La Brabançonne

La Brabançonne// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Après des siècles d’esclavage, le Belge sortant du tombeau, a reconquis par son courage, son nom, ses droits et son drapeau. Ces quelques mots sont les premières paroles de la  » Brabançonne « , l’hymne nationale de notre Belgique, elle n’est ni flamande, ni wallonne mais BELGE ! Ce texte, aujourd’hui, est méconnu des plus jeunes, pourtant il n’y a pas si longtemps que cela, la Brabançonne était apprise à l’école.

Les Armoiries Belges

Petit bout d’histoire Belge
Mais quel est son origine, étudions d’abord le nom > BRABANCONNE < Ce titre serait issu du nom d’une des provinces Belges, le Brabant qui est situé au coeur de notre petit pays.
Pour rappel ou pour ceux qui habitent de l’autre côté de la planète, la Belgique est composée de dix Provinces. Quoique… Il y a quelques années encore, la 10ème Province représentait les FBA ; les Forces Belges en Allemagne. Mais ceci fait maintenant partie de l’histoire…

Les combattants de 1830

Donc, notre pays est composé de: La Province de Namur, du Hainaut, de Liège, de Luxembourg, de la Flandre Occidentale, de la Flandre Orientale, du Brabant flamand, du Brabant Wallon, du Limbourg et Bruxelles
Après ce petit cours de géographie, revenons au sujet de cet article, la Brabançonne fut chantée pour la première fois en 1830, vers la fin du mois d’août, le 25 plus précisément, par un dénommé « Lafeuillade », ténor de son époque, il profite d’un entr’acte dans l’opéra qu’il chante ce soir-là, « la Muette de Portici » au Théâtre Royale de la Monnaie ( C’est une date importante dans l’histoire Belge, en effet, ce jour fut retenu comme premier jour de la Révolution qui conduisit, après les sanglantes journées de septembre, notre futur pays à l’indépendance.

 

Le bâtiment blanc, était un café en 1830, et c’est dans cet endroit, établi rue de la Fourche 41 à Bruxelles, que fut chanté la Brabançonne pour la première fois.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il faut savoir, afin de mieux comprendre « la Révolution » que depuis toujours, nous étions sous dominations étrangères et très diverses ; les Romains, les Bourguignons, les Espagnols, les Autrichiens, les Français et les Hollandais. Et oui !
A cette époque nous n’étions pas un pays, mais une Province >Belge< et ce, depuis le Congrès de Vienne en 1815, suite à la défaite de Napoléon 1er à Waterloo. Nous étions alors dirigés par Guillaume d’Orange.

Monument de la Brabançonne Place Surlet de Choquier à Bruxelles // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pour raccourcir cette histoire passionnante, la révolution aboutit à notre indépendance et à la montée sur le trône du premier Roi des Belges, le 4 juin 1831, Léopold de Saxe Cobourg, mieux connu sous le nom de Léopold 1er. Il succéda ainsi au premier Régent de l’histoire de notre pays, le Baron Surlet de Choquier.
La Brabançonne fut remaniée quelques fois, mais à l’origine, c’est un copain de Monsieur Lafeuillade qui écrivit les paroles, il s’agit de Louis-Alexandre Dechet, appelé aussi : JENNEVAL. La musique en fut composée par Monsieur Van Campenhout.
Il faut savoir que Jenneval était citoyen Français, établi chez nous, il mourut à Lierre en combattant pour notre liberté en 1830 !
Terminons ce petit bout d’histoire par les

Le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

paroles de la Brabançonne , la version suivante est écrite par l’un de nos Premiers Ministres d’alors, Charles Rogier.
1)Après des siècles d’esclavage
Le Belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau
Et la main souveraine et fière
Peuple désormais indomptable
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Grava sur ta vieille bannière
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

 

La Place des Martyrs à Bruxelles. C’est au pied de ce monument que sont enterré les morts des combats de 1830// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

2) Marche de ton pas énergique
Marche de progrès en progrès
Dieu qui protège la Belgique
Sourit à tes mâles succès
Travaillons, notre labeur donne
A nos champs, la fécondité
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

Photographe et reportage : Eric de Wallens.
Illustrations:
Les combats de 1830 devant le Parc Royal: La Dynastie Belge d’Henri Dumont au éditons JM Collet.
La partition de la Brabançonne: Archives Eric de Wallens.

L’Enclos des Fusilliés de Bruxelles. Cimetière ou terrain à l’abandon ?

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La Belgique et ses Volontaires de guerre, ses Anciens Combattants, ses Résistants et ses… Morts pour la Patrie. Toute une histoire. Dès la fin de la dernière guerre toutes ces femmes, tous ces hommes qui avaient combattus pour la Liberté de notre Royaume étaient oubliés. Oui dès le 8 mai 1945 ! Je parle des dirigeants de notre pays, des politiques. Ce n’est pas moi qui le dit. J’ai souvent entendu cela en reportage auprès des personnes qui ont sacrifiés leur jeunesse pour que nous puissions vivre libre. Mais nous les Belges des deux sexes qui sommes « Le Bon Peuple » nous n’avons pas oublié !

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Pour la petite histoire, le Tir national, démoli le 29 avril 1963 était construit sur un terrain appartenant à la Défense National, il avait remplacé le premier Tir national alors installé Place Dailly. Qui deviendra une caserne et l’Etat-Major Général à l’époque. Aujourd’hui, c’est un enclos rectangulaire perdu entre les bâtiments de la RTBF et des immeubles d’habitations, Rue du Colonel Bourg. C’est très gris, quoique entouré de verdure et nous pouvons encore voir une butte du Tir national. En plus des tombes, un petit mémorial à la mémoire des prisonniers politiques belges inconnus de la dernière guerre a été inauguré en 1970. Sur celui-ci il y a une urne contenant des cendres des victimes des camps de concentrations.

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C’est là que furent fusillés des résistants, femmes et hommes lors des deux guerres mondiales des  Belges tels Edith Cavell, Gabrielle Petit ou Philippe Baucq entre 1915 et 1916, mais aussi quelques Français. Les allemands avaient gardé la mauvaise habitude de fusiller, ils recommencèrent quelques années plus tard en tuant, entre-autre, André Bertulot, Arnaud Fraiteur et Maurice Raskin en 1943
Chaque année au mois d’avril, une cérémonie y est organisée. C’est bien le seul moment ou un personnage politique, femme ou homme, vient montrer le bout de son nez. Ou bien vient se montrer. J’hésite… Sans même remarquer ou s’inquiéter du manque d’entretien du site.

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En dehors de cela, ils ne font rien pour entretenir, donner un bon coup de jeune, de restauration etc…Les mots ne sont pas importants. C’est de l’action qu’il faudrait dans ce lieu de mémoire recouvert de 365 croix, sauf si l’une d’entre elles est tombée faute d’entretien. Il n’y a pas un centimètre de pelouse sur les tombes, rien que de la terre.  Ces croix et les étoiles de David sont d’un autre âge. Des stèles, des plaques commémoratives, des photos sont cassées ou illisibles. Ce coin est gris, sale et inhospitalier. Voilà pour l’inventaire.
J’ai déjà plusieurs fois soulevé la question pour la remise en ordre de l’Enclos des fusiliers. La réponse est toujours la même « Il n’y a pas d’argent » Ah bon ! Pas d’argent en Belgique… Il y a aussi le « ce n’est pas moi, c’est l’autre », histoire de ne pas prendre de responsabilité ! Ont-ils ou elles demandé d’être payé pour se faire tuer en défendant notre Pays, notre Liberté ??

// Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Gabrielle, Edith, Prosper, Jules, Charles, Louis, Arnaud, André, Youra, Jacques, Victor, Georges et tous les autres ! Qu’ont-ils fait pour mériter cela. C’est honteux et lamentable. Vivants comme morts, ces femmes et ces hommes résistent à la connerie humaine.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

La Fête Nationale du Québec

Le drapeau Québécois.//Eric de Wallens(c)

Chaque pays à sa fête nationale, le 21 juillet pour la Belgique, le 14 du même mois pour la France, le 4 toujours en juillet pour les Etats-Unis. Et, c’est amusant, le 1er jour du 7ème mois de l’année pour le Canada. Ce serait amusant de creuser un peu afin de savoir pourquoi le mois de juillet est si populaire. Mais ce n’est le but de ce « papier ». Au Québec, la date de ce grand jour est le 24 juin. Pourtant le Québec n’est pas un pays. Il est toujours officiellement une province du Canada. Bon et alors, c’est avant tout la fête des Québécois et ils vivent où ces gens-là ? Au Québec. C’est une nation dans une nation.

Le Parlement Canadien à Ottawa.// Eric de Wallens(c)

Mais ne faisons pas de politique, Objectifmag.be est apolitique. Voyons plutôt le côté historique. Au départ, c’était une fête païenne qui célébrait le solstice d’été par un grand feu. Pas ici, non, mais à l’autre bout du monde en Europe. N’oublions pas que le Québec est formé, en plus des autochtones d’une grande majorité d’Européen. Ils sont arrivés avec leurs festivités. La France est souvent associés à ce mouvement de foule. Et les Belges alors ?

Comédiens au Village Québécois d’Antan.//Eric de Wallens(c)

Or donc, dans ce pays voisin de ce qui n’était pas encore la Belgique, nos amis Français ont associés cette fête à Jean ayant vécu dans l’entourage de Jésus. Le même qui l’a baptisé. D’où Jean le Baptiste devenu plus tard, Saint-Jean Baptiste. Mais je ne vous apprends rien.
Près de 200 ans après l’arrivée du premier Français, en 1827, un collègue, le journaliste Ludger Duvernay achète un journal, « La Minerve » afin de le faire prospérer. Il est également le Président d’une société « Aide-toi, le ciel t’aidera » C’est important à savoir pour la suite. En effet une idée germe dans son cerveau : « Pourquoi ne pas refaire vivre la tradition de la Saint-Jean Baptiste ? » se dit-il.

Québec, capitale du Québec avec dans le fond, le St Laurent.//Eric de Wallens(c)

Ceci avec l’idée secrète de donner au Français du coin, une fête nationale. A cette époque les Anglais sont toujours très présents dans cette contrée appelée : Bas Canada. Lors de la première fête, ils ne sont pas très nombreux, juste une soixantaine de notables autour d’un banquet organisé dans le jardin d’un Avocat, John Mc Donnell. Qu’à cela ne tienne, c’est un petit succès bien relayé dans la presse de l’époque.
L’année suivante, d’autres fêtes seront organisées dans la région.

Modèle d’une plaque d’immatriculation du Québec avec sa devise: Je me souviens.//Eric de Wallens(c)

Mais tout ne se déroule pas comme prévu, la Rébellion des Patriotes couve. Nous en avons parlé précédemment dans un article. Et 1837 arrive. Arrêt total de cette célébration. Duvernay part en exil pendant cinq ans. Plus de société ni de journal jusqu’à son retour en 1842.
Reviennent avec lui « La Minerve » mais aussi et surtout la Fête Nationale qui va se développer de plus en plus pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

Photos et reportage : Eric de Wallens ©
Crédit illustration de la plaque d’immatriculation: Google.

QUICHE DE COURGETTE A LA MOUTARDE

Pour 2 ou 4 personnes,
C’est un repas vite préparé au retour du marché, suivi d’un petit dessert tout simple :
Ingrédients :
2 petites courgettes ou une grande, coupée(s) en fines rondelle(s),
50 gr de jambon cuit  en petits cubes (en France, on dit « jambon blanc »),
1 c à s bombée de moutarde douce ou crémeuse,
1 c à s bombées d’orties séchées ou de persil en poudre,
3 œufs entiers, battu et mélangés à du lait, sel, poivre et curcuma (1 c à c),
1 verre de lait,
Fromage rappé : Gruyère ou Emmenthal ou les deux mélangé en quantité égale,
Beurre ou margarine,
1 rond de pâte brisée.

Préparation :
Faire chauffer le four à 200 ou 220 °,
Etaler la pâte dans un moule à tarte (25cm).
Tapisser le fond avec la moutarde,
Répartir la première couche de rondelles de courgette,
Ajouter dessus les cubes de jambon cuit,
Parsemer la poudre d’ortie ou de persil (sec ou frais et haché menu),
Battre les œufs entier avec le lait « et les épices,
Verser l’ensemble dans le plat, bien répartir sur les ingrédients,
Parsemer généreusement de fromage rappé par-dessus,
Déposez des petites parcelles de beurre ou de margarine sur le tout.
Enfourner et laisser cuire à 220° pendant 25 minutes.

Dessert :
A préparer dans des bols individuels ;
1 banane (par personne),
2 fraises coupées en 4 ou 6 morceaux,
Une fois la répartition faite, arroser avec du sirop d’érable.
Une pointe de crème fraiche  dessus n’est pas interdite.

Bon appétit.

HvZ Texte et illustration (c)

Desmond Thomas Doss, un homme commun hors du commun

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Desmond T Doss

Dieu, aide-moi à en sauver un de plus. Desmond est né le 7 février 1919 à Lynchburg en Virginie. Son papa était un vétéran américain de la 1ère guerre mondiale. Ils étaient partis à quatre combattre en France. Il en est revenu transformé, traumatisé et seul. Ses meilleurs copains sont morts. Il en est devenu alcoolique et violent à la maison. Un jour son père va trop loin avec sa maman, Desmond braque une arme sur lui, mais ne tire pas. Depuis ce jour il s’est juré de ne jamais plus porter une arme. De plus, ses convictions religieuses lui interdisent de tuer. C’est dans cet univers que le petit Doss a grandit avec son frère.

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Le badge de la 77ème Division d’Infanterie

Cela ne va pas l’empêcher de s’engager à l’Armée. Il est volontaire pour aller au combat. En 1942 il va signer son contrat dans un bureau de recrutement. Il suit comme cela son frère déjà parti pour l’Armée. Mais Desmond est objecteur de conscience ; il sera infirmier au 1er bataillon du 307ème régiment d’infanterie de la 77ème DI. Pour lui son passage au centre d’instruction à Fort Totten dans le Queen, ne va pas être une chose facile. Tout le monde le prend pour un lâche, ses chefs en premier. Pourtant il réussit tout ses test sauf… Le tir au fusil. Il ne touchera jamais une arme. Ses ennuis vont le conduire jusqu’au Tribunal Militaire, mais grâce l’intervention de son père et d’une loi, il ne sera pas viré de l’armée et pourra, enfin, pouvoir suivre ses cours d’infirmier.

Le caporal Doss sera envoyé dans le Pacifique avec son unité. Il passera par l’île de Guam où il fera déjà preuve de courage en soignant sur le terrain les G.I.s blessés. En 1945 il débarque à Okinawa, où les combats seront d’une violence extrême. Les Japonais n’ont peur de rien et tuent les infirmiers en premier afin de démoraliser les troupes. Il était le seul infirmier à parcourir le champ de bataille sans armes. Uniquement avec son matériel de premier soin. Arrivé dans cette nouvelle zone de combat, les choses commencent difficilement. Avant d’atteindre le nouveau théâtre d’opération, lui et ses copains du bataillon sont devant une falaise de 120 mètres de haut à gravir sur un filet de cordage.

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En haut sur la photo, Desmond à Okinawa

En haut c’est l’enfer. Explosions de tous calibres, tirs d’armes lourdes et légères. Combats au corps à corps baïonnette au canon. Desmond est partout à la fois. Au péril de sa vie, il va de blessé en blessé afin de soigner et soigner encore. Il n’hésite pas à monter jusqu’à 8 mètres des lignes ennemies et de mettre à l’abri ses copains blessés afin de les panser pour ensuite revenir avec eux et les faire évacuer.

La contrattaque est tellement violente que les américains se replient tout en laissant des gars sur le terrain. Ils doivent même redescendre la falaise. Desmond restera dans la zone toute la nuit à la recherche de blessés. Il va en redescendre jusqu’au matin, américains comme japonais. En se disant à chaque fois : « Dieu, aide-moi à en sauver un de plus ». L’Armée ne retiendra que le nombre de 75. Oui, lui tout seul va les transporter jusqu’à l’échelle et les descendre au bout d’une corde afin qu’ils soient récupérés par les infirmiers en bas.

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La Purple Heart

Il sera blessé aux jambes et au bras, ce sera à son tour d’être évacué au poste de secours avant d’aller à l’hôpital pour y être soigné. Peu de temps avant d’être démobilisé en 1946, il attrapera une tuberculose. Desmond devra suivre des soins pendant cinq ans. Il sera l’un des rares objecteurs de consciences à recevoir onze décorations dont trois Purple Heart. Il nous a quitté le 23 mars 2006 pour rejoindre son épouse morte quelques années avant lui.

Je terminerai cet article en signalant qu’un film, réalisé par Mel Gibson, raconte cette partie de sa vie.

Eric de Wallens Crédit illustration : Wikipédia et archive personnelle.

Pour en savoir plus >CLIC<

 

Le monument Kusy, 73 ans après.

_DSC2011Eric de Wallens (c)

Le monument Kusy à Baelen // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Monsieur l’Echevin Robert Janclaes, Monsieur Christian Delgoffe, Secrétaire Générale Servio et Maître principal en retraite. Monsieur de Wallens, membre de l’Association des journalistes périodiques Belges et étrangers et Administrateur à la Royal Union des Fraternelles des Anciens combattants. Madame Murieen Jenna, technical sergeant Latisha Speaks, senior airman Marisol Zamora, ssgt Daquan P. McLean de l’US Air Force (Basé à Spangdahlem en Allemagne). Messieurs les représentants des Associations Patriotique. Chers amis porte-drapeaux. Mesdames, Messieurs, merci d’être présent à cet cérémonie du souvenir.

_DSC2072Eric de Walens(c)

Discours de Monsieur Marcel Enstipp // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

C’est en ces termes que Monsieur Marcel Enstipp, l’organisateur de la cérémonie débutait son discours. En effet ce samedi 31 juillet 2016 à 16h00 le rendez-vous était donné devant le monument Kusy à Baelen, afin de commémorer la mémoire de l’équipage du B-17 « Flying Jenny » dont le Lieutenant Kusy était le co-pilote. Son corps a été retrouvé à quelques dizaines de mètres de ce monument. Dans le champ juste derrière. La mission de cet avion était d’aller bombarder les usines de Feiseler Storch à Kassel, en Allemagne.

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A droite, Monsieur l’Echevin Robert Jeanclaes et à gauche la technical sergeant Latisha Speaks // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Au retour le Squadron dont faisait partie ce B-17 a été la cible de la chasse ennemie et fut touché. Les dégâts étaient si importants que le pilote a décidé de quitter la formation. Le lieutenant Kusy, blessé par des éclats de 20mm a été poussé par ses copains hors de l’avion. Son parachute ne s’est pas ouvert convenablement, semble-t-il et il s’est écrasé au sol. Il était probablement déjà mort de ses blessures comme trois autres membres de l’équipage. Les six autres seront capturés par les Allemands. Aujourd’hui le lieutenant Kusy repose au cimetière d’Arlington aux USA.

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Salut au drapeau lors des hymnes nationaux de nos deux pays. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Comme dans toutes cérémonies, des fleurs ont étés déposées au pied du monument par la délégation Américaine, mais aussi par monsieur l’Echevin Janclaes. Pour la petite histoire, la grosse pierre qui le compose provient du chantier du TGV qui a été construit à quelques kilomètres de là et qui rejoint Bruxelles à Köln. C’est un endroit à visiter si vous êtes dans la région, ou passionné par l’histoire, c’est aussi un lieu de mémoire. Vous allez me dire : « Oui c’est un monument comme les autres ». Peut-être… Quoique chaque monument a une histoire derrière. Ici c’est en souvenir de cet équipage qui a combattu pour notre liberté. Il ne faut pas l’oublier. Parler d’un mort continue à le faire vivre !

_DSC2144Eric de Wallens (c)

De gauche à droite, Eddy l’ami indispensable de monsieur Enstipp, à ses côtés. Ce sont les deux passionnés par cette histoire qui sont continuent à faire vivre ce monument. La technical sergeant Latisha Speaks, la senior Airman Marisol Zamora et le ssgt Daquan P. McLean. // Eric de Wallens(c)www.Objectifmag.be

Mon nom a été cité deux fois lors de cet événement, une fois vous l’avez lu et une fois dans les remerciements : « Je voudrais spécialement remercier Monsieur de Wallens pour son aide, qui nous a permis de prendre contact avec le fils de William David, membre de l’équipage du Flying Jenny. » C’est bien la première fois que cela m’arrive, je ne m’y attendais pas, surtout que j’étais là juste pour « couvrir » la cérémonie. Et je n’ai pas l’habitude de parler de moi. Cela n’a aucune importance. Mais d’un autre côté, je suis content que l’article que j’ai écrit en 2013 sur cette histoire a permis à la famille de ce militaire de l’US Air Force de savoir que dans ce petit coin de notre beau Royaume des Belges pensent encore aux anciens qui ont combattus pour la liberté.

Pour lire l’article dont je parle >> CLIC <<
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Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Memorial Day 2016

_DSC9883Eric de Wallens (c)

Memorial Day 2016 // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Ce 28 mai 2016, la Belgique comme les Etats-Unis se souviennent des militaires tombés sur notre territoire lors de la seconde guerre mondial. Le Memorial Day. En Wallonie la Belgique a offert aux USA deux terrains sur lesquels furent ouvert des cimetières militaires. Henri-Chapelle dans les Cantons de l’Est et Neuville-en-Condroz au-dessus de Liège. En ce qui concerne le côté Néerlandophone de notre pays, c’est à Waregem, en Flandres Occidentale que reposent les jeunes gars tombés pour notre liberté.

_DSC0039Eric de Wallens (c)

A gauche, Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis Denise Campbell Bauer, ensuite le représentant de sa Majesté le Roi et de la Présidente du Sénat, madame Christine Defraigne. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Je le dis souvent, dans toutes cérémonies militaires, il y a des discours et autres dépôts de fleurs. Cette année nous avons écoutés Mr Le surintendant du cimetière américain, Mr Michael Yasenchak, l’Aumônier militaire US, Mr Le Bourgmestre de Neupré, Monsieur Cortis, sans oublier Madame l’Ambassadrice des USA, Denise Campbell Bauer et le vice-amiral John N. Christenson, USN. Il est le représentant militaire des Etats-Unis auprès de l’OTAN. Les enfants ne sont pas oubliés, cette année ce sont les élèves de l’école de Rotheux qui on eut l’honneur de chanter les hymnes nationaux Belge et Américain. S’en suivit le dépôt de gerbes.

_DSC0196Eric de Wallens (c)

La délégation des Volontaires de guerre des 4ème et 21ème bataillon de fusiliers. // Eric de Wallens (c) Objectifmag.be

Comme chaque année, la foule était bien présente dans ce cimetière. Les anonymes comme les personnalités politiques régionales ou nationales. Mais le plus important ce sont les anciens combattants, les résistants, les volontaires de guerre encore bien alertes et toujours « sur le pont ».

_DSC8581Eric de Wallens (c)

Les élèvent de l’école de Rotheux chantent les hymnes nationaux Belge et Américain. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Le Mémorial Day est une tradition américaine remontant à la Guerre de Sécession, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Décoration Day, ancêtre du Mémorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Kokotovich Archive Eric de Wallens (c)

Martha Serbe et Saul Kokotivich. Marié le 8 juillet 1944, avant de partir pour l’Europe. // Archive Eric de Wallens (c)

Je repense souvent à un reportage que j’avais réalisé le 21 juin 2002 au cimetière d’Henri-Chapelle. Ce jour-là, trois vétérans Américains étaient enterrés dans ce jardin de pierres. Les PFC Saul Kokotovich et Jack C. Beckwith ainsi que le Sergent Frederick F.Zimmerman. Ils appartenaient au 395ème régiment d’infanterie de la 99ème division d’infanterie US. Ils ont étés portés disparu lors des combats dans la forêt de Huertgen, en Allemagne, le 15 décembre 1944. Les corps ont étés retrouvés par hasard en 2001. Les familles ont décidés qu’ils reposeraient avec leurs copains, en Belgique et dans ce cimetière.

 

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Photographe et reportage : Eric de Wallens

Décès de Paul Philippot

Paul Philippot 1960 ICCROM

Paul Philippot dans les années 60 (© ICCROM)

L’une des dernières grandes figures belges de l’Histoire de l’Art et de la conservation-restauration est décédée le 15 janvier dernier dans l’indifférence médiatique générale. A peine l’information a-t-elle percé sur les réseaux. Consternant ! La Belgique n’a jamais su reconnaître ses véritables talents, mais nous touchons ici le fond.Outre sa stature locale, Paul Philippot était une figure internationale majeure de la conservation-restauration au XXe siècle. C’est à lui, entre autres, que tous les restaurateurs du monde doivent la règle de base de toute intervention : stabilité, lisibilité et réversibilité.

Né le 8 février 1925, il est Docteur en Droit et en Histoire de l’art et Archéologie de l’Université Libre de Bruxelles où il a principalement enseigné de 1955 à 1995. Il étudie également à Rome à l’Istituto Centrale per il Restauro avec Cesare Brandi, dont il était un ami. Sa carrière l’a conduit à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique, au Musée du Louvre, puis à l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels, Rome) dont il fut le Directeur adjoint de 1959 à 1971, avant d’en devenir Directeur général de 1971 à 1977, au départ à la retraite d’Harold Plenderleith (1898-1997), autre géant de la discipline.

Il a continué jusque dans ces dernières années à être consulté ou à collaborer à différents travaux. Sa longue bibliographie, consultable sur le site de l’Association du Patrimoine Artistique, permet de comprendre la richesse de sa pensée et l’étendue de ses compétences. Une biographie très complète se trouve sur le même site, ainsi qu’un très bel hommage que lui rend également l’ICCROM, dont il a été l’un des fondateurs.

Ses articles les plus marquants ont été réunis par Catheline Périer-d’Ieteren, en collaboration avec Brigitte D’Hainaut-Zveny en 1990 dans : Pénétrer l’art. Restaurer l’œuvre. Une vision humaniste.

Enfin, CEROART a publié en 2010 une intéressante interview qui peut être lue comme un dernier message aux générations qui le suivent.

Un registre de condoléances et d’hommages est ouvert sur internet.

Gérard de Wallens

 

 

Les pistes de ski sont ouvrent en Province de Liège

NEIGEDepuis quelques jours, la neige tombe suffisamment en province de Liège pour ouvrir les premières pistes de ski. Forte du statut de province belge jouissant de la plus grande offre touristique du pays en matière de plaisirs d’hiver, la Fédération du Tourisme de la Province de Liège (FTPL) recense les lieux et les moyens mis à la disposition du public pour en profiter pleinement, dans une Carte des neiges.

Les pistes de ski de la province de Liège ouvrent leurs portes.Quelles sont-elles et quels sont les moyens mis à la disposition du public pour y profiter au maximum des plaisirs d’hiver ?

 Avec 26 stations de ski de fond pour un total de 900 km de glisse; 5 pistes de ski alpin ; 7 pistes officielles de luge et de nombreux centres de locations de raquettes et de skis, la province de Liège est la plus riche en Belgique en matière d’infrastructures touristiques dédiées à la poudreuse.

Afin d’avoir une vue d’ensemble de cette offre, la FTPL propose cette année encore une Carte des neiges consultable sur son site Internet www.liegetourisme.be (onglets Bouger/Sports d’hiver). Cette carte, claire et assortie d’informations pratiques, permet d’identifier en un coup d’œil les routes qui mènent aux pistes. « Afin de ne pas se déplacer inutilement, les numéros d’appel et site Internet permettant de consulter l’état d’enneigement des sites, 24H/24 et en temps réel, y sont également mentionnés » précise Paul-Emile Mottard, Président de la FTPL. Une référence pour les milliers d’heureux qui envisagent de s’élancer cette année sur les hauts plateaux de la province de Liège, au cœur de cette nature intense.

Enfin, si vous souhaitez profiter des nombreux événements organisés en province de Liège durant cette période froide, le Magazine de l’Hiver dans lequel est insérée la Carte des neiges en version détachable, vous attend gratuitement dans toutes les Maisons du Tourisme de la province de Liège, à la Maison de la Province du Canton de Hannut, dans les différentes antennes d’information de la Province de Liège (Waremme, Verviers, Huy et Eupen), dans les hôtels et une large majorité des meublés, gîtes, chambres d’hôtes, Syndicats d’Initiative et Offices du Tourisme de la province. Il est également téléchargeable sur le site Internet de la FTPL : www.liegetourisme.be.

Source: Province de Liège

 

Les F-16 Belges partent surveiller l’espace aérien Balte

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

F-16 Belge. // Eric de Wallens (c) www.objectifmag.be

Un détachement de quatre F-16 belges participe dès ce mardi 5 janvier à la 40e rotation de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing (BAP). C’est la cinquième fois depuis 2004 que des avions de la composante Air belge survolent les pays baltes pour empêcher des vols non autorisés dans l’espace aérien de l’OTAN. Nos avions et leurs équipages seront prêts à décoller à toute heure, sept jours sur sept.

Quatre F-16 belges, deux de Kleine-Brogel et deux de Florennes, et une cinquantaine de militaires partent ce mardi 5 janvier pour Ämari, en Estonie, où ils seront basés. Le contingent belge se compose essentiellement de pilotes, de techniciens et de personnel en charge du soutien logistique.

Notre détachement relève une unité allemande. La mission sera reprise par les Belges lors d’une courte cérémonie officielle le 7 janvier. Des représentants des Etats membres impliqués dans cette mission participeront à cet événement.

En 2004, notre pays était le tout premier Etat membre de l’OTAN à mettre à disposition un contingent dans le cadre de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing. Outre la Belgique, 15 autres Etats membres participent à tour de rôle à la surveillance de l’espace aérien des pays baltes. De janvier à août 2015, notre pays avait envoyé un détachement de quatre avions de chasse dans le cadre de cette mission. Ils opéraient depuis la base aérienne de Malbork, en Pologne.

Source : Service de Presse de la Défense
Photo: Eric de Wallens (c)