutés Mr Le surintendant du cimetière américain, Mr Michael Yasenchak, l’Aumonier militaire US, Mr Le Bourgmestre de Neupré, Monsieur Cortis, sans oublier Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer. Les enfants ne sont pas oubliés, cette année ce sont les élèves de l’école de Rotheux qui on eut l’honneur de chanter les hymnes nationaux Belge et Américain.

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La délégation du 4ème et du 21ème bataillon de fusiliers. // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Tiens, mais pourquoi le Mémorial Days ? Voilà une bonne question : Les américains ont le culte des vétérans, des anciens combattants, des volontaires de guerre, ce n’est pas comme en Belgique. Dans notre pays certains  préfèrent les oublier. Cette tradition américaine remonte à la Guerre de Sécession, où, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le  5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Decoration Day, ancêtre du Memorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Reportage et photographe : Eric de Wallens ©

AG 2015 de la Royale UFAC

RUFAC01Le samedi 9 mai dernier ce fut le grand jour annuel pour la Royale Union des Fraternelles d’Anciens Combattants (RUFAC). En effet, les participants sont venus de tout le pays pour participer au 3ème congrès et Assemblée Générale. Le rendez-vous était donné au nouveau centre administratif de Tervueren, commune néerlandophone située en Brabant flamand à la périphérie de Bruxelles. Ce qui n’est pas toujours anodin dans notre pays. Il faut savoir que cette organisation regroupe des anciens combattants et volontaires de guerre des deux côtés de notre pays. La réunion passe d’une langue à l’autre et les participants se côtoient toute la journée sans aucun problème. Ces gens-là, Monsieur, ce sont battu pour un pays et pas pour un territoire coupé en deux par je ne sais quelle bêtise. J’ai trouvé cela « génial » à vivre.

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Monsieur Verhelst. Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Président, Monsieur Gilbert Beeckmans déclare ouverte cette Assemblée Générale et comme dans toute AG il y a une liste de point à discuter. Mais avant cela, se passe l’instant de la minute du silence pour les membres décédés dans l’année. Ensuite, après un amusant problème de lumière s’éteignant toute seule… le centre est pourtant tout nouveau mais, sans doute, déjà hanté par quelques anciens voulant aussi manifester leur présence. Les divers points discutés furent, entre autres, l’approbation du procès-verbal, l’augmentation de la cotisation, qui restera finalement à 4€, mais aussi l’accueil des nouveaux Administrateurs.
Sans oublier un moment important pour l’un des membre, monsieur Jean Verhelst, 93 ans a été décoré de la médaille d’or de la RUFAC.

 

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A gauche sur la photo, monsieur Gilbert Beeckmans // Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Un point important a été longuement discuté, celui de la connaissance ou de la reconnaissance de la RUFAC par le grand publique. C’est vrai que, à part les initiés, pas grand monde ne la connait. « Nous représentons ceux qui ne sont plus là »,  déclare le Président, qui rajoute « il ne faut pas oublier ce que nos parents et grands-parents ont vécu, nous sommes encore une mémoire parlé grâce à ce qu’ils nous ont racontés. Mais nos enfants… »  Non ! Essayons de passer quelque chose aux générations suivantes. Il faut que personne ne les oublies ! Monsieur Beeckmans termine son intervention par ces mots : « Essayons de passer quelque chose aux générations suivantes ! Faisons appel aux plus jeunes pour rejoindre les rangs de la RUFAC, même si beaucoup sont encore actif dans la vie. Un appel sera fait dans le prochain périodique Belgique d’Abord  »

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// Photographe: Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Monsieur Roberti-Linterman, Président de la Fraternelle du 4 bataillon de fusiliers, prend la parole à son tour et propose de travailler aux côtés des enseignants, parler des Fraternelles afin de les faire connaître en allant dans les écoles. Mais il semble que cela pose un problème aux pouvoirs organisateurs et pour eux c’est tout simplement… Non. Les enseignants sont là pour en parler. Ah ! Bon ! Il y a encore des enseignants qui ont fait la guerre 40-45 ! Tiens à 90 ans ils enseignent encore ? Baliverne que tout cela, profitons de nos anciens, ils sont encore là, bon pied, bon œil et toujours prêt à parler, expliquer aux jeunes la vie entre 1939 et  1945.

« Les vieux soldats ne meurent jamais », disait Eisenhower.

Photographe et reportage. Eric de Wallens ©

Le Musée royal de l’Armée ouvrira le défilé le 21 Juillet

mra21juillet14Ce 21 juillet, en cette année de commémorations de la Grande Guerre, le détachement historique « Nos gars en 1914 » ouvrira le défilé national. Coordonné par le Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire, ce détachement composé d’une centaine de reconstituants en uniformes illustrera les multiples facettes des forces armées belges en 1914.
Vous pourrez y voir des soldats de l’infanterie, des groupes de cavaliers, deux attelages de chiens de la race « mâtin belge », utilisée de 1912 à 1922, une artillerie de campagne, une cuisine de campagne tirée par des chevaux, la Garde civique… Un événement à ne pas manquer !!!

Rejoignez-nous aussi sur le stand du MRA au milieu du parc, où vous découvrirez une ambulance, une automitrailleuse Minerva, un canon statique Krupp 75 mm, un autre canon tiré par des chevaux et toutes les infos sur les expositions et activités du musée.