Le Memorial Day

Le Memorial Day. Tiens, mais qu’est-ce que c’est ? Voilà une bonne question. Les américains ont le culte des vétérans, des anciens combattants, des volontaires de guerre, ce n’est pas comme en Belgique. Dans notre pays certains préfèrent les oublier. Cette tradition américaine remonte à la Guerre de Sécession, où, à cette époque, les tombes des soldats tués au combat étaient décorées de fleurs. Mais ce n’était pas suffisant, le 5 mai 1868, le Général John Alexander Logan en fait une journée particulière. Et le 30 mai de la même année, le Decoration Day, ancêtre du Memorial Day, sera célébré pour la première fois au cimetière d’Arlington. Ce n’est que quelques années plus tard, en 1882, que cette cérémonie sera connue sous le nom actuel et honorera tous les soldats tués lors des autres guerres aussi.

Le Mardasson // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Chaque année à la même période fin mai, début juin, se déroule le Mémorial Day. De par le monde, des milliers d’américains se rassemblent dans les cimetières militaires US afin de participer à une cérémonie en l’honneur des soldats morts au combat et enterrés loin de chez eux. Dans notre beau Royaume de Belgique, nous avons trois « jardins de pierres », à Waregem, Henri-Chapelle et Neuville-en-Condroz. Sans oublier le Mardasson à Bastogne. Là, ce Mémorial témoigne de la reconnaissance Belge aux troupes américaines venues combattre dans la région durant l’hiver 1944 -1945.

Trois Volontaires de guerre du 4ème Bataillon de Fusiliers // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

L’histoire a tendance à ne retenir que les GI’s, c’est vrai que dans le périmètre de Bastogne il était nombreux. Mais Il y avait aussi des militaires des 5ème et 6èmebataillon de fusiliers, bien belge ces deux unités. C’est unité étaient rattachées à la 3ème Armée US. Un peu plus haut, en remontant vers l’Allemagne, dans la région de Liège et proche de la Province du Limburg, était stationné le 4ème bataillon de fusiliers, rattaché, lui, à la 9ème Armée US. Ceux-ci gardaient les ponts et les axes routiers importants afin d’éviter une arrivée de renfort Allemands.

Portes drapeaux et écoles assistent au Memorial Day au cimetière US de Neuville en Condroz // Eric de Wallens(c)Objectifmag.be

Quoiqu’il en soit, Il n’y a pas que des américains qui assistent à cette cérémonie, chez nous, comme partout, le publique est invité à se recueillir en compagnie d’anciens combattants et Belges, ainsi que diverses Associations Patriotiques comme la Royal Union des Fraternelles des Anciens Combattants (RUFAC), la Fédérations National des Anciens Combattants (FNC) ou Servio pour ne citer qu’eux.

 

Reportage et archives photos : Eric de Wallens ©

Cérémonie 2014 aux trois bornes

Les trois frontières Pierre Roiseux

La stèle Pierre Roiseux (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

L’année 2014 est importante pour l’histoire de notre Royaume de Belgique et aussi, ne soyons pas chauvin pour le reste du monde, en effet, c’est l’année du centenaire de la Première Guerre Mondiale et du 70ème anniversaire de notre libération. Partout dans notre pays comme ailleurs sont organisées des cérémonies en souvenir de ces tristes périodes qui ont marqués le monde. En ce qui concerne la deuxième guerre, nombre de Résistants tous réseaux confondus ou de Volontaires de Guerre sont heureusement encore parmi nous et pour eux, une nouvelle cérémonie était organisée, comme chaque année, aux trois bornes ce samedi 30 août 2014.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Monsieur le Bourgmestre de Plombière Thierry Wimmer et ses Echevins déposent les fleurs au pied de la stèle (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

Trois bornes ? A une certaines époques, elles délimitaient la frontières entre deux pays, et comme vous le savez, notre Belgique a au Nord la mer du même nom, qui n’est pas vraiment une frontière, mais elle se situe dans le haut de la carte et nous positionne pour comprendre la suite. A notre gauche, l’Ouest il y a la France, en dessous, le Sud, c’est le Grand-Duché de Luxembourg, à droite, l’Est, c’est la Hollande et l’Allemagne juste à côté. Pour ceux qui n’ont pas compris, nous avons nos trois bornes ou trois frontières entre la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, dans les Cantons de l’Est à Gemmenich.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Le défilé des Portes Drapeaux dans les rues de La Calamine (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

C’est au-dessus de cette colline de 332 mètres d’altitude, qu’une stèle a été érigée en souvenir du premier Volontaire de guerre Belge Pierre Roiseux tué face à l’ennemi, il est mort le 25 décembre 1944 à l’âge de 20 ans en sautant sur une mine. Ce monument nous le devons à ses parents, Pierre faisait partie du 6ème Bataillon de Fusiliers, rattaché au VIIème Corps de la 1ère Armée U.S. pour lui la guerre s’est arrêté ici, mais son Bataillon a participé à la campagne d’Allemagne, ils ont été jusque Leipzig, l’endroit même de la jonction avec les troupes de l’U.R.S.S. Nous leurs devons aussi la libération du camp de concentration de Dora.

Les trois frontières Pierre Roiseux

Monsieur le Ministre-Président de la Communauté Germanophone Oliver Paasch (c) Eric de Wallens www.objectifmag.be

Cette journée a réuni plus de 80 portes drapeaux, dont les deux plus jeunes de Belgique, ils ont 15 ans, l’une s’appelle Marie Beeckmans et porte fièrement les couleurs de l’UFAC (l’Union des Fraternelles d’Anciens Combattants) et l’autre c’est Guillaume Vander Vorst, son drapeau est celui du 4ème Bataillon de Fusiliers. De Gemmenich à la Calamine, il n’y a que 8 minutes, c’est en voiture que nos portes drapeaux font la route pour assister à la deuxième partie de la cérémonie qui était comme d’habitude entre coupé de discours et de dépôt de fleurs. Qui était présent ce jour-là, cela serait trop long à tous les nommés, retenons en quelques-uns, Monsieur François Roberti-Linterman, Président du 4ème Bataillon de Fusiliers, Monsieur Henri Tayman, le Secrétaire du bataillon, Monsieur Gilbert Beeckmans, Président de l’UFAC, Monsieur Gaston Schroeder du 34ème Bataillon de Fusiliers et organisateur de la journée. N’oublions pas non plus les autorités civiles avec Monsieur le Ministre-Président de la Communauté Germanophone, Olivier Paasch, Messieurs les Bourgmestres de La Calamine et de Plombière, Louis Goebbels et Thierry Winner suivit par les Echevins.

Eric de Wallens.