Günther Gallisch. Ma vie sous le règne d’Hitler.

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La couverture du livre des Editions JCL

Günther Gallish. Ma vie sous le règne d’Hitler. Un Allemand témoigne aux éditions JCL inc. Depuis de nombreuses années, je suis intéressé par les Deux Guerres Mondiales, je rencontre régulièrement des anciens combattants belges, des résistants comme mon Beau-Père, un ancien de l’Armée Secrète et ensuite VG au 4 Bon de Fus. Je suis régulièrement en reportage avec eux ou pour eux, comme avec la Fraternelle du 4èmeBataillon de Fusiliers, c’est le premier Bataillon de Volontaires Belges constitué en 1944 et rattaché à la 9ème Armée Américaine. J’ai également rencontré un ancien SS à Siegen (Allemagne), mais je ne parlais pas la langue. Alors quand je suis « tombé » sur ce livre, je l’ai « dévoré » tellement c’était passionnant, c’est la première fois que je lisais l’histoire vécue par un Allemand. Je me suis toujours demandé comment la Deuxième Guerre avait été vécue par les ennemis de cette époque.

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Günther Gallisch, photo extraite du livre.

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La Potsdamer Platz à Berlin dans les années 30. Archives OM

Je n’ai pas rencontré Monsieur Gallisch, pas encore, j’espère bien un jour, alors en attendant je me suis plongé dans la bibliographie de Günther, né en 1920 à Berlin. Il est bien placé pour nous raconter la montée du Nazisme et de ses dirigeants. Sa famille est modeste, sa Maman fait tout ce qu’elle peut pour que le petit Günther ne manque de rien, son Papa, c’est une autre histoire, il ne l’a presque pas connu, il immigre aux USA et abandonne sa famille ! « Je hais les Allemands ! Ils ne méritent pas de vivre. Si quelqu’un est capable après tant d’années de m’adresser des paroles semblables, cela signifie simplement que toute la vérité n’a pas été dite sur ces moments qui ont bouleversé le monde », écrit-t-il dans son livre. Ces paroles ont été prononcées plusieurs dizaines d’années après la fin de la Guerre. Depuis longtemps, Günther Gallisch avait couché sur papier cette histoire vraie qu’il a fini par faire éditer, suite à ce commentaire des plus violents. Bonne idée Monsieur et merci ! Il a une jeunesse heureuse même si sa condition de vie n’est pas évidente, il joue dans les rues de « son » Berlin, qui était une belle et agréable ville, il ne retrouvera plus jamais comme avant, quelques années plus tard après les bombardements. Depuis tout jeune, il est passionné de natation et il a comme projet de participer aux Jeux Olympique de 1936, il s’y entraîne très souvent avec des moniteurs plutôt axés vers le Communisme, mais pour lui la politique n’a pas vraiment d’importance, il est libre dans sa tête et veut le rester, plus tard, la Jeunesse Hitlérienne essayera de le recruter, il n’y adhérera pas. Günther n’est et ne sera jamais un Nazi, juste un Allemand qui est né entre les deux guerres et qui se retrouve bien malgré lui au milieu de la montée du National Socialisme.

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Hitler, Goebbels et Göring. Bundesarchiv-Wikipédia(c)

Il voit plusieurs fois de très près Adolphe Hitler, assiste avec sa Maman à ses discours et à ceux du « Gros Hermann », c’était le surnom d’Hermann Göring ou encore du Docteur Goebbels, mais le petit Gallisch n’acceptera pas ces idées. » La liberté de tout un peuple venait de disparaître au profit d’une dictature » écrit-il à la page 45, il rajoute plus loin « Moins de cinq mois après sa nomination comme Chancelier, Hitler avait réussi à liquider tous les autres partis sur le territoire allemand, y compris ses alliés de la première heure. ». Nous découvrons avec lui l’arrivée des Chemises Brunes et autres SA, SS, Gestapo, l’ouverture du premier camp de concentration, bien avant la guerre, où était interné les opposants à Hitler, non pas des Juifs mais bien des Allemands, les Juifs se sera pour un peu plus tard… Avec la guerre, il s’engage dans la Kriegsmarine, « la Marine est un rêve d’enfant » pour Günther, il y sera Armurier pour le temps du conflit, mais pas sur les théâtres d’opérations, il nous raconte son  affectation en Norvège et ses relations avec les autres marins, équipage comme gradés, avant d’être fait prisonnier en 1945.

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Günther Gallisch à la Krieksmarine. Photo extraite de la couverture du livre

Dans les années 50 Monsieur et Madame Gallisch, une Française rencontré pendant la guerre, immigrent au Québec, son épouse est malheureusement décédée aujourd’hui. Il y entretien aussi une amitié avec… Un ancien Combattants Canadien du Régiment de la Chaudière, Germain Nault. Ennemi il y a plus de 70 ans et ami d’aujourd’hui. En faisant des recherches j’ai lu un article sur un autre Vétéran Canadien qui a un tout autre avis que beaucoup de monde sur ce livre, ce qui est son droit bien évidement, il a fait cette Guerre, il sait de quoi il parle « Non cher Monsieur, les Allemands quoi que vous pensiez, ont tous été des protagonistes et des fidèles du nazisme » dit ce Monsieur dans le Courrier Sud  « …Aussi comme beaucoup d’ex-militaires de l’armée allemande, il tente de minimiser les faits…Il tente de faire passer le peuple Allemand, comme victime innocente forcée de participer à la guerre… » Ecrit-il encore.
Je suis né en 1962, je n’ai heureusement pas connu la Guerre, j’ai juste vu le résultat d’autres guerres comme en Afghanistan, au Kosovo, en Bosnie ou au Liban, je ne peux pas et ne porte aucun jugement. J’ai vécu en Allemagne, à Siegen, dans les années 80 lorsque j’étais Militaire dans les Forces Belges en Allemagne, ma Belle-Mère a été sauvée deux fois par un Allemand de la Wehrmacht à Bruxelles pendant la Guerre pour éviter de se faire écraser par un camion et une autre fois, un autre Militaire Allemand la collé contre un mur pour la protéger d’un bombardement Anglais. Il faut savoir qu’elle avait comme petit ami, qui deviendra son mari, un résistant de la première heure et futur Volontaire de Guerre et qu’elle aidait la Résistance, tout cela pour dire que tous les Allemands n’étaient pas des Nazis pur et dur mais juste des hommes et des femmes entrainés malgré eux par une dictature, comme cela arrive encore de nos jours !  Je termine cet article en pensant que c’est un livre à lire, mais c’est juste mon avis

Vous pouvez vous procurer même à distance le livre numérique Ma vie sous le règne d’Hitler dans notre site Internet www.jcl.qc.ca. Le livre papier peut être commandé également en France sur le site suivant: www.librairieduquebec.fr/

 

Eric de Wallens.(c)
Crédit illustrations:
1) Couverture du livre aux Edition JCL.
2) Portrait de Monsieur Günther Gallisch, extraite du livre.
3) La Potsdamer Platz, archive OM.
4) Portrait des dirigeants du Reich, Bundesarchiv-Wikipédia.
5) Monsieur Gallish à la Krieksmarine, extraite de la couverture du livre.
Extrait de l’intervieuw dans le Courrier du Sud