La Fête Nationale du Québec

Le drapeau Québécois.//Eric de Wallens(c)

Chaque pays à sa fête nationale, le 21 juillet pour la Belgique, le 14 du même mois pour la France, le 4 toujours en juillet pour les Etats-Unis. Et, c’est amusant, le 1er jour du 7ème mois de l’année pour le Canada. Ce serait amusant de creuser un peu afin de savoir pourquoi le mois de juillet est si populaire. Mais ce n’est le but de ce « papier ». Au Québec, la date de ce grand jour est le 24 juin. Pourtant le Québec n’est pas un pays. Il est toujours officiellement une province du Canada. Bon et alors, c’est avant tout la fête des Québécois et ils vivent où ces gens-là ? Au Québec. C’est une nation dans une nation.

Le Parlement Canadien à Ottawa.// Eric de Wallens(c)

Mais ne faisons pas de politique, Objectifmag.be est apolitique. Voyons plutôt le côté historique. Au départ, c’était une fête païenne qui célébrait le solstice d’été par un grand feu. Pas ici, non, mais à l’autre bout du monde en Europe. N’oublions pas que le Québec est formé, en plus des autochtones d’une grande majorité d’Européen. Ils sont arrivés avec leurs festivités. La France est souvent associés à ce mouvement de foule. Et les Belges alors ?

Comédiens au Village Québécois d’Antan.//Eric de Wallens(c)

Or donc, dans ce pays voisin de ce qui n’était pas encore la Belgique, nos amis Français ont associés cette fête à Jean ayant vécu dans l’entourage de Jésus. Le même qui l’a baptisé. D’où Jean le Baptiste devenu plus tard, Saint-Jean Baptiste. Mais je ne vous apprends rien.
Près de 200 ans après l’arrivée du premier Français, en 1827, un collègue, le journaliste Ludger Duvernay achète un journal, « La Minerve » afin de le faire prospérer. Il est également le Président d’une société « Aide-toi, le ciel t’aidera » C’est important à savoir pour la suite. En effet une idée germe dans son cerveau : « Pourquoi ne pas refaire vivre la tradition de la Saint-Jean Baptiste ? » se dit-il.

Québec, capitale du Québec avec dans le fond, le St Laurent.//Eric de Wallens(c)

Ceci avec l’idée secrète de donner au Français du coin, une fête nationale. A cette époque les Anglais sont toujours très présents dans cette contrée appelée : Bas Canada. Lors de la première fête, ils ne sont pas très nombreux, juste une soixantaine de notables autour d’un banquet organisé dans le jardin d’un Avocat, John Mc Donnell. Qu’à cela ne tienne, c’est un petit succès bien relayé dans la presse de l’époque.
L’année suivante, d’autres fêtes seront organisées dans la région.

Modèle d’une plaque d’immatriculation du Québec avec sa devise: Je me souviens.//Eric de Wallens(c)

Mais tout ne se déroule pas comme prévu, la Rébellion des Patriotes couve. Nous en avons parlé précédemment dans un article. Et 1837 arrive. Arrêt total de cette célébration. Duvernay part en exil pendant cinq ans. Plus de société ni de journal jusqu’à son retour en 1842.
Reviennent avec lui « La Minerve » mais aussi et surtout la Fête Nationale qui va se développer de plus en plus pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

Photos et reportage : Eric de Wallens ©
Crédit illustration de la plaque d’immatriculation: Google.

Prends ma place pour une journée avec 18,50$

Sylvie Tardif, coordinatrice de Comsep et l’animateur de la soirée, Françis Dubé de Radio Canada. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Prends ma place avec 18.50$. C’est le défi que lance le Centre d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire (Comsep) à la population de Trois-Rivières (Québec) cette semaine, du mardi 6 juin au vendredi 9 juin 2017. Mais comment ? C’est avec cette somme que des élus de la ville, mais aussi des avocats, des gens de radio, des sociétés, des banques. Bref des Trifluviens doivent préparer deux repas et un dessert. Mais pourquoi ? L’idée du Centre est de sensibiliser, de plonger toutes les équipes de six personnes dans la vie des gens plus démuni.

Magasinage pour l’équipe des conseillers municipaux de Trois-Rivières.//Eric de Wallens(c)ww.objectifmag.be

A 17h00, Sylvie Tardif, Coordinatrice du centre lance le chrono, d’ici 20h00 les équipes du jour ont du pain sur la planche. Après le mot de bienvenue et la lecture des consignes, il est temps d’aller faire l’épicerie dans la grande surface proche du centre. Mais pas en voiture, ce serait trop facile. C’est à pied qu’ils feront le chemin. Comme je le disais, ils sont plongés dans un monde qu’ils ne connaissent pas nécessairement. Celui des personnes vivant dans la pauvreté, donc sans ce moyen de locomotion. Une autre obligation est de respecter un maximum le guide alimentaire Canadien.

L’équipe « La Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières en cuisine. //Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Une difficulté supplémentaire n’a pas été oubliée par Comsep. Celle que rencontre régulièrement cette partie de la population. Savoir lire. Quelques instructions seront données en Chinois et en Espagnol afin d’être au plus près de la réalité.
Les voilà qui déambulent dans les rayons sous les yeux un peu étonnés des clients. Presque aucun ne sera oublié. Mais établir sa liste de course avec cette somme n’est pas chose facile. Une fois à la caisse, certains retourneront échanger un aliment pour un autre afin de ne pas dépasser les 18.50$

Les gagnants du jour, les avocats de Joli-Coeur Lacasse.// Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Au retour en cuisine, les participants ont 1.30h pour cuisiner. Pas de temps à perdre, même si tout se passe dans une agréable ambiance. Il y a du boulot à abattre, il faut impérativement présenter les plats au jury à 20h00.
En fin de soirée, après un échange d’impressions entre les personnes en situation de pauvreté et les participants, Isabelle Hardy, la chef du jury dévoile le gagnant du jour. Il s’agit de l’équipe d’avocat Joli-Cœur Lacasse que nous retrouverons vendredi soir pour la finale. Ils devront se mesurer aux deux autres équipes gagnantes de mercredi et jeudi.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

Comsep est en campagne de financement

La cueillette à l’un des carrefours importants de Trois-Rivières. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Chaque année, Comsep organise une levée de fonds en faveur des plus démunis de la région de Trois-Rivères au Québec. (Près de 4.000 personnes). C’était la semaine dernière, du 22 au 26 mai 2017. Entre dîner spaghetti et cueillette le vendredi aux quatre coins de la ville. Les 132 bénévoles sur le terrain ont récoltés 22.512 dollars ce jour-là à ajouter à l’argent déjà en caisse. Le compteur affiche la somme de 34.771 dollars.
Pour les non-initiés à cette jolie langue Québécoise, une cueillette n’est autre qu’une quête d’argent auprès de la population.

Le centre d’Hébergement « Le Havre ». // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Cette année le Canada a subi d’importantes inondations, le Québec n’y a pas échappé. Et ici dans la région de Trois-Rivières des centaines de personnes ont eu les pieds dans l’eau pendant plusieurs semaines. Cela n’a bien évidement pas laissé Comsep de marbre. 10% de la sommes récoltée va être reversée à la Croix-Rouge en faveur des sinistrés.
Comme un malheur en attire un autre, 500 Dollars ont été aussi donnés au centre d’Hébergement le Havre qui vient de partir en fumée.

Je parle de Comsep sur deux paragraphes. Mais qui se cache derrière ces six lettres ? C’est un Centre d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire.
Entendez Mauricien pour Mauricie et pas pour l’île Maurice. C’est une région administrative du Québec qui englobe entre-autre Trois-Rivières.
Pour en revenir à ce centre, il a été fondé par 12 bénévoles en 1986. Ils étaient conscients du taux d’analphabétisme et voulaient essayer d’y remédier par différents objectifs tel que des ateliers d’alphabétisations, d’éducations ou des services à la communauté. Aujourd’hui la tâche est loin d’être finie. Salariés comme bénévoles sont toujours sur le pont, toute l’année afin de « faire tourner » la friperie, la cuisine et les différents ateliers.

Photographe et reportage : Eric de Wallens ©

 

La journée Nationale des Patriotes

Drapeau des Patriotes utilisé entre 1832 et 1838

Une journée Nationale des Patriotes. Tiens cela existe-il encore ? Et avec ce mot « Patriote » qui semble venir d’un autre temps, d’une autre époque où l’on croyait encore au patriotisme. A son pays, à son drapeau. Sa terre. Et cela représente quoi, un souvenir ? Oui sans doute. Mais se rappeler les anciens, qui peut avoir ce désir au niveau national ? C’est le Québec. En réalité, ce n’est pas un pays. Même si certains le désire, cela reste une des provinces du Canada. Mais elle a une identité très forte et vu sa superficie, elle est plus grande que bien des pays, comme la Belgique.

Illustration d’un Patriote

D’abord cela n’a rien à voir avec la fête nationale qui est le 24 juin. Non, cette journée se tient depuis 2002 le lundi précédent le 25 mai de chaque année. Mais qu’elle est son histoire ?
Comme je le disais, la journée Nationale des Patriotes est célébrée dans tout le Québec et commémore les luttes Patriotes de 1837 – 1838 pour la liberté et la reconnaissance nationale du peuple et de la démocratie. Chaque année elle est célébrée par des événements à caractère historique
Il faut savoir que l’une des premières fête, appelée « du Centenaire » est organisée à Saint-Denis de Richelieu en 1937 pour le centenaire descombats qui se sont déroulés le 23 novembre 1837.

Carte du Bas-Canada

Il faudra attendre 1962 et le 125ème anniversaire pour qu’une journée du souvenir soit organisée chaque année. Cela évolue, mais à l’aise. En effet, en 1982 le gouvernement vote un décret pour que cette journée soit honorée le dimanche avant le 23 novembre. 1994 arrive avec une reconnaissance historique des Patriotes du Bas-Canada et 2002 cette journée sera déplacée au mois de mai comme j’en parlais au début de cet article.

Plan de la Bataille de St Denis.

Des combats, des guerres, les hommes en font depuis qu’ils sont sur terre pour des tas d’idées différentes. Bonnes ou mauvaises, ils aiment le combat et à cette époque, ils n’étaient pas différents. la raison, cette fois, était un manque de pouvoir accordée au Parlement du Bas-Canada par l’Angleterre. Le Québec n’est pas encore le Québec, mais une province, plutôt une colonie Britannique. Même si beaucoup de français ou de personnes d’expression française peuple ces contrées.
Les élus désirent plus d’autonomie, certains veulent même rompre avec la monarchie et que la langue et la culture française soit reconnue.
Arrive 1837 – 1838, une rébellion éclate. 800 Patriotes vont affronter 300 Britanniques qui perdrons les combats. Cette bataille est depuis connue comme celle de Sain-Denis.

Eric de Wallens ©
Crédit Illustration : Wikipédia

Le Québec est sous eau

La rivière Shawinigan à Shawinigan. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Depuis plusieurs semaines, le Québec vit dans l’eau. En effet ce n’est pas moins de 124 villes et municipalités sinistrées. 1326 résidences, 700 personnes évacuées de leur maison. 309 routes sont touchées par la crue des eaux. Pour les anciens c’est du jamais vu depuis 43 ans. L’eau monte depuis le mois de mars suite à la fonte de la neige et à une pluie presque incessante.
En ce qui concerne le manteau blanc qui a recouvert le territoire Québécois, tout n’a pas encore disparu, au Nord de la Tuque, la blancheur recouvre encore le sol par endroit.

L’église de NIcolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Fleuve Saint-Laurent est sorti de son lit en profondeur dans les terres. Il a été demandé aux bateaux de naviguer doucement pour éviter des vagues trop fortes. La rivière St Maurice, la rivière Shawinigan, mais aussi tous les autres cours d’eau sont gonflés. La terre n’en peut plus, elle n’absorbe plus rien.
Et le pire est encore à venir selon le service météo, un long week-end de pluie arrive. Plus de 50mm d’eau en plus d’ici dimanche !

La rivière Nicolet. // Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le fleuve St Laurent à Trois Rivières. // Eric de Wallens(c)objectifmag.be

Les citoyens disposent des centaines de sacs de sable autour des maisons. Mais l’eau s’infiltre partout. Il y a pénurie, plus aucun sac disponible dans les grandes surfaces. Il y a eu une ruée sur les pompes à eau également et les réserves sont à zéro.
L’armée est prête à intervenir, si le gouvernement le demande. Il est temps !
Les ouvriers communaux, les pompiers ainsi que les bénévoles ne savent plus où donner de la tête. La police est également sur le terrain. Il y a quelques jours, deux d’entre eux ont été blessés lors de l’effondrement de la route sous la voiture de patrouille à Sainte-Geneviève de Batiscan. L’eau avait miné le sous-sol. A Saint-Justin, ce sont les occupants d’une maison qui ont été évacués. Une bonne partie du jardin s’était affaissé.

La météo ne semble pas vouloir changer dans les prochains jours. Il faut être patient, mais comment l’être les pieds dans l’eau !

Reportage et photo. Eric de Wallens ©

LES « GRANDS PRIX » AUTOMOBILES dans le collimateur des soucieux de l’Environnement

tropheeandrosMalgré le fait qu’ils soient financièrement de bon rapport, y compris pour leur entourage, ils sont ou seront sommés, un jour ou l’autre, de se convertir à un autre combustible moins polluant… « Cela ne pourra pas se faire rapidement et de ce fait « on » ne pourra pas les interdire », m’a-t-on dit, avec force.

Bien évidemment, en matière de circuit automobile, il n’est question, en Belgique, que du prestigieux circuit de SPA-FRANCORCHAMPS1, presque centenaire. Dans les années 1950, à Léopoldville (Kinshasa – RDC), « Le Grand Prix Automobile de Léopoldville » fut organisé par des passionnés locaux. Dès le premier, en 1955 (m’a rappelé un ami survivant, comme moi), le public se pressa en nombre le long du parcours tracé en plein centre de la ville. Le circuit avait 2 km 400 et comportait 120 tours. En 1958, Paul Frère (1917-2008) avait battu le record à 116 km/heure de moyenne au volant de sa Ferrari ; accidenté, à huit tours de la fin,  il dût abandonner au profit de Pierre Berchem qui réalisa une excellente moyenne de 110 km/h avec sa Lotus d’un jaune flamboyant ! Il y a eu cinq GP ; les tristes évènements de 1960 y ont mis un arrêt prématuré et définitif.

Qui, dans le commun des mortels, se souvient de ces grands noms belges des courses automobiles, dont aussi, Olivier Gendebien (1924-1998), Lucien Bianchi (1934-1969), Thierry Boutsen (1957-), Alain de Changy (1922-1994), Patrick Nève de Mévergnies (1949-), André (1918-1993) et Teddy (1942-) Pilette, Jacky Ickx (1945-) et tant d’autres belges pilotes d’automobiles de courses, dont certains furent plusieurs fois champions ??

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Jean-Pierre Pernaud en pleine action. Photo(c)hvz

En France, depuis 25 ans, existe un petit jeune mais néanmoins très estimé : le TROPHEE ANDROS qui, à l’inverse des autres courses, a lieu sur la glace en divers coins du pays ; «une épreuve incontournable, esthétique et innovante » dit et écrit volontiers Max Mamers, ancien champion automobile français transformé en organisateur, très compétent, d’évènements sportifs et  même culturels.

Cet évènement annuel de l’automobile, devenu célèbre et très festif, a lieu, outre à Andorra,  dans plusieurs  lieux montagnards de France : Val Thorens,  Alpe d’Huez, Isola 2000/Alpes Maritimes, Clermont/Superbesse, Saint Dié des Vosges et sur le circuit des Montagnes de Lans, à l’entrée du Parc du Vercors, où il a eu lieu, les 16 et 17 janvier dernier, pour la vingt cinquième fois. Il s’est également « promené » à Sherbrooke, au Québec.

Un peu de son histoire :

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Voiture électrique. Photo(c)hvz

 

Le Trophée Andros est une aventure menée, depuis trente ans, par deux amis, passionnés dans tout ce qu’ils entreprennent : Frédéric Gervoson, Président de la société Andros (les confitures, compotes et autres délices) et Max Mamers,4,5. Leur soucis, bien avant d’autres organisateurs de courses automobiles, est de respecter l’environnement de la meilleure manière possible, voire absolue à Lans en Vercors, comme dans les autres lieux de France. Cela ne date pas d’hier. En 2009, Max Mamers a inauguré, dans la ville de Pau, la première course mondiale de vitesse, cent pour cent électrique ; depuis, elle fait partie du Trophée Andros. Ces voitures électriques  résultent des « Andros Cars » créés par la société Exagon Engineering4. Etant en balbutiement électrique, toutes les catégories de voitures de courses ou de motos sont loin d’être modifiées.

Nombreux sont ceux qui ont participés à l’Andros, tels Yvan Muller (champion de 1996 à 2006), Luc Alphand, Paul Belmondo, Anthony Beltoise, Jean-Pierre Beltoise, Alain Prost, Ari Vatanen…la liste est longue, y compris féminine. Au 1er décembre 2014, deux cent cinquante et une courses avaient été disputées, dont vingt-quatre à Lans-en-Vercors. Elles ont été suivies par un nombre croissant de public passionné ou simplement curieux, grands et petits. L’arrivée du Trophée Andros est attendue d’une année à l’autre, où qu’il ait lieu. C’est donc bien un événement pérennant à Lans en Vercors comme ailleurs.

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Une boucle du circuit Andros. Photo(c)hvz

Par passion, beaucoup de bénévoles  accourent de toute la France sur les sites du Trophée Andros afin de partager, dans une bonne ambiance, les différentes tâches inhérentes à ces organisations, allant de la billetterie, des postes de contrôle, des buvettes, aux cuistots, en passant par  les techniciens divers, telles l’ASA St-Marcellinoise (Association Syndicale Autorisée) et celle de Montélimar ; sans compter, tous aussi sympathiques les uns que les autres, les secouristes, dont deux médecins urgentistes, la Police municipale, les gendarmes, les commissaires de piste, et j’en passe. Ainsi, Sylvie, chronomètrice durant quelques années : « je suis sur l’Andros depuis deux ans et j’espère bien revenir au prochain, à Lans, car j’apprécie l’ambiance et le merveilleux paysage au milieu duquel il a lieu. Mon métier, m’a permis de découvrir la France, je ne connaissais pas le Vercors et le peu que j’en ai vu m’a décidée à y revenir cet été » ; Mélanie qui, depuis deux ans, vient de la région parisienne « avec le plus grand des plaisirs », ou Charlotte « j’habite en Grésivaudan et je participe, en tant que bénévole, à l’Andros depuis quatorze ans, au début j’étais à la buvette extérieure et, malgré le monde à servir, j’étais complètement glacée… ». Outre le grand espace mobile réservé à la presse, il y avait : celui concernant les VIP, le paddock, couvert, pour les concurrents hommes et femmes avec leur bolide et les mécaniciens, la grande tente qui abritait les douze motards dont Vivien Gonet, le camion hébergeant la « Boutique » hivernale fort bien achalandée, la buvette extérieure avec ses boissons chaudes destinées au public, tenue par les « Amis des Coulmes » (région de ski faisant partie de Rencurel (un ilot vercorien sauvage, retiré du monde, où le calme règne en maître), un « point d’accueil » où, tour à tour, les bénévoles pouvaient se réchauffer autour d’un bon café ou d’une excellente soupe, un grand « restaurant de campagne » où Christian et son équipe ont préparé et servi 750 repas succulents en deux jours d’activité intense, tandis que sur la piste résonnaient les grondements des moteurs, les crissements des roues mordant la glace du circuit et les vrombissements des motos de l’AMV CUP (anciennement le Pilot Bike) bloquées sur la ligne de départ. Vers 22 h 55’, leur course a dû être arrêtée quelques minutes, du fait, malheureusement, de chutes et d’évacuations du circuit. Ce sont souvent les jambes et les genoux qui sont en forte souffrance.

Trente-trois pilotes y ont participé, dont le très connu présentateur du Journal de 13h, de TF1, Jean-Pierre Pernaut présent sur le site depuis dix ans, ainsi que son fils Olivier, Oliv pour les intimes ; onze femmes au volant de Sprint Car et douze motards qui, en fin de course, s’adonnèrent à de spectaculaires avancées sur leur roue arrière… Aurélien Panis, Vincent Beltoise, Franck Lagorce (qui a fréquenté le circuit canadien de Sherbrooke)  avec sa jolie Andros à croquer, Louis Gervoson, J.P. Dayraut, le grenoblois Olivier Panis, le finlandais Tooma Heikkinen, Bérénice Demoustier, Marlène Broggi, les russes Vasily et Nikolay Gryazin, comme Jessica Gustin, Marine Mercier, Elisa Chevillon au volant de leur Sprint Cars aux couleurs chatoyantes et j’en passe ne pouvant les citer tous, hélas3,6. Pour l’ERDF Trophée Andros Electrique était invité Eric Hélary qui, en 1993, avait remporté les 24 heures du Mans. L’AMV CUP avait convié Antoine Méo , quatre fois champion du monde d’enduro entre 2010 et 2013 ainsi que Vincent Philippe, octuple champion du monde d’endurance moto et sept fois au Bol d’Or, entre 1992 et 2014.

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Jean-Pierre Pernaut. Photo(c)hvz

Jean-Pierre Pernaut m’a gentiment accordé deux minutes avant de rejoindre son stand : «… C’est la dixième fois que je viens à Lans en Vercors pour le Trophée Andros, c’est ma dixième saison, c’est mon fils aîné pilote professionnel qui m’a entraîné et puis je suis pilote aussi donc je m’amuse, je me détends deux mois dans l’année, les week-end dans la neige et dans la glace et j’adore cela…. » Et « cela » vous maintien en forme pour la TV … « … bien il paraît, regardez, vous aussi êtes en forme, quand on habite à la montagne, cela aide à bouger un peu, cela détend surtout la tête, et puis à l’intérieur d’un casque on n’est plus présentateur à télé, on est un pilote parmi d’autres, un petit amateur qui essaie de progresser… » et votre fils participe à l’Andros, depuis quand ? « Ah, lui est là depuis onze ans et puis c’est lui qui m’a emmené au Trophée Andros, il est parmi les meilleurs du Trophée, dans les dix premiers, moi je suis derrière, dans les amateurs, dans la deuxième catégorie mais Olivier est un pilote qui fait de la course toute l’année, dans d’autres catégories comme la Fun Cup, la Racecar, la GTI… enfin plein de compétitions…bon je vous laisse, on m’appelle.. ». A grandes enjambées, il a rejoint son stand. Un peu plus tard, lancé à pleine vitesse sur la piste, Jean-Pierre Pernaut a heurté un rocher (m’a-t-on dit) et leur DS3 s’en est tirée moins bien que son conducteur qui a été quitte pour plus de peur que de mal. Le tour de force a été mené par les mécaniciens de Saintéloc qui ont réparé la voiture en une heure, permettant ainsi au père et au fils Pernaut de participer aux finales. Olivier s’est placé 10ème, devant Béroujon et Fontanel dans la course 2, Elite 1. Il devrait participer au Grand Prix de Spa-Francorchamp…

ANDROS Chars romains ARCHIVES scolaires HvZ

Char Romain. Archive hvz

Vingt-cinq ans après l’installation du Trophée Andros à Lans en Vercors, alors qu’il est connu dans le monde entier des courses automobiles diverses,  Madame Catherine Brette (EELV Isère), Présidente du Parc Régional du Vercors depuis le 7 juin 2014 s’oppose à la continuité du Trophée Andros à l’entrée du Parc Régional Naturel du Vercors : « ce type de course automobile n’a pas sa place dans le Vercors, parce que pas compatible avec la Charte du Parc » ! Sous entendu : il pollue. C’est bien évident  qu’un tel avis cause des remous sur le circuit et même plus loin car on y tient à ce Trophée3 à Lans-en-Vercors !  C’est dit sans réfléchir aux conséquences désastreuses pour les commerces des villages de Lans à Corrençon qui souffrent du manque d’enneigement chronique et, en opposition, sans penser aux dégâts causés à la nature par les divers aménagements anarchiques effectués dans le Vercors depuis vingt-cinq ans. Sans doute, dans ce petit village, d’aucuns voudraient instaurer des courses de char, telles que celles de l’antiquité et, de préférence, illuminées au moyen de torchères munies de flambeaux… Une polémique est lancée à Lans-en-Vercors.

Henrianne van Zurpele pour www.objectifmag.be – ce 1er mars 2015

  1. http://www.spa-francorchamps.be/fr/http://www.spa-francorchamps.be/fr/
  2. http://www.objectifmag.be/le-trophee-andros-evenement-festif-francais-de-lautomobile/
  3. www.trpheeandros.com pour connaître les noms de tous les concurrents et les résultats 2015.
  4. http://www.2mo.fr
  5. http://www.sudouest.fr/2013/05/02/100-bleu-electrique-1041762-706.php

6. http://www.meltyxtrem.fr/trophee-andros-2015-victoire-d-olivier-panis-et-benjamin-riviere-a-lans-en-vercors-a372358.html

Le pont couvert

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Le pont couvert de Saint-Mathieu du Parc, en Mauricie, il traverse la rivière Shawinigan. Il a été construit en 1936. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

D’après les archéologues, l’homme est apparu sur terre sur ce qui est aujourd’hui le continent Africain, il ensuite parti à la conquête de la planète afin de la coloniser. Pour cela il a marché des milliers de kilomètres au fil du temps, il devait entre-autre passer au-dessus de rivières et cours d’eau. Au début les premiers hommes cherchaient sans doute des passages à gués, et petit à petit il a construit des ponts, très primaires d’abord, avec l’évolution ils étaient de plus en plus élaborés, pour devenir de véritables ponts

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Détail de l’intérieur d’un pont couvert. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Ces ponts étaient en bois avec une durée de vie limités à quelques décennies, en effet suite aux intempéries ceux-ci souffraient beaucoup. Que faire ? Les couvrirent avec un toit, la durée de vie d’un pont couvert augmenterait d’une quinzaine d’années. L’origine de cette idée remonte au 12ème siècle, en Asie, mais aussi en Europe, comme en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France, au Grand-Duché de Luxembourg et en Suisse. Avec la colonisation du nouveau monde, nous en retrouvons au Canada et aux Etats-Unis.

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Le pont Louis Gravel, près de la ville de Sacré-Coeur (Côte-Nord), il a été construit en 1934 à l’embouchure de la rivière Sainte-Marguerite. Eric deWallens(c)www.objectifmag.be

En ce qui concerne le Canada et plus précisément le Québec, plus de 1000 ponts couverts furent construit en une centaine d’années, ils étaient faciles à construire et adaptés aux chemins et routes de l’époque. Bien évidement avec le temps ce n’est plus le cas, les routes ont évoluées, le trafic automobile aussi, tout cela a signé la fin des ponts couverts. Ils furent abandonnés ou détruits, tout un patrimoine de l’histoire du pays disparaissait… De nos jours ce n’est heureusement plus cas, en effet, il y a quelques années, le Ministère des transports a pris les choses en main pour sauver les ponts couverts d’une disparition totale et aujourd’hui, après restauration, les rescapés de l’oubli sont à découvrir sur les routes provinciales du pays.

Photographe et reportage : Eric de Wallens

 

 

Günther Gallisch. Ma vie sous le règne d’Hitler.

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La couverture du livre des Editions JCL

Günther Gallish. Ma vie sous le règne d’Hitler. Un Allemand témoigne aux éditions JCL inc. Depuis de nombreuses années, je suis intéressé par les Deux Guerres Mondiales, je rencontre régulièrement des anciens combattants belges, des résistants comme mon Beau-Père, un ancien de l’Armée Secrète et ensuite VG au 4 Bon de Fus. Je suis régulièrement en reportage avec eux ou pour eux, comme avec la Fraternelle du 4èmeBataillon de Fusiliers, c’est le premier Bataillon de Volontaires Belges constitué en 1944 et rattaché à la 9ème Armée Américaine. J’ai également rencontré un ancien SS à Siegen (Allemagne), mais je ne parlais pas la langue. Alors quand je suis « tombé » sur ce livre, je l’ai « dévoré » tellement c’était passionnant, c’est la première fois que je lisais l’histoire vécue par un Allemand. Je me suis toujours demandé comment la Deuxième Guerre avait été vécue par les ennemis de cette époque.

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Günther Gallisch, photo extraite du livre.

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La Potsdamer Platz à Berlin dans les années 30. Archives OM

Je n’ai pas rencontré Monsieur Gallisch, pas encore, j’espère bien un jour, alors en attendant je me suis plongé dans la bibliographie de Günther, né en 1920 à Berlin. Il est bien placé pour nous raconter la montée du Nazisme et de ses dirigeants. Sa famille est modeste, sa Maman fait tout ce qu’elle peut pour que le petit Günther ne manque de rien, son Papa, c’est une autre histoire, il ne l’a presque pas connu, il immigre aux USA et abandonne sa famille ! « Je hais les Allemands ! Ils ne méritent pas de vivre. Si quelqu’un est capable après tant d’années de m’adresser des paroles semblables, cela signifie simplement que toute la vérité n’a pas été dite sur ces moments qui ont bouleversé le monde », écrit-t-il dans son livre. Ces paroles ont été prononcées plusieurs dizaines d’années après la fin de la Guerre. Depuis longtemps, Günther Gallisch avait couché sur papier cette histoire vraie qu’il a fini par faire éditer, suite à ce commentaire des plus violents. Bonne idée Monsieur et merci ! Il a une jeunesse heureuse même si sa condition de vie n’est pas évidente, il joue dans les rues de « son » Berlin, qui était une belle et agréable ville, il ne retrouvera plus jamais comme avant, quelques années plus tard après les bombardements. Depuis tout jeune, il est passionné de natation et il a comme projet de participer aux Jeux Olympique de 1936, il s’y entraîne très souvent avec des moniteurs plutôt axés vers le Communisme, mais pour lui la politique n’a pas vraiment d’importance, il est libre dans sa tête et veut le rester, plus tard, la Jeunesse Hitlérienne essayera de le recruter, il n’y adhérera pas. Günther n’est et ne sera jamais un Nazi, juste un Allemand qui est né entre les deux guerres et qui se retrouve bien malgré lui au milieu de la montée du National Socialisme.

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Hitler, Goebbels et Göring. Bundesarchiv-Wikipédia(c)

Il voit plusieurs fois de très près Adolphe Hitler, assiste avec sa Maman à ses discours et à ceux du « Gros Hermann », c’était le surnom d’Hermann Göring ou encore du Docteur Goebbels, mais le petit Gallisch n’acceptera pas ces idées. » La liberté de tout un peuple venait de disparaître au profit d’une dictature » écrit-il à la page 45, il rajoute plus loin « Moins de cinq mois après sa nomination comme Chancelier, Hitler avait réussi à liquider tous les autres partis sur le territoire allemand, y compris ses alliés de la première heure. ». Nous découvrons avec lui l’arrivée des Chemises Brunes et autres SA, SS, Gestapo, l’ouverture du premier camp de concentration, bien avant la guerre, où était interné les opposants à Hitler, non pas des Juifs mais bien des Allemands, les Juifs se sera pour un peu plus tard… Avec la guerre, il s’engage dans la Kriegsmarine, « la Marine est un rêve d’enfant » pour Günther, il y sera Armurier pour le temps du conflit, mais pas sur les théâtres d’opérations, il nous raconte son  affectation en Norvège et ses relations avec les autres marins, équipage comme gradés, avant d’être fait prisonnier en 1945.

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Günther Gallisch à la Krieksmarine. Photo extraite de la couverture du livre

Dans les années 50 Monsieur et Madame Gallisch, une Française rencontré pendant la guerre, immigrent au Québec, son épouse est malheureusement décédée aujourd’hui. Il y entretien aussi une amitié avec… Un ancien Combattants Canadien du Régiment de la Chaudière, Germain Nault. Ennemi il y a plus de 70 ans et ami d’aujourd’hui. En faisant des recherches j’ai lu un article sur un autre Vétéran Canadien qui a un tout autre avis que beaucoup de monde sur ce livre, ce qui est son droit bien évidement, il a fait cette Guerre, il sait de quoi il parle « Non cher Monsieur, les Allemands quoi que vous pensiez, ont tous été des protagonistes et des fidèles du nazisme » dit ce Monsieur dans le Courrier Sud  « …Aussi comme beaucoup d’ex-militaires de l’armée allemande, il tente de minimiser les faits…Il tente de faire passer le peuple Allemand, comme victime innocente forcée de participer à la guerre… » Ecrit-il encore.
Je suis né en 1962, je n’ai heureusement pas connu la Guerre, j’ai juste vu le résultat d’autres guerres comme en Afghanistan, au Kosovo, en Bosnie ou au Liban, je ne peux pas et ne porte aucun jugement. J’ai vécu en Allemagne, à Siegen, dans les années 80 lorsque j’étais Militaire dans les Forces Belges en Allemagne, ma Belle-Mère a été sauvée deux fois par un Allemand de la Wehrmacht à Bruxelles pendant la Guerre pour éviter de se faire écraser par un camion et une autre fois, un autre Militaire Allemand la collé contre un mur pour la protéger d’un bombardement Anglais. Il faut savoir qu’elle avait comme petit ami, qui deviendra son mari, un résistant de la première heure et futur Volontaire de Guerre et qu’elle aidait la Résistance, tout cela pour dire que tous les Allemands n’étaient pas des Nazis pur et dur mais juste des hommes et des femmes entrainés malgré eux par une dictature, comme cela arrive encore de nos jours !  Je termine cet article en pensant que c’est un livre à lire, mais c’est juste mon avis

Vous pouvez vous procurer même à distance le livre numérique Ma vie sous le règne d’Hitler dans notre site Internet www.jcl.qc.ca. Le livre papier peut être commandé également en France sur le site suivant: www.librairieduquebec.fr/

 

Eric de Wallens.(c)
Crédit illustrations:
1) Couverture du livre aux Edition JCL.
2) Portrait de Monsieur Günther Gallisch, extraite du livre.
3) La Potsdamer Platz, archive OM.
4) Portrait des dirigeants du Reich, Bundesarchiv-Wikipédia.
5) Monsieur Gallish à la Krieksmarine, extraite de la couverture du livre.
Extrait de l’intervieuw dans le Courrier du Sud

Le Chemin du Roy

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La couronne royale sur le logo visible tout au long du Chemin du Roy, fait référence à l’époque à laquelle il fut construit. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il était une fois, une histoire passionnante sur un chemin, appelé plus tard : Chemin du Roy, qui deviendra une route, depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui encore, il vit auprès d’un fleuve appelé « Saint-Laurent ». Notre histoire se déroule loin d’ici, de notre petit Royaume Belgique, à une époque où nous n’étions pas encore Belge mais tiraillés entre différentes puissances du moment. Pour découvrir cette aventure, nous devons traverser des contrées, la Mer du Nord et un Océan, l’Atlantique pour arriver dans la Nouvelle France, le Québec actuel.

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Le Fleuve Saint-Laurent à hauteur de Trois-Rivières, au-dessus de la photo. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Depuis la découverte de ce pays par Jacques Cartier en 1535, les colons immigrent du vieux continent pour venir s’installer sur de nouvelles terres. Quelques années et quelques guerres plus tard, ils ont importés cela aussi, nous sommes au début du 18ème siècle en 1700, le fleuve Saint-Laurent est le principal axe de circulation entre les paroisses et les seigneuries, mais reste lent, Etienne Lenoir (un Belge) n’inventera le moteur à explosion que 150 plus tard, donc tous  déplacements sur l’eau se fait à la rame ou à la voile.

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Le Chemin du Roy, à Grondines, en direction de Québec. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

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Batiscan est une autre ville le long du Chemin du Roy entre Montréal et Québec. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Pourtant il existe bien des chemins entre les rangs et seigneuries, mais l’ensemble est assez dispersé et peu pratique. Ce nouveau pays a besoin de se développer mais comment faire, Montréal et Québec, les deux grandes villes sont à plusieurs jours de navigation… Avant d’aller plus loin, arrêtons-nous sur le rang, c’est une bande de terre étroite et perpendiculaire relié au cours d’eau et octroyé au colon afin d’y vivre et cultiver. 50 ans plus tôt, en 1657, l’administration française avait ouvert un poste de ce que l’on appelle chez nous, de Ministre des Travaux Publique, un Grand Voyer, le sieur René Robineau de Bécancour, Seigneur de Portneuf. L’histoire raconte qu’il n’a pas fait grand-chose, et qu’il faudra attendre 1699 et son fils, Pierre pour que cela bouge. C’est lui qui va vraiment prendre les choses en main et mettre sur papier le tracé du Chemin du Roy.

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L’ancien relais de poste de Deschambault. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Les travaux vont débuter une quarantaine d’années plus tard en 1731 et le troisième Grand Voyer, Jean-Eustache Lanouiller de Boisclerc. Cette route est importante pour le développement du pays, j’en parlais plus haut, en effet, elle va être empruntée par des voyageur à pied, à cheval ou avec toutes sortes de charrettes et carrioles à roues, il y aussi la poste sans oublier l’armée. Pour parcourir la distance entre Québec à Montréal, par ce chemin connu de nos jours sous le nom de route 138,  il fallait entre 4 et 6 jours, sauf au galop, dans ce cas, deux jours suffisent.

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De l’autre côté du Saint-Laurent, la ville de Trois-Rivières, elle est située environ à mi-parcours du Chemin du Roy, il y avait un relais où les voyageurs pouvaient y passer la nuit. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

A cette époque il n’existe pas de service de voiries avec son personnel, comme aujourd’hui, c’est donc les hommes qui habitent tout le long du chemin qui seront mis à contributions, aussi bien pour la construction que pour l’entretien, ces « ouvriers » seront connus sous le nom de « Corvée du Roy ». Ils devront ouvrir la route sur 280 kilomètres de long et 7,4 mètres de largeurs à travers les 37 seigneuries et 29 relais assureront le repos du voyageur. Le Chemin du Roy sera inauguré le 8 Août 1734 mais réellement terminé en 1737. Aujourd’hui il a toujours la même vocation, mais en plus c’est devenu un attrait touristique à découvrir.

Photographe et reportage : Eric de Wallens.

Le Fjord du Saguenay

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Le Fjord du Saguenay vu depuis l’embouchure avec le Fleuve Saint-Laurent. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Fjord du Saguenay, en voilà un drôle de nom, pour les initiés, vous savez de quoi je parle mais pour les autres… Ce n’est pas une marque de yaourt Suédois ou bien un meuble en kit bien connu de ce pays également, c’est tout simplement un endroit magnifique sur notre bonne vieille terre, à l’autre bout du monde, enfin depuis notre Royaume de Belgique. Le Fjord du Saguenay commence à l’embouchure du Fleuve Saint-Laurent à Tadoussac, sur une longueur de 103 kilomètres jusque Saint-Fulgence, à l’intérieur du pays. Il fait partie des 38 plus long Fjord du monde sur les 2130 existants. Autre info, c’est aussi un des rares à se déverser dans un estuaire.

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La carte de la région

J’ai sous la main un petit Larousse illustré de 2001 qui nous explique la chose suivante, fjord ou fjor. Nom masculin (mot Norvégien). Ancienne vallée glaciaire envahie par la mer. Je lis également sur un autre support que la nouvelle orthographe, depuis 1990 autorise l’écriture comme ceci : fiord. Mouai comme dirait ma sœur, je garde à l’esprit l’autre version. Mais à quoi ressemble un fjord me direz-vous, et bien, c’est ce que l’on peut appeler un bras de mer, ou plutôt une longue étendue d’eau, douce et de mer, aux côtes variant entre très escarpé et plage. En ce qui concerne notre ami le Saguenay la largeur va de 1,1 km à 4,4 km avec une profondeur maximale de 270m. Les reliefs bordant celui-ci monte de 0 à 460m.

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Sur la photo, les traces du passage des glaciers est toujours bien visible. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Un fjord est un vestige de l’époque glacière, en effet lors de la dernière période de glaciation, il y a environ 10.000 ans, d’énormes blocs de glace d’une épaisseur de 3 à 4 km se sont retirés en écrasant tout sur leur passage, des traces dans la roche sont encore visibles aujourd’hui, c’est ainsi que cette « vallée » a été creusée, ensuite l’eau en a fait son domaine. En ce qui nous concerne dans cet article, la première petite couche d’eau est salée (plus légère) et le reste est uniquement de l’eau douce. En surface, la température peut atteindre les 20°, plus bas, c’est moins agréable, juste 1°…

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Au ras de l’eau, l’entrée d’un grotte. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il y a quelques millénaires, le niveau du fjord était de 20 à 40m plus haut, à cette époque l’homme est déjà présent, en effet l’une ou l’autre grotte en atteste par les éléments retrouvés lors de fouilles. Il semble que les bords du fjord du Saguenay ont été habités depuis très longtemps, d’autres traces existent aussi plus bas, dans d’autres cavernes. Non, ce ne sont pas des hommes grenouilles avant l’ère Cousteau, mais c’est juste que le niveau d’eau a baissé. Plus tard encore ce sont les Amérindiens, apparenté à la famille Iroquoienne, qui ont peuplé la région avant l’arrivée des premiers colons du vieux monde.

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La nature est toujours bien présente au bord du Saguenay. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Il n’y a pas que l’homme à avoir investi les lieux, les animaux aussi, sur terre, il y a tout ce que le Canada abrite, de la moufette (Putois) à l’ours en passant par l’orignal et le caribou. Dans l’eau aussi, une quantité de poisson et mammifère peuple le Saguenay, comme la baleine blanche, le béluga, j’en parle parce que l’espèce est menacée, encore une !
La chasse a heureusement été interdite en 1979, à cette époque on comptait environ 1100 bélugas contre 7.800 à 10.000 au milieu du 19ème siècle.

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Quelques villages existent le long du Fjord, comme l’Anse de Roche, ici en photo. Eric de Wallens(c)www.objectifmag.be

Le Fjord du Saguenay et toute la région est à visiter, cela en vaut vraiment la peine, pour les photographes et autres amoureux de la nature et des superbes paysages. Une dernière info, l’origine du nom « Saguenay » proviendrait de deux mots d’origine amérindienne, saga et nipi qui signifient « là où l’eau sort »

Reportage et photographe : Eric de Wallens©